Richard Ferrand va quitter le gouvernement

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Bien implanté dans sa 6e circonscription du Finistère, Richard Ferrand a été confortablement réélu (56,53%) face à Gaëlle Nicolas (LR) dimanche en dépit des affaires le touchant.
Bien implanté dans sa 6e circonscription du Finistère, Richard Ferrand a été confortablement réélu (56,53%) face à Gaëlle Nicolas (LR) dimanche en dépit des affaires le touchant. (Crédits : Benoit Tessier)
A la demande du président de la République, Richard Ferrand briguera la présidence du groupe "La République en marche" à l'Assemblée nationale. Le ministre de la Cohésion des territoires fait l'objet d'une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne.

Emmanuel Macron a demandé à Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, de quitter le gouvernement pour "briguer la présidence du groupe" La République en marche à l'Assemblée nationale, a-t-on appris lundi auprès de l'entourage du chef de l'Etat.

Le chef de l'Etat a reçu le ministre, mis en cause dans une affaire immobilière, avant de s'entretenir avec le Premier ministre Edouard Philippe pour "caler le calendrier des prochains jours" alors que la démission du gouvernement et un remaniement sont attendus très prochainement.

"Un homme de confiance et d'efficacité"

De son côté, l'entourage de Richard Ferrand, interrogé par l'AFP, a "confirmé" l'information, ajoutant que le ministre avait "accepté" cette proposition.

"Le président voulait que Richard Ferrand prenne la tête du groupe car c'est un homme de confiance et d'efficacité", a-t-on déclaré de même source, faisant valoir que le ministre démissionnaire était "la clé de voûte du mouvement" politique du chef de l'Etat.

"Logiquement, il voulait qu'il soit à la tête du groupe le plus large de la Ve République", a ajouté l'entourage du ministre. Lors de leur entretien, Emmanuel Macron a affirmé que "Richard Ferrand était pour lui ce que Pierre Joxe (président du groupe PS à l'Assemblée de 1981 à 1984, ndlr) était à François Mitterrand", a-t-il poursuivi.

Bien implanté dans sa 6e circonscription du Finistère, le ministre a été confortablement réélu (56,53%) face à Gaëlle Nicolas (LR) dimanche en dépit des affaires le touchant.

Richard Ferrand fait l'objet d'une enquête préliminaire, après la publication fin mai d'un article du Canard enchaîné révélant que les Mutuelles de Bretagne avaient décidé en 2011, lorsqu'il en était directeur général, de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.

(Avec AFP)

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a écrit le 21/06/2017 à 17:00 :
La c'est compliqué, d'habitude un abus de pouvoir c'est de s'en mettre plein les poches aux dépends d'une administration ou entreprise donc sanctionné.
Mais la les mutuelles de Bretagne, excellente mutuelle pour moi quand je travaillais en Bretagne ont fait une excellente affaire et ne sont pas partie civile.
a écrit le 20/06/2017 à 14:00 :
On risque rigoler quand il prendra la parole à l'Assemblée Nationale pour soutenir, justifier le texte sur le moralisation de la vie politique.
a écrit le 20/06/2017 à 10:53 :
Après Richard Ferrand, c'est Sylvie Goulard qui quitte le gouvernement. La ministre des Armées a annoncé sa démission dans un communiqué.
a écrit le 20/06/2017 à 10:06 :
Richard, merci pour ce bon moment !
a écrit le 20/06/2017 à 9:28 :
un monde au dessus des loi ..mais les faits sont la !! l indépendance des journalistes doit etre respecté
a écrit le 20/06/2017 à 9:08 :
"J’aime qu'un plan se déroule sans accroc"; heureusement parce que cela ne vient pas que d'un seul cerveau!
a écrit le 20/06/2017 à 8:50 :
Macron fait d une pierre 2 coups: il se debarasse d un ministre a la moralite douteuse et le met a la tete des deputes. Ferrand n est pas perdant car etre depute lui permet de garder son immunite parlementaire et en cas de tentative de levee, sa position lui permettra de bloquer la tentative. Et s il reussit a enterrer l affaire il pourra esperer redevenir ministre
Réponse de le 20/06/2017 à 13:06 :
C'est certainement le sens de cette manœuvre. D'où la nécessité du droit de révocation référendaire des élus en cours de mandat par les électeurs. C'est la proposition du programme l'Avenir en Commun faite par la France Insoumise.
a écrit le 20/06/2017 à 7:51 :
Pourquoi pas. Sauf qu'il serait pertinent de changer les codes : en cas de demande d'immunité, ce ne devrait plus être des politiciens qui votent pour l'un d'entre eux.

Les temps ont changé, les pratiques doivent également changer. C'est maintenant, histoire d'être cohérent.

Les avantages incroyables, les arrangements entre "amis", les français n'en veulent plus et n'en peuvent plus.
a écrit le 20/06/2017 à 7:09 :
Ce vote révèle une nouvelle fois que les français s'accomodent d'un système mafieux et qu'ils sont surtout jaloux de leurs dirigeants!
a écrit le 20/06/2017 à 7:02 :
Comme au bon vieux temps du siècle dernier il va profiter de l'impunité parlementaire comme avant. Où est le changement annoncé???????????????? C'est magouille et tambouille comme au dernier millénaire. A moins que son impunité soit levée. J'en doute. Vais-je être censuré? Le jupitérien me prend pour un con. Comme celui d'avant et d'avant. Ou est le changement?????????????????????????????
Réponse de le 20/06/2017 à 12:12 :
Le changement ? 1 - ce ne sont plus les mêmes qu'avant // 2 - et en plus bientôt on aura peut-être plus de femmes dans les "affaires" ("affaires" : drôle de joli mot pour parler d'escroquerie, d'abus, de détournements, de problème de moralité ...)
a écrit le 20/06/2017 à 6:49 :
Un poste de surveillant général des députés bizuts pour les faire marcher droit mais hélas et heureusement pour le pays il y a de fortes têtes dans ce groupe
a écrit le 20/06/2017 à 3:15 :
Comme prevu, apres, surtout apres le 2nd tour des legislatives.
Le ferrand Elu haut la main en son fief, les francais n'apprennent rien et continuent de geindre. Macron a du boulot.

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