Un cadre francilien sur deux prêt à baisser son salaire...pour quitter Paris

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Parmi les candidats au départ, les trois quarts évoquent un déménagement dans les trois ans.
Parmi les candidats au départ, les trois quarts évoquent un déménagement dans les trois ans. (Crédits : REUTERS/Christian Hartmann)
Selon une étude publiée jeudi par Cadremploi, plus de huit cadres de région parisienne sur dix voudraient poser leurs valises ailleurs en France pour s'offrir un meilleur cadre de vie, quitte, pour la moitié d'entre-eux, à baisser leur salaire.

Si 41% des cadres franciliens se déclarent satisfaits de leur situation en raison de l'intérêt qu'ils portent à leur métier, ou de l'attrait culturel de la capitale, 80% d'entre eux finissent malgré tout par rêver d'un exode dans les prochaines années, rapporte une étude de Cadremploi publiée jeudi.

Parmi les candidats au départ, les trois quarts évoquent un déménagement dans les trois ans, plus d'un tiers d'ici un an. Pour partir, 83% se disent prêts à des concessions, que ce soit une baisse de salaire (54%), une reconversion professionnelle (48%), un niveau de poste moins élevé (36%) ou encore un éloignement temporaire de sa famille (32%).

Trop de temps perdu dans les transports

L'étude rapporte qu'un cadre sur deux interrogé (53%) n'est pas satisfait de sa situation, principalement à cause du temps perdu dans les transports (70%), du coût du logement (57%) et d'un environnement trop pollué, (55%).

Un tiers des sondés vivent à Paris, les deux tiers en banlieue, et 44% ont un temps de transport supérieur à 45 minutes pour se rendre à leur travail.

Bordeaux en tête des villes les plus attractives

Placée en tête par 56% des sondés, Bordeaux trône cette année encore à la première place du podium des villes jugées les plus attractives par les cadres inscrits sur le site internet d'offres d'emploi et conseil en gestion de carrière. "Son principal charme, selon 63% des candidats à l'exil provincial, réside d'abord dans sa douceur de vivre, en raison de son ensoleillement et de sa proximité avec la mer", rapporte l'étude.

Lyon se hisse à la deuxième place en recueillant 52% des suffrages principalement en raison des opportunités d'emplois qu'elle offre. Nantes attire quant à elle 49% des cadres parisiens. Dans le classement, viennent ensuite Toulouse, Montpellier, Nice, Rennes, Marseille, Lille et Strasbourg.

 L'enquête a été réalisée du 7 au 12 juillet par questionnaire auto-administré en ligne auprès de 3.689 cadres parisiens inscrits sur le site internet de Cadremploi. La proportion de cadres sans emploi n'est pas précisée. Selon Cadremploi, une large majorité des inscrits aux services du site occupent un poste.

(Avec AFP)

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a écrit le 04/09/2016 à 20:04 :
Chacun à ses propres raisons pour vouloir quitter Paris pour la Province. Ce sont souvent les mêmes parmi celles-ci qui sont évoquées année après année : temps et pénibilité des transports, équilibre vie pro/vie perso, coût du logement et de la vie en général, proximité de la famille, climat,etc. En tout cas la tendance est durable et il y a même des sites spécialisés qui conseillent les Franciliens comme celui la qui est plutôt bien fait avec des dossiers villes, des témoignages, et des infos sur l'emploi qui reste le nerf de la guerre : http://paris-jetequitte.com/
a écrit le 02/09/2016 à 17:36 :
On a qu'a construire des campagnes a la ville....
D'ailleurs c'est le souhait de la municipalite.... avec des vaches qui ne fassent que de la bonne bouse bio et sans odeur, des coqs qui ne chantent pas en dehors des heures autorisees et dans la limite des nuisances sonores, des beaux legumes bio tous ronds, tous mignons cultives sur les quais de seine et arroses a la Vittel (ou Evian!).
Et puis les parisiens, nous les bouseux de province, on les prefere...a paris.
En province, c'est moche, ca pue, c'est tout pollue par les pesticides et il y a meme pas un theatre avec des stars...
a écrit le 02/09/2016 à 14:24 :
Paris est pourtant une belle ville.
a écrit le 02/09/2016 à 11:32 :
le problème c'est que les emplois de cadres sont à Paris et pas en province et qu'ils ne sont pas délocalisables ,ensuite pour les femmes , il y a un gros problème , très peu d'emplois cadres et surtout très mal payés : donc même si le mari trouve un emploi en province , sa compagne aura le plus grand mal à se recaser ! en particulier dans le Sud : à Montpellier on embauche pas une femme pour un poste de cadre : on ne répond même pas à vos envois de CV et souvent celui qui recrute gagne moins que le salaire parisien de la dame ! (expérience personnelle) quant à l'ANPE, les conseillers sont incapables de proposer un emploi cadre à une femme , il vaut mieux réduire son CV au minimum
a écrit le 02/09/2016 à 11:00 :
Les cadres représentent ‎27.09% à Paris et 16.49% en Ile-de-France. Il n’empêche les techniciens, les ouvriers et salariés souhaiteraient également partir en province car le logement et le temps de transport est encore plus problématique pour eux à cause de revenus plus faibles. Le problème se posent depuis des années dans le secteur hospitalier qui peine a recruter des infirmières dans Paris.
L'article ne le dit pas, mais au vu des chiffres, il semblerait que les cadres provinciaux exilés sur Paris ne souhaitent pas en priorité retourner dans leur région d'origine. Cela voudrait dire que l'attachement à ses racines se dilue dans le temps, au moins pour les cadres mondialisés.
Mais attention si les prix sont plus bas dans les autres métropoles françaises, les temps de transports explosent aussi, comme à Toulouse, Marseille ou Bordeaux. Et l'article ne dit pas non plus combien reviennent déçus de leur expériences provinciales, car le soleil ne fait pas tout.
Réponse de le 02/09/2016 à 23:25 :
Pour ce qui est de la concentration de la population, je dirais que les 15 villes les plus peuplées de France ont vu leur population augmenter, et les emplois qualifiés s'y concentrer.
Pour ce qui est des prix immo, les prix dans ces villes ont eux aussi été multipliés par 3,3 entre 1997 et 2012, donc c'est tout aussi inabordable. D'autant plus que, malgré un prix nominal plus faible, le décalage salaires-prix est sensiblement aussi fort dans ces villes qu'à Paris. Certains vont me sortir l'exemple anecdotique d'un poste de cadre par-ci-par-là à Bordeaux à plus de 3k€ nets/mois, mais ce n'est que portion congrue.
En réalité, quitter Paris pour une autre grande métropole n'est pas vraiment avantageux au final. Et les études sur le coût de la vie rapporté aux salaires le confirment.
a écrit le 02/09/2016 à 9:34 :
"les deux tiers en banlieue, et 44% ont un temps de transport supérieur à 45 minutes pour se rendre à leur travail".
Alors imaginer ,les non-cadres qui font aussi le même trajet pour en plus un salaire dérisoire.
a écrit le 02/09/2016 à 7:28 :
Perdre sa vie à la gagner
a écrit le 02/09/2016 à 7:24 :
J'ai quitte cette ville de dingues des la fin de mes etudes en 1974, c'etait au temps des dinosaures. Deja a cette lointaine epoque c'etait irrespirable d'un point de vue villegiature.
De temps a autre, je passe par Paris. Une seule envie apres une journee, en ficher le camp au plus vite.
Sale, bruyante, malcommode, incivile, la totale. Londres en comparaison est un paradis.
a écrit le 01/09/2016 à 21:46 :
Etonnant que ne soit pas mentionné ce qui est la préoccupation de tous ceux qui m'en ont parlé: la sécurité. Ou les scandales à répétition dus à l'équipe en place et sa très grande décontraction dès qu'il s'agit de faire ce qu'elle veut. Fi alors des grands principes au nom desquels elle donne des leçons à tout le monde.
Par ailleurs, Bordeaux bénéficie de l'effet Juppé pour qui tout aura été fait en termes de marketing et de PR. Cela dit, Bordeaux est en passe de connaître les mêmes problèmes. Pas étonnant quand on voit les politiques qui s'y imposent.
Pour l'instant on est dans la phase embourgeoisement et exclusion du centre-ville au bénéfice des bobos. On sait où cela finit toujours par mener.
a écrit le 01/09/2016 à 20:01 :
faut faire aussi un peu d'Histoire: que la france a récupéré les réfugiés coco de la planète entière. assez pour se faire cracher dessus dans l'métro miteux parisien. Hidalgo, la goutte d'eau de trop bobo-communiste. ses électeurs couleront avec. quant à la province, oui, celle de la Silicon Valley.
a écrit le 01/09/2016 à 14:26 :
Le "Grand Paris" est conçu pour tuer la province, cela va faire de cette mégapole une zone ingouvernable, polluée, chère avec de sérieux problèmes d'insécurité,à moins que sa gouvernance soit de plus en plus dictatoriale. Cela en prend le chemin.
Je ne sais plus qui a dit que nous vivons dans des démocraties qui sont dirigées de manière de moins en moins démocratique.
a écrit le 01/09/2016 à 14:11 :
Les actionnaires veulent être à Paris parce que ça fait classe, leurs subalternes ne sont pas là pour dire ce dont ils ont envie ils sont là pour obéir. Ce sont pas des bouseux eux ! Puis avec tout ces chômeurs qu'ils partent s'ils veulent ils seront vite remplacés pour des salaires encore plus bas et dans des conditions de travail encore plus mauvaises. C'est ça la World Company.
a écrit le 01/09/2016 à 14:09 :
En province les entreprises sont souvent familiales et les employés gagnent très peu, seul les actionnaires des PME sont correctement rémunérés, normal.
Mais le boss ne nous prends pas la tête comme dans les grosses boites parisiennes, pas de DRH ou de bidules dans ce genre, pas de monsieur ou de vouvoiement, uniquement des rapports directs.
a écrit le 01/09/2016 à 13:59 :
Il faudrait commencer à décentraliser les sièges de toutes les grandes entreprises d’État afin de créer une dynamique dans les régions. Car forcément les prestataires et partenaires ferons de même.

Car pour le moment la majorité des jobs de cadre se trouvent en IDF et sans décentralisation des sièges des entreprises, cela ne changera pas avant longtemps.
Réponse de le 02/09/2016 à 17:22 :
Décentraliser aussi les sièges des grandes administrations publiques ou des grandes écoles: ex ENA à Strasbourg
a écrit le 01/09/2016 à 13:29 :
Et pourtant y'a pas si longtemps:

Paris, 3 mai 2016 (AFP) - Environ deux acquéreurs de logement sur trois sont désormais des cadres ou des dirigeants d'entreprise à Paris, où la flambée des prix immobiliers a réduit l'accès à la propriété des ménages modestes et intermédiaires, constatent les notaires.
De 2005 à 2015, la proportion de cadres et dirigeants d'entreprises parmi les acquéreurs d'un appartement dans la capitale a grimpé à 63% contre 48%, soit un bond de 15 points en dix ans, souligne la Chambre des notaires de Paris dans une note publiée mardi.
En Ile-de-France, la hausse de ces catégories sociales aisées a été de 10 points sur la période, pour atteindre 44%.A Paris, le prix moyen au m2 a flambé de 54% en dix ans, passant de 5.200 euros fin 2005 à près de 8.000 euros fin 2015, ce qui a rendu "très difficile" l'accession à la propriété pour les ménages modestes et même intermédiaires, observent les notaires.Ainsi les ménages intermédiaires ne réalisent plus qu'un achat de logement sur cinq (21%) environ dans la capitale, contre 29% il y a dix ans.
Encore à l'origine de 13% des transactions il y a dix ans, employés et ouvriers sont de leur côté tombés à 7%, une proportion égale à celle des retraités, en légère hausse (6% en 2005).
a écrit le 01/09/2016 à 13:04 :
80% veulent partir et 50% sont ok pour des baisses de salaire... donc 30% ne le sont pas!!!! ca va pas etre facile pour ces 30% sachant que si les salaires sont eleves dans les capitales c'est qu'il y a une raison!
a écrit le 01/09/2016 à 12:13 :
Il faut instituer un smic regional inversement proportionnel au taux de chomage et en finir avec le centralisme français !
Réponse de le 01/09/2016 à 14:09 :
Les actionnaires veulent être à Paris parce que ça fait classe, leurs subalternes ne sont pas là pour dire ce dont ils ont envie ils sont là pour obéir. Ce sont pas des bouseux eux !

Puis avec tout ces chômeurs qu'ils partent s'ils veulent ils seront vite remplacés pour des salaires encore plus bas et dans des conditions de travail encore plus mauvaises.

C'est ça la World Company.
Réponse de le 01/09/2016 à 14:12 :
désolé, erreur d'aiguillage...
a écrit le 01/09/2016 à 12:06 :
Beaucoup de cadres parisiens aimeraient bouger en Province. Seul problème. Presque tous les emplois de cadres sont concentrés en IDF. L'Etat n'a fait que renforcer ce phénomène en établissant le siège des entreprises publiques sur Paris (EDF, SNCF, France Television....).
Réponse de le 02/09/2016 à 8:59 :
Dans les grandes villes ou agglomérations vous trouvez des cadres de direction de grandes entreprises sauf que bien souvent ils ne sont que de passage , quelques années seulement avant de gagner ou regagner la région parisienne pour prendre des postes de direction générale .
Autre configuration; ces cadres de direction qui finissent leur carrière au sud, au soleil loin du tumulte et du stress de la région parisienne .

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