Valls va scruter à la loupe les mobilisations du 9 mars

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CGT, FO, Solidaire et SUD appellent mercredi 9 mars à manifester contre la loi El Khomri réformant le code du travail. Le contenu du projet de loi va dépendre de l'ampleur des mouvements. Mais une dexième journée d'action est d'ores et déjà prévue pour le 31 mars.
CGT, FO, Solidaire et SUD appellent mercredi 9 mars à manifester contre la loi El Khomri réformant le code du travail. Le contenu du projet de loi va dépendre de l'ampleur des mouvements. Mais une dexième journée d'action est d'ores et déjà prévue pour le 31 mars. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Plusieurs organisations syndicales de salariés et d’étudiants appellent à descendre dans la rue mercredi 9 mars contre la loi El Khomri réformant le code du travail. L’ampleur des manifestations va peser sur les suites du projet de loi.

C'est peu dire que le gouvernement va scruter de très près l'importance des mobilisations attendues pour le mercredi 9 mars contre la loi El Khomri. Des organisations syndicales de salariés (CGT, FO, FSU et Solidaires) et des organisations de jeunesse (Unef, UNL et FIDL) appellent en effet à descendre dans la rue contre le projet de "casse du code du travail".

Et, hasard du calendrier, les salariés de la SNCF et de la RATP seront également de la partie pour défendre leurs conditions de travail, et notamment les salaires. A noter que les syndicats de ces entreprises n'avaient pas attendu le dépôt du projet de loi El Khomri pour choisir la date du 9 mars. Il n'empêche que la conjonction des deux mouvements devrait aboutir à un mouvement de masse, sans doute même le plus important depuis l'élection de François Hollande à l'Élysée en mai 2012.

Le 9 mars, un test avant l'autre journée d'action du  31 mars

Et encore, certains organisateurs espèrent que la journée du 9 mars ne sera qu'un prélude à celle du 31 mars qu'ils imaginent encore plus importante. De fait, le projet de loi El Khomri sera discuté le 24 mars en Conseil des ministres, avec un contenu quasi définitif. Aussi, avec son sens bien connu de la formule, pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière: "le 9 mars c'est l'apéro, avant le plat de consistance du 31 mars". Cette journée du 9 mars se présente donc comme un test , aussi bien du côté du gouvernement que de celui des syndicats.

A noter qu'à ce stade, les syndicats dits "réformistes" (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) n'appellent pas à descendre dans la rue le 9 mars mais réservent leur réponse pour le 31 mars en fonction des "avancées" qu'ils auront obtenues sur l'avant projet de loi, notamment sur la définition du licenciement économique et le plafonnement des dommages et intérêts accordés par les prud'hommes. C'est le 14 mars que Manuel Valls se livrera à une "restitution" des entretiens qu'il aura eu avec chacune des organisations patronales et syndicales... On en saura alors sans doute plus.

Les étudiant et les confédération syndicales comptent sur le soutien de divers entreprises et secteurs pour gonfler les rangs des manifestations anti loi El Khomri. De fait, la CGT Air France, les fonctionnaires territoriaux CGT, Sud-PTT, etc. ont appelé leurs troupes à rejoindre les mouvements.

Plus de 144 mobilisations attendues dans le pays

A Paris, divers mouvements sont prévus. A 12h30, une manifestation partira du siège du Medef (7ème arrondissement.) en direction du ministère du Travail, rue de Grenelle (7ème arrondissement). Elle est organisée par les syndicats régionaux Ile-de-France CGT, FO, FSU et Solidaires, et les organisations étudiantes et lycéennes. Le syndicat de la magistrature s'y est joint.

A 14 heures, un autre rassemblement se tiendra place de la République. Lancé sur Facebook, ce rendez-vous est soutenu en premier lieu par les organisations de jeunes. La CGT d'Ile-de-France appelle ses militants à s'y rendre à l'issue de la première manifestation. Enfin, une troisième action plus modeste a aussi été lancée sur les réseaux sociaux avec comme point de rencontre la place de la Nation, à 11 h. D'autres manifestations sont organisées partout en France. A ce stade, la CGT a comptabilisé 144 manifestations, défilés et rassemblements dans le pays, notamment à Lyon, Marseille, Toulouse, Grenoble...

Vers un "mercredi noir" dans les transports?

Mais c'est bien entendu vers les transports en commun que tous les yeux sont tournés car il pourrait bien s'agir d'un "mercredi noir".

Que ce soit à la SNCF ou à la RATP, le mouvement débutera ce mardi soir (dès 19 heures côté SNCF, 22 heures à la RATP) et s'achèvera jeudi matin. Selon les prévisions de la direction des deux entreprises, Il y aura un train sur deux sur le RER B mais le trafic sur les lignes de métro sera normal. Du côté de la SNCF, le trafic ferroviaire sera "très fortement perturbé", avec en moyenne seulement un tiers des trains prévus en Ile-de-France, sur les lignes régionales et la plupart des lignes TGV nationales.

Aucun Intercités de nuit ne circulera durant la période du préavis de grève (non reconductible), déposé par la CGT, l'Unsa, Sud et la CFDT de mardi 22 heures au jeudi 8 heures. Côté liaisons internationales, les perturbations seront plus réduites puisque la moitié des TGV Lyria (vers la Suisse) circuleront, comme 80% des Eurostar (Grande-Bretagne) et 100% des Thalys (Belgique) et trains Alleo (Allemagne).

Le gouvernement aux aguets

Cette journée devrait donc rencontrer un certain succès. Et ce malgré l'opération déminage lancée depuis la semaine dernière par Manuel Valls, Emmanuel Macron, Myriam El Khomri et d'autres membres du gouvernement qui se sont exprimés à diverses reprises pour expliquer que cette loi "était une chance pour les jeunes" car les entreprises seraient plus en confiance pour les recruter. Reste  à attendre demain soir pour voir si le message est passé. Et, surtout, comme tous les gouvernements auparavant, celui de Manuel Valls va espérer toute la journée de demain qu'aucun dérapage violent ne se produira... La hantise de tous les gouvernants quand les jeunes sont dans la rue.

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a écrit le 09/03/2016 à 14:18 :
La CGT et ses consœurs défendent les droits des salariés, c'est bien, mais... quand est-ce qu'elles vont défendre un peu les droites des chômeurs de retour à l'emploi.... avec leur immobilisme, nos syndicats rétrogrades enfoncent le pays dans le déclin.
Réponse de le 09/03/2016 à 18:27 :
t'as rien compris : se battre contre cette loi , c'est lutter contre le chomage.
J'espère que tu as manifesté
a écrit le 09/03/2016 à 13:25 :
Très Amusant votre jugement VALBEL89.
Je suis mdr à vous lire.
a écrit le 09/03/2016 à 12:20 :
Le déni de réalité quand on est étudiant ça se comprend c'est la vie, il faut avoir des rêves.

Passé un certain âge c'est plus difficile à comprendre. Est-ce que ces personnes ont lu le texte? On permet au salariés de se prendre en main pour négocier de vrais droits. C'est Germinal en Suède ? L'esclavagisme à été rétabli en Allemagne?

L'esclavagisme c'est le chômage de masse, l'infection qui gangrène la société.
Réponse de le 09/03/2016 à 12:53 :
Le projet de loi sur la réforme du travail portée par la ministre Myriam El Khomri repose sur un discours dominé truffé de “fausses évidences”, que dénonce l'économiste Eloi Laurent

http://www.telerama.fr/idees/flexibilite-competitivite-les-quatre-mythologies-economiques-de-la-loi-travail,139428.php
Réponse de le 09/03/2016 à 18:17 :
Vous avez dit fausses évidences ? Relisez donc vos sources, vous allez en trouver.

2 évidences : 5 millions de chômeurs (aujourd'hui), un des taux d'activité les plus bas d'Europe (avant la crise)

Il est beau votre modèle, belle efficacité en effet, et taillé pour fonctionner sans dette en plus
a écrit le 09/03/2016 à 12:07 :
Le gouvernement Ayrault Valls Elkhomerie qualifie son texte de "loi travail"

c'est une appellation frelatée,

en réalité, les entrepreneurs vont se débarrasser des salariés et in finé le chômage va exploser dans des proportions énormes ;

le texte doit donc être requalif"é de "Loi du chômage MASSIF" et le texte de "texte Précarisation MASSIVE"

le tout doit donc s'appeler testeLoi RéGRESSSiON SOCiéTALE PAR L4esclavage nouveau
Réponse de le 09/03/2016 à 12:51 :
"Ainsi Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque centrale anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un État Européen.

Une fois ruiné, chaque État a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos"

Charles GAVE
a écrit le 09/03/2016 à 11:52 :
ce pays n'est pas gouvernable. si cette loi passe, oui il aura qque patrons qui vont abuser pour licencier, oui d'autres patrons embaucheront.
Dans TOUTES les lois, il y a forcement des effets d'aubaines, les francais et les partis d'opposition regardent et pointent du doigts cette partie. Personne ne regarde les effets potentiellement bon que cela peut avoir pour la majorité.
un loi / reforme parfaite n'existe pas.
il faut avoué cependant que les contre partie pour les salariés sont très légères voir inexistantes
Ex: interessement et participation defiscalisé pour tous les salaires bruts inferieurs 100k€ en contre partie de cette flexiblité.

Nos politiques sont bons a rien, ils continuent a opposer les salaries aux patrons, c’est dommage.
a écrit le 09/03/2016 à 11:40 :
C est bien dommage que ils nient plus des françaises pour faire de la politiquet les immigrés en politiquet en France la France dirigés parts des immigrés scandale ?
a écrit le 09/03/2016 à 11:19 :
La France a un besoin vital de s'adapter au monde du travail si elle veut péréniser les emplois, tout particulièrement les TPE. Sinon , nous allons droit dans le mur.
Nous avons 5 millions de chômeurs, alors qu'est-ce qu'on fait ? Rien ?
J'ai cette impression que tout est joué d'avance par certain idéologues, complètement en dehors du monde réel , dans leur petit monde à eux !
Bien sûr, les salariés ont besoin d'être protéges, seulement dans le privé , il n'y a pas de garantie à vie de l'emploi! C'est malheureux mais c'est ainsi !
L'avenir va confirmer tout ça et la France va encore s'enfoncer un peu plus chaque jour
dans le chao.Sachant que la concurrence ,elle, est exacerbée et ne fait aucun cadeau !
c'est peut-être certainement une question de survie pour nous les "Gaulois".
Réponse de le 09/03/2016 à 16:41 :
"seulement dans le privé , il n'y a pas de garantie à vie de l'emploi! C'est malheureux mais c'est ainsi !"

Tout dépend de la génération , celle de 68 a fait dans le privé toute sa carrière sans problème et très souvent dans la même entreprise et ils ont de bonne retraite, voir pré-retraite à 55 ans en particulier cadres et managements des grands groupes .Seulement voila ,depuis les années 80/90 , le son de cloche a changé pour les salariés du privé en particulier ceux nés ensuite 1960/70 puis 80 pour eux ,c'est l'hécatombe en ce moment.Il a déja fallu qu'ils paient le départ des ex-peaces and loves en pré-retraite ou leur mise en disponibilité de l'entreprise par le gel des augmentations salariales , gel de primes etc..pendant des années ,puis les délocalisations, sous-traitances, externalisations , filialisation ce sont accélerées vitesse grand V et maintenant plan de départ , PSE, etc.. se multiplient aussi .A noter ,qu'évoquer le mot "privé" sans arrêt est absurde , d'autant qu'il existe des métiers totalement différent, convention collective , statut des salariés ( cadre/non/cadre) etc..et mettre tous les salariés du privé dans le même panier est une erreur , comme faire croire qu'ils votent tous à droite et les fonctionnaires tous à gauche, pas aussi simple.
a écrit le 09/03/2016 à 10:59 :
Cette jeune dame dont la loi porte de très mauvaise manière le nom poursuit à ..compte d' auteurs les grandes orientations de politique économique pour l' Europe -GOPE- version FRANCE et se révèle à l' usage -et pour le gouvernement- le bouc émissaire idéal pour détourner la colère des français du vrai rôle caché de l' UnIon européenne sur le sujet...

"L’actuel Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait un jour fait part à ses collègues européens de sa conviction profonde : « Nous savons tous quelles réformes il faut faire, mais nous ne savons pas comment nous faire réélire après ». Sont résumés dans ce terrible aveu la soumission à un consensus économique fantasmatique, qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui veulent bien y croire, et le mépris profond pour la démocratie que cette soumission implique. C’est cette double faute qu’il faut aujourd’hui dénoncer. "

http://www.telerama.fr/idees/flexibilite-competitivite-les-quatre-mythologies-economiques-de-la-loi-travail,139428.php
a écrit le 09/03/2016 à 10:14 :
premier de cordée .... toute une equipe dévisse et n a plus le soutien de la population
a écrit le 09/03/2016 à 10:11 :
Défaut de langage? Si on écrit "scruter à la loupe", ça signifie qu'il n'y a pas grand chose, non? A l'inverse si on écrit "je n'avais pas assez d'yeux pour embrasser l'ensemble", là on change de dimension?
a écrit le 09/03/2016 à 10:11 :
Nous sommes dans l'idéologie pur et le déni de réalité. Tout le monde sait pertinemment que nombres de patrons de TPE et d'artisans quel que soit le secteur préfère refuser de se développer que d'embaucher un collaborateur en CDI. Lorsque l'on a une petite structure et que l'on ne compte pas ses heures, un ou deux passages aux prud'hommes avec tout le temps et le stress dilapidé même lorsque l'on obtient gain de cause est un véritable refouloir à l'embauche. Les patrons n'embauchent quasiment plus en CDI, ceux qui vont manifesté sont soit des activistes politiques soit des fonctionnaires qui se fichent que 6 millions de français restent précaires. Les pays nordiques qui ont choisi la fléxi-securité ne sont pas retombé socialement au 19eme siècle que je sache? Malheureusement les déclinologues ont encore de beaux jours devant eux dans ce pays.
a écrit le 09/03/2016 à 10:09 :
"A noter qu'à ce stade, les syndicats dits "réformistes" (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) n'appellent pas à descendre dans la rue"

A noter , que les unions régionales CFDT, CFE-CGC, CFTC, UNSA et FAGE se sont réunies en intersyndicale dans les locaux de la CFDT Ile-de-France le 7 mars.
Elles ont décidé d’un rassemblement régional à Paris, Place de la République, de 14h00 à 16h00, samedi 12 mars.L’accord de la Préfecture a été donné hier matin.
a écrit le 09/03/2016 à 9:48 :
Ce qui serait «dramatique pour le pays»…P.Gattaz

C’est d’arrêter le combat une fois le projet de loi El Khomri -qui fait la part belle aux esclavagistes- est retiré…
C’est de croire en les promesses du patron du MEDEF (Monsieur million) encore plus réactionnaire que son père…
C’est de ne pas demander des comptes à celui qui a promis de ré enchanter le rêve et a installé la France dans un véritable cauchemar…
C’est de continuer à croire en des hommes politiques soumis qui décorent de la « légion d’honneur » les coupeurs de mains, qui lapident les femmes et coupent les têtes et n’hésitent pas à malmener leurs victimes comme à Calais…
C’est d’accepter sans réagir que la France - qui dit combattre le terrorisme – soit complice de Daesh en refusant une commission parlementaire pour connaître qui financent cette création monstrueuse…
C’est de continuer à croire que le changement pourrait venir des mascarades électorales « gauche-droite »…ou de se laisser tenter par les réflexes de haine fonds de commerce du FN…
Ce qui serait dramatique pour le pays c’est de laisser faire et de laisser passer des politiques rétrogrades et des lois liberticides... ; de léguer l’esclavage en héritage à nos enfants et petits-enfants.


Hamid Benzekri
a écrit le 09/03/2016 à 9:26 :
Ce texte préparé par le gouvernement VallsAyraultElkomerie,

c'est un texte qui additionne tout le mépris et l'arrogance qu'ont les gouvernants socialistes PS et UMP UDI réunis qui ensembles sont les bras armés des terroristes économiques ;

Le terrorisme économique tue chaque jour des chefs d'entreprises, des agriculteurs, des cadres surmenés et des salariés traités tels des esclaves dans les entreprises et les services à la personne.

Les citoyens doivent s'organiser pour arrêter et poursuivre en Justice tous ces terroristes économiques, à commencer par les élus socialistes PS et UMP UDI et leurs proches collaborateurs dans leurs permanences locales qui devraient être murées pour en faire leur propre prison à vie.
a écrit le 09/03/2016 à 9:17 :
D'abord il faut redire que pour chaque problème il existe plusieurs solutions possibles donc pour réussir une réforme il faut d'abord convaincre une majorité de gens que parmi toutes les réformes possibles c'est celle-là la plus efficace. Ce travail ici n'a pas été fait car d'autres peuvent à juste titre dire que plutôt que de s'attaquer aux règles du CDI, il vaudrait mieux d'abord essayer de baisser son coût notamment entre 1 et 2 SMIC car le premier risque qu'évalue un chef d'entreprise c'est un risque financier. Ensuite l'idée générale consistant à vouloir rapprocher CDD et CDI est totalement contestable. On peut vouloir de la flexibilité (ça s'appelle CDD, heures sup, interim, sous traitance) ou on peut vouloir un coût bas (et ça doit s'appeler CDI). Avoir les deux revient à vouloir louer un matériel avec le coût à l'unité d'usage qu'on a en l'achetant et en l'utilisant bien au delà de sa durée d'amortissement : bref ce n'est pas très réaliste. Est-ce que l'Angleterre se fixe pour objectif d'unifier tous ses contrats (certains sont à zéro heure et pas d'autres) ? Ou l'Allemagne (certains sont des contrats de minijobs et pas d'autres) ?
Réponse de le 09/03/2016 à 10:13 :
"il vaudrait mieux d'abord essayer de baisser son coût notamment entre 1 et 2 SMIC car le premier risque qu'évalue un chef d'entreprise c'est un risque financier".

Dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité, le dispositif zéro cotisation Urssaf permet à l'employeur d'un salarié au Smic de ne plus payer aucune cotisation, hormis l'assurance chômage. Le montant de l'allègement est égal au produit de la rémunération annuelle brute par un coefficient. Il n'y a pas de formalité particulière à effectuer.
a écrit le 09/03/2016 à 9:17 :
Merci beaucoup pour cet article, peu de vos confrères feront l'effort de relayer cette information tellement décideurs économiques et politiques ne veulent aucune entrave à la bonne marche antidémocratique du néolibéralisme.

"Valls, syndicats, manifestations" vous allez par contre récolter un maximum de commentaires de troll, je vous souhaite bon courage du coup.
a écrit le 09/03/2016 à 9:11 :
Manolo, on ne gouverne pas avec la rue, on gouverne avec ses cojones !
a écrit le 09/03/2016 à 9:09 :
Ces manifs ont un petit côté nostalgique presque romantique, je soupire. Passage obligé après tout, mais qui pourrait bien marquer la fin totale de l'influence néfaste de la CGT et FO au niveau national. Je préfère, une énième fois, la position de la CFDT qui joue aussi le rapport de force pour discuter et négocier, c'est tellement plus contemporain.
A Valls de pas jouer les fiers à bras, de se rendre compte qu'effectivement ce texte est améliorable et à trouver également une méthode pour discuter avec le Parlement. Quel signal ce serait d'enfin réussir un changement aussi important dans notre pays. Depuis combien de temps on aurait pas vu cela? Enfin un vent d'optimisme et la possibilité d'enchainer avec tous les autres sujets qui sont bloqués depuis si longtemps. Pour rester sur le même sujet, création de la flexi-sécurité du XXIeme siècle dans notre pays et favoriser l'individu plutôt que les masses, il faut enfin rénover de fond en comble la formation professionnelle. Les 2 sujets auraient du être menés en même temps, il reste du temps en 2016: au boulot!
Dernier point, si ça passe, ça peut promettre une élection 2017 vraiment passionnante, où on ne serait plus dans le concours de beauté et le vote contre, mais dans l'analyse des idées et des projets innovants. Enfin la possibilité de projets et pas de rustines et autres promesses clientélistes. Réformistes de toutes obédiences, croisons les doigts!
a écrit le 09/03/2016 à 8:36 :
Les étudiants futures chômeurs manifestent ?

Bof 25 à 30% d'entre eux resteront sur le carreau...

La SNCF manifeste ? Ok

Les fonctionnaires manifestent ? Bien mais en quoi sont ils concernés ?

Sinon les salariés et actuels chômeurs, ils sont où ?
Réponse de le 09/03/2016 à 9:27 :
Le croyez-vous vraiment, en 68 Cohn-Bendit était anarchiste, il l'es encore de nos jours? Le peuple se réveil face à la traitrise des parties politiques qui se sont succédé à la tête de l'état, devrions nous empêcher ces jeunes de s'accaparait leur avenir, alors que d'autres s'enrichissent et vont s'enrichirent sur leur dos, la revote n'ai de la misère, du non-respect, de la haine, autrefois le peuple se redressait contre l'envahisseur, aujourd'hui il se dresse contre l'oppresseur de leur droit, de leur vie, de leur avenir. Aurait-il tort de le faire. En 1968 grâce aux jeunes, grâce à la grande entreprise RENAULT grâce au peuple qui c'est révolté, des avancés énormes qui profitent a tous aujourd'hui ont vu le jour, chacun en profite et ne sans plein pas, les patrons n'en ont pas étaient plus pauvres, alors que les socialistes et la droite SARKOZYSTE c'est chargé de nettoyer tous ce qui avait était gagner pour le bien-être de tous. Devons-nous cracher dans la soupe alors que mêmes les patrons ennemies "hypocrite" de la classe ouvrière en profitent encore eux aussi aujourd'hui
a écrit le 09/03/2016 à 5:30 :
Hollande est le seul a pouvoir réformer le pays!certes le CICE n'a pas réussi a réformer un secteur privé en manque de compétitivité.les petits patrons vont bénéficier d'une loi travail idéale pour l'activité:a eux de montrer que pour une fois ils sont a la hauteur!les manifestants ne sont que l'expression d'une petite france rentière restée aux années 1970.les leaders syndicaux avec l'ineffable william Martinez (dont on ne sait plus s'il est a la cgt ou a l'unef)vont peiner a mobiliser,ils devront se plier a l'avis de la plupart des français,favorables aux réformes.
Réponse de le 09/03/2016 à 9:16 :
toute façon si c'est pas notre exécutif, ce sera tôt ou tard nos créanciers et on trinquera tous, travailleurs du public, du privé, chefs d'entreprise, chômeurs, pauvres, épargnants, étudiants, famille...tout le corps social.
Réponse de le 09/03/2016 à 10:21 :
"!les manifestants ne sont que l'expression d'une petite france rentière restée aux années 1970".

Ce dont tu as bien profité , comme beaucoup d'amnésiques ici.
a écrit le 09/03/2016 à 3:53 :
La France, championne des greves a toutes les sauces.
Une situation eco des pires, mais on s'en fiche, on va descendre une fois de plus pour crier sa rage.....
Pays impossible a reformer sauf au forceps, ce qui arrivera un jour, et la, il faudra serrer pour de bon la ceinture.
Réponse de le 09/03/2016 à 6:35 :
Si la très raisonnable loi El Khomri ne peut pas passer elle devra l'être par voie d'ordonnance (ainsi d'ailleurs qu'une réforme du SMIC, bien trop haut pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi : jeunes sans qualification employable notamment) dans les premiers jours de la prochaine mandature.
Réponse de le 09/03/2016 à 9:26 :
perso, je ne sais pas qui sortira aux prochaines élections, ni même les candidats ou les programmes au passage...je vous trouve un brin optimiste....La seule sérieuse qu on connaît, elle est pas sur cette ligne là, c'est plutôt celle de Georges Marchais...
Réponse de le 09/03/2016 à 10:25 :
"La France, championne des greves a toutes les sauces".

Effectivement depuis 2012, nous n'avons que des manifs de droite , notaires, professions libérales, médecins , bonnets rouge , agriculteurs etc..
a écrit le 09/03/2016 à 0:19 :
Il y a quelques temps, les sondages laissaient à penser que les français voulaient "des réformes". Mais quelles réformes espéraient-ils ? Des petites réformes indolores et sans sacrifice ?
Réponse de le 09/03/2016 à 6:37 :
Des réformes contre les autres, contre les "riches"... mais uniquement les plus riches que soi.
Réponse de le 09/03/2016 à 11:10 :
Pour les autres ,surtout.
Réponse de le 09/03/2016 à 12:44 :
Les français, les espagnols, les italiens le gros de l' Europe ne veut plus de réformes pour rien, les derniers européïstes commencent même par le comprendre ...
a écrit le 08/03/2016 à 21:44 :
L'individualisation de la société est une composante du néolibéralisme en vertu du principe qu'il est beaucoup plus facile de contrôler des individus qu'une masse de ces mêmes individus. L'individualisme pousse au repli sur soi, au rejet de l'autre devenu un concurrent. Il pousse naturellement vers des idées extrêmes de droite. C'est dire si on est mal barré... Pour contrer cette évolution, la refuser parce que négative, il n'y a qu'une solution, l'union des forces progressistes. Et pour sceller cette union, la lutte des classes est le seul moyen. Dans un rapport de force, un résultat ne peut être atteint que si une partie est plus puissante que l'autre. Et pour l'instant, c'est l'obscurantisme néolibéral qui mène la danse...pour l'instant...Rien n'est définitivement figé. Les plus grands sportifs ont fini par se faire battre par des jeunes et ils ont aussi fini par devenir vieux.
Réponse de le 08/03/2016 à 23:51 :
C'est bien, vous avez la lucidite necessaire pour apporter la bonne conclusion a votre commentaire : en ce moment (et depuis plusieurs dizaines d'annees d'ailleurs), les idees individualistes sont majoritaires dans la population, et ceux qui pronnent la collectivisation sont minoritaires. Donc pliez-vous a cette majorite, et revenez plus tard imposer la lutte des classes quand "les grands sportifs seront devenus vieux".
Réponse de le 09/03/2016 à 6:40 :
Et l'extrême-gauche dont le seul ciment est la sauvegarde des prébendes qu'on appelle les zacquis sociaiux au détriment de tout le reste de la société, elle est altruiste, sans doute ?
Réponse de le 09/03/2016 à 9:47 :
il y a toujours eu plusieurs gauches et depuis le départ. Permettre l'émancipation de l'individu en lui donnant la chance et les armes pour évoluer, casser les corporatismes et de permettre la liberté, c'est aussi de gauche. La votre a eu son intérêt à certaines périodes comme l'autre. Si on est d'accord pour dire que le pire maux social c'est le chômage de près de 6 millions de nos concitoyens, à fortiori concentré sur les jeunes et autres sans formation ou devenus inadéquates, c'est pas votre gauche qui peut apporter les solutions. C'est à chaque personne qu il faut apporter une réponse, il est là le progrès. Les gens sont pas des moutons stupides et peuvent s'appuyer le cas échéant sur un syndicat qui serait dans son rôle, stop au paternalisme. Quoique vous en pensiez, on a besoin de tout le monde pour redresser le pays, même des affreux capitalistes. Relisez Marx.
a écrit le 08/03/2016 à 20:22 :
SNCF = Société Nationale des Contribuables Français.
Réponse de le 08/03/2016 à 22:30 :
Effectivement, la SNCF est propriete de la nation donc des Français donc des contribuables. C est tres bien comme ça.
Le bien commun est naturel, la propriete privée est une invention qui mène l homme à sa perte.
Quand 76 personnes possèdent autant que la moitié de l'humanité, je me demande vraiment ce qu'il convient de critiquer.
Maintenant si cela vous convient, dans quelques générations nous les appelerons Monseigneur et tout recommencera.

Autant d efforts et de luttes des generations passees pour arriver à un aussi grand recul par la faute de nos semblables qui n ont aucune connaissance du monde et des forces en presence avec l eternel refrain: il ni a plus de gauche, plus de droite ou alors grace aux investisseurs ont a du boulot et toutes ces balivernes,...
Pauvre France comment disent les vieux.
a écrit le 08/03/2016 à 20:20 :
On peut savoir lequel Ludo vous qui semblez être très au courant.
a écrit le 08/03/2016 à 19:57 :
La sncf ne fait pas grève pour améliorer ces conditions de travail et les salaires... C est un bien autre combat qu elle mène.

Il faudrait revoir vos sources avant d écrire n importe quoi !
Réponse de le 08/03/2016 à 22:28 :
Merci pour votre politesse et votre amabilité!!! perso je n'oserai jamais vous parler (ou écrire) comme ça.
Bon, sur le fond, je n'allais pas expliquer dans un papier sur les mouvements du 9 mars, le pourquoi du comment de la grève à la SNCF, c'est un autre sujet: en l'occurrence celui de l'harmonisation des règles entre le public et le privé dans le cadre de l'ouverture du rail à la concurrence. Donc, j'ai simplifié, pour faire vite et j'ai donc utilisé l'expression "conditions de travail" qui n'est en rien une trahison à l'égard des cheminots.

En journalisme, on appelle un "angle" le choix du sujet traité. En l'occurrence, les manif contre la loi El Khomri... pas les raisons de la grève à la SNCF qui sont juste survolées. On ne se disperse pas dans un seul article à parler de tout. Sinon... y a plus d'angle.
Bonsoir le monsieur si aimable.
a écrit le 08/03/2016 à 19:13 :
Ah, les manifestations, c'est un peu comme les pétitions. Ça ne sert uniquement qu'à faire croire aux nigauds qui y participent de bonne foi qu'après ça va changer !
Réponse de le 08/03/2016 à 22:28 :
preuve que vous n'avez rien compris, le but de cette manifestation est justement que rien ne change.
a écrit le 08/03/2016 à 18:38 :
Valls est un démocrate sauce Sarkozy et il est tout aussi psychorigide et borné quand il pense avoir raison, fusse contre la terre entière. La mobilisation ne l’intéressera que s'il y a des morts et que son action en est décrédibilisée, mais il n'en tirera aucune conclusion sur la pertinence de sa réforme.

Souvenons nous: en 2010, à 14 reprises, entre le 23 mars et le 23 novembre des millions de personnes ont manifesté contre la "réforme" des retraites (celle qui devait nous amener au comble du bonheur et à l'équilibre en 2018...). Ces manifestations ont été soutenues par les grèves des éboueurs, des transporteurs, des raffineries, des cantines, des crèches, des étudiants et de la SNCF.
Les sondages montraient que les français désapprouvaient cette reforme à une large majorité de 65 à 70%.

Ceci n'a pas empêché le gouvernement, avec l'appui d'une majorité godillot et largement acquise au neo-libéralisme de violer la volonté du peuple.... comme en 2006 (CPE retoqué mais CNE appliqué) et 2009 (Maintien du pouvoir d'achat des retraités).

En 2012 ça c'est payé dans les urnes, mais c'est le FN qui tirera les marrons du feu dans toutes les élections en étant le seul parti à progresser (tout n'ayant pris aucune part aux mobilisations sur la retraite, le pouvoir d'achat, ou même aux débats, ce qui en dit long sur la déconscientisation politique des électeurs).

Dernière remarque, vu les résultats des dernières manifestations importantes (plus d'un millions selon la police, pour prendre le chiffre minimal), on pourrait comprendre que les français soient sceptiques sur l'efficacité de la méthode, et tout en n'en pensant pas moins ne prennent plus la peine de marcher.

On ne tirera donc rien de concluant des chiffres de la mobilisation de demain ou du 31 mars. L'addition se payera cash dans les urnes en 2017.
Réponse de le 08/03/2016 à 18:54 :
Nous avons par dessus la tête des partenaires sociaux qui sont la cause en partie du taux de chômage, 2017 hollande version 2 au pouvoir pour mettre de l'ordre dans le monde du travail
Réponse de le 08/03/2016 à 21:09 :
Effectivement le MEDEF n'est pas pour rien dans les licenciements...

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