Chine : hausse des créances douteuses de presque 40% en 2015

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Les banques chinoises sont suspectées de minimiser leurs créances douteuses par le biais de méthodes telles que le refinancement d'entreprises publiques non rentables et la sous-imputation des arriérés de dette.
Les banques chinoises sont suspectées de minimiser leurs créances douteuses par le biais de méthodes telles que le refinancement d'entreprises publiques non rentables et la sous-imputation des arriérés de dette. (Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)
La solvabilité des banques de l'Empire du milieu inquiète fortement la Commission réglementaire du secteur bancaire chinois, selon plusieurs sources.

Outre l'inflation, un autre sujet préoccupe en Chine. Les nouvelles créances douteuses et irrécouvrables des banques chinoises ont fortement progressé en 2015, selon deux sources proches du dossier, qui citent l'autorité de tutelle bancaire.

Ces créances représentaient 1.950 milliards de yuans (272 milliards d'euros) en 2015 contre 1.430 milliards de yuans (199,8 milliards d'euros) en 2014, soit 36%.

10 trimestres consécutifs d'augmentation

Si l'on regarde la progression des créances douteuses et irrécouvrables, on constate qu'elles ont presque doublé. Elles avaient augmenté de 257,4 milliards de yuans (35,95 milliards d'euros) en 2014, au vu des chiffres de la Commission réglementaire du secteur bancaire chinois, et celles de l'an passé auraient progressé de plus de 500 milliards de yuans. Selon les deux sources citées, le président de la Commission réglementaire, Shang Fulin, aurait affirmé lundi 12 janvier:

"A la fin 2015, les créances douteuses et irrécouvrables des banques commerciales avaient augmenté durant 17 trimestres d'affilée et les créances douteuses et irrécouvrables dans leur ensemble durant 10 trimestres consécutifs".

Les banques chinoises sont suspectées de minimiser leurs créances douteuses par le biais de méthodes telles que le refinancement d'entreprises publiques non rentables et la sous-imputation des arriérés de dette.

Les bénéfices nets des banques, eux, n'ont enregistré qu'une croissance de 2,3%, après une hausse de 39,5% en 2014.

La Commission elle-même s'est toutefois refusée à tout commentaire.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 12/01/2016 à 20:58 :
Un krash mondial à l'horizon ?

les sans dents seront épargnés.
a écrit le 12/01/2016 à 16:48 :
La BoC déverse tout de même 35 milliards de "qe" par mois, néanmoins. Donc, tout va bien.
a écrit le 12/01/2016 à 12:24 :
Houupss : pardon, on se croirait en GB.
a écrit le 12/01/2016 à 12:20 :
On se croirait aux us...
a écrit le 12/01/2016 à 11:52 :
Déjà que l’économie chinoise est basée sur du flan. Si les fondations sont pourries. Attention à la chute dans l’économie réelle n’en déplaise aux génies de Bercy. Hausse du chômage en France possible dans moins de 6 mois.
Réponse de le 13/01/2016 à 8:59 :
La hausse du chômage est un domaine où nous sommes très capables de nous débrouiller sans la Chine.
a écrit le 12/01/2016 à 11:46 :
encore des chiffres qui ne veulent pas dire grand chose
merci de nous les rapporter a l'ensemble des encours, des fonds propres, de la rentabilite, etc, ca sera plus parlant!

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