Commerce international : la croissance ralentit sensiblement en 2015

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Des prix plus bas pour les matières premières ont réduit les revenus des pays qui les exportent et cela les a conduits à importer moins d'autres régions, comme la Chine, explique la BM.
"Des prix plus bas pour les matières premières ont réduit les revenus des pays qui les exportent et cela les a conduits à importer moins d'autres régions, comme la Chine", explique la BM. (Crédits : © China Stringer Network / Reut)
Elle a été réduite de moitié, passant de 3% en 2014 à 1,7% en 2015, relève la Banque mondiale. A l'épicentre du ralentissement: les pays émergents d'Asie, qui représentent un quart du commerce mondial.

La croissance du commerce international a ralenti de près de moitié en 2015 par rapport à l'année précédente. En 2015, elle a atteint 1,7%, contre 3% en 2014, a indiqué mercredi 9 mars la Banque mondiale, en précisant que la chute a été particulièrement accentuée dans la première moitié de l'année, avant un redressement au second semestre.

La cause en a été essentiellement le coup de mou des économies émergentes. La croissance a en effet été tirée à la baisse par la chute des prix des matières premières et la "transition vers un nouveau modèle de croissance" de la Chine. La demande a également été moindre dans les économies développées mais ce sont les pays émergents d'Asie, qui représentent un quart du commerce mondial, qui ont été l'épicentre du ralentissement, indique la BM.

La transition chinoise en cause

Le rapport explique:

"Des prix plus bas pour les matières premières ont réduit les revenus des pays qui les exportent et cela les a conduits à importer moins d'autres régions, comme la Chine".

"Dans le même temps, le changement graduel en Chine d'une économie basée sur la consommation plus que l'investissement et le recul de sa production industrielle ont réduit les importations chinoises venant d'autres régions. Si les importations chinoises n'avaient pas baissé en 2015, la croissance des importations en volume dans le monde entier aurait été de 2,1% au lieu des 1,7% enregistrés", ajoute la Banque mondiale.

Mais cette transition de la Chine pourrait également annoncer une reprise du commerce international. La part de Pékin dans les importations de services est ainsi passée de 15% au début 2011 à 22% dans la première moitié de 2015, souligne la BM.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 09/03/2016 à 18:36 :
Mais cette transition de la Chine pourrait également annoncer une reprise du commerce international. La part de Pékin dans les importations de services est ainsi passée de 15% au début 2011 à 22% dans la première moitié de 2015, souligne la BM. Au contraire, la part de la Chine s'accroissant, et elle même ralentissant (croissance à 4 % en réalité au lieu de 6 ou 7 %), le commerce mondial ne peut que décliner, surtout si la Chine se recentre sur la consommation intérieure et donc exporte moins...Regardez d'ailleurs le Baltic Dry Index au plus bas ! Relisez vous à la Tribune, je dois vous corriger en permanence !
a écrit le 09/03/2016 à 18:12 :
Et on ne voit pas trop bien comment elle pourra repartir avec la plupart des indicateurs dans le rouge.

Mais Mike le poulet sans tête s'en tape, tant qu'il peut picorer du blé...

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