Corée du Nord : dix ans d'essais nucléaires

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Le Conseil de l'ONU va se réunir d'urgence ce mercredi 6 janvier pour évoquer et prendre des mesures suite au dernier essai nucléaire annoncé par la Corée du Nord.
Le Conseil de l'ONU va se réunir d'urgence ce mercredi 6 janvier pour évoquer et prendre des mesures suite au dernier essai nucléaire annoncé par la Corée du Nord. (Crédits : Reuters)
Pyongyang, qui aurait testé une bombe H, avait déjà effectué trois essais nucléaires en 2006, 2009 et 2013. En réponse, l'Onu avait imposé des sanctions à la Corée du Nord, sans jamais affaiblir durablement sa détermination.

En état d'alerte, le Conseil de l'Onu va se réunir d'urgence ce mercredi 6 janvier. La Corée du Nord a annoncé avoir effectué un nouvel essai nucléaire, avec une bombe à hydrogène miniaturisée (bombe H) cette fois-ci. L'information données mercredi 6 janvier par l'agence de presse officielle KCNA, n'a pas été confirmée par d'autres sources émanant de l'étranger. Mais entre 2006 et 2016, trois autres essais ont été effectués. Rappel des faits passés et des réactions de la communauté internationale.

9 octobre 2006 - premier essai et premières sanctions

La Corée du Nord avait déclaré en 2005 disposer de l'arme atomique. Le 9 octobre, elle effectue son premier essai nucléaire, un essai souterrain mené dans le nord-est du pays dans la région de Hwadaeri. Le 14 octobre, l'ONU exige de Pyongyang l'abandon de toutes armes de destruction massive par le biais d'une résolution. Et un recours à la force est autorisé par les Nations Unies pour appliquer cette dernière.

Dans le détail, la résolution 1718 prévoit un embargo sur "les armes et matériels connexes", "les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles". Par ailleurs, elle instaure un gel des actifs détenus à l'étranger par les personnes et institutions qui sont associées aux programmes d'armes de destruction massive et de missiles.  Ces personnes sont également interdites de voyages internationaux.

Néanmoins, le 13 février 2007 marque un début d'accalmie. Les deux Corées, les États-Unis, la Chine, la Russie et le Japon scellent un accord sur le nucléaire. Pyongyang promet de "désactiver" son programme nucléaire contre de la fourniture d'énergie et un engagement de Washington à sortirla Corée du Nord de la liste "Etats terroristes", et à la fin des sanctions économiques.

25 mai 2009 - Face aux menaces de  l'ONU, la Corée du Nord promet un troisième essai

La Corée du Nord affirme avoir mené un deuxième essai nucléaire "avec succès" le 25 mai 2009, dans la région de Kilju, au nord-ouest du pays. La Russie évoque une puissance de "10 à 20 kilotonnes". L'ONU condamne d'emblée"une violation de ses résolutions".

Le 29 octobre, Pyongyang brandit la menace d'un nouvel essai nucléaire et évoque des mesures de "légitime défense" en cas de nouvelles sanctions de l'ONU.

L'ONU fait fi de ces menaces et adopte contre la Corée du Nord la résolution 1874, le 12 juin. Elle prévoit un embargo plus important sur les armes et tout matériel pouvant être utilisé à des fins nucléaires. Les Nations Unies exigent également que la Corée du Nord abandonne "tous ses programmes d'armement nucléaire de manière complète, vérifiable et irréversible", et instaure "un gel d'avoirs étrangers de personnalités et institutions nord-coréennes" accompagné "d'un appel à ne pas fournir au pays des aides non humanitaires".

12 février 2013 - Une "menace claire pour la paix et la sécurité internationale"

Le troisième essai nucléaire nord-coréen survient le 12 février 2013 dans le nord-ouest du pays. La Corée du Nord évoque une bombe "miniaturisée" un essai "réussi de façon parfaite", Il provoque un tremblement de terre d'une magnitude de 5,1, selon les données USGS. C'est une "menace claire pour la paix et la sécurité internationales" et de "violation grave" des résolutions de l'ONU, réagit aussitôt l'institution. Une nouvelle, fois, le 7 mars, l'ONU prononce une série de sanctions avec un embargo sur plusieurs produits de luxe que les dignitaires du pays ne pourront se procurer, des inspections obligatoires de cargaisons destinée à la Corée du Nord et une liste noire élargies de particuliers soumis à des interdictions de voyager et à des gels d'avoirs.

Ces nouvelles sanctions, adoptées via la résolution 2087, "vont frapper durement" le régime communiste et "accentuer [son] isolement", assure alors l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice. Et de renchérir: "Défier la communauté internationale va coûter plus cher aux dirigeants nord-coréens". Pourtant, si la Chine, son principal allié, condamne l'acte, elle ne rompt pas ses relations avec Pyongyang. Néanmoins, l'alliance est fragile. Wang Hongguang, un ancien général chinois, expliquait dans le Global Times en 2015 que "si la Corée du Nord devait s'effondrer, pas même la Chine ne peut la sauver". "La Chine n'est pas un sauveur."

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Commentaires
a écrit le 06/01/2016 à 16:40 :
Il était déjà obèse, l'enfant fou-pourri-gaté, il encore engraissé. Et sa vue en souffre déjà : des lunettes à présent. Il faut absolument anéantir les capacités de nuire de son armée, et anéantir son pouvoir. La Chine et la Russie menaceront, mais ne s'aventureront pas à une confrontation. Pour cela, il faut que les Républicains l'emportent aux U.S.A

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