En pleine transition économique, la Chine voit sa croissance ralentir à 6,7%

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L'industrie chinoise est plombée par des surcapacités et hantée par des sociétés étatiques zombies surendettées, tandis que les fuites de capitaux s'intensifient
L'industrie chinoise est plombée par des surcapacités et hantée par des sociétés étatiques "zombies" surendettées, tandis que les fuites de capitaux s'intensifient (Crédits : Statista*)
Malgré un léger sursaut au quatrième trimestre, l'économie chinoise a enregistré l'année dernière sa moins bonne performance depuis 1990. La faute, notamment, a un ralentissement de la production industrielle et à une baisse des exportations.

C'est la plus faible performance économique de la Chine depuis 26 ans. Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a crû de 6,7% l'an dernier, au plus bas depuis 1990, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS).  Cette statistique officielle, en dépit d'une fiabilité très contestée, est scrutée de près: le pays représente toujours 30% de la croissance planétaire et reste la première puissance commerciale du globe.

Après une croissance de 6,7% sur chacun des trois premiers trimestres de 2016, la Chine a enregistré une légère accélération sur les trois derniers mois de l'année, avec une progression de 6,8% du PIB. Mais les piliers de l'économie chinoise restent fragiles: une embardée du crédit alimentée par des taux accommodants, des dépenses publiques fortement accrues dans les infrastructures, et surtout un boom du marché immobilier à l'unisson d'une envolée des prix dans les grandes villes.

Le rééquilibrage se poursuit

"Dans l'ensemble, l'économie continue d'évoluer dans une fourchette appropriée, elle gagne en qualité et en efficacité", s'est cependant réjoui le BNS dans un communiqué. De fait, Pékin vante volontiers ses efforts de rééquilibrage : il entend doper la consommation intérieure, les nouvelles technologies et les services, et restructurer les sociétés d'Etat, au détriment des industries traditionnelles.

La production industrielle a ainsi continué de ralentir en décembre, avec une progression de 6% sur un an, contre 6,2% en novembre. C'est en deçà des 6,1% attendus par les analystes interrogés par Bloomberg. A l'inverse, les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, ont gonflé le mois dernier de 10,9% sur un an, davantage que les 10,8% de novembre et que l'anticipation du marché (10,7%).

L'industrie plombée par les surcapacités

"Néanmoins, nous devons être conscients que la situation intérieure et extérieure reste compliquée et qu'il reste encore à consolider les fondements de notre économie", a prévenu le BNS. Les exportations chinoises - moteur crucial de la croissance - se grippent: elles ont plongé de 7,7% en 2016.

Et la transition économique s'avère douloureuse : l'industrie chinoise est plombée par des surcapacités et hantée par des sociétés étatiques "zombies" surendettées, tandis que les fuites de capitaux s'intensifient.

Soucieuses d'éviter un atterrissage brutal et de stimuler l'activité, les autorités ont nettement gonflé leurs dépenses dans les infrastructures: les investissements en capital fixe ont progressé de 8,1% en 2016, renforcés par les efforts de relance budgétaire du gouvernement.

*Un graphique de notre partenaire Statista

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/01/2017 à 20:41 :
Vous avez n'est pas la transaction énergétique qui a baisser le PIB de Chine, mais le protectionnisme économique de certain pays du monde.... La chine est en train de ruiner les pays industrialisés.. donc comme ils nous faut réagir à la dette, à la pollution importante et tous se navire qui vient de l'autre coter du monde, et à la misère du à ce pumping social.... Le protectionnisme s'impose de lui même...
a écrit le 20/01/2017 à 22:27 :
6,7 % , c'est le chiffre officiel. Il faut diviser par deux et enlever l'inflation de 2,3% pour avoir une idée de la vrai progression du PIB. On arrive a un chiffre assez proche des pays développés, ce qui est logique.
a écrit le 20/01/2017 à 13:43 :
L'économie chinoise ne ralentit pas, puisqu'elle augmente de 6.7%.
Parlez-nous de l'augmentation de la variation du ralentissement de la stabilisation de la croissance.
Pour les lecteurs intéressés par les math: voir "Développement en série de Taylor". A quelle dérivée en sommes-nous?
a écrit le 20/01/2017 à 9:08 :
C'est parce que la reprise est là qu'on nous a rabâché dans les médias de masse l'année 2016, la croissance mondiale se porte de mieux en mieux !

Puis ce qui est bien c'est qu'en plus on sait qu'on peut compter sans hésiter sur les données chinoises qui sont tellement fiables...

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