Etats-Unis : la faiblesse de l'inflation perturbe les plans de la Fed

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L'indicateur privilégié par la Fed pour mesurer l'inflation a reculé à 1,4% sur un an en juillet, son plus faible niveau depuis plus d'un an et demi.
L'indicateur privilégié par la Fed pour mesurer l'inflation a reculé à 1,4% sur un an en juillet, son plus faible niveau depuis plus d'un an et demi. (Crédits : Kevin Lamarque)
Dans son "livre beige", publié mercredi, la Réserve fédérale américaine constate une inflation modeste, entretenue par une faible pression à la hausse sur les salaires malgré un chômage faible. Il paraît de plus en plus probable que la Fed renonce à relever une troisième fois ses taux cette année.

L'économie américaine a connu une croissance modeste à modérée de juillet à mi-août et les signes d'une accélération de l'inflation sont restés faibles aux Etats-Unis, écrit la Réserve fédérale dans son "livre beige" publié mercredi.

"Les prix ont augmenté de manière modeste globalement à travers le pays", constate la Fed dans ce document qui servira de base aux discussions lors de sa prochaine réunion de politique monétaire les 19 et 20 septembre.

Plus faible niveau depuis un an et demi

La banque centrale américaine a relevé ses taux à deux reprises depuis le début de l'année mais un troisième relèvement en 2017 paraît de plus en plus incertain en raison des faibles pressions inflationnistes, malgré un taux de chômage très bas et une croissance continue de l'activité.

L'indicateur privilégié par la Fed pour mesurer l'inflation a reculé à 1,4% sur un an en juillet, son plus faible niveau depuis plus d'un an et demi.

> Lire aussi : Etats-Unis : la Fed va-t-elle renoncer à une troisième hausse des taux ?

"Des pressions limitées sur les salaires"

La plupart des 12 régions de la Fed ont rapporté que les entreprises avaient des difficultés à pourvoir les postes ouverts à candidatures, quels que soient les niveaux de qualification requis. Cette situation n'a pourtant pas débouché sur une pression généralisée à la hausse sur les salaires.

"La majorité des régions ont signalé des pressions limitées sur les salaires et une croissance modeste à modérée des salaires", écrit la Fed, un jugement déjà formulé dans les précédents livres beiges des derniers mois.

Les dépenses des ménages ont augmenté dans la plupart des régions mais l'inquiétude grandit quant à la possibilité d'un ralentissement prolongé de l'activité du secteur automobile.

Le marché ne s'attend pas à ce que la Fed relève ses taux à l'issue de la réunion des 19 et 20 septembre mais il pense qu'elle franchira une nouvelle étape dans la normalisation de sa politique monétaire en annonçant une réduction imminente de son bilan, gonflé par ses rachats d'actifs massifs après la crise financière de 2007-2009.

(Avec Reuters)

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a écrit le 08/09/2017 à 8:21 :
Bizarre, ceux qui font le rapport automatique émission de monnaie/inflation ne viennent pas ramener leur "science"... Il faut dire que les faits ont tendances à systématiquement aller à l'encontre de la "théorie" éco dominante ! xD
a écrit le 07/09/2017 à 13:53 :
Ils nous font rire si ce n'était pas grave, pas d'arrèt du QE ni de remontée des taux ? normal, et le taux de chomage qui n'est pas le bon ?
a écrit le 07/09/2017 à 13:02 :
Théoriquement avec un faible chômage et des besoins de main d'œuvre les salaires devraient augmenter. Il faut croire d'une part que les chiffres du chômage sont faux et que les employeurs proposent des emplois mal payés et peu qualifiés, typiques d'une monde capitaliste abouti tel que prevu par Marx (déclin de la rentabilité du capital et fiable productivité des services)
Réponse de le 07/09/2017 à 17:30 :
Pour tenter de préserver leurs marges, les employeurs américains testent un nouvel outil : réduire la rémunération des salariés. Ce n'est pas une déferlante, mais cela commence à ressembler à une constante, observent les cabinets spécialisés outre-Atlantique. Entre directeurs des ressources humaines, un nom de code s'est imposé : la "solution 10 %". Entendez : comment rogner peu ou prou un dixième de la masse salariale.

D'ailleurs, un fait ne trompe pas : les sites spécialisés font florès. Certains proposent d'aider les entrepreneurs à réduire les salaires sans licencier. D'autres offrent leurs conseils aux salariés confrontés à cette exigence patronale et proposent leur aide pour y faire face.
Sur Moneywatch.com, un site de la chaîne de télévision CBS, le spécialiste Richard Sine s'adresse ainsi aux salariés : "Vous affrontez une diminution de salaire ? Voilà ce que vous devez savoir pour agir !" A l'inverse, le site Personneltoday.com - "Ressources humaines, stratégie et communautés" - propose aux entreprises tous les trucs à connaître pour surmonter les obstacles légaux. Que faire si certains salariés acceptent et que d'autres refusent la baisse de salaire ? S'il fallait malgré tout licencier ensuite, le calcul des indemnités se ferait-il sur la base du salaire réduit ou sur le salaire d'avant réduction ? Ou encore : quelles mesures un employeur doit-il prendre pour imposer des baisses de salaire ? Réponse : "En principe, il ne peut pas l'imposer. Mais..."
a écrit le 07/09/2017 à 12:51 :
Les investisseurs sont schizophrènes ils veulent que l'on redonne de la valeur à leur argent alors que ceux ci en paupérisant les consommateurs du monde par la baisse des salaires et par l'évasion fiscale massive sont en train de le dévaluer fortement leur argent.

Pris à leur propre jeu ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis et payent les politiciens pour amortir leur chute.

Au secours.

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