Les jeunes français les plus pessimistes du monde

 |   |  477  mots
37% des jeunes entre 15 et 21 ans pensent que le monde se dégrade, selon une enquête publiée ce mercredi par la Varkey Foundation.
37% des jeunes entre 15 et 21 ans pensent que le monde se dégrade, selon une enquête publiée ce mercredi par la Varkey Foundation. (Crédits : Reuters/Stephen Lam)
Si les jeunes entre 15 à 21 ans se montrent peu optimistes pour leur avenir, la palme revient aux Français. Parmi 20 pays sondés, les craintes communes de la "génération Z" sont le terrorisme et la guerre, selon une étude publiée ce mercredi par la Varkey Foundation.

La "génération Z", née entre 1995 et 2001, est-elle pessimiste ? C'est ce qu'affirme une enquête publiée ce mercredi par la Varkey Foundation, organisation à but non lucratif, et menée dans 20 pays par le cabinet Populus *. 37% des jeunes pensent que le monde se dégrade. Et parmi eux, les Français sont les plus négatifs (53%), suivis par l'Italie et la Turquie. Dans l'Hexagone, le taux de bonheur est seulement de 57% - ce qui reflète la tendance des économies avancées comme les Etats-Unis (63%) et le Canada (60%). Alors que les pays émergents, comme l'Indonésie ou le Nigéria, se disent plus heureux.

"À une époque où les mouvements nationalistes et populistes mettent l'accent sur ce qui divise les gens, il apparaît que les jeunes, quelles que soient leur nationalité ou leur religion, ont des points de vue étonnamment proches sur le monde",  note Vikas Pota, directeur de Varkey Foundation. Ainsi les jeunes entre 15 et 21 ans partageraient les mêmes craintes quant à l'avenir. "Plus de huit jeunes sur dix déclarent redouter l'extrémisme et le terrorisme (83%) et les conflits et la guerre (81 %) - plus que le changement climatique (66 %), les épidémies (62 %), l'écart croissant entre riches et pauvres dans le monde (69 %) ou la vitesse des changements technologiques (30 %)", détaille l'étude. Du côté des priorités, la famille (47%) est largement en tête devant la carrière professionnelle (12%) et l'argent (9%).

Religion, liberté d'expression... Les jeunes sont divisés

La "génération Z" se distingue notamment sur :

  • la religion : Moins de la moitié des jeunes (42 %) déclare que la foi est importante dans leur vie. La religion est peu présente pour la plupart des jeunes européens, mais elle continue d'exercer une forte influence en Afrique et en Amérique. Ainsi, près de huit jeunes Africains sur dix (77 %) déclarent que la foi est importante. Au point d'être parfois un facteur déterminant pour nouer des amitiés comme au Nigeria, où 43% des sondés estiment que la religion joue un rôle important pour créer de nouvelles relations.
  • la liberté d'expression : La moitié seulement des jeunes sondés pense que ce droit devrait exister même s'il s'avère offensant pour une religion (56 %) ou des minorités (49 %). Le soutien à la liberté d'expression même si elle peut offenser une religion est le plus marqué en Turquie (78 %) et en Argentine (70 %).

| *"Generation Z: Global Citizenship Survey - What the world's young people think and feel". Une enquête publiée par la Varkey Foundation et menée par le cabinet Populus du 19 septembre au 26 octobre 2016. Elle a été réalisée sur 20.088 personnes, âgées entre 15 à 21 ans, dans 20 pays : Allemagne, Afrique du Sud, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Israël, Italie, Japon, Nouvelle-Zélande, Nigeria, Royaume-Uni, Russie et Turquie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/02/2017 à 13:50 :
C'est vrai, la période est pour le moins morose pour nous, les jeunes. Pour ma génération, l'époque pas si lointaine où il était possible de partir à l'aventure dans un monde relativement accueillant semble aujourd'hui utopique. L'époque où trouver un travail à la fin de ses études était une évidence logique semble illusoire.

Mais l'article ne parle pas d'un élément qui, je crois, détermine en grande partie la morosité ambiante qui règne chez les jeunes : l'envahissement croissant des nouvelles technologies dans nos vies. Faceb*ok, Instag*am, Sn*pChat, Twit*er et que sais-je... qui permettent aux jeunes de s'inventer et se terrer dans un monde merveilleux à coups de filtres, de "likes", de petits cœurs, de codes virtuels...

Ma génération ne cherche pas à lutter, comme l'ont fait nos parents et grands-parents, contre ce qui nous oppresse et nous détruit. Elle préfère se renfermer dans une vie idéale n’existant que sur les réseaux sociaux, qui redoublent d'ingéniosité pour nous aliéner dans cette routine virtuelle certes confortable mais tellement triste et vide….
a écrit le 09/02/2017 à 12:47 :
Les réductions constantes des libertés individuelles , de la liberté d'expression , de la surveillance de masse , des horreurs technologiques ( puces rfid sur humains , clonage , ogm...) , lois de plus en plus sécuritaires sous le prétexte fallacieux du terrorisme ( il a bon dos , genre interdiction des paiements en espèces pour fliquer tout le monde : en effet quand on sait tout de vos achats , on sait TOUT sur vous ), géocalisation ,flicage permanent , etc.. ne donnent pas du tout envie d'être heureux ...et dire que certaines femmes sont contentent de mettre au monde des enfants dans un monde aussi horrible !!!
j'ajoute que le vrai but de la suppression dues paiement en espèces de plus de 1000 euros est de supprimer le liquide à terme afin de vous empêcher de retirer votre argent en cas de faillite des banques , il n'y aura plus de bankrun , et de mettre en place des intérêts négatifs pour vous obliger à tout dépenser , car si vous ne le faites pas votre argent perdra de la valeur . Et vous ne pourrez rien y faire ni vous précipiter au guichet , l'argent liquide ayant disparu . Tout ce que je vous dis est prévu par la BCE et Bruxelle .
Et dire que des naifs croient encore que c'est pour lutter contre le terrorisme...
a écrit le 09/02/2017 à 12:40 :
Les réductions constantes des libertés individuelles , de la liberté d'expression , de la surveillance de masse , des horreurs technologiques ( puces rfid sur humains , clonage , ogm...) , lois de plus en plus sécuritaires sous le prétexte fallacieux du terrorisme ( il a bon dos , genre interdiction des paiements en espèces pour fliquer tout le monde : en effet quand on sait tout de vos achats , on sait TOUT sur vous ), géocalisation ,flicage permanent , etc.. ne donnent pas du tout envie d'être heureux ...et dire que certaines femmes sont contentent de mettre au monde des enfants dans un monde aussi horrible !!!
a écrit le 09/02/2017 à 9:19 :
C est clair que l avenir est pas rose en france : une economie en declin, un chomage endemique, un consensus des dirigeants pour que ca soit les jeunes generations qui paient les pots casses (via la dette ou le non investissement qui fera que les equipements tomberont en lambeaux ou seront depassés). Sur le plan qualitatif, une ecole qui ne replit plus son role, des pressions migratoires qui vont s aggraver (merci le rechauffement climatique et la natalite debridee du tiers monde). Bon on peut se dire que ca pourrait etre pire ou qu une epidemie va resoudre le probleme (mais il faut que ca soit virulent de type peste au moyen age)
a écrit le 09/02/2017 à 9:17 :
Les jeunes n'ont aucune raison de s'inquiéter de leur avenir, car ils n'en ont pas...
a écrit le 09/02/2017 à 3:39 :
Que ceux qui depriment remplissent un sac et partent visiter le monde. Les opportunites y sont innombrables. Pour etre heureux il faut bouger et prendre des risques. L'estime de soi est a ce prix.
a écrit le 08/02/2017 à 21:12 :
Malheureusement les jeunes français se rendent bien compte qu'on leur a vendu une éducation des plus médiocres (le prouvent les très médiocres résultats français à PISA, à TIMSS, et en dégradation nette). Autrement dit que leurs diplômes, à commencer par le bac pour tous, ont à peu près valeur d'assignats.
a écrit le 08/02/2017 à 18:29 :
"l'écart croissant entre riches et pauvres dans le monde (69 %)"

ça fait quand même plus des deux tiers des jeunes qui auraient conscience de ce problème majeur, je pense que si on prenait des études d'il y a 20 ans ils seraient moins à s'en inquiéter.

Mais bon tout ceci n'est que sondages et statistiques à la véracité à géométrie variable.
a écrit le 08/02/2017 à 17:35 :
Pour lutter contre le pessimisme, il faut lutter contre ce qui génère du pessimisme. Lutter, c'est s'engager, risquer de prendre des coups. Il n'y a pas d'autre solution. Certes, tout est fait pour empêcher la lutte, des interdits aux sanctions, que s'empressent d'ériger ceux qui on intérêt à ce que rien ne bouge. "On" nous dit que la "lutte des classes" c'était du passé... Résultat, la classe dominante minoritaire a gagné et maintient sous le couvercle l'immense majorité de celle qui n'est pas dominante.
Il faut donc renverser une nouvelle fois la table pour rééquilibrer les choses. Pour cela il faut de la solidarité et j'observe que pour l'instant ce n'est pas dans l'air du temps. Le pessimisme devrait encore avoir de beaux jours devant lui. Avec la misère qui va avec évidemment.
Réponse de le 09/02/2017 à 13:58 :
C'est exactement cela...
a écrit le 08/02/2017 à 17:18 :
Faut dire ,vu le niveau des français il y a de quoi s'inquieter .Voilà un peuple qui perçoit les problêmes economiques (sans y comprendre grand chose mais il est conscient ,c'est dejà ça ),qui mesure les problematiques securitaires ,la question du multiculturalisme politique etc ..bref qui sent qu'il faut reprendre les choses en main ...puis il cesse tout pour se focaliser à coup d'indignations moralisantes sur quelques euros laissant le champs libre aux idées debiles et à l'absence d'idée calculée et entretenue !voilà un bon peuple qui essuit une grosse larme en voyant l'inaugurateur de chrysanthémes serrer chaleureusement un mec sur son coeur sans le faire pour d'autres victimes moins "visibles" ,plus c'est gros ,plus ça marche et je comprends que les jeunes ,qui au demeurant ne sont pas plus lucides que leurs ainés ,s'inquietent de leur devenir

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :