Ingérence russe : 39 Etats américains victimes de tentatives de piratage durant la présidentielle

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En janvier, les agences de renseignement américaines sont restées floues sur le procédé et l'étendue des attaques.
En janvier, les agences de renseignement américaines sont restées floues sur le procédé et l'étendue des attaques. (Crédits : © Pawel Kopczynski / Reuters)
Dans l'Etat de l'Illinois par exemple, les enquêteurs ont découvert que les hackers ont tenté de supprimer ou modifier les données des électeurs, selon les informations de Bloomberg.

L'étendue de l'ingérence russe dans la présidentielle américaine serait en réalité bien plus importante que les autorités n'ont bien voulu le présenter. Citant des sources anonymes proches de l'enquête, Bloomberg révèle que 39 États ont été victimes de cyberattaques, soit plus du double qu'initialement annoncé. En Illinois par exemple, les enquêteurs ont découvert des preuves que la cyberattaque consistait à supprimer ou modifier les données des électeurs, selon les informations de l'agence.

En janvier, les agences de renseignement américaines sont restées floues sur le procédé et l'étendue des attaques. La semaine passée, The Intercept a publié la contenu d'un document classé top-secret de la NSA précisant le mode opératoire des hackers.

Une probable attaque de "spear-phishing"

L'agence de sécurité détaille alors que le GRU (le service de renseignement militaire russe) a piraté une société américaine en août 2016, afin d'obtenir des données sur les logiciels et le matériel informatique utilisés pour l'élection présidentielle. Cette première opération leur a permis ensuite de lancer une attaque de "spear-phishing", probablement à quelque jours du scrutin du 8 novembre. En clair, une centaine d'e-mails imitant des messages officiels ont probablement été envoyés à des officiels "impliqués dans la gestion des systèmes d'inscription au vote", stipule le document de la NSA. L'agence gouvernementale, cependant, n'est pas certaine des résultats de l'attaque, selon le rapport :

"Il n'est pas déterminé si le déploiement susmentionné du spear-phishing a réussi à compromettre les victimes ciblées, et quelles données le cyber-acteur a potentiellement pu avoir accès."

Le retour du "téléphone rouge"

Quel qu'en soit le résultat, Washington n'a pas apprécié les méthodes de Moscou et ne s'est pas gardé de le lui faire savoir via une ligne directe, sorte de "téléphone rouge" moderne, souligne Bloomberg. En octobre, alors que Barack Obama était encore président, la Maison-Blanche a contacté le Kremlin et lui a fourni des documents détaillant les accusations qu'elle lui adressait.

La Russie, par la voix de son président Vladimir Poutine, a toujours nié toute implication de ses services dans une quelconque ingérence durant la présidentielle américaine :

"Les hackers peuvent être n'importe où. Ils peuvent être en Russie, en Asie, même en Amérique, en Amérique latine. Il peut même y avoir des hackers aux Etats-Unis, d'ailleurs, qui ont pu très subtilement et professionnellement rejeter la faute sur la Russie", a déclaré le président russe dans un entretien à la chaîne NBC début juin.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2017 à 0:50 :
Poutine emploie les méthodes d'un pays acculé, un peu comme la Corée du Nord. Cà a été systématique avec tout pays qui le contestaient, notamment les pays Baltes ou d'Europe de l'Est. Il a de plus collusions entre les oligarques pollueurs, d'où les contacts entre les frères Koch du secteur charbon aux Etats-Unis avec des proches de Trump et des proches de Poutine. Ce dernier fait comme toujours mine de ne rien savoir, tout comme lorsqu'il a envahit la Crimée et l'Est de l'Ukraine. Et il paie des trolls pour tenter des démentis à la suite des enquête de journaux. Plus c'est gros, plus ils croient que çà passe.
Réponse de le 18/06/2017 à 11:46 :
@Poutine: 1) le président russe n'est l'ami de personne et défend les intérêts de son pays... ce qu'on aimerait que notre président fasse aussi. 2) on attend toujours les preuves, car on lit beaucoup de choses qui voudraient faire passer la Russie pour l'ennemi number 1, mais tout cela n'est que de la rhétorique vide. 3) La Crimée a voté pour revenir dans le giron de la Russie. Quant à l'est de l'Ukraine, peut-être faudrait-il y organiser un référendum. 4) Si ton jugement repose uniquement les "enquêtes de journaux" et ce que tu vois à la télé (je présume française uniquement), je te plains tout simplement :-)
Réponse de le 18/06/2017 à 21:34 :
@ Patrickb : toujours des commentaires particulièrement légers. Poutine est un dictateur patenté qui a modifié la constitution russe à son profit et celui de ses proches, qui n'a cessé de mentir puis de le reconnaître ensuite concernant par exemple la présence de troupes russes en Ukraine et l'envoi d'armement (que l'on voyait bien ne pas pouvoir provenir du Dombass) donc d'énormes actes de prise de régions (la Russie n'a pas de frontières selon Poutine sic). Nombreux pays et personnes confirment. Les agences de sécurité confirment également d'où viennent les attaques informatiques et à qui elles profitent et en quelle langue. La Crimée a voté avec la présence de troupes russes et présence d'officiels russes. Rien à voir avec un vote libre, vote non valide comme l'a confirmé l'immense majorité des pays à l'Onu qui ne reconnaît pas la Crimée russe d'où les sanctions. Ce n'est pas parce que tu es un communiste patenté qu'il faut manquer d'objectivité et mal t'informer auprès des médias russes tous aux mains de Poutine et dans l'intérêt du pouvoir comme il le confirme lui-même. Avant de faire des commentaires superficiels, étudie mieux ces sujets, je suis certainement mieux placé pour juger les actes du Kremlin.
a écrit le 16/06/2017 à 19:22 :
On se croirait revenu au temps de la guerre froide. Elles sont où les preuves?
Parce que bon, la filière bulgare c'était marrant, mais pas franchement glorieux.
Réponse de le 17/06/2017 à 10:45 :
Retour aussi au maccarthisme (1950). A défaut de preuves sérieuses, le conditionnel s'imposerait pour les accusateurs et leurs relais médias.
Le clan Clinton prêt à tout pour destituer Trump, comme accuser le parti adverse de ses propres turpitudes (espionnage généralisé) .Silence sur l'assassinat du démocrate Seth Rich, auteur présumé des fuites Wikileaks.

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