Japon : le ministre de l'Economie mis en cause dans un scandale financier

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Devant le Parlement qui l'interrogeait pour savoir s'il avait reçu de l'argent, le ministre de l'Economie avait répondu: "C'est vrai que le président de la compagnie en question s'est rendu dans mon bureau, mais ma mémoire est un peu vague sur ce qu'il s'est vraiment passé."
Devant le Parlement qui l'interrogeait pour savoir s'il avait reçu de l'argent, le ministre de l'Economie avait répondu: "C'est vrai que le président de la compagnie en question s'est rendu dans mon bureau, mais ma mémoire est un peu vague sur ce qu'il s'est vraiment passé." (Crédits : Reuters)
Un média nippon accuse Akira Amar d'avoir accepté de l'argent de la part d'une société de BTP en échange d'une aide pour que l'entreprise obtienne des indemnités de l'État.

Un scandale d'État sur le point d'éclater au Japon ? Le ministre japonais de l'Économie, Akira Amari, un proche du Premier ministre Shinzo Abe mis en cause par un journal dans une affaire de financement illégal, s'est défendu vendredi 22 janvier de toute malversation. Lors d'une conférence de presse bondée organisée à l'issue du conseil des ministres, Akira Amari a ajouté qu'il lui faudrait environ une semaine avant d'être en mesure de donner une explication complète sur les accusations publiées par le magazine Shukan Bunshun. Selon ce média, Akira Amari et ses conseillers ont accepté de l'argent de la part d'une société de BTP en échange d'une aide pour que l'entreprise obtienne des indemnités de l'État en rapport avec des contentieux fonciers et environnementaux sur un site de travaux publics.

"Ma mémoire est un peu vague sur ce qu'il s'est vraiment passé."

"Tout d'abord, je veux dire clairement que je n'ai pas été engagé dans des actions contraires à la loi. Je pense, concernant en tout cas ma propre conduite, que je serai en mesure de rassembler mes souvenirs et d'en parler dans une semaine", a-t-il ajouté.

La veille, devant le Parlement qui l'interrogeait pour savoir s'il avait reçu de l'argent, le ministre de l'Économie avait répondu:

"C'est vrai que le président de la compagnie en question s'est rendu dans mon bureau, mais ma mémoire est un peu vague sur ce qu'il s'est vraiment passé."

Le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga, a déclaré qu'Amari, qui a joué notamment un rôle central dans les négociations sur l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) se rendrait samedi comme prévu au Forum économique mondial de Davos.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 22/01/2016 à 15:43 :
Tous ces politiques, compte tenu de leur âge perdent facilement la mémoire des choses même pas vraiment importantes. Les plus jeunes vous le jurent "droit dans les yeux" et hop le tour est joué. Avant pour des faits moins graves, le japonais se suicidait…les temps ont bien changés.
a écrit le 22/01/2016 à 15:24 :
" ont accepté de l'argent de la part d'une société de BTP en échange d'une aide pour que l'entreprise obtienne des indemnités de l'État en rapport avec des contentieux fonciers et environnementaux sur un site de travaux publics."

Et bien c'est pas ça qu'on verrait en europe hein...

Étonnant par contre qu'un média dénonce une affaire politico-financière, on est pas prêt de voir les nôtres de médias faire de même et il semble qu'ils en aient sorti d'autres. Ce serait bien de savoir qui dirige ce média.

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