La Fed prend acte du "durcissement" de la conjoncture mondiale

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La Réserve fédérale américaine s'inquiète de l'évolution de l'économie chinoise et des turbulences sur les marchés financiers.
La Réserve fédérale américaine s'inquiète de l'évolution de l'économie chinoise et des turbulences sur les marchés financiers. (Crédits : © Jonathan Ernst / Reuters)
La Réserve fédérale américaine estime que la détérioration de la conjoncture internationale est un facteur de turbulences et d'incertitudes qui allait peser sur l'économie américaine. Ce contexte sera pris en compte dans les prochaines décisions de politique monétaire.

Les perspectives économiques aux États-Unis sont rendues "plus incertaines" par les turbulences sur les marchés financiers qui vont aussi influencer le rythme des futures hausses de taux directeurs, ont estimé les membres de la Réserve fédérale (Fed) lors de leur dernière réunion monétaire.

Selon les minutes de cette réunion des 26 et 27 janvier publiées mercredi 17 février, la Fed a pris acte d'un "durcissement" des conditions financières et estime que "l'incertitude" quant aux perspectives économiques a augmenté face à ces "récents développements économiques et financiers".

Le rythme et le calendrier des ajustements monétaires

Les membres de la Fed ont averti qu'ils prendraient en compte, entre autres, des implications des turbulences sur les marchés pour "le rythme et le calendrier" des ajustements monétaires.

Après les avoir relevés en décembre 2015 pour la première fois en 9 ans, le Comité monétaire de la Fed (FOMC) avait laissé les taux directeurs inchangés il y a trois semaines, notant le ralentissement de la croissance américaine au quatrième trimestre et le sévère accès de volatilité des marchés.

Au cours de cette dernière réunion, les membres de la Fed se sont longuement penchés sur l'impact de cette nervosité financière, évoquant la baisse des prix des actions, les obligations des entreprises et le renforcement du dollar.

"Si ces développements persistaient, les implications pourraient être grosso modo l'équivalent d'un resserrement de la politique monétaire", jugent même certains participants.

Inquiétudes sur la Chine

Concernant la Chine, certains se sont inquiétés du fait que les changements structurels en Chine et les déséquilibres financiers puissent "conduire à une décélération de l'économie plus sévère que prévu".

"Le cas échéant, cela augmenterait le stress économique et financier sur les économies émergentes et autres producteurs de matières premières comme le Canada et le Mexique", qui sont parmi les premiers partenaires commerciaux des États-Unis.

"Sans compter", ajoute la Fed, "que les marchés financiers mondiaux pourraient continuer d'être affectés par l'incertitude quant au régime de change chinois". Certains s'inquiètent ainsi "du frein potentiel du ralentissement en Chine sur l'économie des États-Unis".

(Avec AFP)

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a écrit le 18/02/2016 à 13:02 :
Tous les pays au monde ayant effectué les r"formes structurelles nécessaires (dixit les économistes de BFM TV et du PAF en général), il faut bien en déduire le ralentissement économique mondial ne peut provenir que du fait que le code du travail français est beaucoup trop lourd.

Mais que va--t-il se passer lorsque les salariés français précarisés ne consommeront plus par peur d'être viré sans indemnités le lendemain ? Et quel va être leur ardeur à produire un travail de qualité pour une entreprise qui ne les respectera plus ?
a écrit le 18/02/2016 à 12:59 :
Héééééééééééé ben, ils en ont mis du temps à se réveiller ! C'était quand même évident (au moins) depuis le milieu de l'année dernière que la Chine allait poser de sérieux problèmes, que la croissance mondiale était en train de se calmer sérieusement (revu 3 fois à baisse par le FMI !) et que celle des USA entrait en phase de ralentissement !! Quand on voit ce décalage par rapport à la réalité de ceux qui nous dirigent, on comprend pourquoi ce monde va mal.
a écrit le 18/02/2016 à 12:10 :
Il ne sert à rien de critiquer ce qu'ON ( électeurs et gouvernants ) a institutionnalisé et que l'on poursuit face ou vide sidéral du gouffre que l'on a creusé. Que diantre que ce soit immoral alors que le job est amoral. Sinon, y a plus qu'à se rebeller...comment et contre qui ?
a écrit le 18/02/2016 à 11:20 :
Donc, c'est la faute aux Chinois... Même pas capables d'assumer leurs bêtises.
a écrit le 18/02/2016 à 8:57 :
Ok, donc comme d'habitude le milieu financier refuse de voir que la chute de consommation des ménages est la cause profonde de cette crise permanente ils n'ont que leurs leviers inutiles à activer pour du court terme, notre économie est tellement tenue dans les mains d'incompétents notoires que cela en est à pleurer.

Au moins les gens consommant moins, la planète ne peut que mieux s'en porter.

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