Le Brésil injecte 20 milliards d'euros pour relancer son économie

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Au début de l'année, la présidente Dilma Rousseff avouait "ne pas avoir vu l'ampleur de l'austérité".
Au début de l'année, la présidente Dilma Rousseff avouait "ne pas avoir vu l'ampleur de l'austérité". (Crédits : reuters.com)
Des crédits seront alloués à l'agriculture, au logement, aux infrastructures ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises pour relancer l'économie du pays en récession. Ce plan de relance a été formulé quelques mois après l'annonce de mesures d'austérité

Le gouvernement brésilien tente de redonner un secondd souffle au pays dont la croissance 2016 est attendue en recul de 1% par le FMI. Il a annoncé jeudi 28 janvier l'ouverture de nouveaux crédits afin de tenter de relancer une économie en pleine récession. Ces crédits seront principalement accordés par les banques publiques.

Ces nouvelles lignes de crédits atteignent un total de 83 milliards de réais (20,4 milliards de dollars au taux actuel, 19 milliards d'euros). Ces montants serviront à financer notamment les secteurs de l'agriculture, du logement et des infrastructures ainsi que les petites et moyennes entreprises, a indiqué le ministre des Finances, Nelson Barbosa. "C'est le devoir du gouvernement de mieux utiliser les ressources déjà existante", a-t-il dit.

Des mesures d'austérité annoncées en septembre

Mais ces mesures suscitent le scepticisme chez certains économistes:

"On peut douter que cela va déclencher le redressement de l'activité espéré par le gouvernement", explique au Financial Times Neil Shanring pour Capital Economics. "Pour commencer, la plupart des mesures sont faites pour réduire la pression sur les débiteurs, en d'autres termes, elles sont là pour empêcher les choses d'empirer plutôt que de stimuler une activité supplémentaire"

Le Brésil a décidé de ne pas se cantonner à une politique d'austérité. Le pays avait annoncé en septembre couper "dans la chair" des dépenses publiques. Prévoyant de geler les hausses de salaires et les embauches dans le secteur public, de supprimer 10 des 39 ministères, ce qui supprimerait 1.000 postes et également de tailler aussi dans les dépenses sociales comme le logement et la santé.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2016 à 17:45 :
Ils essayent quand même en bons serviteurs des actionnaires qu'ils sont de de compenser la chute de la consommation des gens sans toucher aux magots des comptes of shore de leurs bons maitres mais ça ne suffira pas.

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