Le G20 Finances oublie le protectionnisme et l'accord sur le climat

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La nouvelle administration américaine de Donald Trump, représentée au sommet par Steven Mnuchin (photo), secrétaire au Trésor, affichant des positions hostiles au libre-échange et à la lutte contre le réchauffement climatique, a infléchi le G20 sur ces deux points au terme des pourparlers laborieux
La nouvelle administration américaine de Donald Trump, représentée au sommet par Steven Mnuchin (photo), secrétaire au Trésor, affichant des positions hostiles au libre-échange et à la lutte contre le réchauffement climatique, a infléchi le G20 sur ces deux points au terme des pourparlers laborieux (Crédits : Reuters)
A l'issue du sommet des ministres des Finances du G20, qui s'est tenu à Baden-Baden (Allemagne), le communiqué a montré les divergences avec l'administration Trump sur ces deux points.

Le G20 Finances a retiré de sa déclaration finale samedi sa traditionnelle condamnation du protectionnisme économique, et aussi son soutien à l'accord de Paris sur le climat, reflétant les réticences du nouveau gouvernement américain sur ces deux sujets. "Nous travaillons à renforcer la contribution du commerce à nos économies", affirme la déclaration laborieusement négociée lors d'un sommet des grands argentiers du monde, vendredi et samedi à Baden-Baden (ouest), qui ne mentionne pas non plus l'Accord de Paris de 2015 comme le faisait le précédent communiqué diffusé après le sommet de Hangzhou en 2016.

L'influence de Donald Trump

Selon plusieurs sources, la nouvelle administration américaine de Donald Trump, affichant des positions hostiles au libre-échange et à la lutte contre le réchauffement climatique, a infléchi le G20 sur ces deux points au terme des pourparlers laborieux entre ministres et conseillers réunis pour cette première grande réunion multilatérale du nouveau secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

"Je regrette néanmoins que nos discussions aujourd'hui n'aient pas pu aboutir de manière satisfaisante sur deux priorités absolument essentielles dans notre monde actuel et sur lesquelles la France souhaite que le G20 continue à agir fermement et de manière concertée", a réagi le ministre français Michel Sapin, dans un communiqué, après le blocage de ces deux sujets par la nouvelle administration américaine de Donald Trump.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/03/2017 à 8:56 :
Bref les américains font ce qu'ils veulent et l'UE, une énième fois, ne fait que prouver son immense inefficacité en matière diplomatique.

Vite un frexit.
a écrit le 20/03/2017 à 2:58 :
Du moment qu'ils bouffent bien, au moins, ils n'auront pas perdu leur temps..
a écrit le 19/03/2017 à 22:52 :
Si on mettait des frontières dans bien des domaines comme dans le cas de l'énergie avec le réseau Entso-E on perdait plus de 500 TWh par an soit plus que la consommation totale d'électricité de la France (425 TWh par an). Remettre des frontières dans toute l'Europe serait inefficace, impossible et ruineux. Il faut donc parfois réfléchir avant de dire n'importe quoi comme Marine le Pen ou Asselineau.
a écrit le 19/03/2017 à 17:09 :
Qui a le plus d’intérêt a ne pas avoir de frontière pour faire un maximum de profit? En tout cas pas moi, qui aimes bien "traverser des frontières" et pas me retrouver dans une grande surface commerciale!
a écrit le 19/03/2017 à 16:20 :
En même temps pour les élites du G20, le libre-échange, c'est forcément bien et le contraire mènerait à la catastrophe. Pourquoi? Ils ne savent plus trop pourquoi, c'est un dogme religieux et c'est comme ça.
La vérité, c'est que le libre-échange détruit à petit feu l'industrie des pays développés et que quand la main d’œuvre du tiers monde sera devenue trop chère, elle sera remplacée par les robots. Il y a des gagnants de la mondialisation mais sans régulation il y aura encore plus de perdants.
Bref le libre-échange c'est pas si bien que ça, c'est peut-être Trump qui le dis et comme dis le proverbe, la vérité sort de la bouche des enfants.
Réponse de le 20/03/2017 à 7:43 :
Vous avez raison. L'énergie ne doit pas être considérée comme une marchandise répondant aux lois du marché. L'énergie doit être comparée au travail. Il faut établir un équilibre entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Il est impératif que les Français le comprennent rapidement, sinon, c'est la catastrophe, rapidement!
a écrit le 19/03/2017 à 14:59 :
Divergences faciles à expliquer: Hollande ne respecte pas la signature de la France (contrat des Mistral notamment), alors pourquoi les autres devraient-ils ?

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