Le revenu de base (1/3) : les fondements

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Le revenu de base, une condition nécessaire aux sociétés modernes ?
Le revenu de base, une condition nécessaire aux sociétés modernes ?
450 euros par mois pour tous, sans condition. Une utopie pour certains, un projet de société pour d'autres. Qu'on l'appelle le revenu de base ou le revenu universel, l'idée reste la même : tout le monde devrait bénéficier d'un minimum de ressources pour vivre dignement.

A l'origine rien ne pouvait laisser présager que l'idée réunirait libéraux et socialistes. Pourtant c'est bien la spécificité du revenu de base : il séduit tous les camps politiques, à quelques exceptions près. Réunis dans plusieurs associations, à l'échelle française, européenne et mondiale, des individus œuvrent activement à la réalisation du revenu de base, persuadés qu'avec lui, une nouvelle société est possible.

Si le concept a de quoi séduire, c'est qu'il porte en lui le rêve d'une société plus juste, qui parviendrait à éradiquer la pauvreté. Un problème de fond, pour des pays riches où la misère a toujours sa place à côté de l'opulence. L'idée du revenu de base ne date pas d'hier. Depuis le 18ème siècle, plusieurs courants et personnalités s'en sont emparés, alors même que des différences de fond les opposaient.

La convergence de mouvements opposés

Le spectre des défenseurs du revenu de base est en effet très large : difficile, voire impossible, de répertorier l'ensemble des penseurs qui se sont ralliés au mouvement ou qui y ont été associés.

Parmi eux, on retrouve le pamphlétaire britannique Thomas Paine, qui apparaît comme le premier penseur du revenu de base. En 1795, il publie "La Justice Agraire", dans lequel il plaide pour une indemnité liée à la pauvreté. A cette époque, l'auteur explique que la réforme agricole subie par les paysans anglais (la politique d'enclosure, qui vise à privatiser les terrains cultivables) conduit à l'appauvrissement des citoyens.

Selon Thomas Paine, cette dépossession doit être compensée par une allocation versée par l'Etat. Invoquant le principe d'un "patrimoine naturel commun", le penseur s'oppose à l'appropriation des terres par une minorité, expliquant qu'une inégalité devant la propriété reviendrait à nuire aux libertés individuelles.

Le pamphlétaire proposait donc de "créer un fonds national pour payer à tous les individus qui auront atteint l'âge de 21 ans, la somme de 15 livres sterling, à titre d'indemnité du droit naturel, dont le système des propriétés territoriales les a dépouillés."

Favorable à cette idée, le gouvernement anglais finira par mettre en place au début du 19ème siècle le Speenhamland Act, qui reprend le principe d'allocations aux paysans pauvres. Les idées de Paine sont donc prises au sérieux, mais elles ne suffiront pas à endiguer l'exode massif des populations vers les villes, à l'aube de la révolution industrielle.

Une réaction à l'industrialisation

Le concept est aussi, d'une certaine façon, au coeur du socialisme du XIXème siècle qui cherche à libérer l'individu de l'aliénation du travail. En bénéficiant d'une ressource minimum sans condition, les citoyens pourraient, potentiellement, gagner en autonomie et en pouvoir de négociation face à leurs employeurs. Cette réflexion sur le travail et le bien-être individuel, on la retrouve aussi chez le philosophe André Gorz, qui dénonce un nouveau marché du travail déficient :

"La distribution des moyens de paiement devra correspondre au volume de richesses socialement produites, et non au volume de travail fourni" défendait le philosophe.

Déroulant sa pensée sur le fil du 20ème siècle, le penseur prédit dans ses différents ouvrages que le temps passé à travailler diminuera inéluctablement pour l'ensemble de la population, notamment avec l'automatisation et la spécialisation des tâches. André Gorz considère alors que le plein emploi ne reviendra jamais et que les sociétés doivent transformer leurs fondements pour s'adapter au nouveau marché du travail. Une position qui irrigue d'ailleurs une partie des revendications de mai 1968.

Un concept né avec le chômage

Pour certains, le revenu de base serait donc une question de droit primaire. Une sorte de condition nécessaire à la survie des individus dans une société où l'emploi ne parvient plus à sortir les personnes de la pauvreté.

"Je ne pense pas qu'il faille tuer les gens qui ne trouvent pas de boulot, il s'agit d'un droit de survie. On ne va pas les laisser crever de faim, encore moins dans un pays riche comme le nôtre", avance l'économiste défenseur du revenu de base Marc de Basquiat.

Le revenu de base, une condition nécessaire aux sociétés modernes ? Plusieurs économistes libéraux s'accordent en tous cas pour le dire. Milton Friedman, chef de file du courant monétariste, a ainsi consacré en 1962 un chapitre de son ouvrage "Capitalism & Freedom" à l'impôt négatif. Il y suggère qu'une somme fixe devrait être versée à tous les citoyens pour réduire la pauvreté. Pour le financer, il propose une simplification extrême du système fiscal, avec la fin de l'impôt sur le revenu au profit d'un impôt universel dont la somme serait fixe pour tout le monde, afin d'éviter les effets de seuil.

Concrètement, cela reviendrait à accepter qu'une personne fortunée soit autant aidée qu'une personne dans le besoin. Une nouvelle approche de la solidarité, donc, qui ne plaît pas forcément à la gauche qui dénonce l'individualisme et l'injustice d'une telle mesure. Du côté des libéraux la critique est parfois toute aussi ferme : Juan Ramon Rallo, économiste espagnol auteur de "Contra la renta basica" suggère que le principe est tout simplement illégal :

"Toute obligation inconditionnelle de transférer une part de ses revenus gagnés est une atteinte à la liberté humaine. Car c'est sous la contrainte qu'il faut ensuite servir les intérêts d'autrui."

Et aujourd'hui ?

Philippe Van Parijs, ardent promoteur du revenu de base, semble le plus à même de faire la synthèse des différents mouvements qui le compose. S'il est difficile de l'associer à un mouvement en particulier, c'est parce que l'intellectuel prend soin de ne jamais paraître trop radical lorsqu'il évoque son sujet de prédilection : la justice sociale.

Irriguée en partie par des théories marxistes, Van Parijs propose une nouvelle conception de la société, basée sur l'opposition entre chômeurs et travailleurs. Fondateur de l'association internationale "BIEN" (Basic Income Earth Network) en 1986, il est actuellement docteur en économie à l'université de Louvain en Belgique, lorsqu'il ne répond pas aux médias pour promouvoir son mouvement.

Mais le discours pour le revenu de base est complexe, à tel point qu'il est bien souvent inaudible pour le grand public. En prise avec des considérations philosophiques aussi bien que pragmatiques, le concept souffre d'élitisme. Mais il est aussi très contesté, notamment sur le plan pratique.

Retrouvez notre prochain volet, samedi 8 août, sur les applications concrètes du revenu de base (ajouter lien volet n°2 après publication).

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Commentaires
a écrit le 02/02/2016 à 18:32 :
Et qui va bosser et qui va payer ?? Déjà qu'on emprunte pour payer les retraites des fonctionnaires, et que pour les autres les caisses sont presque vides ! Ce n'est pas les idées qui manquent ...c'est les moyens!
a écrit le 11/08/2015 à 9:40 :
Pourquoi pas la simplification que vous mentionnez, mais ne croyez vous pas que certaines familles vont "détourner" les sommes allouées en cigarettes, jeux, jouets électroniques...au détriment de la cantine scolaire, l'éducation des enfants...?
Sur votre paragraphe relatif aux emprunts je ne suis pas sûr de tout comprendre mais s'il s'agit de rendre "impunie" la perte, d'accord pour le côté libération des énergies (c'est aujourd'hui le cas avec notre système judiciaire du dépôt de bilan sans faute de gestion), mais qui paye ?
a écrit le 10/08/2015 à 13:47 :
Créer un nouveau droit n'est pas la solution; on croule sous tous nos droits et on n'est pas plus heureux pour autant; je crois même le contraire.
On va arriver à un point où on va passer notre temps à réclamer nos droits et il y en aura tellement que cela prendra un temps plein; de plus cela va créer des frustrations car on sera parfois exclus du "droit" et on ne comprendra pas pourquoi; les gens deviendront aigris, à courir après leur dû...avec le seul sentiment de justice (c'était dû, donc rien à dire) lorsqu'il sera obtenu.
L'enfer quoi !
Réponse de le 11/08/2015 à 8:42 :
en fait le revenu de base est là pour ne vous donner, au delà de liberté de gagner vtre vie comme vous le souhaitez, que de gagner une somme fixe.

c'est un but de simplification que vous partagez.

plus de droit à la sécu, au logement, à la nouriture...
vous avez tout ca, et vous vous débrouillez.

j'ajoute que pour moi il faut aussi en complément de ca un droit à la faillite et a l'oubli (relatif), et probablement interdir les emprunts qui ne soient pas hypotécaire, c'est a dire dont on puisse se libérer en acceptant de tout perdre.

évidemment prêter sera plus risqué, plus cher, mais la liberté de se planter libèrerar une énergie insoupconnée qui créera de la richesse, bien plus que le respect des dettes.
a écrit le 08/08/2015 à 20:59 :
Pour une réelle révolution, il est temps de plafonner les hauts revenus (j'entends déjà les hurlements de Gattaz...... et d'autres.....). Pourtant, l'idée ne vient pas de moi, mais d'un chef d'entreprise aujourd'hui retraité : Monsieur Raymond Monedi. Lui, au moins, ne se mettra pas à hurler, d'autant qu'il a débuté très jeune chez Renault, avant de créer sa propre société.
Je vous laisse découvrir ses écrits, du moins celui concernant les hauts salaires :
http://www.cerclepep.org/cercle/actu/actu-juillet2014.html
Réponse de le 11/08/2015 à 8:44 :
je ne vois pas le lien bien au contraire.

ce qu'il faut plutot c'est diffuser le capital et la liberté d'innover pour que les vieux patrons aient à se battre contre des jeunes de banlieus créatifs...

si ces jeunes ont de quoi manger des pates quoi qu'il arrive et pas peur de la faillite (la loi actuelle en france est terrible contre les gens en échecs économics... la responsabilité limité est un mythe, et souvent la mort économique est définitive)
a écrit le 08/08/2015 à 18:57 :
L'allocation familiale pour un enfant, les aides à la scolarité, aux vacances, pour noël, les aides style bourse d'études, puis le rsa, les aides à l'emploi, c'est déjà une forme d'allocation universelle dès la naissance, on pourrait fusionner le tout, avec la retraite, pour avoir une belle simplification avec des plus et des moins( tout ne serait pas immédiatement disponible), chaque jeune qui naîtrait aurait donc ainsi accumulé une somme d'argent( théorique) à sa majorité pour financer ses études ou une période voyage pour découvrir le monde et s'installer pour son premier job le temps de tenir en temps que stagiaire.
En France l'état donne aussi de l'argent dans l'immobilier, beaucoup d'argent, c'est une forme d'allocation pour les propriétaires sous forme directe ou en dégrèvement d'impôts, donc totalement à l'opposé de la philosophie de l'universalité. En fait en France l'état arrose un peu tout le monde, pour ainsi se rendre indispensable.
Logiquement, cela devrait être financé par la banque centrale, de l'injection directe dans l'économie par le bas, puisqu'un pauvre consomme tout ce qu'il a et fait fonctionner le commerce, au contraire d'un riche qui va thésauriser et placer en bourse où l'argent va s'y accumuler et ne descendra plus, il sera juste érodé par l'inflation, s'il y en a.
Mais inévitablement, la société va s'y adapter, l'inflation, les prix, tout va s'y adapter et l'argent versé sera fortement rogné, créant une accélération de la demande pour faire monter ce revenu universel( comme ce qu'on a connu pour le smic), pour cela la banque centrale devra fabriquer cet argent sur des considérations spécifiques, comme le taux de croissance, le chômage, l'inflation, le niveau d'endettement, etc.. la somme "universelle" pourrait ainsi varier chaque trimestre.
Réponse de le 11/08/2015 à 8:52 :
oui.

mais et ca a été observé en inde, au delà des effets artificiels, de simplification et d'inflation, il y aura des effets réels.

la première est que le système actuel est un système qui puni les bon gestionnaire, les bons élèves, les chanceux qui souvent ne sont que prévoyants, pour récompencer en relatifs les mauvais élèves...

le revenu de base lui traite toute le mond epareil, sans laisser les malchanceux, les vrais malchanceux, sur le coté de la route.

en plus la flat tax qui va avec a l'avantage de laisser les gens prendre des décisions sans les pousser à chercher une carotte fiscale.
La fiscalité incitative/punitive est ce qui ruine les entreprises et les individus qui souvent ne voient que l'incitation iscale et pas la rentailité du métier.

le gros avantage du revenu de base, si on dérèglement le reste c'est qu'un employé pourra choisir d'envoyer paitre un patron radin, ou au contraire pourra décider librement de bosser comme un fou pour un tas de billet, non pas pour payer son pain, mais son luxe.

ca crée une liberté, et cette liberté a l'avantage du travailleur (indépendant, salarié, patron, investisseurs actif) fait qu'il y a pas trop besoin de le protéger de sa source de revenu dont il est moins dépendant, que ce soit son patron, ses clients, ses débiteurs.

qualqu'un parlait du fait que ce qu'il faut donner au gens c'est pas de l'argent, ni de quoi survivre, c'est de l'autonomie pour réaliser leurs projets, et que si on n'a pas le minimum pour vivre on n'a pas d'autonomie pour ses rêves, ses entreprises.
a écrit le 08/08/2015 à 16:35 :
Commencons par dire que toute entrée d'argent doit être lisiblie sur un travail fournit manuel, intellectuel......Aujourd'hui dans notre pays il existe pour certains un revenu de base le plus connu le RSA qui donne d'autres droits APL, santé .... par contre il n y pas sauf erreur de ma part un retour du revenu c'est à dire un travail équivalent en temps aux sommes ou avantages!!!versés. Commençons donc par inscrire, dès aujourd'hui, que toute somme perçue au titre de la solidarité doit faire l'objet d'un travail pour la socièté et cessons de faire d'un revenu peu importe le nom un système qui ne donne aucun retour à la socièté. Les territoires se plaignent d'une dotation d'Etat en baisse mais ne versent-ils pas un revenu RSA sans contre partie qui pourrait-être l'entretien des espaces verts , le nettoyage des forêts..... de toute manière le manque de moyens ne permet pas de faire face aux besoins des entités territoriales.
Réponse de le 08/08/2015 à 20:53 :
il y a juste un probleme a votre systeme de travaux quasi force: ca ne marche pas.
1) vous aurez des gens pas motives qui ne penseront qu a tirer au flanc type URSS : vous devrez donc soit faire avec une qualite merdique ou embaucher un max de controleur et developper des sanctions
2) vos personnes devant travailler gratuitement vont couler toutes les societes existantes sur le creneaux : pourquoi payer un jardinier alors que je peux en avoir un gratuit ?
Réponse de le 09/08/2015 à 1:07 :
bonsoir,
pas motivé pas de pb suppression du revenu.Les sanctions concernant les non motivés sont à foison. Le politique pour des questions électorales ne connait pas le mot sanction mais cela ne peut durer car l'endettementde notre pays commence à arriver à la ligne rouge..
Ceux qui travailleront ne prendront pas le job d'une TPE ou autres car les entités territoriales non plus et n'auront plus de financement pour maintenir leur entité. ne pas oublier que plus de la moitié des citoyens!!!! ne paient pas d'impôts locaux
Réponse de le 09/08/2015 à 16:00 :
Historiquement, le revenu quand il est légal est tiré soit du travail, soit du capital. Un revenu n'est pas forcément la rétribution d'un travail (manuel ou intellectuel), il peut aussi découler du simple fait de posséder un bien ou de l'argent et de la prêter à qui en a besoin contre rétribution.
Réponse de le 11/08/2015 à 8:59 :
plusieurs points.
le RSA n'est pas un revenu de base, car on le retir aux gens qui travaillent, qui bénéficient de leur épargne... c'est une prime a l'échec .

le revenu de base lui ne s'en occupe pas. en fait associé à une flat-tax (genre TVA, ca marche bien) ca assure un impot dit proportionnel, avec une courbe assez raide en fait, mais sans avoir l'effet démotivant de l'augmentation du taux marginal de l'impot.

un effet c'est que chaque euro gagné restera pour une partie fixe dans sa poche et qu'on aura toujour intérêt a bosser.
l'expérience montre que ca pousse non seulement les gens a bosser , mais surtout à investir dans des microbusiness.

la peur du tire au flanc est un mythe. c'est la conséquence de règles de salaires injustes (genre égalitaires, indépendant de l'ffort) ou de punition du travail (genre RMI).

je ne vois pas pourquoi un gars payé au revenu de base ne va pas demander a être payé pour tondre votre pelouse, afin de se payer une télé plus grande ?
je pense même qu'il va demander a être bien payé parce que si vous l'exploitez il irra faire autre chose, ou rien du tout...
plus besoin de salaire minimum, il y en aura un naturel, non pas le revenu de base mais ce que les gens estiment être la valeur de leur temps pour se payer du luxe, des vacances.
a écrit le 08/08/2015 à 16:20 :
Je souhaite préciser 3 choses puisqu'il s'agit d'une question difficile. 1/ Il appartient à chaque pays d'initier son modèle, on ne peut réussir par exemple au niveau européen pour différentes raisons, nous retrouvons ici un gap provisoire d'inégalité qu'il faut savoir accepter. 2/ Le "minimum" salarial doit être un salaire convenable correspondant à celui d'une personne qui travaille. Il n'est pas possible pour réussir d'envisager une "indemnité" façon "père Noêl" pour se donner bonne conscience puisqu'on sait que les prix s'alignent automatiquement sur le plus pauvre ... qui aura donc toujours des problèmes de fin de mois... mais moins importants. 3/ L'argent affecté à la lutte contre le chômage est détourné à l'heure actuelle vers un financement indirect aux entreprises, le modèle proposé consiste à le restituer sur un autre poste comme indiqué. Cependant il n'est pas possible de ne plus financer les entreprises c'est pourquoi est évoqué ce fonds privé national destiné à poursuivre cette mission en y associant, sans débours, tous les français et d'ailleurs à leur avantage. Le mécanisme fonctionne en couple.
a écrit le 08/08/2015 à 15:55 :
Article très pertinent. Cependant il faut éviter d'associer un homme et surtout pas en le désignant comme marxiste à une réflexion de cette importance. Elle est universelle. On peut la trouver chrétienne, de droite rationnelle, de gauche sociale mais pas socialiste et encore moins communiste puisque basés sur le conflit qui détruit tout. J'évoque souvent sur ce fil la "fin du chômage" qui revient (en simplifiant) à fournir un travail à chaque personne contre un salaire classique. La contrainte serait la disponibilité de chacun pour remplir des missions éventuellement différentes de métier et de lieu avec bien entendu une formation progressive adaptée. Ce principe permettrait une large flexibilité, plus de licenciement total (éventuellement un déclassement momentané), le salaire serait géré par un organisme extérieur à l'entreprise. La différence se ferait alors sur la classification professionnelle de chacun : entre le smic et un salaire plus qualifié en évinçant la pauvreté financière et psychologique. Tout le monde travaillerait sauf ceux désirant ne pas le faire qui ne seraient alors plus salariés. Cela revient à explorer la question depuis le développement de l'homme vers les possibilités multiples possibles dont celle de l'entreprise parmi d'autres. Du point de vue économique il s'agit bien entendu à la base d'un jeu à somme nulle puisqu'il s'agit d'une meilleure répartition des moyens : ceux servant à lutter contre le chômage seraient employés à salarier de l'emploi y compris de formateurs. Un emploi pourrait être, selon circonstances, subventionné sans que le salarié le sache. A moyen terme après le temps de mise en place évalué à 6 ans au mieux et 15 ans au plus, c'est d'une dynamisation de l'économie qu'il s'agit comme d'un progrès nécessaire et d'une simplification. Le salaire serait celui du smic actuel non réévalué sur la période. Un abattement de 20% serait appliqué au salaire en cas de maladie et de jour blanc.Il n'y aurait plus d'allocations ou d'aides pour l'essentiel. La retraite unique pour tous se poursuivrait dans les mêmes conditions. Cet applicatif parfaitement viable suppose un contrôle de l'immigration (il faut définir qui est français bénéficiaire et lui permettre l'emploi prioritaire) et une participation de tous sans débours à un fonds national privé procurant pour son principal une caution financière [ceci est un autre point]. La mise en place suppose aussi l'acceptation d'un principe d'inégalité : on ne peut pas faire tout pour tous en même temps. Il appartient à chaque pays d'en faire autant. Quelques contraintes, de gros avantages.
a écrit le 08/08/2015 à 15:51 :
On entend déjà auprès des multiples agences de l'administraion française en charge du social après 50 ans, de demander: l'Allocation Adulte Handicapé et la Garantie de ressources afin de percevoir une ressource d'un montant total de 979,76 €. " On vous trouvera bien quelque chose pour vous déclarer handicapé: dans le domaine psy par exemple"
a écrit le 08/08/2015 à 14:40 :
//CETTE IDEE ET BONNE.// MAIS DOIT ETRE FAITE AU NIVEAUX MONDIAL POUR ERADIQUE LA FAIN ET LA PAUVRETE DANS LE MONDE SI DES PAYS RICHE L A DOPTENT ILS VERRONT MOINS DE MENDIANTS DANS LEURS RUES ET PEUT ETRE MOINS DE VOL SET D AGRETION ? MEME SI 450EUROS ET UN MINIMUN QUI PERMETRAS A CEUX QUI L AURONS JUSTE DE QUOI SURVIVRE AVEC UN PEUT PLUS DE DIGNITE???
a écrit le 08/08/2015 à 14:34 :
450 euros c'est pas assez... essayez de vivre dignement avec ça !
Réponse de le 08/08/2015 à 20:49 :
Je pensais la même chose en lisant l'article, surtout s'il faut encore payer un impôt universel !
a écrit le 08/08/2015 à 13:38 :
je suis pour l'allocation universelle et je souhaite meme qu'elle soit doublée pour ceux vivant en dessous du seuil de pauvreté(900 euros)
Réponse de le 11/08/2015 à 9:08 :
c'est incroyable comme personne ne semble comprendre que le revenu de bas est par définition fixe est inconditionel.

c'est justement fait pour ne pas être une prime a l'échec.
ce n'est pas une prime pour les pauvres mais un socle de vie normale, pas luxueux, qui pousse les gens a n'accepter un travail que si ils estiment que l'agent vaut leur temps, pour se payer un peu de superflux...
une plus belle maison, de l'électroménager plus joli, des vacances...

effectyivement c'est probablement au alentours du smic, voire 1.5 smic, mais en supposant qu'on supprime toute les primes qu'on donne aux gens qui ont le smic parce qu'on peut pas vivre avec...
plus de logenment social (qui ne bénéficie qu'a certaions), de tarif réduits, de primes...
par contre chaque personne, enfant compris, a son RDB, ppour payer son logement, son école payante qu'il pourra choisir selon ses qualités et sa pédagogie,

notez que 1.5 smic ca semble énorm mais que ce que paye une entreprise est au delà de ce prix en moyenne (audela de 1.7 smic on paye plus de 100% de charges, 2 smig c'est 4 smig de cout... ) et que ca paye pour l'essentiel les primes dont je parle.

donc mettez 25% de TVA, 25% d'impots sur les revenus, redistribuez tout ca en RDB (en enlevant la partie régalienne de l'état, pas si grosses)
obligez les gens a payer tout au vrais cout (ils vont certainement économiser plus s'ils le payent, et mieux le choisir, d'ou des économies générales), et vous aurez
- des gains énomes en gaspillages parce que les gens ne vont consommer que ce dont ils ont besoin
- les gens vont bosser et entreprendre plus parce que tout sera clair (1 euro gagné c'est 75 centimes dans ma poche)
a écrit le 08/08/2015 à 8:13 :
Plus besoin de lire l'Humanité ,la tribune a pris la relève et nombreux de ses lecteurs et commentateurs ont un avis qui autre fois était qualifié de socialiste et qui aujourd'hui est majoritaire voire unanime au point qu'on ne peut même plus parler d'un discours de droite,il a disparu donc la pensée unique a gagné à force d'être proférée .La France est devenu marxiste sans le savoir à 100% de ses habitants et c'est très bien ainsi.
Réponse de le 08/08/2015 à 9:26 :
le jour où je suis marxiste. il neigera à Nice en plein mois de Juillet quand il fait 35 degré à l'ombre...
Réponse de le 08/08/2015 à 9:52 :
Je suis marxiste comme salarié et capitaliste comme client, c est le rêve !
Réponse de le 09/08/2015 à 9:00 :
Si les états envisagent cela, ce n'est pas par doctrine sociale. C'est tout simplement par pragmatisme. En effet, si on souhaite sauver la planète, on ne peut pas continuer à augmenter la production car la pollution augmentera d'autant. Ce qui implique de réduire le travail en permettant à la population de continuer à vivre, ou alors tu préfères qu'on ré-ouvre les camps de travail ?
a écrit le 08/08/2015 à 7:18 :
Que les états le souhaitent ou pas, ils n'ont pas le choix car la richesse produite profite aujourd'hui aux spéculateurs. L'économie s'en trouve ralentie, créée du chômage et l'insécurité grandie. Si les riches veulent continuer à vivre librement parmi nous sans s'enfermer dans des bunker, ils n'ont pas d'autre choix que de redistribuer pour que l'économie ne cale pas.
a écrit le 07/08/2015 à 20:57 :
Attendons de voir les resultats de l experience qui se passe actuellement au Pays-bas avant d emmettre un avis.

Comme tjrs, les sujets importants qui passent inapercus sur les autres medias trouvent une place ici sur la Tribune.

Et c est pour ca qu on l aime :-D
a écrit le 07/08/2015 à 19:47 :
Vivre dignement... avec 450 euros ? Soit moins de la moitié du seuil de pauvreté...
"Mal nommer les choses c'est ajouter à la misère du monde" écrivait A. Camus.
Il pourrait ajouter que le débat est vraiment mal engagé.
Réponse de le 11/08/2015 à 9:14 :
effectivement 450 euro c'est pas un revenu de base, sauf si on arrive a proposer un mode de vie à 450 euro par mois sans la moindre aide sociale ni subvention...

ca veut dire 150-200 euro de loyer , et en france la législation ne permet pas de louer un truc à ce prix dans une ville où il y a du travail.
Mais si on propose sans subvention des "hotel de base" rentables à 5-7 euro la nuit, pourquoi pas.

c'est vrai que le confort sera pas 5 étoiles, mais on n'aura pas autant peur du chomage qu'aujourd'hui, et on aura malgré tout une envie de bosser ...

néanmoisn je pense que (en région parisienne) un RDB audessu ldes 1000-1500euro est plsu raisonable.
je rappelle que c'est sans aides sociale, logement social subventionné (le low cost par contre est bienvenu).
a écrit le 07/08/2015 à 19:27 :
Ce genre de concept appliqué en France serait vite perverti. Taxer la droite productive pour protéger la gauche improductive reste la structure du système politique français combien dégueulasse. On comprend pourquoi ce pays s'enfonce....
a écrit le 07/08/2015 à 19:13 :
le rmi a bien ete invente par les liberaux... pour eviter aux gens de tomber si bas que c'est un desastre economique et social de les relever
rien a voir avec l'ideologie socialiste qui consiste a creer des poches d'assistes qui ' voteront bien' ( comme on disait du bon vieux temps de la NSDAP, quand on arretait les voitures au carrefour , apres ' le vote juste' - et qques marches des SA- !!!) et assureront in fine le reve de Lenine, avoir suffisamment de pauvres pour pouvoir passer au but ultime de la societe ' le socialisme' ( pour ceux qui voient les references bibliographiques)
quant a l'idee de ' dividende social,' concept on ne peu plus debile, je me dis que c'est pour faire de tous ' un sale actionnaire negrier', qui finira ruine, comme bcp d'actionnaires( ce dont on ne parle pas bcp! meme a la sncm ils commencent a comprendre!!! ;-))))))) )
sacrifier les jeunes a ce point est a degueuler, c'est pas ma philosophie...
Réponse de le 07/08/2015 à 20:23 :
Oh là là... Vous devriez éviter d'afficher ce que vous arriver à penser, cela ferait le plus grand bien à votre image...Et dire que ce type a le droit de vote...
Réponse de le 08/08/2015 à 7:56 :
Très bon raisonnement dommage de ne pouvoir débattre plus par commentaire interposé

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