Les prix alimentaires mondiaux ont chuté de 19% en 2015

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L'indice le plus en baisse en 2015 a été celui des céréales.
L'indice le plus en baisse en 2015 a été celui des céréales. (Crédits : Reuters)
L’indice FAO des prix des produits alimentaires est en baisse en 2015, pour la quatrième année de suite. Les prix ont baissé en décembre sur toutes les catégories de produits, sauf le sucre et les huiles végétales.

La baisse des prix des produits alimentaires se poursuit. En recul pour la quatrième année de suite, l'indice FAO des prix des produits alimentaires, publié jeudi 7 janvier, a chuté de près de 19% sur l'ensemble de l'année 2015. Cet indicateur, calculé tous les mois par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), prend la mesure de la variation d'un panier de denrées alimentaires, réparties en cinq catégories.

Baisse de 1% en décembre

Au mois de décembre, l'indice FAO a enregistré une baisse de 1% par rapport à novembre, avec un recul du prix de tous les produits alimentaires du panier, à l'exception du sucre et des huiles. Sur l'ensemble de l'année 2015, l'indice a chuté de 19% par rapport à 2014. L'organisation internationale explique la continuité de cette tendance à la baisse :

"L'abondance de l'offre dans un contexte de demande hésitante à l'échelle mondiale et d'affermissement du dollar explique la faiblesse généralisée des prix des produits alimentaires en 2015."

-15,4% pour les céréales, -15,1% pour le lait et la viande

Les céréales sont la catégorie de produits qui a enregistré la plus forte baisse, avec un recul de 15,4% en 2015. Les cours du blé ont notamment subi une pression à la baisse en raison des "perspectives d'un gonflement de l'offre sur les marchés mondiaux suite à la suppression des taxes à l'exportation en Argentine", explique la FAO. En 2015, les prix des produits laitiers ont reculé de 15,1% par rapport à 2014. Ils enregistrent la moyenne annuelle la plus basse depuis 2009, notamment tirés vers le bas par la chute des prix des laits en poudre, desquels la demande mondiale se détourne toujours plus. L'indice des prix de la viande a, lui aussi, reculé de 15,1 % par rapport à 2014, avec la moyenne annuelle la plus basse depuis 2010. Au mois de décembre, les prix de la viande ont reculé de 2,2 % par rapport à novembre, chutant dans les quatre catégories de viande, en particulier la viande ovine, la viande bovine et la viande porcine. La chute de la demande d'importation de viande bovine aux États-Unis, cristallisant la concurrence accrue sur d'autres marchés, ainsi que la hausse soudaine de la production de porc dans l'Union européenne, faisant baisser les prix intérieurs comme à l'exportation, ont notamment joué à la baisse sur les prix des produits carnés.

-19% pour les huiles, -21% pour le sucre

L'indice des prix des huiles végétales a enregistré en décembre, par rapport à novembre, une hausse de 2,1 %. Le prix de l'huile de soja, qui a atteint son plus haut niveau depuis six mois, suite à l'incertitude sur les récoltes de soja au Brésil, a été le principal facteur de cette hausse. Sur l'ensemble de l'année 2015, l'indice des huiles a cependant chuté de 19% par rapport à l'année précédente, la moyenne annuelle des prix des denrées étant la plus basse depuis 2009. L'indice du sucre a reculé de 0,5 % en novembre, en raison, la aussi, des appréhensions dues au retard dans les récoltes au Brésil, qui ont connu un excédent de pluies. Les prix du sucre baissent toutefois de 21% par rapport à 2014.

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Commentaires
a écrit le 10/01/2016 à 9:53 :
LES SPECULATEURS SONT ALLEZ JOUEZ ALLIEURS? L ENERGIE ACTUELLEMENT DOIT ETRE PLUS SPECULATIF AVEC LA GUERRE DU PETROLE???
a écrit le 08/01/2016 à 18:47 :
"bizarre" que nous n'ayons RIEN constaté de cette baisse, NOUS, CONsommateurs...
a écrit le 08/01/2016 à 16:25 :
Voici des informations de qualité ! On entend parler d’une réforme de Doha, on aurait signé un accord international pour la suppression des SUBVENTIONS PAC. Aurons-nous alors qu’il y aurait un déclin agricole, des tractopelles dans les préfectures ? Par ailleurs, pouvez-vous commenter ce qu’on publie en presse numérique sur le pib par tête en $ constant 2000 en PPA : l’Amérique, l’Australie, le Canada, le Japon, la Corée, l’Allemagne feraient en 2014 un produit supérieur à celui de 2007 à un niveau record et la France serait à 1,1% en dessous à 37218 contre 37641 en 2007 et pour les Allemands 43444 et 52118 pour les Américains. L’Angleterre serait aussi en dessous, à 37614 soit -1,5%. La Belgique, la Suisse, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, l’Irlande seraient en dessous à un niveau proche et le Portugal à -6,0% l’Espagne à -7,4% l’Italie à -13,2% la Grèce à -24,4%. La France est-elle leader des stagnants ? L’Europe ne devrait-elle se remettre en cause en termes de performance économique, de définition du terme croissance, libertés des prix et supériorité des marchés sur les administrations, entreprises du secteur productifs à l’export comme origine de la croissance et des échanges au lieu de produire des dettes qui baissent les revenus en favorisant la consommation au pib qui provient du travail, de l’innovation et de l’investissement avec une monnaie stable, des budgets à l’équilibre en période de croissance et une augmentation du taux d’emploi avec une saine stimulation de l’activité boursière au lieu d’investissements improductifs en logements chers, un soutien substantiel à l’industrie dont on dit qu’elle produit un effet d’entrainement sur l’emploi, une baisse des prélèvements et dépenses afin d’obtenir un bon classement idh, soit plus de consommation et moins d’administration au pib.
L'euro est-il un péril pour les européens?
a écrit le 08/01/2016 à 15:44 :
La baisse des prix est liée fortement aux baisses des spéculations conduites depuis San-Francisco quand les fonds sont déplacés sur d'autres marchés comme la Bourse par exemple. Pour autant, les prix finaux des produits n'ont pas réellement baissé pour les consommateurs dans leurs magasins (pain, céréales pdj, lait, viandes, etc...). Les producteurs eux ont vu leurs prix de vente rabotés ce qui posent question sur les marges en cascade des acteurs des filières.

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