Les sanctions commerciales contre la Russie seront-elles bientôt levées ?

 |   |  1281  mots
Les relations commerciales entre la Russie et la France sont en passe de se normaliser
Les relations commerciales entre la Russie et la France sont en passe de se normaliser (Crédits : © POOL New / Reuters)
La levée des sanctions commerciales prises par les Occidentaux contre la Russie se précise. Ce serait une bouffée d'air pour les éleveurs français. Seule condition : les engagements pris dans le cadre du protocole de Minsk doivent être respectés.

Encore quelques mois à attendre pour les éleveurs. Alors que les manifestations d'éleveurs mécontents se multiplient en Bretagne, la levée prochaine de l'embargo russe sur les produits agroalimentaires français pourrait, si elle se confirme, leur donner une bouffé d'air.

En déplacement à Moscou pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie a indiqué que la France visait la levée " l'été prochain " des sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie en raison de la crise ukrainienne, à condition que les accords de Minsk soient respectés.

" Nous sommes inscrits dans un processus, celui de Minsk, qui scande les relations entre la Russie et l'Union européenne, entre autres ", a-t-il déclaré à des hommes d'affaires français réunis à l'ambassade de France, en référence aux accords signés début 2015 dans la capitale biélorusse pour régler le conflit dans l'Est de l'Ukraine.

Respecter les engagements pris à Minsk

" Mais il y a des relations qui ont commencé bien avant, qui doivent se poursuivre parce que l'objectif de ce processus c'est le retour à la normale. Et l'objectif que nous partageons toutes et tous, c'est de pouvoir lever à l'été prochain les sanctions, parce que ce processus aura été respecté ", a expliqué le ministre de l'Economie.

Pour mémoire, l'Union européenne et les Etats-Unis ont décidé la mise en place de sanctions commerciales contre la Russie depuis l'annexion de la Crimée en mars 2014 par Moscou. Les Occidentaux veulent également limiter le rôle présumé de la Russie dans le conflit avec les séparatistes prorusses de l'Est de Ukraine, conflit qui a déjà fait plus de 9.000 morts. Ces mesures, qui visent les secteurs de la banque, du pétrole et de la défense, ont été prolongées fin décembre pour six mois alors qu'elles devaient arriver à échéance fin janvier.

La Russie n'est pas restée les bras croisés. Elle a répliqué en appliquant un embargo sur la plupart des produits agroalimentaires européens, qui touche notamment les agriculteurs français.

Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'une levée de l'embargo est évoquée. En novembre, Manuel Valls, le Premier ministre français avait déjà envisagé l'éventualité d'une levée de ces mesures de rétorsion, sans toutefois préciser de calendrier. "Mais Moscou doit remplir sa part du contrat (...) qu'elle a signé dans le cadre des accords de Minsk" sur l'Ukraine, avait-il souligné devant les députés français.

Vendredi au Forum économique de Davos, John Kerry, le secrétaire d'Etat américain a estimé que les sanctions pourraient être levées " dans les prochains mois " si Moscou appliquait "complètement" ces accords signés en février 2014 dans le cadre du protocole de Minsk par les présidents ukrainien Petro Porochenko, russe Vladimir Poutine, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

Ces accords prévoient la suppression de toutes les armes lourdes dans une zone démilitarisée de 30 kilomètres au niveau de la ligne de contact entre les deux armées, l'interdiction d'opérations offensives, l'interdiction des vols de jets de combat sur la zone de sécurité, le retrait de tous les mercenaires étrangers de la zone de conflit et la mise en place d'une mission de l'OSCE pour veiller au respect du Protocole de Minsk.

Des relations qui se normalisent

La fin des mesures de rétorsion commerciale s'inscrit dans le cadre de la normalisation en cours des relations entre la Russie, les pays de l'Union européenne et les Etats-Unis. La Russie est fortement engagée dans la lutte contre Daech en Syrie et en Irak aux côtés des forces armées françaises et américaines. Exemple de cette collaboration militaire, les navires russes assurent la couverture de l'aviation embarquée du groupe naval français..

En septembre, Emmanuel Macron avait reçu son homologue russe Alexeï Oulioukaïev. Ce lundi, pour la première fois depuis septembre 2013 se tient le Conseil économique, financier et commercial entre les deux pays. Une coopération qui s'est brutalement dégradée depuis. " Les échanges commerciaux franco-russes ont atteint 17 milliards d'euros en 2014, en baisse de 6,6% par rapport à 2013. Cette diminution est principalement due à la contraction des exportations françaises vers la Russie (-12,1% à 6,7 milliards d'euros). Les importations françaises de produits russes accusent également une légère baisse sur la période (-2,6% à 10,3 milliards d'euros) ", explique le Quai d'Orsay.

En raison de l'embargo frappant les produits alimentaires tricolores, le décrochage est parfois spectaculaire dans certains secteurs. Si les exportations de céréales, de vins, de laits et fromages et de boissons distillées n'ont pas beaucoup varié depuis 2014, celles de viandes de boucheries, de légumes et melons, de porcins vivants ont nettement reculé. Dans ce secteur précisément, les exportations se sont repliées d'environ 12% entre 2014 et 2015.

L'économie russe est en récession

Il n'y a pas que les éleveurs français qui se réjouissent de cette hypothétique levée des embargos. L'économie russe souffre à la fois des sanctions commerciales et de la dégringolade des cours du brut. Après avoir stagné en 2014, le PIB a reculé de 3,7% en 2015. En 2016, cette récession devrait se prolonger. Mi-janvier en effet, le ministère russe de l'Economie a revu à la baisse ses prévisions pour cette année. Il ne table plus sur une légère reprise de l'activité mais sur une baisse de 0,8 % à 1 % du PIB, dans son scénario le moins optimiste, en raison d'une chute attendue de la consommation, le pouvoir d'achat étant rogné par l'accélération de l'inflation. L'indice des prix à la consommation a augmenté d'environ 15% sur un an.

Selon le gouvernement, 14,1% de la population russe vivait en dessous du seuil de pauvreté, soit 20,3 millions de personnes fin 2015, contre 12,6 % de la population un an plus tôt, soit 18 millions l'année précédente. Sans surprise, la Russie inquiète les investisseurs. Depuis le début de l'année, l'indice RTS de la Bourse de Moscou, libellé en dollars, a perdu à près de 15 %. Jeudi, le rouble touchait un point bas inédit depuis 1998 face au dollar à 85,99 roubles pour un dollar.

La Crimée restera-t-elle russe ?

La levée de l'embargo sera donc la bienvenue. Reste une question. Le sujet Crimée est-il définitivement clos ? Toutes les mesures prévues dans le cadre du protocole de Minsk sont-elles respectées ? Les combats sporadiques restent nombreux. Par ailleurs, l'ouverture d'un nouveau conflit n'est pas à exclure puis l'Ukraine reste déterminée à récupérer la Crimée.

" Nous refusons de perdre la Crimée. Cette année, nous allons vraiment commencer à faire pression pour la récupérer ", a déclaré mercredi Natalia Iaresko, la ministre des Finances ukrainienne en marge du Forum économique mondial qui s'est ouvert à Davos. Pour l'instant, c'est la voie diplomatique que l'Ukraine a choisie. Natalia Iaresko a indiqué que Kiev demandera bientôt la tenue d'une conférence inspirée du processus entamé en 2014 à Genève. Russie et Ukraine s'étaient alors retrouvées en présence de médiateurs américains et européens. Moscou n'a pas tardé à répondre à la demande de Kiev. Le Kremlin a exclu la tenue d'une nouvelle conférence dans ce cadre. Signe que l'heure n'est pas vraiment à l'apaisement entre les deux pays, l'Ukraine a récemment décidé de ne plus fournir d'électricité à la Crimée, tant que la Péninsule ne lui aura pas été rendue. De son côté, Moscou ne veut plus fournir de gaz à l'Ukraine...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/01/2016 à 12:28 :
Eux-mêmes d'abord respecter de Minsk de l'accord. Votre client Kiev viole et tue des civils dans le Donbass.
a écrit le 26/01/2016 à 18:17 :
L'UE vient de prolonger les sanctions anti-russes de 6 mois . Les russes ont décidé de leur coté de prolonger leurs contres-sanctions de 12 mois . Un détail dont personne ne parle, car il prouve que les russes supportent assez bien la " punition " et saisissent l'occasion pour développer leur agro-alimentaire.
Qui est puni dans l'affaire ? Un excellent article de La Tribune du 9/2/15 chiffrait la perte pour l'UE à 21 milliards . Pour l'agriculture française, les pertes sont énormes mais la Commission européenne se garde bien de les chiffrer .
A qui les agriculteurs enverront la note, à Francfort ? à Washington ?
a écrit le 26/01/2016 à 16:36 :
L'on pourrait tout de même tirer quelque leçon des soixante dix ans de géopolitique depuis la seconde guerre mondiale. Les accords de Yalta ont bel et bien stigmatisé l'abîme entre l'Amérique et la Russie. Le consortium euro-américain du Vieux Monde affiche une vieille Europe engluée dans ses antagonismes hostiles avec à côté un grand Moyen-Orient dévasté au point d'en être devenu terroriste pour les Occidentaux.
Veut-on continuer la bagarre incessante entre clans de Yalta ?
Sinistre est cette Europe défigurée au point d'afficher pareilles horreurs de mentalités et de politiques telles que : le conflit sur des émigrés, de fait des rejetés des Etats, d'abord attirés puis refoulés ou enfermés ( Allemagne, Nord et Est de l'Europe, Sangatte puis
Calais, etc...) , ou telles que les comédies du foirail institutionnel de Bruxelles entre maquignons divergents ou aux antipodes ! Comment se sortir du pétrin de ce résultat de 71 ans d'après guerre ?
a écrit le 26/01/2016 à 14:54 :
Les russes ne sont pas enclins à lever leurs sanctions contres les européïstes. Ils ont en effet trouvé de nouvelles voies plus rentables tandis que leur développement interne s'en trouve amélioré fortement. Bien au contraire ils les accroissent en ne commerçant plus lorsque cela est possible qu'avec des entreprises russes ou tenues par des russes. Sur la politique internationale les occidentaux, n'osant plus contrarier les russes de peur de voir s'amplifier polémiques et conflits, suivent donc les russes qui sont par ailleurs seuls au sol dans les pays en guerre. Le rêve européïste s'épuise et de nombreuses populations se retournent vers l'ami russe qui constitue un socle modeste mais sérieux et fiable pour eux. Sans conteste Poutine a gagné la première manche. Saura-t-il conserver son emprise durant la seconde dont on voit poindre l'horizon ?
a écrit le 26/01/2016 à 14:28 :
voilà un précédent qui va faire réflechir : on peut annexer une région d'un pays voisin (avec un petit referendum à 99% histoire de se justifier), faire le dos rond pendant 1 an et demi de sanctions, puis hop, tout revient comme avant, mais avec un territoire plus grand.
ca va motiver les faucons de certains pays
Réponse de le 26/01/2016 à 16:16 :
"ca va motiver les faucons de certains pays "

Et les vrais aussi d'ailleurs
Réponse de le 26/01/2016 à 22:38 :
Voyez l'opinion de Giscard qui, lui, a pris la peine de se renseigner sur le sujet :

V. G. E. - Concernant le « retour » de la Crimée en Russie, très franchement je l'ai jugé conforme à l'Histoire. J'ai relu des livres décrivant l'histoire russe du XVIIIe siècle. La Crimée a été conquise sous le règne de Catherine II, avec l'action prédominante du prince Potemkine, lorsque la Russie descendait vers le sud en direction de la Turquie dans l'idée de reconquérir Constantinople. La conquête de la Crimée fut assez dure. Elle ne s'est pas faite au détriment de l'Ukraine, qui n'existait pas, mais d'un souverain local qui dépendait du pouvoir turc. Depuis, elle n'a été peuplée que par des Russes. Quand Nikita Khrouchtchev a voulu accroître le poids de l'URSS au sein des Nations unies qui venaient de naître, il a « inventé » l'Ukraine et la Biélorussie pour donner deux voix de plus à l'URSS, et il a attribué une autorité nouvelle à l'Ukraine sur la Crimée qui n'avait pas de précédent. À l'époque, déjà, je pensais que cette dépendance artificielle ne durerait pas. Les récents événements étaient prévisibles. D'ailleurs, le retour de la Crimée à la Russie a été largement approuvé par la population. Ce n'est que lorsque les problèmes se sont étendus à l'est de l'Ukraine qu'on s'en est inquiété... »


http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=146&id=1346&content=synopsis
a écrit le 26/01/2016 à 11:03 :
Honte à l UE et à la France d' avoir pris des sanctions contre la Russie !!!nous sommes vraiment à la botte des Etats Unis incapables de dire non !!De gaulle réveille toi!!!
a écrit le 26/01/2016 à 10:43 :
@1789 Les suiveurs ..suivent, Poutine se fout ouvertement de l' Europe, "quand j' ai quelque chose à demander aux européens, je me rends à Wahsington"...
a écrit le 26/01/2016 à 9:15 :
Il faut lever les sanctions contre la Russie, c'est une question de priorité. Nous menons une guerre contre Daesch, et nous perdons notre temps avec une politique anti-russe qui date des années 50. C'est stupide et destructeur. Certes les dirigeants russes ne sont pas exempts de toute critique, mais à tout ,il vaut mieux être à 50% dans une action positive qu'à 100% dans un ratage total.
a écrit le 26/01/2016 à 8:17 :
Ça dépend de l'oncle Sam, comme pour la vente ou l'embargo de matériel militaire . Et puis Fabius n'a pas dit son dernier mot, il recherche une ligne rouge dépassée.
a écrit le 25/01/2016 à 23:58 :
Heureusement que beaucoup de Français se rendent compte de la blague à propos des "communistes"...
a écrit le 25/01/2016 à 21:52 :
La chute de la maison russie.

Un peu moins de trois ans plus tard, la maison Russie a beaucoup perdu de sa superbe. Divisé quasiment par quatre, le cours du pétrole continue de baisser ; il a franchi en janvier la barre des 30 dollars le baril. Pour un pays dont l’or noir assure plus de la moitié des revenus budgétaires, la chute est rude, ajoutée aux sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Union européenne à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014. Après une année de récession, la Russie devrait de nouveau subir une contraction de 2,2 % de son PIB en 2016, selon la banque russe Sberbank, plus pessimiste encore que le Fonds monétaire international,...
Réponse de le 26/01/2016 à 10:48 :
23 % de chômage réel en FRANCE, 25 % de la population à la soupe populaire aux USA, c' est sûr que ça va mieux chez les atlantistes...

Bien plus que la problème chute des cours du pétrole, ce sont les taux d' intérêts élevés qui freinent la Russie.
Réponse de le 26/01/2016 à 11:50 :
@Berzoni: 1. Non, les taux élevés sont un problème en Russie, certes, mais c'est la chute du pétrole qui détermine la situation économique du pays. L'argent pétrolière est un multiplicateur puissant là-bas. Pour ce qui concerne les crédits, il faut mentionner aussi comme problèmes la difficulté d'obtenir un crédit à longue terme et un comportement spécifique de nombreuses banques.
2. Etrangement vous ne mentionnez pas combien des travailleurs pauvres a la Russie, le niveau du salaire médiane etc.
a écrit le 25/01/2016 à 20:41 :
Il est trés curieux qu'on ai jamais su dans le detail quelles étaient les sanctions prises contre la Russie ? Poutine lui a fait la liste en direct à la télé des sanctions russes contre l'Europe !Dans la meme émission de télé il disait avec un air narquois que si les echanges commerciaux avec l'Europe diminuaient ,paradoxalement ceux avec les USA augmentaient alors que les americains étaient censés eux aussi prendre des sanctions contre la Russie ! Beaucoup de pays se sont pressés à Moscou ,Israel ,l'Australie ,l'Argentine ext .....pour proposer leurs produits agricoles ,eux n'étant pas censés prendre des sanctions contre la Russie !Comme l'a dit un vice premier ministre russe '''nous sommes tout à fait capable de fabriquer tout ce dont nous avons besoin '''''.......L'actualité ,c'est Holande en Inde pour vendre des rafales mais l'Inde fabrique en coopération avec la Russie un avion de combat de 5 génération ( le rafale est un 4 + generation ) !Pour ceux que ça interrese ,cherchez avion de chasse T 50 ........
Réponse de le 26/01/2016 à 4:48 :
Excellent ! le T50 est une machine terrible !
Réponse de le 26/01/2016 à 11:04 :
@sez: Tout est connu sur les sanctions occidentales (ou au moins il e semble). Elles sont moins impressionnantes, car visent les personnalités et les entreprises ciblées en Russie. Pour ce qui concerne l'influence générale, la seule sanction sérieuse envers l'économie russe est le blocage des crédits longue et moyenne durée.
Pour ce qui concerne les échanges commerciaux avec les USA, cette information est fausse. Ils ont baissé aussi. Moins que ceux avec l'Europe, mais c'est normal, car beaucoup de produits de consommation viennent de l'Europe, pas des Etats-Unis.
L'avion T50 est loin d'être prêt, donc, il n'est pas encore fabriqué.
Réponse de le 27/01/2016 à 9:53 :
bien sur que nous n'aurons pas les details ...
pour les Rafales en Inde , il suffit de lire ( entre les lignes ) les communiqués : c'est clair ! et comme vous le dites , ce sont les russes qui vont avoir le marché .bon , pour l'Ukraine ( et les sanctions ), il va très certainement y avoir rapidement des changements notables au niveau du gouvernement en Ukraine ; celà va faciliter les choses .
a écrit le 25/01/2016 à 20:39 :
Il serait temps! Nos sanctions n'ont pas forcé les Russes à reculer (ils gardent la Crimée qui était russe de toute façon) mais en plus elles fragilisent un allié dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
a écrit le 25/01/2016 à 20:31 :
1. C'est le tour de l'Europe continentale de jouer "gentil policier". La fin des sanctions, c'est une carotte. Si quelqu'un n'a pas remarqué, les média anglais (+ certains américains, allemands etc.) ont clairement accusé Poutine d'être pédophile il y a quelques jours. Cela a été un bâton. Donc, tout cela , c'est juste un élément des négociations.
2. L’exécution des accords de Minsk signifie la fin définitive des "républiques d'Est", pour nombreux gens là-bas, c'est équivalent à la fin définitive de leurs vies. Certainement, le Kremlin avec sa puissante machine propagandiste peut sortir de cette situation délicate qui devra être expliquer à la population russe, mais le soucis est que ces accords ne garantissent rien au niveau du statut de la Crimée...
3. Même si les sanctions seront levées, vu la situation économique en Russie, on ne peut pas espérer une hausse sensible des exportations françaises (uniquement dans le cadre des accords politiques).
4. Chers commentateurs, qui critiquent sans cesse le gouvernement français et crient de la victoire russe! Désolé, mais vous ne comprenez strictement rien dans la situation. Je suis très loin d'être fan du gouvernement, mais dans cette histoire très complexe, ils s'en sortent plutôt bien.
a écrit le 25/01/2016 à 20:06 :
Il faut d'abord que l'on demande à nos Maîtres Américains quand même...
Réponse de le 25/01/2016 à 20:36 :
Pas de lève commercial pour la dictature ?
Réponse de le 25/01/2016 à 21:00 :
Bien vu 10/10
a écrit le 25/01/2016 à 20:03 :
dans ce monde de truants chacun joues ces cartes metresse afin de gagnier la partie,? mais quel et l enjeu prioritaire le commerce ou la lutte contre daech???
a écrit le 25/01/2016 à 19:34 :
Cet accord a tout l'air d'être une bataille de perdu face à la Russie. Cependant, l'Iran vient de nous ouvrir ses portes... Au regard du comportement des occidentaux généralement, la situation Iranienne est loin d'être acquise. Je doute fortement que la Russie en reste là.

Il est facile d'imaginer que le prochain conflit va venir de Syrie une fois l'EI écrasé, on est déjà dedans.

Tout dépendra de notre comportement vis à vis de la Chine et de l'Iran.

Cet héritage géostratégique puérile pourrait apporter son lot de crise, même si généralement les choses ont plutôt tendance à se détendre.
a écrit le 25/01/2016 à 19:25 :
Oui, compte là dessus letroll !
Tant que les gardes frontières ukrainiens n'ont pas récupérés leurs frontières et que les mercenaires (les vrais et les russes déguisés) ne sont pas rentrés à la maison avec leurs chars, c'est niet d'après Minsk-2.
Donc des milliers de mercenaires, des dizaines de milliers de systèmes d'armes.
Lorsque ces mercenaires quitteront la région, ils ne passeront pas inaperçus.
De toute façon ce n'est pas la France qui décide mais l'Europe, dont les pays baltes, la Finlande, la Suède, la Pologne, l'Autriche, la Roumanie, la Bulgarie et d'autres nations de l'est plus petites. Et la majorité absolue ne doit pas être loin!
Et puis des élections non bidonnées avec observateurs internationaux dans le Donbass.
Si j'étais l'Europe, je ne serait pas pressé, je laisserai le temps aux réfugiés, où qu'ils soient, est ou ouest, de récupérer leurs terres s'ils le désirent, et ensuite organisation du vote.
Reste la Crimée, et il n'est pas certain que l'Europe lâche le morceau!
Cela ouvrirait la porte à d'autres dérives russes.
La Chine doit observer les réactions de l'Europe à la loupe!
Et puis y'a récidive après la Géorgie en 2008. Le passif commence à être lourd.
Maintenant, l'Ukraine avec le libre échange UE (progressif) doit avoir voix au chapitre.
Réponse de le 25/01/2016 à 19:56 :
les accords minsk-2 ne sont pas respectés par les forces de Kiev dont le gouvernement n'a aucun intérêt à la paix , bien au contraire.
Kie est ruiné et ne survit que grâce au FMI qui a renié ses règlements pour continuer à financer un état complètement défaillant.
Il n'y a pas de "dérive" Russe, juste un effet d'aubaine qui a permis aux Russes de récupérer un territoire Russe, un peu comme quand la Géorgie a attaqué la Russie.
La France aurait eu tout intérêt à se désolidariser tout de suite de l'UE pour récupérer tout le marché russe.
Réponse de le 25/01/2016 à 19:58 :
si il y avait des milliers de soldats Russes avec des dizaines de milliers de système d'arme, il y a belle lurette que le problème ukrainien serait réglé :-)
Réponse de le 26/01/2016 à 0:11 :
@Alain d: Désolé, mais je vous pointe de niveau votre mensonge concernant la Géorgie. Vous êtes en contradiction avec l'avis officiel de la commission spéciale de l'UE qui a étudié le déroulement de la guerre 08/08/08. Le rapport de la commission est disponible en ligne. Ainsi, la crédibilité de vos autres propos est sous question (disons gentiment).
Réponse de le 26/01/2016 à 2:42 :
Ex-moscovite, qui espérez vous encore tromper ?
Réponse de le 26/01/2016 à 10:07 :
@Renard: Je me réfère à un document officiel européen qui est disponible en ligne (30 sec de recherche sur Google). Et vos sources? Où pour vous la propagande remplace le cerveau?
Réponse de le 27/01/2016 à 12:08 :
En 2008, le 08 aout, c'était le deuxième jour de la guerre, donc UE dans l’urgence a acté sur la forme, en ne maitrisant pas le fond.
Les aveux de votre maitre sont tombées en 2012, faites donc des recherches!
Réponse de le 27/01/2016 à 15:16 :
@Niala: Faux. 1. La commission spéciale de l'UE a travaillé après le conflit, donc, elle avait tout son temps pour le renseignement. Son rapport est disponible en ligne, vous pouvez le lire.
2. Je ne sais pas de quels aveux vous parlez. De plus, ce n'est pas mon maitre et je ne les aime pas les deux (si vous vous souvenez, le président de l'époque était D. Medvedev).
3. Dans les années 2000, Poutine méchant et agressif n'a fait que retirer les bases militaires russes de la Géorgie (les dernières en 2006 si je ne me trompe pas). Un vrai agresseur, quoi. Mais cela, vous ne connaissez pas. la propagande, c'est tellement plus facile à digérer.
a écrit le 25/01/2016 à 18:38 :
en gros on veut arrêter les sanctions parce qu'elles nous font trop de mal.
pas sur que ça suffise , nous avons perdu des marchés qui ont été pris par d'autres , le mal est fait.
a écrit le 25/01/2016 à 18:34 :
Déni de réalité de la part de nos politiques.. qu'avons-nous gagné dans cette affaire: la perte de la vente de nos bateaux, la perte de contrats pour nos agriculteurs, la fin du projet southern stream..et tout cela pourquoi? Pour des gens de Crimée qui en ont soupé du chaos ukrainien qui dure depuis bien trop longtemps, et qui voient bien la différence entre la Russie et l'Ukraine (il suffit de comparer les PIB par habitants). Il faut dénoncer l'immense gâchis de moyens qui est fait en Ukraine: les meilleurs sols du Monde! Nous avons besoin, c'est vital, d'une Russie forte, tenue, et qui se développe..mettre des battons dans les roues de ses dirigeants est tout simplement un enfantillage.. Impossible de comprendre les positions que les européens ont tenues..
a écrit le 25/01/2016 à 18:25 :
A vouslire on dirait que le problème vient de la Russie, Hollande est entrain de faire crever nos agriculteurs il est temps que cela cesse (hollande va demander la permission a Bruxelles ou a Obama) !!!!!!
a écrit le 25/01/2016 à 16:58 :
La levée de l'embargo sera surtout la bienvenue pour les pays occidentaux , dont la France. Je souhaite personnellement que les sanctions continuent parce que la Russie a besoin de réorganiser son économie pour ne plus jamais dépendre de la politique occidentale. Pour les importations, que l'on paie les Chinois ou les Français pour les mêmes produits, la différence est nulle. Mais, comme je viens de le dire, le mieux est encore de ne pas importer du tout et de produire dans le pays. La Russie le peut en se réorganisant :-)
a écrit le 25/01/2016 à 16:57 :
Ce n'est pas un choix facile mais c'est nécessaire ....

http://google.fr

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :