Pétrole : accord en vue entre pays Opep et non Opep pour soutenir les prix, selon le Venezuela

 |   |  446  mots
(Crédits : © Hamad I Mohammed / Reuters)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a assuré samedi qu'un accord était proche pour stabiliser les cours du pétrole. Son ministre du Pétrole est parti en tournée en Russie, au Qatar, en Iran et en Arabie saoudite pour discuter de cette stratégie pour enrayer la chute des cours du baril.

Les pays de l'Opep (comme le Vénézuela, l'Arabie saoudite...) et les pays producteurs de pétrole non membres de cette organisation (comme la Russie) sont "proches" d'un accord visant à stabiliser les prix du pétrole tombé récemment à des niveaux historiquement bas, a assuré samedi le président vénézuélien Nicolas Maduro.

"Nous sommes désormais proches de nous mettre d'accord entre les pays pétroliers de l'Opep et les non membres", a déclaré à la presse à Caracas le président vénézuélien, dont le pays est membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) précisant toutefois: "être proche ne veut pas dire que nous y sommes".

Relever les prix

Ces propos coïncident avec le voyage ce samedi pour la Russie du ministre du Pétrole et des minerais, Eulogio del Pino, puis au Qatar, en Iran, et en Arabie Saoudite pour promouvoir auprès de ces pays producteurs d'or noir, membres ou non de l'Opep, une stratégie pour enrayer la chute des cours et relever les prix.

Egalement président de la compagnie pétrolière publique PDVSA, Eulogio del Pino, doit rencontrer lundi le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, et mardi Mohammed Saleh Al-Sada, ministre de l'Energie du Qatar, avant de se rendre en Iran puis en Arabie saoudite.

 "Nous rencontrons quatre pays clefs, dans le cadre de la proposition formelle que le Venezuela a faite aux membres et non membre de l'Opep" pour relever les prix, avait déclaré vendredi Eulogio del Pino avant son départ.

La décision en novembre 2014 de l'Opep -sous la pression de Ryad- de ne pas réduire l'offre pour soutenir le marché en baisse a provoqué un effondrement des cours, tombés de 110 à 30 dollars le baril.

Baisse de la production?

Le Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves du monde, mène en vain, depuis plus d'un an, une campagne pour lutter contre la chute des prix auprès de (Opep) à qui il a proposé la semaine dernière une réunion extraordinaire pour février.

Jeudi, le ministre russe de l'Energie avait indiqué que le cartel pétrolier voulait convoquer une réunion en février non limitée à ses membres et que Moscou était prête à y participer. Il a précisé que l'Arabie saoudite avait évoqué dans le passé la possibilité d'une baisse générale de production de 5%.

Ces déclarations ont entraîné un nouveau bond des cours du brut, au plus haut en trois semaines. Vendredi soir, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) dépassait les 33 dollars et celui du Brent, les 34 dollars.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/02/2016 à 11:18 :
Lis ses sons enrichies et la vu les cours les fondement c est bien fait aux d'es treiment des pauvres mois d armée
a écrit le 01/02/2016 à 10:02 :
J'ai des doutes. Pourquoi feraient-ils un cadeau aux Etats-Unis, au Canada, à l'Australie, aux producteurs asiatiques, à la Norvège ou même au Royaume-Uni qui reste un producteur important pour son propre compte?
Et puis quel intérêt puisque des nations vont augmenter leur production, l'Iran, le Soudan, la Colombie, le Canada (qui compte doubler), voir aussi du coté de l'Angola ou du Mozambique, etc..
Reste Syrie, Nigéria, Irak et Libye loin d'être au maximum à cause des guerres
Et pour le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, pas dans les négociations?
Vraiment des doutes!
Comme le suggère Eco 74, une association mondiale est possible! Mais combien de temps pour trouver un accord?
a écrit le 31/01/2016 à 14:36 :
Honnêtement les paroles des responsables de Venezuela sont à prendre avec des précautions. Peut-être ils parlent en faisant le réel du souhaitable. D'abord il faut attendre les réactions d'autres producteurs principaux du pétrôle.
Réponse de le 01/02/2016 à 10:04 :
@Ex-Moscovite
"Honnêtement les paroles" du ministre vénézuélien du pétrole en visite chez son homologue russe "sont à prendre avec des précautions".
a écrit le 31/01/2016 à 14:04 :
La naissance d'un nouveau cartel mondial !
Et probablement en toute légalité vis-à-vis du droit international du commerce.
Réponse de le 31/01/2016 à 17:56 :
Un cartel mondial qui agira au mieux pour perdre des parts de marché ?
Pourquoi pas ...
a écrit le 31/01/2016 à 13:29 :
Pourquoi remonté au prix le plus haut tous augmente et les gens en peuvent plus une augmentation entraine une autre augmentation et les salaire eut n'augmentent pas je me demande si les état ne veulent pas une guerre civile opinion personnelle

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :