Réduction du bilan, prévision de hausse des taux : la Fed amorce un retour à la normale

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La Réserve fédérale juge que les risques à court terme sur les perspectives économiques restent à peu près équilibrés et que l'évolution de l'inflation est suivie attentivement.
La Réserve fédérale juge que les risques à court terme sur les perspectives économiques restent "à peu près équilibrés" et que l'évolution de l'inflation est suivie "attentivement". (Crédits : Kevin Lamarque)
La banque centrale américaine a confirmé son intention de relever une troisième fois ses taux d'ici la fin de l'année. Elle a annoncé son plan pour réduire son bilan qui s'élève à 4.200 milliards de dollars.

La Réserve fédérale américaine a maintenu mercredi son principal taux directeur inchangé et a répété sa prévision d'une nouvelle hausse de taux d'ici la fin de l'année aux Etats-Unis malgré une inflation toujours éloignée de son objectif de 2%.

La Fed a aussi annoncé qu'elle allait commencer en octobre à réduire la taille de son bilan, pour 10 milliards de dollars (8,4 milliards d'euros) par mois, en ne réinvestissant pas une partie des titres arrivés à maturité.

Les nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Fed montrent que 11 des 16 participants jugent que le niveau "approprié" des "fed funds", le principal taux directeur de la banque centrale américaine, sera dans une fourchette de 1,25% à 1,50% d'ici la fin de l'année. Il se situe actuellement dans une fourchette de 1,00% à 1,25%.

L'évolution de l'inflation est suivie "attentivement"

"Le marché du travail a continué de se renforcer (...) l'activité économique s'est développée de manière modérée jusqu'à présent cette année", écrit la Fed dans le communiqué accompagnant sa décision. Elle juge que les risques à court terme sur les perspectives économiques restent "à peu près équilibrés" et que l'évolution de l'inflation est suivie "attentivement".

Les anticipations de hausses de taux restent en grande partie inchangées pour 2018, avec trois relèvements prévus. La Fed a en revanche ralenti le rythme anticipé de son resserrement monétaire pour la suite avec deux hausses de taux en 2019 et une seule en 2020. Elle a aussi une nouvelle fois abaissé son estimation du taux d'intérêt neutre à long terme, ramené de 3,00% à 2,75%.

Une réduction de 10 milliards de dollars du montant mensuel des réinvestissements de titres

Concernant la réduction de la taille de son bilan, qui a atteint environ 4.200 milliards de dollars en raison de la politique de rachats d'actifs conduite après la crise financière de 2007-2009, elle va dans un premier temps réduire de 10 milliards de dollars le montant mensuel de ses réinvestissements de titres arrivés à maturité.

Cette réduction va être amplifiée de 10 milliards de dollars tous les trois mois jusqu'à atteindre un plafond de 50 milliards, jusqu'à ce que le bilan ait été dégonflé de 1.000 milliards de dollars ou plus dans les années à venir.

Le dollar a gagné 0,7% après l'annonce

Le dollar et le rendement des emprunts d'Etat à long terme américains se sont orientés à la hausse mercredi après la publication du communiqué de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui montre que la réduction de son bilan débutera dès le mois prochain et que la banque centrale prévoit toujours de relever ses taux d'ici la fin de l'année.

Le billet vert, qui cédait du terrain avant la publication du communiqué, gagnait 0,7% vers 18h20 GMT face à un panier de devises de référence, ramenant l'euro sous 1,19 dollar. Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor à dix ans atteignait au même moment 2,2782%, au plus haut depuis le 8 août, contre 2,2375% juste avant le communiqué.

Les marchés actions, eux, ont cédé du terrain en réaction au communiqué: l'indice Dow Jones, inchangé avant les annonces de la banque centrale, perdait 0,12% et le Standard & Poor's 500 0,3%.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/09/2017 à 17:21 :
Pour un pays dont le seul modèle de croissance est l'endettement, c'est embêtant.
Réponse de le 02/11/2017 à 11:39 :
L 'endettement des USA inquiète moins les marchés que celui de la France .
a écrit le 21/09/2017 à 8:54 :
"Les marchés actions, eux, ont cédé du terrain en réaction"

Y a t'il quelque chose de plus réactionnaire que les marchés financiers finalement ?
a écrit le 21/09/2017 à 6:06 :
Il ne veut rien dire cet article , ou se situe l'info ?

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