L'Etat islamique revendique les attentats à Djakarta

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Une fusillade était toujours en cours une heure et demi après la série d'explosion.
Une fusillade était toujours en cours une heure et demi après la série d'explosion. (Crédits : Reuters)
La capitale indonésienne a été la cible d'une série d'explosions, suivie d'une fusillade. D'après un bilan non officiel, trois civils et trois policiers auraient été tués. La police a repris le contrôle de la situation et évoque l'action d'un groupe lié à l'Etat islamique.

Article publié le mercredi 14 janvier 2016 à 8h47, mis à jour à 12h46

L'attaque qui a fait six morts jeudi à Djakarta a été revendiquée par le groupe Etat islamique, via une agence de presse proche de l'organisation, rapporte l'agence Reuters en fin de matinée.

"Les combattants de l'Etat islamique ont mené cette attaque ce matin en visant des étrangers et les forces de sécurité chargées de les protéger dans la capitale indonésienne", rapporte ainsi l'agence Aamaaq sur le service de messagerie instantanée Telegram.

Le chef de la police de la capitale indonésienne, Tito Karnavian, a également estimé que le groupe fondamentaliste sunnite était "certainement" responsable de cette attaque menée par plusieurs hommes armés.

Sur place, un porte-parole de la police de Jakarta, Muhammad Iqbal, a annoncé la fin des opérations, mais la situation reste confuse à Jakarta.

Plusieurs fortes explosions suivies d'une fusillade ont retenti jeudi dans le centre de Djakarta, ont constaté des journalistes de Reuters, et au moins trois policiers et trois civils ont été tués, selon un porte-parole de la police indonésienne. Le porte-parole a déclaré qu'au moins une des explosions pourrait avoir été provoquée par un kamikaze.

Entre 10 et 14 assaillants

Une fusillade était toujours en cours près d'une heure et demi après la première détonation, a indiqué un journaliste de Reuters. Selon la chaîne Metro TV, qui cite la police, entre 10 et 14 assaillants auraient participé à ces attaques.

La télévision indonésienne a évoqué un total de six détonations et un photographe de Reuters a vu trois corps allongés sur le sol devant un café de la chaîne américaine Starbucks détruit par une des explosions. Une fusillade a éclaté après l'explosion et le journaliste a vu les forces de sécurité pénétrer dans le café et mettre en joue un homme se trouvant sur le toit.

Poste de police détruit

La police de Djakarta avait auparavant indiqué sur son compte Twitter qu'une des explosions avait eu lieu devant le centre commercial Sarinah, au centre-ville, près du bureau des Nations unies qui a été bouclé par la police. Selon les médias locaux, le poste de police situé devant le centre commercial a été détruit. "Un policier a été abattu sous mes yeux", a déclaré un témoin à la télévision.

Une autre explosion a été signalée par les médias locaux à Palmerah, dans la banlieue ouest de Djakarta, sans que l'on sache si elle était reliée aux autres. La police a dit ne pas être en mesure de la confirmer.

Les derniers attentats de grande ampleur dans la capitale indonésienne remontent à 2009, lorsque des bombes avaient visé les hôtels JW Marriott et Ritz Carlton. En 2002, un attentat contre une boîte de nuit revendiqué par un groupe lié à Al Qaïda avait fait 202 morts sur l'île de Bali.

Tous les Starbucks fermés jusqu'à nouvel ordre

Le géant américain Starbucks a annoncé jeudi la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" de tous ses cafés de Jakarta, après les attaques qui ont notamment frappé une de ses enseignes dans la capitale indonésienne.

"Ce magasin et tous les autres magasins Starbucks de Jakarta demeureront fermés, par mesure de précaution, jusqu'à nouvel ordre. Nous suivons de près cette situation", a annoncé le groupe dans un communiqué émis de son siège à Seattle.

(Avec Reuters)

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