Trump nomme une ex-mannequin comme dir'com

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Âgée de 28 ans, Hope Hicks va devoir gérer la communication d'une présidence chaotique.
Âgée de 28 ans, Hope Hicks va devoir gérer la communication d'une présidence chaotique. (Crédits : Reuters)
La nouvelle responsable de la communication de la Maison-Blanche Hope Hicks est la troisième personne à occuper officiellement ce poste en seulement huit mois de mandat présidentiel.

C'est un poste à haut risque à la Maison-Blanche. Hope Hicks vient d'être confirmée à son poste de directrice de la communication par le président américain. Elle tenait cette fonction depuis le début du mois d'août par intérim et les mois qui arrivent devraient être périlleux pour cette jeune femme de 28 ans au parcours politique quasiment vide.

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Hope Hicks en compagnie de l'ancien stratège en chef du président américain Steven Bannon à la Maison-Blanche au mois de février dernier. (Crédits : Jim Bourg/Reuters).

Une égérie des publicités

Hope Hicks est née à Greenwich, une ville de 60.000 habitants située dans le sud-ouest du Connecticut en 1989. Lors de son adolescence, elle a participé à des campagnes publicitaires pour des marques comme Ralph Lauren. Elle finit par délaisser les studios photos pour se consacrer à ses études supérieures d'anglais à l'université méthodiste de Dallas.

Elle a par la suite était embauchée dans la grande agence Hiltzik Strategies, spécialisée dans les relations publiques. Cette firme possède une clientèle fortunée composée entre autres de stars d'Hollywood, de grands chefs d'entreprise. La société gère également l'image de la Trump Organization. En 2012, elle rencontre la fille du milliardaire Ivanka Trump qui l'embauche pour promouvoir sa ligne de vêtements en 2014. Elle devient ainsi employée de la Trump Organization et se lie d'amitié avec Ivanka Trump.

Une confiance totale

Au début de l'année 2015, Donald Trump l'appelle directement pour lui proposer un poste dans son équipe de campagne. Elle accepte rapidement la proposition du républicain qui lui accorde une confiance totale selon le New York Times. L'ancien directeur de campagne et ancien conseiller des conservateurs aux Etats-Unis Paul Manafort a indiqué que "son rôle le plus important était son lien avec le candidat.[...] Elle l'avait totalement compris". Elle va ainsi s'occuper des relations presse du New-Yorkais pendant une campagne riche en rebondissements.

> Lire aussi : L'ancien directeur de campagne de Trump dans la tourmente pour son passé tumultueux

Si la presse américaine rappelle régulièrement que l'ancien top-modèle n'a pas d'expérience en politique, son passé familial pourrait l'aider à gérer les situations de crise. En effet, la jeune femme fait partie de la troisième génération de sa famille à représenter des clients puissants mais très controversés. Son grand-père a dirigé les relations publiques de la grande firme pétrolière Texaco dans les années 1970 en pleine crise de l'or noir. Plus récemment, son père a été vice-président de la communication et des affaires publiques de la célèbre National Football League  (NFL) comme l'indique sa biographie. L'image de cette instance sportive a été entachée par de nombreux scandales.

Un poste très instable

Depuis la prise de fonction officielle de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier dernier, les personnes à la tête de la communication se succèdent à un rythme effréné. Hope Hicks vient ainsi remplacer l'ancien de Goldman Sachs, Anthony Scaramucci. Ce dernier a été limogé le 31 juillet dernier par Donald Trump, dix jours seulement après sa nomination, en raison de ses propos obscènes à l'égard d'autres responsables de la Maison-Blanche. Le conseiller et stratège Steve Bannon avait fait l'objet de fortes critiques dans un entretien accordé à un journaliste du New-Yorker. Ce qui avait précipité le limogeage de Scaramucci.

Anthony Scaramucci Trump

Homme d'affaires et ancien banquier, Anthony Scaramucci a été nommé directeur de la communication de la Maison-Blanche le 21 juillet. (Crédits : Reuters/Yuri Gripas).

Plus tôt dans l'année, Michael Dubke a également démissionné après seulement trois mois passés à son poste. Dans une note à ses collègues publiée par le New-York Times, Michael Dubke a expliqué que les raisons de son départ étaient "personnelles".

"Cela a été un grand honneur de servir le président Trump et son administration. Cela a également été un plaisir de travailler au quotidien avec le staff de la communication et du département de la presse. La Maison-Blanche est remplie d'hommes et femmes qui travaillent durement pour le gouvernement américain."

> Lire aussi : Le directeur de la communication de Trump renonce à son poste

Si le poste de directeur de la communication de la Maison-Blanche paraît moins exposé que celui de porte-parole, il présente de nombreux risques dans une présidence marquée par beaucoup de fuites dans la presse et de messages compulsifs postés sur Twitter par le chef d'Etat.

> Lire aussi : La guerre de Trump contre les médias en cinq actes



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Commentaires
a écrit le 14/09/2017 à 17:21 :
Et en plus il a du DSK le gars...

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