Trump ou le rêve de l'âge d'or isolationniste des Etats-Unis

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Donald Trump a promis de rendre sa grandeur aux Etats-Unis. Réaliste ?
Donald Trump a promis de rendre sa "grandeur" aux Etats-Unis. Réaliste ? (Crédits : MIKE SEGAR)
Le succès de Donald Trump reflète la situation d'une Amérique qui a perdu le contrôle de l'économie mondiale et voudrait revenir à ses origines : un développement autonome. Mais cette tentation n'est que le revers d'une impuissance qui ne saurait être résolue par le programme du milliardaire.

Comme souvent, c'est un faisceau de causes qui a mené le milliardaire démagogue Donald Trump à la Maison Blanche le 8 novembre 2016. Mais, pour comprendre ce phénomène, il peut être utile de le replacer dans un contexte plus large. Ce contexte est celui du déclin de l'hégémonie des Etats-Unis sur l'économie mondiale. En 2013, deux économistes, Peter Temin, du MIT, et David Vines, de l'Université d'Oxford, ont publié un livre titré The Leaderless Economy* (« L'économie sans dirigeant »), dont la thèse faisait de la crise déclenchée en 2007 non pas une simple crise économique, mais une « crise de fin de régime », celle qui sanctionne la fin de la domination économique des Etats-Unis sur le monde. C'est dans ce contexte qu'il faut aussi comprendre l'ascension de Donald Trump et son programme.

Une « crise de fin de régime »

Pour les deux économistes, il faut distinguer deux types de crises. Celles, « ordinaires », engendrées régulièrement par le fonctionnement même du système capitaliste, qui apparaissent souvent comme de simples « incidents de parcours ». Ainsi de la « bulle Internet » de 2000-2001 ou la récession du début des années 1990. Mais, précisent-ils, « il existe des crises qui jettent l'économie mondiale dans le désordre », ce sont les crises de « fin de régime » qui apparaissent « seulement quand le régime qui gouverne l'économie mondiale est incapable de fournir la direction nécessaire ». Selon eux, cette direction est le fruit d'une hégémonie où « l'hégémon », le dominateur, « peut promouvoir une certaine coopération entre les nations ». Certes, cette « coopération » est souvent dans son intérêt propre, mais elle permet de dépasser les crises capitalistes et d'assurer le retour à une certaine prospérité commune. Selon Temin et Vines, le Royaume-Uni a été "l'hégémon" de l'économie mondiale jusqu'à la première guerre mondiale. Les Etats-Unis ont pris le relais après la seconde guerre mondiale. Entretemps, il y a eu une période de transition chaotique marquée par la crise de 1929 que les deux auteurs perçoivent comme une « crise de fin de régime ». Car lorsque l'hégémonie manque, une récession profonde est inévitable.

L'hégémonie post-Bretton Woods

La mondialisation entamée dans les années 1990 était encore le fruit de l'hégémonie des Etats-Unis. Après la fin du régime de Bretton Woods en 1971 et la crise pétrolière de 1973, l'économie étasunienne a conservé sa domination en imposant une vague de libéralisation des échanges et de l'économie intérieure, notamment dans le secteur de la finance. Ces nouvelles bases ont permis aux Etats-Unis de demeurer "hégémon" en compensant par les flux financiers un déficit commercial croissant. A ce moment, l'agenda étasunien pouvait encore assurer une « coopération » à l'économie mondiale puisque cette mondialisation pouvait alors apparaître comme « heureuse » : la croissance était là et elle semblait profiter à tous. Mais dans les pays développés, et particulièrement aux Etats-Unis, le recul des fonctions productives était compensé par le crédit, public et privé.

Les deux économistes soulignent trois éléments qui ont joué dans ce sens. D'abord, la suppression sous la présidence de Bill Clinton en 1999 du fameux Glas-Steagall Act, qui interdisait outre-Atlantique la fusion entre la banque d'investissement et la banque de détail qui a développé encore la financiarisation de la croissance des Etats-Unis en permettant de distribuer massivement du crédit. Ensuite, les baisses d'impôts de la présidence de George Bush en 2001 et 2003 qui ont également contribué à alimenter le secteur financier et la recherche de la performance. Enfin, la politique monétaire d'Alan Greenspan qui a donné la matière première nécessaire à ce mécanisme de compensation. Comme l'a souligné Yanis Varoufakis dans son "Minotaure Planètaire", l'économie mondiale « était alors fondée sur le flux constant d'un tribut versé par la périphérie au centre impérial, tribut qui a soutenu le renforcement mutuel entre le double déficit des Etats-Unis et la demande générale de biens et services dont bénéficiaient les pays excédentaires ». C'était là le système « coopératif » mis en place par « l'hégémon » étasunien après l'effondrement de Bretton Woods.

Le roi est nu

La crise de 2007 est celle de ce système de croissance menée par la finance. Le recyclage des excédents germano-chinois par le déficit étasunien, phénomène alimenté par la finance n'est plus possible. Le secteur financier cale et ne peut plus soutenir la demande. La vérité des effets du modèle mis en place précédemment a été dévoilée : faiblesse des investissements privés et publics, désindustrialisation, progression des inégalités, atonie de la productivité. D'où le sentiment de « crise » qui perdure dans l'économie des Etats-Unis depuis dix ans et qui aura pesé lourd le 8 novembre au moment du vote.

Hégémonie en panne

Mais il y a évidemment plus. Depuis le début de la crise, les Etats-Unis n'ont pas été capables de rétablir un ordre économique. Economie très dépendante de l'étranger pour ses fournitures et son financement, elle n'est plus en mesure d'imposer ses choix. Surtout, elle a manqué de propositions concrètes pour construire un nouveau modèle. Nulle part ailleurs que dans la crise de la zone euro cette impuissance  n'est apparue aussi clairement : jamais Washington n'a été capable d'imposer une solution acceptable pour l'économie mondiale. Elle a laissé l'Allemagne agir contre les intérêts de l'économie mondiale, provoquant une rechute de la croissance en 2010-2011. Pas davantage, les Etats-Unis n'ont été capables de réformer la finance pour favoriser l'investissement mondial. Les Etats-Unis ne sont clairement plus "l'hégémon" du monde économique, mais la Chine n'est pas encore assez puissante et l'Allemagne n'en a ni les moyens, ni la volonté. Bref, l'économie mondiale est sans tête et, si l'on en croit Vines et Temin, c'est une des raisons de la persistance de la crise.

Un slogan qui a fait mouche

Dans ce contexte, auquel il faudrait ajouter une certaine impuissance géopolitique, le slogan de Donald Trump, « rendre sa grandeur à l'Amérique » (« Make America great again »), a dû résonner de façon particulière aux oreilles de biens des électeurs aux Etats-Unis. Ce terme « again » soulignait à la fois la réalité de la perte d'influence des Etats-Unis et la nostalgie de son emprise passée sur le monde. La stratégie du candidat républicain était donc une promesse de mettre fin à ce déclin. Mais, paradoxalement, Donald Trump ne promettait pas, comme Ronald Reagan en 1981, de redonner aux Etats-Unis le pouvoir sur le monde, il promettait de recréer une grandeur de l'intérieur. Autrement dit, le nouveau président n'entend pas résoudre la question de l'absence d'"hégémon" dans l'économie mondiale, il tente d'extirper les Etats-Unis de ce problème en le plaçant en dehors de la problématique mondiale.

L'âge d'or du protectionnisme étasunien

En cela, la référence de Donald Trump est le parti républicain archaïque, celui qui a dominé la vie politique étasunienne de la fin de la guerre de sécession en 1865 jusqu'à la crise de 1929. Ce parti a construit la « grandeur » des Etats-Unis en restant hors du jeu économique mondial. Durant cette époque, les Etats-Unis étaient le pays le plus protectionniste du monde. A l'abri de droits de douane élevés et moyennant des impôts faibles, le pays s'est développé rapidement pour devenir la première économie du monde durant la deuxième partie du 19e siècle. Mais, quoique gigantesque, l'économie des Etats-Unis n'était alors pas mondialement hégémonique parce qu'elle se développait en vase clos. Même après la première guerre mondiale, alors que l'Europe était exsangue, les trois présidents républicains, Calvin Coolidge, Warren Harding et Herbert Hoover, ont conservé cette politique. Warren Harding a ainsi relevé les droits de douane sur les produits agricoles pour faire face à la récession de 1921 et a réduit les impôts pour favoriser les investissements intérieurs.

« L'achéo-républicanisme » de Donald Trump

Donald Trump a fait de cette époque une forme d'âge d'or sur le plan économique. Un âge où les Etats-Unis pouvaient prospérer par eux-mêmes et se protéger des crises « importées ». Il a donc endossé les habits de cet « archéo-républicanisme » qui tranche évidemment avec le républicanisme des ères Reagan et Bush Junior. Les Etats-Unis veulent être grands pour eux-mêmes et non plus pour le monde, comme jadis. Ce développement en interne pour répondre à une stratégie de mondialisation qui a fragilisé une grande partie de la population- ainsi que l'économie - a naturellement séduit ceux qui regrettent le déclin étasunien et ceux qui le subissent. On comprend ainsi mieux le décalage entre le vote des électeurs aux Etats-Unis, où l'on a pu être séduit par ce discours, et les vœux majoritaires à l'étranger, où l'on recherche en vain un "hégémon" pour l'économie mondiale.

Une stratégie gagnante ?

La stratégie de Donald Trump est-elle possible ? Les Etats-Unis peuvent-ils s'extirper de leurs responsabilités et vivre en vase clos ? La situation de 2016 est en tout cas très différente de celle des années 1865-1929. D'abord parce que le pays était alors porté par la conquête de terres quasi vierges et par une forte poussée démographique explicable par... l'immigration. Une immigration que refuse aujourd'hui Donald Trump. Ensuite, parce que l'économie mondiale disposait alors d'un « hégémon », le Royaume-Uni, qui imposait ses règles en imposant partout ses capitaux. Les capitaux britanniques ont ainsi joué un rôle important dans le développement des Etats-Unis.

Or, comme le soulignent Vines et Temin, l'économie mondiale est sans tête et donc sans ressort. Certes, les Etats-Unis peuvent espérer combler par eux-mêmes une partie du déficit de demande mondiale, mais ils ne le peuvent pas seuls : ils ont besoin des capitaux étrangers et donc d'une certaine ouverture de l'économie, et ils ne disposent pas actuellement d'un potentiel productif suffisant pour répondre à cette demande. Sortir de la mondialisation prendra forcément du temps et nécessitera un ajustement du modèle de croissance des Etats-Unis, notamment par une réorientation de la finance vers l'économie réelle. Or, le milliardaire a renoncé à toute pression sur le système bancaire, bien au contraire il semble vouloir s'appuyer sur lui. Ses baisses d'impôts risquent donc de venir alimenter d'abord la demande de rendements financiers.

Il ne restera plus alors du programme de Donald Trump que le refus d'assumer l'hégémonie sur l'économie mondiale, un refus qui sera en fait l'écho d'une impuissance incarnée par l'administration démocrate. En réalité, les deux partis étasuniens apparaissent comme les deux versants d'une même réalité : l'incapacité de trouver un nouveau modèle pour une économie mondiale qui n'a plus que les dépouilles du système d'avant 2007 pour croître. Ni Hillary Clinton, ni Donald Trump n'avaient en réalité les clés d'une situation qui semble échapper à tout le monde.

 * Peter Temin & David Vines, The Leaderless Economy, Princeton, 2013, 315 pages.

+ Retrouvez notre Dossier PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2016

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Commentaires
a écrit le 14/11/2016 à 23:51 :
L AMERIQUE SOUFRE DE MANQUE DE MATIERE PREMIERE. NOTAMENT DE PETROLE? ET POUR Y PARVENIR IL ONT SOUVENT ETAIS CHERCHER SES MATIERES PARS DES CONFLIES MEUTRIER EN DEHORS DE LEURS TERRITOIRE? EN PRETENDANT QUE CETAIT POUR AIDE CES PAYS? L ARMEE ET LA VENTE D ARMES ONT TOUJOURS ETAIS LEURS FORCES? AUJOURDHUI LEURS LES CARTES CHANGENT DE MAINS DEVANT L UNION DES EMERGENTS QUE SONT L UNION DES BREXITES? ( CHINE RUSSIE ET INDE°) ET L EUROPE ET LA FRANCE NE CONPREND PAS CELA ET CONTINUE A AVOIR DES OEULIERES?TRUNPH LUI LA BIEN CONPRIS??? J ATTEND LA SUITE AVEC INPATIENCE CAR LE MONDE VAS CHANGER DE BASSE? LE FERONS T IL SANS GUERRE? ??
a écrit le 13/11/2016 à 15:44 :
Avant de parler des US, encore faudrait-il que les rédacteurs d'articles aient un tant soit peu de connaissances historiques. Washington et Hamilton n'ont jamais souhaité venir au secours de l'Europe, ou ni même souhaité devenir citoyen français en août 1792 sans qu'on leur demande leurs avis. Les US ne sont entrés en guerre qu'en avril 1917 et en décembre 1941 en raison de leur politique de neutralité. Les US ont donc eu, tout au long de leur existence, une politique "isolationniste". Ils ne l'ont d'ailleurs jamais fait sans arrière pensée, car les Européens ont dû payer à chaque fois. Louis XVI a financé leur combat pour l'indépendance, alors que les Américains reprennaient le commerce avec les Britanniques moins de 6 mois après la fin des combats (Louis XVI de Jean Christophe Petitfils); pour asseoir l'hégémonie politique des US en 1919 (Paris 1919 de Margaret Macmillan) et la suprématie économique en 1940 (https://www.youtube.com/watch?v=JxpiJnd-oOY). On ne peut toutefois leur reprocher de défendre leurs intérêts, le malheur, c'est que nos dirigeants récents (hormis De Gaulle) ne défendent pas les nôtres :-)
a écrit le 13/11/2016 à 10:47 :
On lui prête beaucoup. Il ne fera pas grand chose comme son prédécesseur. Il se contentera de protéger ses affaires et celles de ses copains....pour le reste....le peuple americain va vite déchanter...en Europe il y a après chaque election la même désillusion 2.0, c'est à dire qu'elle arrive au bout de 3 petits mois et non plus au bout de 3 ou 4 ans....
a écrit le 13/11/2016 à 2:58 :
La seule chose qui puisse être en croissance permanente dans le monde des physiciens est l'entropie. Une civilisation doit reposer sur un ordre, plus ou moins "moral". L'économie "pure", sans limites, sans fondements, a comme seul destin le désordre général croissant.
a écrit le 12/11/2016 à 21:50 :
J'ai travaillé avec la famille Trump, notamment lors de la construction de la tour Trump a Chicago. Le pere est charismatique, tres exigeant, stratege, direct et franc du collier. Il laisse les gens le critiquer, le moquer, mais n'oublie jamais, comme il dit : "I draw an invisible target sign on their forehaed, I'm the only one who can see it, they never know they have it". Rancunier ? Non, il apprecie la loyauté, une valeur qui n'existe pas en politique. Son clan est efficace (surtout sa fille Ivanka), precis et pragmatique. Certes il a fait des erreurs, mais les medias, la caste des politiciens et des bien pensants l'a largement sous estime et le sous estime encore. The under dog is now sitting at the White House, let the show begin, watch and learn people.
a écrit le 12/11/2016 à 16:04 :
Le prochain (et proche) problème sera la pénurie de pétrole, et la fin de la bulle de schiste US. Avec des centaines de milliards de dollars qui s’évaporent.
Le pic de pétrole est une réalité, masquée par une surproduction conjoncturelle (retour de l’Iran, Libye) menée sur des vieux champs pétrolifères. Et la guerre commerciale USA-Russie+Arabie Saoudite.
On n’a jamais trouvé aussi peu de pétrole depuis 70 ans.
Réponse de le 12/11/2016 à 17:50 :
Tant que les découvertes et la production couvrent la consommation il n'y a pas pénurie.
Or, il existe des gisements potentiels énormes qui n'ont pas encore été explorés et mis en production. Les ressources en Méthane sont également considérables si l'on y inclut les hydrates de carbone.
Et je ne parle pas du charbon dont les réserves représentent 2 siècles de consommation actuelle.

En fait la limitation pour le siècle à venir est à la fois économique et écologique. A savoir que l'utilisation des ressources fossiles a toutes chances de nous rendre la planète invivable et que les énergies renouvelables sont déjà compétitives du point de vue financier.

Sinon, il fait comprendre que la courbe des consommations est en train de s’aplatir. Nous consommons moins de pétrole parce que nos véhicules ont une meilleure efficacité énergétique et que nous sommes en train de diversifier nos sources.
a écrit le 12/11/2016 à 10:10 :
Avec le Brexit et Trump c'est fin de la surpuissance américaine et le réveille des autres grandes région économique, tout bon pour le business l'industrie et services en Europe ;))
a écrit le 11/11/2016 à 20:06 :
Presque "amusant" de revivre ce qui c'est passé en 1929... Si ce n'est que 1) un Roosevelt n'est plus possible 2) malgré Roosevelt, la guerre fut lancée par les banques. Rappel historique : recherchez Ferdinand Pecora par le moteur Ixquick. Mais vous risquez d'être pisté par la nsa.
a écrit le 11/11/2016 à 19:32 :
Pourquoi cette nécessité d'hégémonie économique mondiale ? L'hégémonie militaire US elle même contestée et le dollar flanche sérieusement. Pourquoi ne pas admettre que ce personnage caricatural dit qq vérités : l'économie globalisée c'est + de 60.000 usines fermées aux EU et 5 millions d'emplois industriels détruits en 15 ans.
Une immigration massive qui amène 11 millions de clandestins sans droits dont profite le patronat pour le dumping social . Elle en a parlé Ste Hillary ? Pourquoi les médias taisent que Trump remet en cause les 3 principaux traités de libre-échange que les gouvernements négocient dans le dos des peuples ?
Non, ils se limitent aux propos sexistes et racistes du candidat. En y ajoutant le protectionnisme qui devient isolationnisme, il n'y a plus qu'à interroger M. Le Pen à la TV (France 2) pour comprendre que hors de la mondialisation heureuse représentée par " l'hégémon " américain, point de salut : c'est l'extrême-droitisation. Ça promet pour nos prochaines élections !
a écrit le 11/11/2016 à 18:32 :
Il ne faut pas oublier qu'il y avait deux autres élections cruciales en meme temps que la presidentielle ,celles du Congrés et celle du Senat .Et là aussi les americains ont votés republicain alors que le Senat semblait etre promis aux democrates .La victoire de Trump est donc portée par une vague republicaine plus que par la personnalité trés contestée de Trump ,c'est donc la defaite d'Obama et des democrates .De plus le monopole americain aprés l'effondrement de l'URSS avait fait naitre la domination américaine sans partage .Il est acté deja depuis plus de 10 ans que le monde va devenir multipolaires dans tous les domaines ,et que la montée en puissance de la Chine avec un budget militaire à deux chiffres donne des sueurs froides aux americains .Bien sur ,technologiquement ils dominent sur le materiel militaire ,mais les écarts sont fait pour etre comblés .Les USA se redeploient en Asie et ce n'est que le debut .L'Amerique sait faire de la croissance seule ,bien que ......,mais elle perd de la substance économique et financiere étant obligé de faire de la place à ceux qui émergent !On ne peut exporter et fermer ses frontieres ,mais l'Europe pourrait se saisir de l'opportunité d'un raidissement americano/chinois,serra t elle saisir l'occasion .....
a écrit le 11/11/2016 à 18:03 :
Il ne faut surtout pas voir dans le discourt de Trump un isolationnisme façon 1930 .Les USA ont signé avec un certain nombre de pays des accords de defense mutuels .Ce que dit Trump a ses alliés ,c'est que l'Amerique paie beaucoup trop pour assurer leur sécurité ,et que sans remettre en cause les accords signés,il faudra qu'ils mettent plus la main à la poche, qu'ils depensent plus pour leur sécurité ,c'est tout .Il y a une arriere pensé dans tout ça, si ces pays augmentent leurs budgets militaires ils se tourneront vers l'industrie militaire américaine .Notons que de ce point de vue ,la France quatrieme exportateur d'armement pourrait y trouver son compte .N'oublions pas que en ce qui concerne la sécurité en Europe notre continent est le plus nucléarisé au monde et que toutes les bases de l'Otan ont des armes nucléaires americaines ,les forces de frappes française et anglaise ne sont pas intégrés à l'Otan les forces conventionnelles oui .Au niveau économique le fait que les USA soient le premier marché au monde (ou second )va permettre à Trump de hausser le ton vis à vis de la Chine et d'obtenir des rééquilibrages ,Reagan l'avait obtenu en son temps avec le Japon !Aprés l'outrance il mettra de l'eau dans son vin mais ça serra l'Amerique d'abord ....ce sur quoi il a été élu .......
a écrit le 11/11/2016 à 14:58 :
Le hasard n'existe pas. Quand nos journalistes cesseront d'être de simples caisses de résonances des sondages ou bien simplement la voix de leur maître ils retrouveront peut-être le chemin de ce que doit-être vraiment un journaliste. M Godin je vous apprécie et c'est pour cette raison que je lis la tribune mais éviter d'écrire "le milliardaire Trump" car madame Clinton ne fait pas dans la misère et son argent ne vient pas toujours de son travail.
a écrit le 11/11/2016 à 14:39 :
Je lis avec attention tous les articles écrits depuis le vote américain. Je suis stupéfait qu'il n'y ait pas une seule ligne sur la crainte de la menace terroriste pour expliquer une partie du vote US. Depuis 2007, il n'y a pas eu que les soubresauts de l'économie que vous décrivez mais aussi de la géopolitique et la montée de l'EI. L'absence d'attentats ces dernières semaines ont-ils fait oublier chez les observateurs cette menace structurelle? Ou y-a-il d'autres raisons?
Si on estime que la crainte du terrorisme ait pu jouer sur le vote en faveur de Trump, cela remet en cause, ou du moins modère largement, tout ce qui est dit depuis 3 jours sur les conséquences de la mondialisation financiarisée, même si celles-ci sont réelles mais n'expliquent pas tout.
Réponse de le 12/11/2016 à 10:44 :
Il y a 12 000 homicides par arme à feu tous les ans aux USA, ils n'en sont pas à quelques morts en plus ou en moins.

Et pus rappelons que les attentats commis aux USA par des groupes se réclamants du racisme blanc et de l'extrême droite (des partisans de Mr T) ont tué près de 180 personnes et blessé prés de 700 personnes depuis 1995, avec un attentat majeur à Oklahoma City (168 morts, 500 blessés).

La question du terrorisme sur ce territoire ne peut donc pas se réduire à l'islamisme.
a écrit le 11/11/2016 à 14:28 :
Le problème n’est pas seulement américain mais occidental Europe, mais également d’autres pays comme le Japon et moindre pour l’instant l’Australie. Le refus des politiques dans leur ensemble de voir mais aussi d’accepter que les pays dits à une certaine époque émergeants voulaient eux aussi vivre de matérialisme. Le politique a confié les rennes de l’économie aux banques et grands industriels qui bien sûr et on ne peut en vouloir à ces derniers de défendre avant tout ceux qui les portent. Des intérêts qui ne sont pas ceux de la majorité des populations, le politique est lui en place pour défendre ces population en évitant les dérives ce qu’AUCUN POLITICIEN DANS LE MONDE OCCIDENTAL A FAIT, voir les bulles immobilières, les bulles des nlles tehnos, les subprimes…..mais toujours payées par les citoyens. Les acteurs économiques qui ne sont pas les politiques ont imposé des institutions internationales comme l’OMC qui a régulé l’économie mais en faisant croire aux politiques qu’ils avaient la main. M. Lamy ex directeur de l’OMC formation S.po plus ENA carrière dans la haute fonction publique puis comme le veut ce chemin, la politique. Nous avons des parcours identiques aux US les grandes universités fournissent souvent le gros des troupes politiques comme en Angleterre et même en Italie et toute cette caste mondiale se retrouve dans les institutions , ONU, OMC, BANQUE MONDIALE, BCE, FED, Président de la commission Européenne, du Conseil européen etc d’ailleurs si on regarde le parcours de chacun il est le même. Le symbole en est Monsieur Barrosso un début dans le communiste comme beaucoup en Europe puis des études avec bien sûr un diplôme d’une grande université américaine puis politicien portugais puis président de la commission européenne et une fin de carrière dans une des plus influentes banques Goldman Sachs qui « ordonnent aux politiciens ». Grace encore une fois aux politiciens une banque intouchable preuve l’Europe aurait pu l’assigner en justice sur sa magouille de la Grèce mais non au contraire la Grèce continue de payer la dette des conseils de cette banque. Pour M. Barrosso homme de cette caste, la boucle est bouclée. Les politiques sont en fait les marionnettes des vrais acteurs économiques. Ces acteurs n’ont pas de patrie sauf peut-être les iles Caïmans, le Luxembourg, les îles Jersey/ Guernesey et autres….avec ce mépris pour ceux qui ne sont pas de la caste ou ceux qu’ils contrôlent et pilotent dont le politique. Aujourd’hui l’OMC ne suffit plus on préfère les CETA ou TAFTA pour encore mieux contrôler l’économie. Avec cette incroyable affaire, inimaginable, donner le pouvoir à une commission politico/financière pour élaborer un système de libre échange TAFTA dans le plus grand secret. Première nomination de M. Trump un secrétaire au trésor venant de de de JP Morgan comme chez nous M. Sapin prend comme conseiller un homme de de de Société Générale. Même ceux qui voudraient nous faire croire qu’ils sont autres chose prenons le FN M. Phillipot n°2 énarque et bien sûr suite logique haut fonctionnaire passe par M. Chevènement aujourd’hui en plein dans la politique et demain dans qu’elle institution ou banque? ou un nouveau, mon œil, M. Macron ENA, banque, politique demain ???? Cela peut-il changer non sauf si le citoyen choisit un jour de décider non pas par un bulletin, qui ne lui donne le choix que de choisir le moins pire (Mme Clinton/ M. Trump chez nous M.Sarkozy / M. Hollande 2012) et encore parfois influencer par les amis médiatiques, de prendre les commandes et de mettre au pouvoir une autre structure.
a écrit le 11/11/2016 à 14:09 :
"Elle a laissé l'Allemagne agir contre les intérêts de l'économie mondiale, provoquant une rechute de la croissance en 2010-2011." Mieux vaut lire ça que d'être aveugle, mais vu la germanophobie pathologique de l'auteur il ne faut s'étonner de rien alors que le reste de l'article était plutôt sensé. La rechute de 2010-2011 était due au fait que suite à la fraude grecque sur ses statistiques financières, un doute est né sur la capacité de certaines économies (Espagne, Portugal, Italie, France) à faire face au poids de leur dette très élevée. Ce doute a épargné évidemment l'Allemagne parce que suite à 10 ans d'effort elle avait réussi à restaurer sa compétitivité donc à retrouver la croissance notamment par la restauration de ses positions industrielles , et à rééquilibrer ses comptes publics donc à maîtriser sa dette. Il est probable que si l'Allemagne (qui avait loupé la reprise des années 2000) ne s'était pas imposé le traitement nécessaire en temps utile, ça n'aurait nullement évité la rechute de 2008-2010 qui aurait sans doute été plus grave encore.
a écrit le 11/11/2016 à 13:30 :
L'administration démocrate n'a pas été impuissante. Elle a rétabli la croissance, ramené le chômage à un niveau bas, sauvé l'industrie automobile US y compris en ayant recours à une méthode peu orthodoxe aux USA, la nationalisation temporaire de GM, elle a permis le développement des huiles et gaz de schistes qui a ramené les cours mondiaux du pétrole et du gaz à un niveau raisonnable et en tout cas garantit que ces cours le resteront. Le protectionnisme selon Trump nuira d'ailleurs surtout à ceux qui ont cru en lui. Prenons l'exemple de l'électronique grand public ou des téléphones portables, il est vrai principalement construits en Chine. S'ils sont taxés à 45% ça ne fera pas revenir leur production aux USA pour autant :
-d'abord parce que leur intelligence, le système, IOs ou Androïd, est déjà produite aux USA par Apple ou Google
-ensuite parce que de la même façon, les composants qu'ils contiennent sont souvent conçus aux US par des entreprises US, Qualcomm ou Intel par exemple. De même que leur design pour les produits Apple
-ensuite parce que la mise de fonds nécessaires pour produire par exemple les écrans LCD aux US serait démesurée pour servir le seul marché US ; les capacités mondiales en la matière sont plus que suffisantes et les USA, du fait des rétorsions que son protectionnisme ne manquerait pas de provoquer, ne pourrait pas exporter sa production
-ensuite parce que la Chine peut dévaluer sa monnaie pour compenser en partie la taxation protectionniste US
-ensuite parce que l'élasticité de la demande aux USA fait que, si le prix final au consommateur de ces produits venait à augmenter trop, les américains en achèteraient moins, avec comme conséquences :
*moins de rentrées de taxes à la consommation, bien au delà du produit de la hausse des taxes à l'importation
*pour tenter de maintenir les volumes les distributeurs devraient réduire leur marge avec pour conséquences des suppressions d'emplois et des bénéfices réduits donc moins d'impôts sur les sociétés.
Bref le protectionnisme version Trump sera s'il est mis en oeuvre un jeu perdant avant tout pour les USA eux-mêmes.
Ceci étant Trump est un pragmatique totalement dépourvu d'idéologie, de principes et de scrupules, on peut donc penser qu'il n'hésitera pas à prendre si nécessaire des décisions à 180° de ses engagements (même s'il a promis tout et son contraire). Tant pis pour ceux qui y ont cru, après tout comme disait le regretté Charles Pasqua les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Réponse de le 11/11/2016 à 19:25 :
Les peuples qui ont cru dans des leaders populistes s'en en général mordu les doigts.

Le problème c'est que les dégâts collatéraux ont largement dépassé les seules nations qui ont choisi ces leaders.
a écrit le 11/11/2016 à 13:19 :
"Une immigration que refuse aujourd'hui Donald Trump" ? Il est contre l'immigration illégale et n'a certes pas l'intention de rejeter les talents qui viendraient légalement. Mais bon, les bobos socialos nous la jouent à toutes les sauces cette rengaine :-)
a écrit le 11/11/2016 à 12:55 :
SI LE CAPITALIME EST EN FIN DE CROISANCE? IL FAUT ADAPTE NOS SOCIETES A LA DECROISANCE RAISONNE EN ATENDANT QU UNE HIPOTETIQUE AUTRE PLANETE SOIT ACCESIBLE ET HABITABLE? POUR L INSTANT IL FAUT LUTTEZ CONTRE LA DEMOCRAPHIE GALOPANTE ET NON CONTRUIRE DES MURS? ET EDUQUE LES GENS AU NON SENS DE L AVENIR RELIGIEUX EN PRATIQUANT LA L AISITE POUR LA PAIX ENTRE LES PEUPLES???
a écrit le 11/11/2016 à 12:53 :
Quelle claque prend leur image de marque quand même. On découvre que la prétendue super puissance est en fait remplie de gens qui ont une peur bleue, à juste raison, puisqu ils sont pauvres et sans aucun espoir. Un vrai géant aux pieds d'argile. C'est inquiétant au niveau géopolitique, il est probable qu'un ou plusieurs de leurs "amis" viennent les tester...
Jamais voter pour lui, mais quand on pense à Sarko l'américain, ça donne le vertige. Le gars c'est ça qui voulait pour nous, la France Forte qui disait, mdr.
a écrit le 11/11/2016 à 12:34 :
Il lui fallait un programme suffisamment brouillon pour que cela fasse penser à ses électeurs qu'il va être intransigeant avec les pouvoirs en place et ramener la croissance à son pays tout en lui laissant des portes sémantiques de sorties afin qu'il puisse dire aux éventuels journalistes lui posant des question pertinentes, c'est vrai ils ne sont pas nombreux: "Vous avez mal compris, avec vous les journalistes c'est toujours comme ça !" ou une formule du genre.

Les populistes de toutes sortes on les connaît, faire semblant de s'occuper de ceux qui votent pour vous tout en empochant le maximum possible pour soi.

Bref les électeurs de Trump se sont bien fait avoir mais peut-être que nous allons éviter une guerre grâce à leur incroyable naïveté.

Comme le dit Nietzsche, la vérité est locale et temporaire, belle illustration si c'est bien ça.

Un jour ou l'autre il va bien falloir que les commentateurs médiatiques valident le fait que l'on ne peut définitivement pas prendre aux sérieux les politiciens.
a écrit le 11/11/2016 à 12:28 :
Terrible de constater que Marx avait raison... Ha oui, pour rappel, un certain Roosevelt fut Président des us. Mais il ne faut surtout pas s'en souvenir...
a écrit le 11/11/2016 à 12:16 :
Il a raison et tout le monde le sait , mais pour des idées tiers mondialistes on le nie .
a écrit le 11/11/2016 à 12:09 :
Ah, le rêve de B.Tapie, arriver en avion de ligne privé prendre les rennes de la présidence. Avec 500 millions d'euros dans ce monde la, on est presque pauvre, je comprends son désarrois et ses rêves inaccessibles mais possibles aux états-unis par le rêve américain.
a écrit le 11/11/2016 à 12:02 :
Les banques françaises étaient ultra puissantes à la fin du long XIXeme siècle ( se souvenir des emprunts russes, ou du canal de Panama par exemple) et l'Allemagne avait dépassé l Angleterre au niveau industriel avant la première Guerre Mondiale (sans doute une des causes de cette dernière d'ailleurs). Je nuancerais donc beaucoup le rôle d'hégémon économique de l Angleterre en début du XXeme déjà...

Trump a fait moins de voix que Clinton et la moitié des électeurs ne votent pas, donc il faut s'abstenir de commentaires trop définitif. Qu'il y ait un rééquilibrage de l'économie mondiale c'est un fait et c'est totalement juste et logique. Que les occidentaux et au premier chef les Anglos saxons se punissent en plus à coups de dumping, de dérégulations et de toute puissance de la finance, ça ce n'est pas logique et c'est un choix politique. Donc aucune fatalité, mais ni la GB ni les US ne semblent vouloir vraiment changer.
Vous arrivez à cogner sur l'Allemagne (comme d'hab), mais au delà de son ordo libéralisme, elle porte d'autres valeurs (c'est Bismarck qui a mis en place la première "sécu" par exemple). Les US et la GB peuvent faire ce qu ils veulent, nous en UE on a besoin que l'Allemagne assume son leadership, de fait , dans sa plénitude pour créer notre modele ouvert et équilibré, apportant des protections contre le dumping néolibéral. Prendre en compte l'intérêt du peuple européen et entendre la colère au delà de celle de ses compatriotes, c'est un défi énorme. Pourra t elle y arriver? Je l'espère et elle trouvera en France, entre autres, l'aide dont elle a besoin.
a écrit le 11/11/2016 à 11:38 :
Journaliste toujours volontairement à coté de la plaque...

L'important, le primordial, c'est l'énergie ! aucune politique protectionniste ne peut fonctionner si vous importez votre énergie...

Or, les états-unis peuvent être totalement autosuffisant d'ici la fin du 1er mandat Trump, il suffit de faire quelques transferts, du diesel vers le gaz, en complétant par du biogaz, et d'ajouter de l'éthanol ou de l'isobutène à l'essence, et même si le nouveau président compte beaucoup sur le charbon, les nouveaux modes de production d'électricité, peuvent grandement l'aider dans quête d'indépendance...

Ensuite, les usa c'est presque 20 fois la France pour 5 fois sa population, avec presque tous les climats du globe...

A partir de là, tout ce que consomment les américains, est relocalisable !

Peut-être qu'ils devront importer du Titane et du cuivre, des terres rares aussi, mais ils sont producteurs d'avions et ont une industrie financière, ils peuvent même d'ailleurs devenir le plus grand Paradis fiscal du monde...

Relocaliser tout, c'est élargir l'assiette fiscale considérablement, ne plus jouer au gendarme du monde, c'est faire d'énormes économies, à partir de là, le problème du déficit public peut être résorbé très rapidement...

Et avec la robotisation, le problème de la main d'oeuvre ne se pose même plus...

L'hyper classe mondialisée qui emploie notre auteur, a grand peur de ce nouveau monde, c'est pourtant ce qui va arriver...

Et effectivement, le marché aux esclaves va se fermer aux usa en même temps que la frontière mexicaine, dur dur pour les marchands d'esclaves !
Réponse de le 11/11/2016 à 13:56 :
Je ne crois pas que tout soit relocalisable aux USA. La mise de fonds pour produire (pas pour concevoir, leur conception étant largement restée aux US) des produits ou composants électroniques est démesurée par rapport aux besoins du seul marché intérieur US. Sait-on par exemple que la production de toutes les dalles LCD mondiales (écrans de téléphones, de TV, d'ordinateurs, d'afficheurs divers) est le fait d'une petite dizaine d'usines, toutes situées en Asie du Sud Est (Chine et Corée du Sud principalement) et que la création d'une usine de plus aux USA par exemple en pousserait les prix à la baisse et que ladite usine, faute de débouchés n'aurait aucune chance d'être un jour rentable faute d débouchés suffisants vu la mise de fonds nécessaires ? De même dans l'aéronautique, industrie très concentrée (2 principaux constructeurs, Airbus et Boeing) mais totalement mondialisée et qui intègre des éléments venus d'un peu partout : en cas de protectionnisme US et de mesures de rétorsion, Boeing vendrait hors USA des avions assemblés en dehors des USA... et Airbus vendrait aux USA des avions produits aux USA. Bref, les promesses de Trump se briseront vite sur le mur des réalités. Mais comme c'est avant tout un pragmatique on peut raisonnablement penser qu'il ne cherchera même pas à les tenir.
Réponse de le 12/11/2016 à 7:50 :
Oui, l'important c'est l'énergie. Et c'est surtout la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie; il faut réduire le premier au détriment du second en basculant la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est un premier principe à respecter. A suivre...
Réponse de le 12/11/2016 à 7:57 :
Le deuxième principe concerne le chomage qui doit être considéré comme du temps de travail libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie et financé par une contribution de l'énergie. A plus...
a écrit le 11/11/2016 à 11:31 :
Le pétrole de schiste américain, et la révolution de l'automatisation (qui pourrait compenser une non-immigration) devrait rendre ces nouveaux temps possible.
L'avenir nous le dira, mais espérons que ça n'aille pas trop vite sinon les élections Française de 2017 s'en trouverons bouleversé...
a écrit le 11/11/2016 à 11:30 :
Adam Smith avait envisagé la possibilité que "le capitalisme s'oriente vers un état stationnaire ou en déclin, à cause de l'engorgement des marchés, de la croissance de la population, de l'épuisement des ressources naturelles, de la baisse des salaires et du taux de profit". Nous y sommes depuis un bon moment et nous arrivons à l'échéance. Trump restera comme le Président fossoyeur du capitalisme et des idées néo-libérales.

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