Trump veut supprimer l'Obamacare, mais peut-il le faire ?

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Horrible, désastreux. Durant, la campagne, Donald Trump s'est montré particulièrement acerbe lorsqu'il a évoqué l'Affordable Care Act.
"Horrible", "désastreux". Durant, la campagne, Donald Trump s'est montré particulièrement acerbe lorsqu'il a évoqué l'Affordable Care Act. (Crédits : MIKE SEGAR)
En dépit d'une majorité d'élus républicains au Sénat, Donald Trump ne pourra démanteler directement la réforme phare d'Obama, qui a permis à 12,7 millions d'Américains de bénéficier d'une assurance santé. Mais il pourra la vider de sa substance.

"Horrible", "désastreux". Durant, la campagne, Donald Trump s'est montré particulièrement acerbe lorsqu'il a évoqué l'Affordable Care Act (appelé Obamacare), l'une des réformes phares de Barack Obama. La supprimer est l'une des priorités du 45e président des Etats-Unis.

Qu'est-ce que l'Obamacare ?

Aujourd'hui, environ 12,7 millions de personnes bénéficient du programme Obamacare, réforme promulguée en 2010. Le programme Affordable Care Act est accessible aux citoyens pauvres. Il permet aux non-assurés de pouvoir souscrire à un contrat d'assurance maladie à un prix compétitif, et ce, quelle que soit leur situation professionnelle.

Ces assurances sont subventionnées en partie par le plan Medicaid, un programme fournissant une couverture maladie aux plus modestes.

Néanmoins, l'accès à l'Obamacare dépend en partie de l'engagement des assureurs privés. Or, ces derniers se désengagent du programme. Trois des cinq plus gros assureurs santé américains ont annoncé restreindre leur présence géographique dans ce programme, évoquant "des pertes financières et un marché à risque".

Pourquoi Trump veut-il supprimer l'Obamacare ?

"Ce système est désastreux. Vous le savez. Nous le savons tous." Donald Trump estime que l'Obamacare est trop onéreux pour les Etats-Unis, et évoque sur son site de campagne une "souffrance des Américains à cause du poids économique de ce programme".

L'Affordable Care Act pourrait représenter 110 milliards de dollars de dépenses en 2016, selon le Bureau bugétaire du Congrés américain.

A-t-il les mains libres pour le faire ?

Plusieurs élus républicains n'ont pas soutenu Donald Trump pendant la campagne présidentielle. Mais la suppression de l'Obamacare semble faire l'unanimité dans le camp du GOP (Grand Old Party), et est évoquée comme une priorité par plusieurs d'entre eux.

Si les républicains sont majoritaires au Sénat, avec 51 sièges, Donald Trump aura besoin de 60 votes pour supprimer cette réforme phare de Barack Obama. C'est le nombre de voix nécessaires pour contrer une probable "procédure d'obstruction parlementaire" engagée par les démocrates, explique Austin Frakt, un économiste spécialiste de la santé américain.

Ainsi, il devrait passer par une procédure de démantèlement des éléments clé de l'Obamacare, grâce à la possibilité d'appliquer des rectificatifs budgétaires. Il pourra ainsi couper les fonds nécessaires au subventionnement du plan pour le rendre accessible à la population, ou encore baisser les financements dédiés au Medicaid.

Et après ?

Le nouveau président des Etats-Unis veut permettre aux personnes souhaitant s'assurer par leurs propres moyens de le faire grâce à des baisses d'impôts.

"Nous allons travailler avec le Congrès pour nous assurer de la mise en place d'une série de réformes suivant les principes du marché libre et qui rétabliront les principes du marché libre et la sécurité à tout le monde dans ce pays."

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Commentaires
a écrit le 14/11/2016 à 8:35 :
Obamacare partait d'un bon principe mais les résultats ont été catastrophiques. Beaucoup de petits retraités ont vu leurs cotisations doubler ou tripler. Des salariés ont vu leur franchise de remboursement d'assurance maladie passer de $500 à $5000. Les petits entrepreneurs ont vu leurs tarifs exploser avec un service calamiteux (standard téléphonique saturé, résiliations sauvages, remboursements refusés sans raison, perte de dossiers...). Bref une usine à gaz mise en place en dépit du bon sens par les socialos américains qui n'ont rien à envier à nos socialos français. Du coup, les gens sous Obamacare cotisent obligatoirement des sommes folles et ne demandent même plus à être remboursé car faire une demande de remboursement relève du parcours du combattant.
Contrairement à se qu'écrit La Tribune, Obamacare ne concerne pas les pauvres qui ont un système de santé à part pris en charge intégralement.
a écrit le 13/11/2016 à 14:51 :
Mais bien sûr qui'il le peut! Mon instiste à Guéret préfecture de la Creuse nous disait "Vouloir c'est pouvoir" CQFD
a écrit le 12/11/2016 à 8:45 :
C'est sûr que les pauvres qui paient peu d'impôts vont d'un coup avoir les moyens de payer une assurance hors de prix alors que les classes moyennes américaines ont déjà du mal et cela restera le cas même après des baisses d'impôts vu le coût très élevé des assurances santé aux USA et comme les patrons ne voudront pas d'un coup payer une assurance à leurs employés alors qu'avant ls ne voulaient pas (et d'autant moins avec une administration républicaine les choyant).
Réponse de le 14/11/2016 à 9:39 :
Vos remarques font partis des poncifs véhiculés par la presse française subventionnée et dont La Tribune n'est jamais exempt. Les "pauvres" Etats-Uniens pour reprendre le langage journalistico-socialo-bobo bénéficient d'un programme d'aide d'assurance maladie appelé Medicaid qui se traduit par la gratuité des soins. Obamacare n'a rien à voir avec Medicaid. Une question du style du prix du ticket de métro posée à un journaliste serait qu'elle est la différence entre Medicaid et Obamacare ?
a écrit le 12/11/2016 à 8:39 :
Le gars il fait immédiatement du népotisme en plaçant ses 3 fils et son gendre dans son équipe à la maison blanche. La famille Trump va pouvoir se gaver ! En Europe ce serait un scandale en raison du conflit d'intérêt mais tout le monde s'en fout aux USA. Pas la même mentalité.
Réponse de le 13/11/2016 à 14:58 :
Il faut balayer devant sa porte: et Ségo la bravitude et Hidalgo la matadore etc etc C'est quoi d'après vous?
a écrit le 12/11/2016 à 8:32 :
Cette Obamacare n'a rien à voir avec notre sécurité sociale, cela ressemblerait plutôt à une usine à gaz. Par exemple pour que le salarier puisse en bénéficier, il faut qu'il travaille 30 heures par semaine, résultat beaucoup ne sont embauché que pour 28 ou 29 heures par semaine.
1) le salarié ne bénéficie pas de l'obamacare
2) il perçoit un salaire moindre.
Réponse de le 12/11/2016 à 10:08 :
1) Les américains cumulent souvent plusieurs jobs, et font souvent plus de 40 h par semaine.

2) Donc au prétexte que le système ne fonctionne pas à 100%, il faudrait renvoyer 13 millions d'américains dans le désert médical?

Je pense que les USA devraient plutôt s'interroger sur les mécanismes qui font que leur santé leur coute le double en % de PIB que le Luxembourg, la Finlande, le RU ou le japon.
Est ce que ça ne serait pas justement parce qu'il est largement privatisé?
Réponse de le 12/11/2016 à 12:05 :
je n'ai pas dit qu'il fallait le supprimer, mais que ce système était loin d'être parfait. Effectivement, les Américains cumulent plusieurs jobs, mais s'ils ont plusieurs employeurs avec pour chacun moins de 30 heures... résultat, ils n'ont pas de couverture sans compter comme vous le précisez que le fait que ce système soit largement privatisé augmente le coût de manière très importante.
a écrit le 12/11/2016 à 8:30 :
Suite 2. Evidemment, il faut respecter l'équité par une allocation à caractère universel.
Réponse de le 13/11/2016 à 12:50 :
@gépété: allocation universelle à contribution universelle, OUI. Maintenant, s'il s'agit de taxer les mêmes pour donner des allocations à ceux qui ne contribuent pas, c'est NON. Je suis pour l'aide ponctuelle parce que tout le monde a des hauts et des bas dans la vie, mais certainement pas pour l'assistance permanente ou pour le versement de deniers publics à des gens qui n'ont jamais contribué !!!
Réponse de le 13/11/2016 à 15:00 :
C'est cela: un toit pour tous un emploi pour chacun! Et quoi encore?
a écrit le 12/11/2016 à 8:19 :
Suite. De toute façon, c'est le consommateur final qui a la charge du prélèvement. Il faut taxer la consommation d'énergie, qu'on le veuille ou non. C'est une nécessité. Et en plus, cette taxe sur l'énergie est favorable à notre survie en protégeant le climat tout en étant favorable à notre bien être.
a écrit le 12/11/2016 à 8:07 :
Le problème est lié au financement, sur la production, c'est à dire à la charge des entreprises, ou sur la consommation, à la charges des consommateurs. Il faut financer les charges sociales sur la consommation d'énergie. C'est valable pour tous les pays. C'est ce qui est appliqué en Suède et en Allemagne. Trump ne voit qu'une partie du problème.
a écrit le 11/11/2016 à 20:56 :
Pauvre travailleurs de Trump ils vont se retrouver sans assurance sociale si le patron ne cotise pas !
a écrit le 11/11/2016 à 20:43 :
Des journalistes qui spéculent, au lieu d'informer, est ce encore de l'information?

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