Venezuela : Maduro "se soumet aux pouvoirs" de l'Assemblée constituante, composée de ses alliés

 |   |  414  mots
Lors de sa première apparition devant l'Assemblée constituante, Nicolas Maduro, le président vénézuélien a proclamé cette dernière comme la plus haute instance du pays. Les craintes exprimées par l'opposition et les observateurs internationaux de dérive totalitaire ont d'ailleurs été confirmées dès la première session de travail de l'assemblée avec le limogeage de Luisa Ortega, la procureure générale du pays et principale opposante à Maduro dans les sphères du pouvoir.
Lors de sa première apparition devant l'Assemblée constituante, Nicolas Maduro, le président vénézuélien a proclamé cette dernière comme la plus haute instance du pays. Les craintes exprimées par l'opposition et les observateurs internationaux de dérive totalitaire ont d'ailleurs été confirmées dès la première session de travail de l'assemblée avec le limogeage de Luisa Ortega, la procureure générale du pays et principale opposante à Maduro dans les sphères du pouvoir. (Crédits : UESLEI MARCELINO)
Lors d'un discours devant l'Assemblée constituante prononcé jeudi, le président vénézuélien a réaffirmé la puissance de la chambre en tant que plus haute instance du pays. L'opposition a dénoncé l'élection des membres de cette assemblée et refusé de participer au scrutin.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a consacré jeudi l'Assemblée constituante comme la plus haute instance du pays lors de sa première apparitions devant la chambre, très proche du pouvoir.

Cette assemblée doit réécrire la Constitution actuellement en vigueur qui date de 1999 et est considérée par le président qui l'a initiée comme la seule solution pour mettre fin à la crise politique et sociale qui secoue le pays. Si Nicolas Maduro reconnaît lui-même que "cette assemblée a eu une naissance violente", il n'a pour le moment pas réagi aux attaques de ses opposants qui l'accusent de vouloir s'accaparer le pouvoir grâce a celle-ci.

"En tant que chef de l'Etat, je me soumets aux pouvoirs de cette assemblée constituante. Je viens reconnaître ses pouvoirs plénipotentiaires (sic), souverains, originaux et magnifiques", a déclaré Nicolas Maduro.

Pressions et craintes s'accentuent

Réunie pour la première fois il y'a six jours, cette assemblée a pour ambition de réécrire la Constitution vénézuélienne avec la crainte pour beaucoup de voir le président Maduro obtenir les pleins pouvoirs. Cette crainte est d'autant plus forte que seuls des alliés socialistes du président y siègent et que le scrutin a eu lieu dans un contexte de fortes protestations au régime actuellement en place. Les 545 membres qui la composent ont en effet été élus le 30 juillet dernier lors d'un scrutin qualifié de "farce" par les opposants à Maduro. Les leaders de l'opposition avaient d'ailleurs refusé de présenter des candidats et appelé au boycott des urnes.

| Lire Grèves, inflation, mort de manifestants... le Venezuela au bord de la guerre civile

Les craintes exprimées par l'opposition et les observateurs internationaux de dérive totalitaire ont d'ailleurs été confirmées dès la première session de travail de l'assemblée. Lors de celle-ci, les membres de la Constituante ont limogé à l'unanimité, Luisa Ortega, la procureure générale du pays et principale opposante à Maduro dans les sphères du pouvoir.

Les condamnations de la communauté internationale mais aussi la mise en place de nouvelles sanctions par les Etats-Unis ont continué à isoler un peu plus le pays y compris dans la région avec un retrait forcé du Mercosur. Depuis le mois d'avril, plus de 120 personnes auraient perdu la vie lors de violences entre les manifestants et le les forces de l'ordre.

(Avec agences)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/08/2017 à 11:31 :
Quelles sont les relations entre l'opposition et les USA?On a peine a croire qu'un pays riche qui redistribue socialement au peuple puisse se retrouver dans une telle situation.La revanche des magnats du privé?
a écrit le 13/08/2017 à 1:14 :
Ce que nous réserve Mélenchon et sa brillante jeune garde, extreme gauche pour dans seulement 5 ans
a écrit le 12/08/2017 à 16:21 :
Peu importe ce qui se passe au Venezuela !! Vouloir projeter cette situation sur la France au prétexte de critiquer tel ou tel parti est puéril. Le Venezuela ne sera jamais la France.
Certains osent écrire qu’il n’y a plus d’état de droit dans ce pays, est-ce vraiment ce qui se passe ?pour l’instant nul ne peux le prouver. Et puis, pour en revenir à l’état de droit, et a ses dérivés (droits de l’homme et cie), il serait important de prendre du recul et lister les avantages et les inconvénients de chaque « obédience ». Au nom des droits de l’homme, et de la bien pensance, notre société ne sait plus se protéger, toutes les civilisations disparues sont passées par ce stade de décadence. La décadence est un fait, nous y venons doucement mais surement, et il existe une exploitation politique toujours dommageable de ce fait.
a écrit le 12/08/2017 à 14:35 :
Maduro est clairement un dictateur, qui a ruiné son pays, qui plus est. C'est évident depuis des années, mais les journaux de l'Ouest sont trop empêtrés dans le politiquement correct pour l'écrire.
Les dictatures sont des gouvernements sans légitimité, mais elles ont le plus souvent un large base populaire : débrouillez-vous avec ça, messieurs les penseurs.
a écrit le 12/08/2017 à 9:08 :
" Maduro se soumet aux pouvoirs ..." ah oui, et c'est comment pour Micron élu grâce aux principaux médias, avec un taux record d'abstentions et de votes blancs ?
Réponse de le 12/08/2017 à 19:09 :
Tout le monde a pu se présenter même des rigolos qui on fait moins de 1%, et tout le monde pouvait voter sans tricherie ni peur et je vous rappelle que la démocratie c'est tjrs une majorité même minime et tant pis pour les abstentionnisme qui avaient un large choix politique sans précédent au premier tour !!!
a écrit le 11/08/2017 à 22:21 :
N'est ce pas les Insoumis qui demandent eux aussi une constituante rien de plus normal puisque le chefaillon ami de Chavez et de Maduro notre Brejnev français le triste démocrate à l'URSS M. Mélenchon souhaite la même mascarade de la démocratie dictatoriale.
a écrit le 11/08/2017 à 17:53 :
ca c'est des methodes qui n'ont rien de liberal, vu que ca rappelle le temps beni de l'urss, avec sa haine et sa coercition
je me remets entre les mains que je viens de nommer et qui ont interet a faire ce que je dis s'ils ne veulent pas finir dans un camp de vacances gauche plurielle
on appelait ca ' republique democratique', comme en DDR ou en roumanie de ceaucescu

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :