WikiLeaks : l'enquête pour viol abandonnée, Assange pourrait demander l'asile en France

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L'enquête préliminaire sur l'accusation de viol concernant Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été abandonnée.
L'enquête préliminaire sur l'accusation de viol concernant Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été abandonnée. (Crédits : Peter Nicholls)
Les services des procureurs suédois ont annoncé, dans un communiqué que "la procureur en chef Marinne Ny a décidé aujourd'hui d'interrompre l'enquête préliminaire sur l'accusation de viol concernant Julian Assange". La bataille juridique avait commencé il y a sept ans. Son avocat a annoncé qu'il pourrait demander l'asile politique en France.

[Article publié le 19 mai à 12h05 et mis à jour à 16h40]

Vendredi 19 mai, la justice suédoise a annoncé l'abandon de l'enquête préliminaire sur les accusations de viol visant Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks.

L'Australien a toujours nié ces accusations et a refusé d'être extradé vers la Suède de peur d'être, ensuite renvoyé aux Etats-Unis. Ce que redoute Julian Assange après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Depuis 2012, il vit reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres qui lui a accordé l'asile politique. Il était sous le coup mandat d'arrêt européen, émis en 2010 par la justice suédoise pour une affaire d'agressions sexuelles présumées sur deux jeunes femmes.

Suite à cette décision, le fondateur de WikiLeaks a publié sur son compte Twitter une photo, visiblement soulagé:

 Il a ajouté, dans la foulée, qu'il n'oublierait et ne pardonnerait pas:

"Détenu pendant sept ans sans inculpation tandis que mes enfants grandissaient et que mon nom était sali."

Une demande d'asile politique en France ?

Cette décision ne marque cependant pas la fin de la bataille pour Julian Assange. La police britannique a, en effet, annoncé qu'elle serait "obligée" de l'arrêter s'il sort de l'ambassade d'Equateur en vertu d'un mandat de 2012 lié à une infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Sur France Info, Juan Branco, l'avocat de Julian Assange a réagi:

Il a soumis l'hypothèse d'une demande d'asile politique en France, après la décision de la justice suédoise.  Dans un communiqué, Juan Branco a appelé le président français à intervenir politiquement et a tenu à souligner que Julian Assange était "le seul prisonnier politique officiellement reconnu par l'Onu en Europe de l'Ouest".

( avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/05/2017 à 17:02 :
On se souviendra du rôle pas très clair de Wikileaks dans les "révélations" sur Hillary Clinton.

M Macron ne supporte déjà pas les journalistes "officiels" qu'il rêve de tenir à distance et de contrôler (il est très Gaullien de ce point de vue), alors il n'y a aucune chance qu'il laisse accorder à M Assange, un despérado de l'information incontrôlable, un visa de réfugié politique.
a écrit le 19/05/2017 à 12:25 :
Cette affaire ressemble un peu aux armes chimiques irakiennes dévoilé par les EU devant l'ONU.
Réponse de le 19/05/2017 à 12:45 :
@Toto: "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage" disait Momo :-)

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