La productivité... ou la guerre !

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La productivité permet d’augmenter la taille du gâteau économique, afin de créer de plus larges parts pour chacun, a rappelé Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI).
"La productivité permet d’augmenter la taille du gâteau économique", afin de "créer de plus larges parts pour chacun", a rappelé Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI). (Crédits : ASHRAF MOHAMMAD MOHAMMAD ALAMRA)
Dans une étude publiée au début d'avril, le FMI tirait la sonnette d'alarme : la productivité est en berne dans le monde entier et, si rien n'est fait pour y remédier, la stabilité politique et sociale pourrait bien être menacée dans de nombreux pays. Mais où est donc passée la productivité, que l'on espérait voir revenir grâce à la révolution technologique ? Comment la rétablir ? Le principal défi, c'est d'investir dans l'éducation.

La productivité est un sujet très complexe. C'est pourtant une notion économique clef. Jean Fourastié relevait qu'elle est la seule notion économique qui soit admise « à la fois par les théories marxistes ou libérales ». Elle est définie comme le rapport, en volume, entre une production et les ressources mises en oeuvre pour l'obtenir. La productivité du travail, c'est la quantité de biens ou de services, obtenue pour chaque unité du facteur de production travail utilisée. La productivité du capital, c'est la production obtenue pour chaque unité de capital. Ce qui compte le plus, ce sont les gains de productivité, c'est-à-dire la différence entre deux mesures de la productivité, à deux dates données. On peut l'évaluer en valeur absolue, par exemple par travailleur, ou bien en valeur relative. La productivité est donc par nature une mesure « politique ». Toute la question est de savoir comment se distribuent les gains de productivité. Vont-ils aux salariés (hausses de salaires, primes, baisse de la durée du travail...), à l'entreprise (augmentation des fonds propres, autofinancement de l'investissement), aux actionnaires (dividendes ou rachat d'actions), aux clients (baisse des prix) ou à l'État (recettes fiscales) ?

Une question absente du débat présidentiel

Cette notion clef est mal et peu étudiée et reste largement absente du débat politique de la présidentielle, ou alors en creux. Les candidats à l'Élysée assènent beaucoup de chiffres pendant un débat présidentiel, manient beaucoup de ratios économiques plus ou moins abscons, comme la fameuse référence au plafond de déficit de 3% du PIB, alpha et oméga des politiques de rigueur. Mais bien peu s'intéressent à la productivité, qui est pourtant le nerf de la guerre. Car, à moins de promettre de raser gratis, on ne peut redistribuer que ce que l'on a produit. De même, on ne peut prélever de la richesse que si elle a été constatée auparavant. La productivité, c'est le signe de la bonne santé d'une économie, l'indice que celle-ci est sur le chemin d'une croissance saine. Problème, depuis des années, et surtout depuis la crise financière de 2008, la productivité a disparu. Le FMI vient d'ailleurs de lancer un avis de recherche.

Dans une note intitulée « La productivité dans le monde : autant en emportent les vents contraires », l'institution dirigée par la Française Christine Lagarde tire la sonnette d'alarme : le rapport avec les aventures de Scarlett O'Hara et Rhett Butler dans l'adaptation du film de Margaret Mitchell, c'est le retour du tragique dans l'histoire, avec le constat que la productivité, qui avait déjà chuté avant la crise financière à moins de 1%, a continué de s'effondrer pour tomber autour de 0,3% en moyenne dans les grandes économies développées.

« La croissance de la productivité est à long terme le facteur clef du niveau de vie des populations » : le 3 avril, devant l'American Enterprise Institute, Christine Lagarde a pris l'image du gâteau : « la productivité permet d'augmenter la taille du gâteau économique », l'objectif étant « de créer de plus larges parts pour chacun ».

Toute l'histoire économique et sociale est construite sur les gains de productivité, rappelle la directrice générale du FMI : ainsi, « pour vivre avec le salaire réel annuel d'un Américain de 1915 », il ne faut plus que « 17 semaines de travail pour un employé américain moyen ». Mais la machine s'est grippée. Plusieurs facteurs sont en cause : le vieillissement de la population, le ralentissement du commerce mondial, qui s'est accéléré depuis 2008, et l'héritage encore non résolu de la crise financière dans les économies majeures (essentiellement les réglementations qui ont été imposées au secteur bancaire). Le résultat, c'est une décennie perdue qui a affecté autant les pays développés que les pays émergents. Le FMI estime que si la productivité avait suivi le même rythme qu'avant la crise, le PIB mondial serait de 5 points de PIB supérieur à celui que l'on connaît aujourd'hui. Ce serait « l'équivalent de l'ajout d'un Japon de plus dans l'économie globale ».

Surtout, note Christine Lagarde, une nouvelle décennie de faible productivité serait une catastrophe pour notre niveau de vie et la stabilité de nos systèmes politiques et sociaux. On le voit d'ailleurs avec la révolte des classes moyennes, l'élection de Donald Trump, le Brexit et la montée de populismes en Europe et de l'islamisme radical dans les pays musulmans. La chute de la productivité n'explique pas tout, mais « sur le long terme, elle explique presque tout », comme l'a écrit Paul Krugman.

Pour restaurer la productivité, « nous devons prendre des mesures politiques fortes », souligne donc Christine Lagarde qui fait partie des techno-optimistes. Même si on ne voit toujours pas les effets de la révolution technologique sur la productivité, on ne peut pas en déduire que ce n'est pas le cas. Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas mesurer l'impact de la révolution digitale qu'il n'y en a pas. C'est une productivité personnelle, domestique, qui n'apparaît pas dans les statistiques, pas encore. Il faut donc continuer à investir. Selon Christine Lagarde, le monde doit donc continuer de jouer à fond la carte de l'innovation, et pas seulement avec des financements privés, car les seules forces du marché ne suffiront pas à donner un effet de booster, mais avec de l'argent public (c'est bien la patronne du FMI qui parle !).

Du réseau Internet à haut débit jusqu'aux écrans tactiles ou à l'intelligence artificielle, la puissance publique doit impulser et mettre tout en oeuvre pour soutenir l'énergie entrepreneuriale et la R et D. Selon elle, les gouvernements doivent simplifier encore les contraintes administratives, investir massivement dans l'éducation et mettre en place des incitations fiscales pour soutenir la recherche. Pour Christine Lagarde, attendre l'intelligence artificielle pour relancer la productivité n'est « simplement pas une option ».

Effacer les séquelles de la crise

Résumons. Selon le FMI, pour rattraper la décennie perdue, et même un peu plus en termes de productivité, la recette est simple : les États vont devoir passer à la caisse et appuyer un plan massif de soutien à l'éducation, la formation, la recherche et à l'innovation. Selon certaines études, si les économies augmentent de 40 % leur investissement en R et D, leur PIB à long terme pourrait regagner 5 points de PIB, et donc effacer les séquelles de la crise. Le FMI met aussi en garde contre les recettes protectionnistes et délivre un satisfecit à l'Allemagne et sa politique d'accueil des migrants. À vrai dire, la décision politiquement difficile d'Angela Merkel a bien pour but de combler le gap démographique de son pays. Reste à l'accompagner d'un effort à la hauteur en termes d'éducation. Si elle y parvient, l'Allemagne aura réussi son entrée dans le XXIe siècle.

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a écrit le 07/05/2017 à 15:11 :
Le problème n'est pas la productivité en tant que telle mais la différence de productivité à l'intérieur des pays combinée à l'absence de vision technologique des dirigeants ...

Pour cela, il faut 4 choses essentielles :
- des réussites nationales ou importées capables d'incarner l'innovation
- une fiscalité stable proportionnelle au risque de l'actif : tout l'inverse du modèle français
- une revalorisation des professions d'ingénieurs et chercheurs travaillant dans la R&D : encore à l'opposé du modèle français qui sous payent ces professions en les cantonnant dans des rôles subalternes notamment dans les ssii.

- enfin ,un modèle d'éducation qui valorise la formation tout au long de la vie et non une rente basée sur un bout de papier acquis entre 18 et 20 ans grâce souvent au "travail assidu des parents" .

Quant aux USAs , je ne me fais pas de soucis pour eux , ils pourront toujours taxé un jour l'autre les profits des GAFAs planqués dans les paradis fiscaux car cette richesse existe contrairement à la France qui n'a rien généré de sérieux dans ce domaine depuis 40 ans .
a écrit le 07/05/2017 à 14:37 :
Cette histoire de productivité me fait bien rire ... dans un pays qui se nourrit d'un chômage endémique depuis 30 ans pour faire pression sur les salaires ....
La première source de productivité est déja à allez chercher dans la durée du trajet logement-travail qui n'a fait qu'augmenter depuis 30 ans en ile de france .... et de manière générale, dans la qualité de vie en dehors et dans l'entreprise ....
Allez faire un tour aux USA , les espaces de travail type "Open Space" sont bien mieux organisés qu'en France et je ne parle même pas des GAFA qui ont compris le truc pour obtenir le meilleur de leurs ingénieurs ....
a écrit le 27/04/2017 à 9:49 :
Il est vrai que les salariés devraient travailler plus, on avait jamais vu des esclaves fainéants, il faut qu'ils se remettent au travail pour les bienfaits des classes supérieurs- En effet les élites n'ont pas été habitué a travailler ,ce n'est pas de leurs fautes ,ils ont été éduqués comme ça -EXEMPLE : Mme Verdier Molinié ,ne sait pas ce que sait que le travail pénible,c'est pour cela quand on la voit a la télévision et qu'elle parle "et Dieu sait qu'elle parle", elle demande toujours plus de travail pour les salariés et si possible une baise des salaires,et pour les chômeurs une baisse de leur allocations, enfin de compte ,il ne manque plus que le fouet pour leur donner un peu plus de vigueur !
a écrit le 27/04/2017 à 9:06 :
A qui Madame Lagarde a t-elle encore fait allégeance pour sortir de telles idioties ?
Souvenez de sa lettre d'allégeance à Monsieur Sarkozy...
Cette femme est décidément bien pratique.
a écrit le 22/04/2017 à 19:36 :
JE CONSEILLERAIS A M LAGARDE UN LIVRE CELEBRE ///LE DROIT A LA PARESSE///ET UNE AUTRE PHILOSOPHIE DE VIE LA DECROISSANCE RAISONNE. POUR CELA IL NE FAUT PAS ROBOTISE A OUTRANCE ET PRODUIRE JUSTE SE QU IL FAUT EN CIRCUIT COURT CHACUN DANS SONT PAYS LES PRODUIT NECESAIRE A NOTRE ENTRETIENT LE PLUS ELEMENENTAIRE ET TOUS LE MONDE Y TROUVERAS SONT COMPTE? SAUF LES CAPITALISTES QUI NE POURONS PLUS S EN METTRE PLEIN LES POCHES?MAIS POUR CELA IL FAUT ARRETE TOUTE CES GUERRES QUI N ENRICHISSENT QUE LE MONDE FINANCIER? ET QUI TUE DES MILLIONS DE GENS INNOCENT???
a écrit le 22/04/2017 à 15:38 :
Une chose est sure en cas de guerre elle saura se planquer comme toujours!
a écrit le 22/04/2017 à 12:13 :
inutile de se voiler la face
elle fait parti des responsables de la déroute droite et gauche confondu
du ras le bol des incompétences des politiques
et de leur impunité
vivement des lois qui les rende responsable
et les obliges a rembourser leurs mauvaises gestion
a écrit le 22/04/2017 à 11:59 :
Mme Lagarde n'a pas potassé ses classiques!

Quand la finance a déraillé les alternatives sontt l'inflation, le défaut, la révolution et la guerre!

Avant d'arriver au dernier terme et que les peuples consentent à s'exterminer, mesdames et messieurs les banksters, il va falloir passer à la caisse et abandonner l'argent que vous avez volé à la production des ouvriers, techniciens, ingénieurs ... qui vous nourrissent!

Avant d'arriver à la dernière alternative vous pouvez redouter de voir vos têtes au bout de piques!

Madame Lagarde vous ne devriez pas jouer avec les peurs, notre peuple aime trop la bagarre, ce n'est pas raisonnable de le provoquer ainsi et de l'inciter à la révolte

Il y a une élection, montrer plutôt votre aptitude à la démocratie!

Un peu de sang froid, et de respect s'il vous plait!
Réponse de le 22/04/2017 à 12:37 :
@mobar: quand on fait de la politique, on manipule les gens pour être élu et/ou pour rester au pouvoir. Les réalités historiques, notamment de Friedrich Nietzsche principale source d'inspiration d'Adolf, sont passées sous silence facilement parce que les gens sont généralement sous-éduqués volontairement (bac pour tous de Jospin) ou assités à vie, et se soucient donc plus de leurs propres intérêts immédiats que de ceux de la Nation à long terme (proposition de revnu universel de Hamon :-)
a écrit le 22/04/2017 à 2:12 :
Encore une fois amusant : le fémi accuse pour se dédouaner et, malgré tout, nous savons tous qu'un salarié qui fait semblant d'être payé, fait semblant de ... travailler. Là, Marx avait encore raison : lorsque l'argent travaille "mieux" que le vrai travail, pourquoi avoir une réelle productivité..???? Laissons la virtualité argentifère aller jusqu'au bout de sa démence.
a écrit le 21/04/2017 à 19:18 :
ll y a quelques erreurs de conception, le bien être économique n'est qu'une parenthèse dans l'histoire économique, pendant tout le Moyen Age il n'était que famine, pestes et l'économie était balbutiante pendant près de 1700 années, et notre bonne chef du FMI vient nous dire qu'il faut augmenter la productivité ! Elle oublie simplement la mauvaise gouvernance Grèce Portugal France Italie, elle oublie que le monde peut rétrograder entrer en guerre. En plus on indiquera que l'auteur de l'article aurait dû mettre que les gains de productivité sont répartis entre 50 et 60 % pour le travailleur, or il faut pour augmenter la productivité robotiser, cela permet de rationaliser la main d'œuvre.
a écrit le 21/04/2017 à 16:57 :
Si on pousse le raisonnement, plus il y a de productivité moins il y aura de travail.
La vraie productivité n’a pas disparu en 2008, elle a disparu à la fin des 30 glorieuses.
Arrivés à un certain niveau d’équipements, on ne peut plus consommer, par manque de place, de matières premières, d’envie ou de revenus. C'est d'ailleurs ce qui est à l'origine de la crise des subprimes, les crédits accordés à des ménages ayant de faibles ressources pour qu'ils puissent continuer à consommer. Dans ce cas, on pourrait en déduire que c’était aussi un problème de répartition des richesses produites.
Une plus juste répartition des richesses permettrait à ceux qui n'ont pas les moyens de consommer et une réduction du temps de travail, de faire travailler plus de monde.
Reste à rompre avec les archaïsmes du « il faut souffrir au travail » et les phantasmes du « travailler plus pour gagner plus ». La solution pour une société évoluée, sera de travailler mieux et donc plus intelligemment.

Ce qui revient à dire qu'il faut miser sur la qualité, plus que sur la quantité. Donc sur les formations, les technologies, la R&D, etc....
L’idéal serait de produire des biens virtuels, cela ne consomme pas beaucoup de ressources, ne prends pas beaucoup de place et ne nécessite pas beaucoup de recyclage. Quelque part cela revient à produire de la culture et de l’intelligence, plus que des objets.

Les USA y arrivent très bien et cela fait longtemps qu'ils misent sur l’intelligence, artificielle ou pas, pour gagner des parts de marché.
a écrit le 21/04/2017 à 15:35 :
Il y a un terme qui manque toujours dans ces analyses c'est celui de : cupidité.
La cupidité d'une minorité crée les problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Ces gens cupides s'opposent à une répartition plus équitable de la richesse produite par tous. Et toutes les propositions de nos candidats irresponsables ni changeront rien.
a écrit le 21/04/2017 à 14:26 :
"Mais où est donc passée la productivité, que l'on espérait voir revenir grâce à la révolution technologique ?"
La révolution technologique c'est d'abord de la destruction de productivité dans tous les autres secteurs d'activité. Le solde est pour l'instant négatif, qui se mesure en taux de chômage, de précarité, de misère.
La productivité qui viendrait de la "révolution technologique", principalement numérique ne bénéficiera pas aux laissés pour compte qui ont été "pressurés" par la production industrielle, et ils sont beaucoup plus nombreux que les quelques-uns qui oeuvrent dans le cadre de la "révolution technologique". A l'échelle mondiale, c'est couplé au problème de la démographie...La conséquence est sans appel.
a écrit le 21/04/2017 à 13:54 :
Une des règles du système économique dans lequel nous vivons, le capitalisme, impose "d'aller toujours plus loin", "toujours plus en avant". Autrement dit, quand un progrès ou une innovation est là, on tente de l'exploiter toujours plus à fond. Sauf que dans la réalité, la courbe n'est pas en "droite montante", mais en "cloche". Autrement dit, passé un point optimum, plus on insiste, moins c'est efficace.
Exemple concret : l'arrivée des mails dans les entreprises a considérablement augmenté la productivité en son temps. Mais maintenant que l'on est noyé sous le nombre de mails, la "gestion" de cette masse de courriels devient de plus en plus un poids qu'un avantage et diminue notablement la productivité ! Alors, l'innovation dans la technologie ...
a écrit le 21/04/2017 à 13:53 :
La productivité éternelle est une chimère que ne veulent pas voir ceux qui, évidemment profitent des "gains de productivité". Les gains de productivité imposés par l'économie capitaliste profitent à la minorité de ceux qui détiennent le capital. On arrive a bout du système, le capitalisme ne peut plus progresser, il ne peut que s'effondrer. Les idées libérales dévoyées par les exigences du capitalisme seront dans le proche futur fortement combattues (en France c'est au fond tout le débat des présidentielles).
Le point d'orgue de ce combat sera inévitablement la guerre. Nous pensons être suffisamment civilisés pour l'éviter, je n'en crois rien. Les forces réactionnaires ont à maintes reprises prouvé qu'elles ne reculaient devant rien pour garder le pouvoir.
Réponse de le 21/04/2017 à 14:17 :
Entièrement en accord avec votre analyse.
a écrit le 21/04/2017 à 13:28 :
Notre civilisation industrielle est basée sur l'usage de l'énergie. Il faut taxer l'énergie pour rétablir un équilibre entre la production et la consommation. Les Français sont incapables de le comprendre. Lisez la page 12 de la note n°6 du conseil d'analyse économique. Il y a la solution.
Réponse de le 21/04/2017 à 19:21 :
Elle est bonne celle-là lorsque l'énergie sera gratuite on taxera ce qui est gratuit, par chance les écolo n'ont pas fait encore de procès au soleil, ni le politique trouvé la solution pour taxer le gratuit !
a écrit le 21/04/2017 à 13:18 :
Il est évident que les nations préparent la prochaine guerre, qui sera la dernière, et ne cherche en rien à augmenter la productivité...Il suffit pour cela de constater dans le monde entier la hausse vertigineuse des dépenses d'armement...Notre civilisation est mortifère et nihiliste et l'a déjà prouvé dans les conflits majeurs du 20 ème siècle.
Dans sa messe du vendredi Saint, le pape François, qui pressent cette déflagration finale, l'a clairement explicité en parlant de "honte de l'humanité" le sang versé par les victimes des conflits en cours...
Réponse de le 21/04/2017 à 13:59 :
@Levine
"Il est évident que les nations préparent la prochaine guerre".
Pas les nations . Seulement les forces capitalistes réactionnaires qui veulent conserver le pouvoir. Détentrices des moyens du Complexe-Militaro-Industriel, c'est leur intérêt qu'elles feront passer pour une nécessité pour la sauvegarde des Nations...dont elle se foutent éperdument pourvu que "rentrent les dollars".
Réponse de le 21/04/2017 à 14:58 :
Quelle vision positive du monde et du genre humain !
Détrompez vous, malgré tout, les conflits sont de moins en moins nombreux, malgré une population en hausse, de la tension sur les ressources.
Vous ne regardez du monde que les biais négatifs, vous oubliez que globalement, malgré tout, la vie est plus belle aujourd'hui qu'il y a 20 ans pour la grande majorité de la population.
a écrit le 21/04/2017 à 13:09 :
Qu'elle se taise! Le FMI n'a fait qu'enfoncer l'Europe dans la crise avec son austérité contre-productive alors que le FMI adhérait pleinement au dogme néo-libéral responsable de la crise financière.
Et puis "il faut plus de productivité" c'est aussi profond que si je disais "il faut plus de croissance" ou "le chômage n'est pas bon pour l'économie".
a écrit le 21/04/2017 à 12:24 :
Le problème est plutôt mal posé: la productivité possède deux composantes: celle se rapportant à la quantité de matière/énergie nécessaire pour produire un bien, l'autre à la quantité de travail humain/salarié. La première est importante en tant que limitée par les ressources disponibles, l'autre n'est aujourd'hui qu'une question sociale, d'une part parce que le monde occidental est globalement au chômage, d'autre part parce que cela joue directement sur la répartition des richesses. Le discours consistant à demander aux états plus d'investissements collectifs est fort louable mais il faudrait plutôt demander à ceux qui en profitent de le financer. De la sorte ce qui est demandé c'est encore une fois une socialisation de l'effort vs. une privatisation des profits. Les nouvelles technologies demandant de moins en moins de bras et comme on ne peut remplacer les ressources matérielles par de l'information, il est clair que la trajectoire décrite par Mme. Lagarde et son institution conduit à diminuer encore les richesses distribuées en salaire (soyons productifs....) et à aggraver le problème par le coût ramené sur les états qui lui est parfaitement distribué sur tous les salariés (qui de fait s'appauvrissent encore plus). Tant que le paradigme actuel ne changera pas, les vautours en voudront toujours plus. La seule note distrayante dans cette analyse est celle évoquant la stabilité sociale. Elle est à risque mais pas pour les raisons évoquées, à force de presser le peuple cela se finira avec les piques. Malheureusement l'histoire montre que cela se passe rarement de façon heureuse...
Réponse de le 21/04/2017 à 13:37 :
Vous aurez la solution si vous rapportez la quantité de travail à l'énergie consommée. Le travail et l'énergie c'est une même notion. Il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie jusqu'à un certain seuil qui correspond au progrès technique. Lisez la note n°6 du CAE. Mon explication est très synthétique.
Réponse de le 21/04/2017 à 18:58 :
Je suis tout à fait d'accord. Avant de tomber sur votre post, j'étais en train de me dire que la productivité est le résultat de deux facteurs : le travail et le capital. Et donc qu'il fallait voir l'influence de chacun des facteurs. On voit bien que l’accroissement de productivité est essentiellement du au travail depuis longtemps, mais que le travail n'en a pas profité (salaire faibles, chomage...). Les efforts à faire ne devarit donc concerner que le capital : investissement dans la RetD, dans l'éducation, dans les grands projets.... Ce que vous écrivez aboutit aux m^mes conclusions.
Réponse de le 22/04/2017 à 13:34 :
"Vous aurez la solution si vous rapportez la quantité de travail à l'énergie consommée"
Il ne me semble pas avoir posé un quelconque problème, et encore moins en ce sens. J'ai seulement ouvert la discussion sur la méthode de répartition de la richesse. Merci de ne pas ramener vos fixations intellectuelles dans tous les messages .....
a écrit le 21/04/2017 à 12:03 :
Comment dans le contexte mondial elle voit une évolution favorable du commerce, arrétez elle c'est trompée a chaque fois, elle n'a pas vu arriver la crise de 2008, ni d'ailleur celle qui se prépare. Des nuls et il nous prédisent des jours meilleurs, pour eux peut-etre !!!!
a écrit le 21/04/2017 à 11:26 :
Merkel n a pas ouvert en grand les portes aux migrants pour des questions de demographie. L economie allemande ne necessite PLUS de bras ! on n est plus en 1960, les robots ont remplaces les hommes sur les chaines de montages.
Pire si ca fait comme en France, la RFA aura dans 30 ans un % non negliegable de residents qui seront incapable de produire quoique ce soit, qui ne se sentiront pas citoyen du pays et qu on devra pourtant nourrir et loger
Réponse de le 26/04/2017 à 8:42 :
Les vieux allemand ont besoin de domestiques dans les maisons de retraites, d'où l'"accueil des migrants"!
a écrit le 21/04/2017 à 11:09 :
Productivité en berne, car comme me disait un collègue polonais: « à l'époque du communisme, il faisait semblant de nous payer, alors on faisait semblant de travailler » :-)
a écrit le 21/04/2017 à 10:37 :
Selon la règle que même une horloge cassée donne deux fois la bonne heure par jour le FMI a raison sur la partie investissement dans l’éducation et la recherche mais le FMI reste hypocrite étant donne que la privatisation de l'économie mondiale à épuisé les finances publiques qui ne sont plus en état d'investir dans quoi que ce soit et nous nous rendons compte que l'économie privatisée relègue l'éducation et la recherche au dernier plan bien derrière les revenus à court et très court terme que les états leurs offres bien volontiers.

Vous vouliez ce monde appartenant à quelques milliers de milliardaires vous l'avez, tous les capitaux et tous les outils de production ne sont plus que dans quelques mains qui trop grosses détruisent nos opportunités de travailler de faire fructifier l'économie, venir chialer est particulièrement inapproprié maintenant.

ET oui madame Lagarde l'argent de l'état n'est pas fait pour être distribué à son réseau.
a écrit le 21/04/2017 à 10:31 :
De quoi s'agit il "en creux" :

il s'agit de la productivité pour augmenter les profits détournés par les voyous de la finance en demandant plus aux travailleurs de plus en plus pauvres, et aux classes moyennes qui s'enfoncent dans les dettes ...

Avec la crise mondiale de la finance qui va exploser en vol, c'est clair qu'il faut demander plus et rémunérer moins les producteurs pour gaver les rentiers qui s'enrichissent en dormant.

Madame Lagarde et le FMI sont digne du scandale TAPIE_sous le gouvernement Fillon - Sarkozy

Le FMI a été très honoré d'avoir adoubé DSK le dépravé de l'économie ;

Le FMI c'est comme la Commission de Bruxelles d'Europe,

il conviendra que les peuples de la terre s'en débarrasse ...
a écrit le 21/04/2017 à 10:12 :
Il est reconnue que la guerre permet de produire!
Réponse de le 21/04/2017 à 10:21 :
Une question absente du débat présidentiel ! Évidemment tant qu'on aura une presse caniveau plus enclin à fouiller les poubelles que d’analyser les programmes. On se retrouvera avec un noyau de candidats potentiellement capables de et une nuée de troisièmes rôles tout contents de passer à la TV et de régler leur compte avec le système. Mais la question est posée et la réponse unique n'existe pas sinon, on est en droit de penser que sur la planète, il y a bien un homo-sapien qui l'aurait trouvé et appliqué !
a écrit le 21/04/2017 à 10:02 :
les US sont censés être le royaume de l'innovation, du numérique, de la technologie.
mais la productivité n'a augmenté que de 0,2% en 2016.
les nouvelles technos/le numérique, c'est en fait du gadget, de la poudre aux yeux.
et puis le numérique, ça facilite le vol, la tromperie, l'espionnage, le sabotage, la manipulation, etc... Ca doit pas être bon pour la productivité.
le WSJ écrivait le 12 octobre dernier : "America's dazzling Tech boom has a downside : not enough jobs" (le boom high tech aux US a un inconvénient : pas assez de jobs créés). Qu'est-ce que cela signifie pour la productivité ?

d'après les données OCDE sur la productivité horaire en $, la France a légèrement accru son avance sur l'Allemagne et a quasiment rattrapé les Pays-Bas en 2016.
Réponse de le 21/04/2017 à 11:22 :
Comme le dit l article, c est pas parce qu on sait pas mesurer l impact du numerique qu il n y en a pas. Quand vous faites une reservation par internet ou que vous trouvez comment reparer fabriquer quelque chose, c est productif mais ca ne se voit pas dans les statistiques.

Quant au fait qu ele numrique facilite le vol ou l espionnage, c ets a la fois vrai et faux. Votre smartphone est un mouchard, une tV connectee est capable de vous espionner 24h/24 7j/7 (cf le malware de la CIA). Mais d un autre cote, si un voleur de voiture ne peut plus la revendre avec des papiers maquilles,c est a cause du numerique (toutes les pieces sont maintenant tracee).
Réponse de le 21/04/2017 à 13:44 :
@cd : peut-être, mais il y a quand même de plus en plus de voitures volées avec de moins en moins effraction. Et comme on n'a surement pas affaire à des collectionneurs compulsifs, ça veut dire que malgré le traçage des pièces, des filières parallèles efficaces se sont montées quelque part !

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