Législatives : les cinq chiffres à retenir du scrutin

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La République en marche et le MoDem disposent d'une large majorité de 350 sièges à l'Assemblée nationale.
La République en marche et le MoDem disposent d'une large majorité de 350 sièges à l'Assemblée nationale. (Crédits : Statista*)
Nombre de sièges obtenus par formation politique, abstention, âge moyen des députés élus, renouvellement. Voici les cinq chiffres à retenir de la nouvelle Assemblée nationale.

La victoire moins écrasante que prévu des candidats de La République en Marche (LREM) et du MoDem a été marquée par une abstention record. Les électeurs ont boudé les urnes ce dimanche 18 juin. Malgré une faible participation, l'exécutif obtient une majorité solide au Palais Bourbon pour la prochaine législature. Retour en cinq chiffres pour mieux comprendre les principaux changements survenus à l'issue de ce scrutin.

 > Lire aussi : Une majorité pro-Macron écrasante à l'Assemblée

350 sièges pour La République en Marche et le MoDem

Le mouvement lancé par Emmanuel Macron a obtenu une majorité absolue solide avec 308 sièges à l'Assemblée nationale et 42 pour le MoDem d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur. Cette victoire est cependant inférieure aux prévisions communiquées à l'issue du premier tour le 11 juin dernier. Les instituts de sondages parlaient alors d'un raz-de-marée à venir avec plus de 400 sièges. Du côté de la droite, Les Républicains et l'UDI ont obtenu 131 sièges (18 pour l'UDI). Au Parti socialiste et au Parti radical de gauche, les élus obtiennent 32 sièges (dont 29 pour le PS). La France insoumise remporte 17 sièges et le Parti communiste français 10 sièges. Enfin, le Front national obtient 8 sièges au Palais Bourbon.

57,36 % d'abstention au second tour

Le second tour des élections législatives a été marqué par une abstention record sous la Vème République avec un taux de 57,36 %. Au premier tour, ce taux avait atteint 51,3%. Plus de 2,7 millions d'électeurs ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote entre le premier et le second tour des législatives.

 En 1986, il n' y a eu qu'un tour en raison de la proportionnelle.

48 ans d'âge moyen

La chambre basse va connaître un rajeunissement pour la prochaine législature. Les députés élus au second tour ont 48 ans et 8 mois de moyenne d'âge contre 54 ans en 2012. Mais cette moyenne cache des disparités. En effet, le benjamin de l'Assemblée nationale est âgé de seulement 23 ans. Il s'agit de Ludovic Pajot, élu Front national dans la 10e circonscription du Pas-de-Calais. A l'inverse, le doyen de l'Assemblée est âgé de 79 ans. Il s'agit de Bernard Brochand, député LR et candidat à sa propre succession dans la 8e circonscription des Alpes-Maritimes.

224 femmes élues

La féminisation de l'Assemblée nationale est un fait marquant de ce scrutin. Avec 224 femmes élues contre 353 hommes, l'hémicycle n'a jamais eu autant de députées dans ses rangs. Ce phénomène a pu, en partie, s'expliquer par un nombre important de femmes candidates investies par La République en Marche.

Légende établie selon la grille de nuances proposée par le ministère de l'Intérieur : EXG : extrême gauche, COM : Parti communiste français, FI : la France insoumise, SOC : parti socialiste, RDG : Parti radical de gauche, DVG : Divers gauche, Eco : Ecologistes, Div : divers, REG : régionaliste, REM : la République en Marche, MDM : Modem, UDI : Union des démocrates et Indépendants, LR : Les Républicains, DVD : Divers droite, DLF : Debout la France, FN : Front national, EXD : Extrême droite.

> Lire aussi : Législatives 2017 : les entorses à la parité peuvent coûter cher aux partis

 204 primo députés

Avec ces élections, le visage de l'Assemblée nationale est profondément renouvelé. D'après les calculs de Libération, 204 députés élus ce dimanche 18 juin n'ont jamais eu de mandat. 227 ont été élus au moins une fois et 146 étaient députés sortants. A l'issue du second tour des élections législatives, la présidente par intérim de LREM Catherine Barbaroux a déclaré que "l'Assemblée nationale sera plus diverse, plus jeune, forte de parcours professionnels, associatifs et politiques variés". Et de nombreux novices devraient faire ainsi leur entrée dans l'arène politique très agitée de l'Assemblée nationale comme Typhanie Degois. Originaire de Savoie, cette étudiante en droit des affaires internationales a été élue dans la première circonscription de son département à l'âge de 24 ans sous l'étiquette LREM. Elle devient ainsi la benjamine de l'Assemblée nationale.


*Un graphique de notre partenaire Statista

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Commentaires
a écrit le 20/06/2017 à 10:39 :
Le chiffre le plus important non cité : 16,5 % des inscrits seulement font une majorité "écrasante" pour En Marche. Choisir entre peste et choléra = taux record d'abstentions et de votes blancs. Pas grave tout ça, il reste la féminisation de l'Assemblée.
a écrit le 19/06/2017 à 14:51 :
Attention : 10% de votes blancs parmis les 43% de votants !
ce qui fait 4,3% ramené à lensemble des electeurs !
donc un total de 62% d'electeurs qui n'ont pas choisi.
Réponse de le 19/06/2017 à 15:32 :
Pardon, ils ont choisi de rester sur la touche. Qu'ils y restent jusqu'aux nouvelles elections., la rue n'étant ps une solution.
Réponse de le 19/06/2017 à 16:52 :
Quand même, les abstentionnistes n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes !! De plus, les motifs sont multiples et aucun parti ne peut s'attribuer l'abstention !!! Si El Melenchone considère que c'est illégitime, il devrait se demander pourquoi les électeurs n'ont pas voté pour la FI au 1er tour.. Il faut penser que le Trotsko-guevarisme, ça ne les attirait pas tellement, non ?
a écrit le 19/06/2017 à 13:21 :
10% de votes blancs ou nul qui ajoutés à 56.7% d'abstention font que deux français sur trois ont refusé de choisir un candidat lors de ce second tour.

Mais tout va bien voyons il faut que le spectacle continue...

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