Matthieu Orphelin, ancien de l’Ademe et de la Fondation Hulot, candidat LREM à Angers

 |   |  747  mots
Matthieu Orphelin, investi par la République en marche aux législatives dans la 1re circonscription du Maine-et-Loire (Angers centre, nord et est)
Matthieu Orphelin, investi par la République en marche aux législatives dans la 1re circonscription du Maine-et-Loire (Angers centre, nord et est) (Crédits : Matthieu Orphelin)
Séduit par l’approche d’Emmanuel Macron en matière d’écologie, Matthieu Orphelin, ancien vice-président Europe Ecologie du Conseil Régional des Pays de la Loire, a décidé de renouer avec les mandats électifs sous l'étiquette "La République en marche".

Candidat d'ouverture société civile d'Europe Ecologie, en charge de l'éducation et de l'apprentissage, Matthieu Orphelin a été élu en 2010 vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire. « Je n'y ai volontairement fait qu'un mandat, par respect pour le non cumul dans le temps », précise-t-il. C'est en décembre dernier, « alors que Fillon et le Pen étaient au plus haut », que le diplômé de Centrale Nantes et docteur en énergie de l'École des Mines de Paris, âgé de 44 ans, décide « de ne pas rester les bras croisés ».

« Prendre la transition écologique dans sa globalité, sous l'angle de la création d'emplois et comme outil de solidarité, Macron avait déjà une approche qui me plaisait », témoigne celui qui a passé 17 ans au siège national de l'Ademe (Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie) à Angers où il réside. Il y a successivement occupé les postes de chef du service économie, directeur de cabinet de trois président-es de l'agence successifs, directeur de la recherche et de la prospective et, depuis janvier 2016, directeur économie circulaire et déchets. Dans les premiers engagements pris par le candidat Macron lors du Panda Live du 9 février (un face-à-face avec les experts du WWF), « j'avais déjà retrouvé des sujets pour lesquels je me bats depuis toujours », affirme celui qui a été porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot de 2012 à fin 2015, notamment pour suivre le débat national sur la transition énergétique, la loi de transition énergétique pour la croissance verte, les conférences environnementales ainsi que les COP 20 et COP21.

Parmi les 14 premiers « élus »

Il décide donc d'aller jusqu'au bout de sa démarche et dépose sa candidature en ligne le 14 février, comme ont dû le faire les 428 candidats dévoilés ce jeudi. Il apparaît le 6 avril dernier aux côtés d'Emmanuel Macron dans "L'émission politique", avec 13 autres hommes et femmes à parité, dont Jean-Michel Fauvergue, patron du Raid jusqu'en mars dernier, Hugues Renson, ex-collaborateur de Jacques Chirac, Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire Les Républicains de Toulouse, Mounir Mahjoubi, à la tête de la campagne numérique de François Hollande en 2012, Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de la Creuse, Mireille Robert, directrice d'école impliquée auprès des handicapés et des chômeurs, Claire Tassadit Houd, ancienne directrice des ressources humaines de Siemens, Valérie Oppelt de Kerever, chef d'entreprise, Alexandre Aïdara, ancien consultant, membre de la direction du Budget et du Conseil d'Etat, les avocates Laetitia Avia et Caroline Reverso-Meinietti, le sociologue Jean Viard ou encore la journaliste Sandrine Morch. Il sera donc candidat aux législatives sous l'étiquette La République en marche (LREM) dans la première circonscription du Maine-et-Loire (Angers centre, nord et est). Matthieu Orphelin n'est pas le seul écolo derrière Macron : les députés et anciens co-présidents du groupe écologiste à l'Assemblée nationale Barbara Pompili (Somme), François de Rugy (Loire-Atlantique) ainsi que François Michel Lambert (Bouches-du-Rhône) sont également investis par LREM.

La moitié du plan d'investissements liée à la transition écologique

Pour Matthieu Orphelin, le nouveau président ne se contente pas d'endosser la loi de transition énergétique, mais va plus loin : il prévoit d'inscrire la trajectoire de la taxe carbone dans la loi de finances, d'aligner la fiscalité diesel/essence à la hausse sur la durée du quinquennat, d'imposer la séparation des activités de ventes et de conseil en matière de pesticides, de remplacer le crédit d'impôt par une aide immédiate à la rénovation énergétique des logements pour ceux qui n'ont pas les moyens d'avancer l'argent, d'aider les PME de l'économie circulaire... En plus des 15 milliards directement fléchés sur la transition énergétique et écologique (incluant l'accompagnement de territoires comme à Fessenheim), la moitié des dépenses du plan d'investissements de 50 milliards y serait liée d'une façon ou d'une autre, notamment le plan de transformation de l'agriculture. Par ailleurs, 15 milliards seront consacrés aux compétences et qualifications des Français avec un plan de formation ambitieux des jeunes et des demandeurs d'emploi.

En revanche, sur tous ces sujets, Matthieu Orphelin préconise d'aller vite.

« Les Français ont envie de changement, et la transition écologique leur sera bénéfique, qu'il s'agisse d'agriculture, de rénovation énergétique, d'économie circulaire et, globalement, de création d'emplois.»

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/05/2017 à 6:28 :
ceux qui ont lu la synthèse du programme de monsieur Macron distribuée à tous les inscrits au second tour de l'élection présidentiel peuvent douter de la sincérité de celui-ci quant à ses "engagements" en faveur de l'écologie; on pouvait en effet y lire que les perturbateurs endocriniens seraient supprimés pour peu que des solutions (sic) plus efficaces existent!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :