"Aucun des candidats ne parle de l'apprentissage ! "

 |   |  565  mots
Les candidats présentent des programmes pour l'industrie, l'agriculture, la défense mais rien sur l'apprentissage et l'alternance, déplore Bernard Stalter, le président de  l'Assemblée permanente des chambres de Métiers et de l'Artisanat (APCMA)
"Les candidats présentent des programmes pour l'industrie, l'agriculture, la défense mais rien sur l'apprentissage et l'alternance", déplore Bernard Stalter, le président de l'Assemblée permanente des chambres de Métiers et de l'Artisanat (APCMA) (Crédits : Christophe Meireis)
Dans un entretien accordé à La Tribune, Bernard Stalter, le président de l'Assemblée permanente des chambres de Métiers et de l'Artisanat (APCMA), dénonce l'incohérence de la politique récente en faveur de l'apprentissage et la vacuité des candidats à l'élection présidentielle sur ce sujet. Il formule une série de propositions pour que l'apprentissage et l'alternance gagnent enfin leurs lettres de noblesse.

LA TRIBUNE : Ce mardi, vous vous déplacez à Rouen pour vanter les mérites et les vertus de l'apprentissage. Vous n'avez pas l'impression de faire le travail des candidats à l'élection présidentielle ?

Bernard Stalter : Si, et je le regrette. Les candidats présentent des programmes pour l'industrie, l'agriculture, la défense mais rien sur l'apprentissage et l'alternance. Personne n'en parle ! C'est plus qu'une faute de goût. C'est à se demander s'ils comprennent les vertus de l'apprentissage qui, à la différence de l'enseignement général, est la voie royale vers l'emploi, vers des métiers passionnants, épanouissants. Je vais insister sur ces deux points à Rouen. C'est la raison pour laquelle nous avons créé notre propre candidat :Camille Lartisan, un personnage virtuel dont je suis le porte-parole.

Les statistiques sont avec vous ?

Elles sont catégoriques. De fait, 85% des apprentis ont un emploi à la fin de leur formation. La moitié des chefs d'entreprises sortent de l'apprentissage. Quand on sait que 20% d'entre eux ont plus de 50 ans et que se posera bientôt le problème de leur succession, on se dit à l'APCMA et au sein des réseaux des chambres des métiers qu'il est urgent de prendre notre bâton de pèlerin.

Pourquoi cette urgence ?

Parce qu'il y a six millions de personnes qui sont actuellement inscrites à Pôle emploi. Parce que 140.000 jeunes quittent le système scolaire sans diplôme tous les ans en France alors que 1,2 million d'entreprises cherchent du personnel qualifié. Si la reprise se confirme, ces besoins seront encore plus importants ! Cette situation est inadmissible.

Quelles sont les propositions que formulent Camille Lartisan ?

Selon nos estimations, basses, je tiens à le préciser, 250.000 entreprises artisanales sont actuellement susceptibles de recruter un apprenti ! Pour que ces entreprises embauchent, Camille Lartisan propose notamment de simplifier et de stabiliser les multiples dispositifs d'aide au recrutement, de faciliter l'embauche de l'apprenti quel que soit son âge, de développer des partenariats avec les conseils régionaux pour étendre les dispositifs des développeurs de l'apprentissage et de reconnaître le rôle formateur des chefs d'entreprise artisanale.

En 2014, François Hollande, le président de la République fixait l'objectif de former 70.000 apprentis supplémentaires, soit au total 500.000 apprentis d'ici 2017. Était-ce un objectif cohérent ?

On ne fixe pas des objectifs quantitatifs avec des ressources humaines. Il aurait mieux valu que le gouvernement tente de casser les lignes entre l'enseignement général et l'enseignement professionnel, augmente les moyens des Centre de formations d'apprentis (CFA), informe davantage les citoyens, c'est-à-dire les jeunes et leurs parents, pour les convaincre que l'apprentissage est une voie royale vers l'emploi.

Il aurait également mieux valu que le chef de l'Etat ait le souci de la cohérence. Plutôt que de mettre en place des contrats d'avenir pour les personnes sans formation, il aurait été plus judicieux, me semble-t-il, de renforcer les moyens des structures d'apprentissage permettant de les former.

Par ailleurs, il n'y a rien de cohérent à faire des déclarations fortes en faveur de l'apprentissage avant de supprimer presque dans la foulée les indemnités compensatrices des entreprises qui recrutent des apprentis...

Vous êtes en colère ?

Je suis surtout motivé et tiens à rendre hommage aux réseaux des chambres de métiers qui, sur l'ensemble du territoire, se battent au quotidien pour que l'apprentissage obtienne les lettres de noblesse qu'il mérite.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/04/2017 à 11:13 :
Inexact! Macron entend consacrer 15 milliards à la formation professionnelle en la réformant en profondeur. En commençant par celle des adultes qui dilapideles fonds publics en délaissant les publics fragilisés par le chômage. Puis en s'engageant à développer les filières en alternance dont l'apprentissage. Donc ne pas faire dire n'importe quoi aux candidats qui s'engagent. Intox!
Réponse de le 18/04/2017 à 9:10 :
"Inexact! Macron entend consacrer 15 milliards à la formation professionnelle en la réformant en profondeur".

Donc deux fois moins que le budget actuel.

Les chiffres publiés par la DARES révèlent que 31,5 milliards d’euros ont été dépensés au titre de la formation professionnelle et de l’apprentissage en France chaque année depuis sa création en ...1971 !
a écrit le 14/04/2017 à 9:39 :
Bonjour,
Votre information est totalement fausse. François FILLON décrit page 17 du dernier Magazine des Républicains la priorité pour l'Apprentissage. Mais peut-être avez-vous des problèmes de vue ?
Bien cordialement
a écrit le 12/04/2017 à 22:58 :
Quarante économistes ont signé mercredi une tribune dans Le Monde pour soutenir le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, estimant qu'il était "le seul à porter un projet permettant de retrouver une croissance équitable". C'est effectivement celui qui axe le plus son programme sur la formation et l'apprentissage avec un objectif de 7% de chômage ce qui est crédible. Mélenchon délire avec ses taxations à 100% dont on connaît les effets très négatifs, le Pen avec sa sortie de l'euro et Fillon avec la hausse de TVA de 2 points qui est forcément récessive sur les ventes à 75% intra-Europe aggravée par la suppression de 500.000 emplois publics alors que l'on en manque. C'est délirant qu'une bonne part des électeurs n'analysent pas plus en détail les programmes, se trompent et ensuite se plaignent. Macron est manifestement le plus réaliste et crédible.
a écrit le 12/04/2017 à 20:38 :
C'est un secret pour personne, l'apprentissage a quasiment disparu avec le collège unique et la répercussion s'est faite beaucoup plus tard entre temps l'immigration avait partiellement compensé, mais notre pays largement en avance sur l'Allemagne en 1960 a décliné et avec le départ des babyboomers, c'est le désastre.
Franchement faire former des techniciens par des fonctionnaires c'est d'un ridicule!
Il faudrait reconnaître la nécessité de revenir aux années d'avant 1960 et considérer enfin que les 4 ans de collège c'est du temps de perdu pour 75% des élèves, et qu'un gamin de 14 ans rétif aux études est bien plus heureux comme arpet et un petit salaire qui va avec.
Et puis débuter à 14 ans, c'est partir à 58 sans avoir jamais chômé, toujours bien gagné sa vie et dans sa région. (pas de traumatisante émigration intérieure) alors que les super métiers t'envoient n'importe ou et à 50 ans direction pôle emploi pour finir au rsa sans avoir jamais été autre chose que locataire.
a écrit le 12/04/2017 à 15:16 :
C'est totalement Faux, jean Luc Mélenchon en parle très souvent, sauf que ce candidat ne doit pas avoir la couleur politique qui correspond à ce monsieur...
a écrit le 12/04/2017 à 14:04 :
Beaucoup de personnes pensent que les métiers d’apprentissage sont des « sous métiers » car ils ont encore en tête l’image d’épinal du métier sous payer, pénible, peu valorisée socialement etc...
Prenons donc 2 exemples : un brillant élève et un élève moyen voir un cancre ayant des difficultés dans les matières générales mais qui est habile de ses mains...
L’élève brillant va donc obtenir son bac haut la main et envisager de faire de belles et longues études alors que l’élève « médiocre » devra se résoudre à se lancer dans l’apprentissage par défaut et va se retrouver dans la vie professionnelle et obtiendra peut-être un « minable » bac Pro de chauffagiste à 18 ans.
Donc à 18 ans, l’élève médiocre commence à entrer dans la vie active et il travaille assez rapidement avec un salaire proche du smic car les patrons manquent de main d’oeuvre alors que le brillant élève commence sa première année d’étude.
Du coup, le brillant étudiant, fait des études et passent 5 belles années à la FAC et obtient son master en communication, histoire de l’art, biologie, sociologie etc..
Mais le « Cancre » a aussi avancé de son côté, au bout de 5 ans, il a acquis durant ces années une grande expérience, un savoir faire et connait déjà toute les ficelles du métier de dépanneur chauffagiste au point que ses patrons n’ont pas pu le garder car il a été débauché par un concurrent qui lui a proposé un salaire triple qu’il avait à ses débuts.
Alors que le brillant élève à 23 ans, commence juste à chercher du travail, et malgré son « brillant » diplôme, a beaucoup de difficultés à entrer dans le marché du travail car il a choisi une spécialité auquel les débouchés sont inexistantes et auquel chaque poste à pourvoir est assailli par des centaines de CV !
Du coup, le brillant étudiant est obligé d’enchainer les stages non-rémunérés ou des contrats précaires de quelques mois pour acquérir une expérience demandé durant des années et puis un jour il finit par lassitude à accepter des boulots « alimentaires » comme chez les opérateurs téléphoniques ou dans la restauration rapide , ou dans les grandes surfaces pour survivre en attendant de trouver autre chose...
Quand au « looser », il continue en gagnant bien sa vie avec son métier manuel et il roule déjà avec une belle voiture à 27 ans et il vit déjà dans son appartement contrairement au brillant étudiant qui vit encore chez ses parents et pour les plus courageux qui vit en colocation et a toute les peines du monde à vivre son émancipation, à mettre de côté pour se payer des vacances ou une voiture d’occasion en bon état.
Le cancre lui accumule un capital car il ne manque pas de travail et il se retrouve propriétaire à 30 ans, il peut voir l’avenir sereinement au point de s’offrir de temps en temps des week-end de sports extrêmes, des séjours au ski, des sorties cinémas restos, voir les concerts de ses artistes préférés et aller en vacances à l’autre bout du monde avec ses potes ou sa petite amie alors que le brillant élève a toujours du mal à payer ses factures surtout les dépenses imprévues, et il dispose d’un budget sortie très limité et ne peut que aller en vacances low cost comme en Tunisie et refuse systématiquement les plans week-end de ses potes en prétextant qu’il a prévue autre chose alors qu’il n’a en réalité pas les moyens.
Du coup, le « cancre » a déjà vu la moitié de la planète, s’est beaucoup amusé et vit une vie pleine et prospère et le brillant étudiant est toujours dans la précarité malgré qu’il a fini par trouver un poste correspondant à ses compétences sauf qu’il travaille dans une collectivité avec un salaire à peine supérieure au smic.
Du coup, finalement qui est le gagnant dans cette histoire ?
Le « Cancre » qui a fait un métier manuel ou le « brillant » étudiant ?
Biensur, j’ai pris des exemples caricaturaux, car il existe des métiers manuels durs physiquement auquel le salaire n’évolue pas et des métiers « intellectuels » très rémunérateurs en forte demande comme dans l’informatique ou la fiscalité d’entreprise...
a écrit le 12/04/2017 à 12:58 :
L apprentissage c est un peu comme le travail du dimanche. C est bien ....mais pour les autres.Combien de rejetons de nos politiques en apprentissage ?
a écrit le 12/04/2017 à 11:35 :
Surtout ne pas toucher, et le financement de ces syndicats , si essentiels à la marche économique du pays, comment ferait-on ??? il faudrait augmenter le subventions ???
a écrit le 12/04/2017 à 11:35 :
Surtout ne pas toucher, et le financement de ces syndicats , si essentiels à la marche économique du pays, comment ferait-on ??? il faudrait augmenter le subventions ???
a écrit le 12/04/2017 à 10:10 :
Quelques remarques en vrac:
-Des étudiants du supérieurs font leurs études ( commerce ou ingénieurs) par apprentissage .
-Un artisan carrossiers m'expliquait que sur la dizaine d'apprentis qu'il avait formés aucun n'étaient restés dans le métiers ..
-Dans l'enseignement général les prof ignorent voir méprisent l'apprentissage et du manière général l'orientation n'est pas leur problème !!!
- Le monde de l'entreprise et celui de l'enseignement -même professionnel !!!- sont deux mondes qui s'ignorent .
a écrit le 12/04/2017 à 9:47 :
Il manque au president l'apprentissage de la lecture non ?
Aurait il zappé le programme fillon ?
a écrit le 11/04/2017 à 21:22 :
En même temps, ce sont les journalistes qui n'ont cessé de ne poser de questions que sur les affaires...
a écrit le 11/04/2017 à 20:11 :
"C'est en forgeant" [et en apprenant aux côtés des professionnels expérimentés et passionnés, qui transmettent leur savoir-faire et les ficelles du métier] "qu'on devient forgeron."

Programme : www.marine2017.fr/programme/
IV – Une France juste
81. Revaloriser le travail manuel par l’établissement de filières professionnelles d’excellence (suppression progressive du collège unique, autorisation de l’apprentissage à partir de 14 ans). Développer des lycées professionnels ou technologiques de la seconde chance sur tout le territoire pour les élèves sortis du système scolaire sans diplôme.
82. Créer un dispositif « premier emploi » qui exonère totalement de charges la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans par une entreprise et ce pour un délai maximum de 2 ans.

V – Une France fière
107. Développer massivement l’alternance (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation) dans l’artisanat, le secteur public et privé et rendre la formation professionnelle plus efficace, moins opaque et moins coûteuse.
a écrit le 11/04/2017 à 18:40 :
"Quelles sont les propositions que formulent Camille Lartisan ? "

Il a le nom qui correspond à sa tâche
a écrit le 11/04/2017 à 18:30 :
C'est le programme Macron qui est le plus axé sur la formation et l'apprentissage. C'est le cheval de bataille de ce programme qui est le plus axé sur la baisse du chômage avec un objectif à 7% alors que le Pen s'attache à sortir de l'euro ce qui créerait de l'inflation donc un accroissement du chômage, Fillon la suppression de 500.000 emplois plublics alors qu'il y a des manques manifestes et la hausse de 2 points de la TVA ce qui entraîne une récession, et Mélenchon s'attache entre autres à taxer à 100% les salaires supérieurs à 20 fois le salaire de base ce qui est trop radical et entraîne comme on l'a vu des départs en masse donc une récession et en conséquence hausse du chômage. Mélenchon représentant du parti communiste et ayant comme modèles le Vénézuéla et Cuba, bonjour l'apprentissage !
Réponse de le 11/04/2017 à 20:53 :
"la hausse de 2 points de la TVA ce qui entraîne une récession"
Non parce que elle permet de baisser les charges, ce que les autre programmes ne permettent pas de faire sinon de façon mensongère
a écrit le 11/04/2017 à 18:19 :
Ils s'en moquent....l'apprentissage c'est pour les nuls.....il n'y a qu'à voir déjà les prof des collèges et des lycées. Ce sont eux qui flinguent cette filière. D'ailleurs combien d'enfants de profs suivent cette voie. Le résultat doit être édifiant!
Réponse de le 12/04/2017 à 10:34 :
Vous avez tout résumé .. Les métiers manuels, c'est pour les sans cerveaux... Hélas, beaucoup de profs et de parents pensent de cette manière...
a écrit le 11/04/2017 à 18:07 :
Depuis la fin des années 70 ,le métier manuel a été dévalorisé, on envoyait déjà la lie des lycées pour les entasser dans des CET à faire de la couture pour les filles et mécanique auto pour les garçons.Quand ce n'était pas le métier des parents qui déterminait l'avenir du gosse ,un fils d'ouvrier avait 90% de chance de faire la même chose à moins d'être un Einstein pas Franck, l'autre et gare à la note moyenne à l'époque ,aujourd'hui avec 9,85 au bac ,on peut l'avoir si on a eu une bonne assiduité pendant l'année (véridique). D’après vous,pourquoi faut-il qu'un enfant inscrive le métier des parents sur une feuille en début d'année pour le plaisir ? et non , la future sélection plutôt.Allez demander aujourd'hui à un jeune si il préfère tapoter sur un écran d'ordi à faire des graphiques ou taper sur de la tôle toute la journée et rentrer crade le soir ,un avis ? ,sans oublier les parents qui souhaitent tous que leur gosse ne fasse pas ouvrier surtout avec une durée de vie de 7 ans moins au final par rapport aux autres catégories professionnelles avec par contre un âge de départ à la retraite identique ,comme quoi.
a écrit le 11/04/2017 à 17:45 :
En réalité aucun candidat ne parle de la France comme un Président de la République mais comme un premier ministrable qui doit avoir des réponses sur les détails! Connaissent ils leurs devoirs avant tout? Où ne intéressent ils qu'a leur droit, grignotés de plus en plus par les administrateurs de l'UE de Bruxelles?
Réponse de le 12/04/2017 à 8:03 :
Bonjour,
Si, le seul c'est Mr Asselineau qui lui ne veut pas, entre autre que la France redevienne ce qu'elle à été, sans la tutelle de la commission de Bruxelles, le seul : www.upr.fr allez et écoutez.
Bonne journée.
a écrit le 11/04/2017 à 17:34 :
Il est vrai que l'apprentissage est la voie vers un vrai métier, souvent plus intéressant que la moyenne. Mais les socialistes ont décidé (merci Jospin) que tout le monde devait avoir le bac. Alors, tout le monde a le bac, sans savoir lire ou écrire correctement et 1) on a pléthore de bacheliers et donc une concurrence féroce sur les débouchés étriqués de ce diplôme et 2) comme ce diplôme ne sert à rien, il est difficile de trouver un véritable emploi quand on est viré. L'apprentissage est une véritable porte de sortie du système socialiste, car il permet de trouver son indépendance dans un métier choisi et si le patron me vire, je sais faire quelque chose et je peux même lui faire concurrence. Conclusion: l'apprentissage est la garantie de la liberté, alors que la voie générale dirigiste, c'est le plastron de médailles du général soviétique fier d'avoir rendu service au parti :-)
a écrit le 11/04/2017 à 17:21 :
FAUX , allez voir le programme FILLON rubrique "éducation"
a écrit le 11/04/2017 à 17:21 :
L'apprentissage rentre dans le domaine du capital humain, longtemps ignoré et combattu par la gauche qui le considérait comme un produit de l'ultralibéralisme. L'apprentissage a surtout des avantages sociaux pour favoriser l'adaptabilité à un emploi en favorisant les contacts humains.
a écrit le 11/04/2017 à 17:08 :
Notons quand même que les français et les médias attendent que les candidats s'occupent de façon positive de tous leurs problèmes, grands et petits.
Conséquence : les réponses " doivent " être positives pour faire taire toute revendications.
En fait on oblige les candidats à mentir, car les moyens dont ils disposent sont limités.
Il faut savoir quelles priorités, dans les limites des financements effectifs disponibles, ils privilégient. Les autres aspirations des électeurs devront attendre, un autre quinquennat.
Alors il faut respecter le candidat qui dit NON à certaines revendications qui ne peuvent être financer sans augmentations des impôts que les français réfutent.
a écrit le 11/04/2017 à 17:06 :
"avant de supprimer presque dans la foulée les indemnités compensatrices des entreprises qui recrutent des apprentis..."

Je viens d'aller sur le site : www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23556.Ce site a été vérifié le 3 mars 2016

Voila ce qui est dit:

Une entreprise de moins de 11 salariés qui recrute un apprenti mineur (âgé de moins de 18 ans) peut bénéficier d'une aide forfaitaire de 1 100 € versée chaque trimestre, soit 4 400 € pendant la première année du contrat.L'aide est cumulable avec les dispositifs existants : prime apprentissage, aide au recrutement d'un premier apprenti ou d'un apprenti supplémentaire, crédit d'impôts par exemple.

Une fois le contrat d'apprentissage enregistré par la chambre consulaire, l'employeur peut valider en ligne sa demande d'aide pré-remplie.La demande est ensuite télétransmise par l'État à l'Agence de services et de paiement (ASP) qui assure le paiement de l'aide.Une fois l'aide obtenue, l'employeur doit ensuite saisir en ligne les attestations de présence justifiant l'exécution du contrat au moyen du téléservice Sylaé.

Pendant toute la durée du contrat, l'employeur est exonéré des charges sociales, à l'exception de la cotisation patronale d'accidents du travail et maladie professionnelle et de certaines cotisations prévues par certaines conventions collectives.La CSG et la CRDS ne sont pas dues par l'apprenti.En fonction des effectifs de l'entreprise, cette exonération peut être totale ou partielle (l'effectif pris en compte est celui du 31 décembre précédant la conclusion du contrat d'apprentissage).
a écrit le 11/04/2017 à 16:42 :
"C'est à se demander s'ils comprennent les vertus de l'apprentissage qui, à la différence de l'enseignement général, est la voie royale vers l'emploi, vers des métiers passionnants, épanouissants. "

Vous faites l'erreur que font beaucoup à savoir opposer apprentissage et enseignement général qui sont tout deux indispensables comme si les deux termes s'opposaient alors que pas du tout, leurs rôles à l'un et l'autre sont complètements différents autant que complémentaires, c'est notre économisme politique qui veut à tout prix éradiquer l'éducation générale qui permet aux salariés de comprendre les contrats qu'ils lisent. Dommage on ne peut ensuite que rester perplexe sur vos propos alors que vous avez raison il y a un silence assourdissant autour de l'apprentissage qui est demandé autant par les employeurs que les employés même si pour des raisons diamétralement opposées.

Et si les politiciens n'en parlent pas c'est parce que le financement de ces apprentissages est bien trop chaotique et opaque pour pas qu'il n'y ai anguille sous roche. L'argent pour une fois est là pour le financer mais par contre sur le terrain c'est une tout autre histoire, j'ai deux amis en apprentissage et c'est le parcours du combattant, pas le temps de tout exposer mais par exemple rien que le fait que les deux soient obligés de payer leurs déplacements, qui est à plus de 150 kilomètres de chez eux, pour se faire.

Des milliards de disponibles et pourtant des conditions difficiles pour les apprentis. Il y a forcément une grosse magouille avec l'argent de l'apprentissage d'où à mon avis le silence étrange de nos politiciens concernant ce sujet même en campagne électorale alors que c'est un sujet qui parle à tout le monde. Je suis entièrement d'accord avec votre étonnement mais c'est un sujet qui devrait être traité avec l'argent public en général et ce qu'en font nos politiciens réellement sur le terrain.
a écrit le 11/04/2017 à 16:38 :
Désolé de vous contredire mais François Fillon veut sortir l'enseignement professionnel de la tutelle de l'Education Nationale et faire de l'Apprentissage une voie de référence
a écrit le 11/04/2017 à 16:29 :
Faux ! Mélenchon en parle régulièrement dans ses meetings, de la rémunération des apprentis, de leurs conditions d'apprentissage, d'embauche, de la remise à plat du marché de la formation professionnelle, de l'enseignement professionnel en général. Il sait de quoi il parle : il a été ministre délégué à la formation professionnelle.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :