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Fillon, Juppé et les fonctionnaires en moins : peut-on les croire ?

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(Crédits : Vincent Isore)
Dans le domaine de l'économie, la question des fonctionnaires divise en apparence François Fillon et Alain Juppé. Mais leurs promesses ont-elles une chance d'être mises en oeuvre?

 Ainsi, le débat économique entre les deux candidats qualifiés pour la « finale » de la primaire de la droite et du centre pourrait-il se focaliser sur la question des fonctionnaires. Face à aux 500.000 suppressions de postes d'agents publics promises par François Fillon et critiquées par le camp Juppé, le maire de Bordeaux se montrerait plus crédible avec 200.000 emplois publics supprimés au cours du prochain quinquennat, s'il parvenait au pouvoir.

Qu'en est-il réellement ? Le débat électoral, même s'il est dit sérieux par les commentateurs politiques, s'entoure toujours d'un certain flou. François Fillon et Alain Juppé se veulent précis, avançant des chiffres censés accréditer leur propositions. Mais que recouvrent-ils réellement ?

Changer le statut des employés publics?

Il serait très facile, d'un point de vue technique -sous réserve d'une contestation syndicale- de réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires : il suffirait de changer le statut des employés de l'administration. Pourquoi les salariés des collectivités locales devraient-ils tous, ou presque, être fonctionnaires ? Bruno Le Maire a abordé le sujet sous cet angle avant d'être éliminé au premier tour. Pourquoi les employés des hôpitaux devraient-ils avoir le statut de fonctionnaire ? Ils ne l'ont pas en Allemagne, et c'est d'ailleurs ce qui explique largement pourquoi nos voisins d'Outre Rhin affichent un nombre de fonctionnaires par habitant beaucoup plus faible qu'en France.

Fillon et Juppé agiraient à structure constante

Mais, de ces réformes de structure, Alain Juppé et François Fillon ne parlent pas. Pour eux, semble-t-il, les coupes dans les effectifs auraient donc lieu à structure constante. Et c'est là que le sujet se complique. D'autant que des pans importants de la fonction publique seraient sauvegardés de toute suppression d'effectifs. Ainsi, s'agissant de l'Etat, Alain Juppé a précisé qu'il ne toucherait ni à l'Education, ni à la Police-gendarmerie, ni à la Justice, ni à la Défense. A elle seule l'Education -y compris l'enseignement supérieur- représente 56% des fonctionnaires de l'Etat, selon l'Insee, sachant que les fonctionnaires des Établissements publics administratifs se trouvent principalement à l'université . Au total, les secteurs épargnés par Alain Juppé comptent pour 85% des fonctionnaires employés par L'État et les établissements publics qui lui sont rattachés, selon l'Insee. Comment amputer d'une centaine de milliers d'agents les ministères restants -Bercy, Équipement et Transports, Travail, Affaires sociales- qui comptent à peine 360.000 fonctionnaires, sur un total de 2,4 millions ?

Les manipulations comptables de Sarkozy

Dans la version Fillon, pas de sanctuaires aussi bien définis. Certes, mais il est difficile, par exemple, de supprimer des postes dans l'Éducation nationale. Si cette politique pouvait être mise en œuvre aisément, Nicolas Sarkozy n'aurait pas eu recours à des manipulations comptables et possibles une seule année, pour afficher le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans l'Éducation. En 2010, en effet, il avait supprimé une année de formation des professeurs des écoles, ce qui permettait « d'économiser » 15.000 fonctionnaires, puisque les futurs instituteurs sont considérés comme fonctionnaires dès qu'ils ont passé le concours et entrent en formation. Cette décision avait désorganisé la formation des enseignants.

 L'effet du passage à 39 heures

L'ancien ministre de l'Éducation qu'est François Fillon sait bien les difficultés qu'il devra affronter. Il affirme miser beaucoup sur l'augmentation du temps de travail, puisque son programme prévoit le passage de l'horaire hebdomadaire des fonctionnaires de 35 heures à 39 heures (payés 35). Cette augmentation de 8,3 % du temps de travail permet évidemment de diminuer le personnel en cas de travail posté. Mais est-ce vraiment transposable à l'Éducation ?

 Couper aussi dans les hôpitaux?

Contrairement à Nicolas Sarkozy au cours de son quinquennat (2007-2012), qui entendait ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux, mais s'agissant seulement de l'Etat, les deux finalistes de la primaire de la droite et du centre veulent étendre leur action à l'ensemble de la fonction publique. Il est vrai que, sur 5,1 millions d'agents publics -y compris contractuels- en équivalent temps plein, 1,77 million sont employés par les collectivités locales, et 1,08 million par les hôpitaux. S'agissant de ces derniers, Alain Juppé a précisé récemment sur Europe 1  qu'il pensait avant tout à supprimer des postes au sein du « personnel administratif » et qu'il préserverait les soignants, compte tenu d'une activité médicale croissante et des tensions déjà visibles dans les hôpitaux. Or ce personnel administratif ne représente que 12,6% des salariés des hôpitaux, selon la DREES. La marge est donc étroite. Quant aux collectivités locales, elles sont dotées constitutionnellement d'une autonomie de gestion. Leur imposer une baisse drastique du nombre de leurs employés ne passera pas comme une lettre à la poste.

Bref, les 200.000 suppressions de postes version Juppé, c'est-à-dire en épargnant la plupart des secteurs de la fonction publique d'État, ainsi que les hôpitaux, ne sont pas vraiment crédibles, compte tenu de la charge insupportable qui se reporterait alors sur les collectivités locales. Les 500.000 agents publics en moins côté Fillon ne le sont pas plus, même en augmentant le temps de travail, puisque cela signifierait le remplacement d'aucun départ. Imagine-t-on un collège où aucun enseignant partant en retraite n'est remplacé ?

Un surpoids de la fonction publique en France?

Au delà, cette politique est-elle nécessaire?

Comme le souligne l'économiste Olivier Passet, de Xerfi

« On se leurre sur le sureffectif public. Certes le poids de nos rémunérations publiques est important. Mais lorsqu'il ne l'est pas chez les autres, il faut alors s'interroger sur le poids de la sous-traitance, qui n'est rien moins qu'une embauche indirecte, comptabilisée en consommation intermédiaire, dont on aurait tort de penser qu'elle est systématiquement plus efficace et moins coûteuse pour le citoyen. D'emblée, la position française paraît bien moins atypique. Cela n'interdit pas de s'interroger sur l'écart considérable qui nous distingue de l'Allemagne, par exemple.

Ensuite,

il faut rapporter le nombre d'agents à la population. Ce que l'on ne sait pas bien faire, car les statuts sont très variables d'un pays  à l'autre. Néanmoins l'extravagance française paraît bien moins extravagante. Surtout si au lieu de se centrer sur les fonctionnaires, on se focalise sur l'emploi que mobilisent les différents pays sur les grandes fonctions de l'État, indépendamment de du statut privé ou public : dans l'administration, la santé, l'éducation, l'action sociale notamment, il apparaît immédiatement que la France n'est pas mieux dotée  en ressources humaines que les autres, et même plutôt moins bien loties que beaucoup d'autres grands pays.

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Commentaires
a écrit le 25/11/2016 à 19:47 :
Ces discours oublient que le territoire de la France est beaucoup plus grand que celui de nos voisins et que les populations qui font le plus appel aux fonctions publiques sont celles qui ont le plus augmenté : les enfants et les personnes âgées. Avec la menace terroriste, c'est irresponsable de rogner sur la police et l'armée dont les agents, comme ceux des hôpitaux, travaillent aussi la nuit.
a écrit le 25/11/2016 à 10:03 :
Ces politiques se fichent des français ; nous ne sommes que des cotisations et des pourcentages : il n'y a que FRANCE INFO qui a évoqué le problème des futurs retraités : les politiques ont omis d'interroger les français qui travaillent, qui peuvent avoir chaque jour 1,30 à 2 heures de trajet matin et soir (et oui c'est très courant avec des transports en commun complètement défaillant), qui à l'approche des 60 ans commencent à avoir des soucis de santé, qui ont toujours travaillé et se sentent bien incapables d'aller jusqu'à 65 ans : le couvreur qui ne se voit plus monter sur un toit, l'ouvrier sur les chaines, le plombier, le terrassier, et nous les femmes qui avons assumé les enfants (les hommes s'y mettent un peu maintenant) qui les avons déposé chez la nounou ou à la crèche dès leur 4 mois, et nous devrions travailler 39 heures, 2 à 3 heures de transport par jour, etc..... Mais nous n'en pouvons plus Messieurs ! et seront bien incapables de dépasser les 60 ans ! Seul M. MACRON a eu cette bonne idée des jeunes qui pourraient travailler plus, et du temps de travail qui pourrait être aménagé pour les personnes vieillissantes. Aujourd'hui, femme de 60 ans, 5 trimestres avant 20 ans, 176 trimestres cotisés et validés, je ne peux pas avoir ma retraite avant 62 ans !! et là on retrouve l'hypocrisie de M. HOLLANDE, qui a pénalisé les français avec sa retraite en carrière longue : et oui, on ne comptabilise pas les trimestres validés, et surtout pour les femmes qui ont élevé un ou plusieurs enfants : on ne comptabilise pas les trimestres pour enfants ce qui pénalise doublement toutes les femmes !!!!! Alors ni la droite, ni la gauche ! Que reste-t-il ?
M. MACRON ?? Mme LE PEN ?? Vous êtes trop sûr de vous Messieurs les politiques de droite, quant à l'équipe de M. HOLLANDE : no comment !!!!!!
Réponse de le 28/11/2016 à 16:14 :
La majorite silencieuse et qui travaille , ni droite, ni gauche
a écrit le 24/11/2016 à 9:20 :
Pour réduire le nombre de fonctionnaires de la fonction publique et territoriale, il suffit de décider que toute décision n'est prise qu'à un seul niveau, le plus adapté. C'est scandaleux de voir les réunions à n'en plus finir où chacun s'échine à démonter que la proposition de l'autre n'est pas recevable. Cela appliqué au niveau des communes, de l'intercommunalité, des département et des régions permettrait de supprimer énormément de personnel qui ne justifie leur fonction que par le blocage des propositions
a écrit le 24/11/2016 à 8:27 :
.....l'hopital ,l'education , la police ne sont deja pas au mieux de leur forme alors avec Fillon ça risque de tourner au désastre !
Par contre dans les ministères , les chez les élus , dans les cabinets et les administrations " d'état " , là il peut supprimer a tour de bras il y a plétore !!!
Réponse de le 25/11/2016 à 20:29 :
le redéploiement sur le terrain des policiers en faction devant les domiciles de ces personnalités est urgent...leurs militants pourront bien les remplacer
a écrit le 24/11/2016 à 8:15 :
Nous beaucoup trop d'administrations
communes, communauté de communes, départements, régions, super régions, métropoles, état , Europe.
Nous avons comparé a l'Allemagne 2 millions de fonctionnaires en trop.
Il faudra bien régler le problème sinon c'est la faillite!!!
a écrit le 24/11/2016 à 8:11 :
Ce ne seront que de simples rouages de Bruxelles donc rien de positif a attendre! Ils suivront les ordres; les recommandations; les directives... le dogme comme programme!
a écrit le 24/11/2016 à 8:04 :
La France est malade de la fonction publique avec ses 6 millions de fonctionnaires paresseux avec des semaines à 32h00, professsionnel des grèves, de l'absentéisme et du m'en foutisme, trop bien payés avec des congés au-dessus du légal... Il serait temps d'exterminer ce cancer qui mine l'écononmie de notre pays !!!
Réponse de le 26/11/2016 à 1:00 :
Vous racontez n'importe quoi!
Travailler 32h vous avez vu ça où?
Personnellement je taffe minimum 40h par semaine et payé pour 35, on est un paquet dans ce cas là. Renseignez vous un minimum !
Réponse de le 01/12/2016 à 8:05 :
@ Shadow dans la très grande majorité de la fonction publique territoriale

35H hebdo 1 rtt/ mois soit 33H effectif/semaine dans mon cas à l'époque et fallait voir les cadences infernales... j'ai préféré la quitter vu l'ambiance et les équipes de trainent savates.

Cordialement
a écrit le 24/11/2016 à 1:54 :
Sinon, la question serait peut-être : pourquoi vouloir tuer l'état..? Voyez aux us comment ça se passe.. Car c'est grâce à eux que la crise économique est en cours, à grand coups de privatisation. Dire que je n'ai rien payé pour obtenir un vrai diplôme d'ingénieur (non non, pas un masteur..)... Il ne reste plus qu'en France où l'on voit une commission capable de valider un niveau d'études suffisant au niveau national, ET SURTOUT, pouvoir y accéder gratuitement juste en travaillant. Et donc, bonne crise à tous, en oubliant pas ce qui est advenu en 1929 et, 1939... Nous n'aurons plus de Roosevelt. Dommage.
Réponse de le 24/11/2016 à 6:26 :
On n'a pas attendu les privatisations pour plonger dans la crise.
a écrit le 23/11/2016 à 22:36 :
C est pas 500000 fonctionnaires qu il faut supprimer c est 1, 5 million pour arriver au même % que les autres pays européen !
Aligner public et privé !
3 jours de carence pour les arrêts maladie 😷
39 H paye 35 Etc et peut être la france 🇫🇷 que L on laissera à nos enfants tiendra la route ! Sinon cata 😳
Réponse de le 23/11/2016 à 23:53 :
Un jaloux qui a loupé tous les concours auxquels il a participé?
Réponse de le 24/11/2016 à 9:13 :
ENTIEREMENT D'ACCORD AVEC LHERITIER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 24/11/2016 à 9:32 :
"3 jours de carence pour les arrêts maladie"

Estimes toi heureux Fillon voulait un 4eme jour en 2011.

Une marche arrière sous condition? François Fillon s'est dit ce mardi prêt à renoncer à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé, à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie, a rapporté à l'AFP le député UMP Philippe Meunier.
Réponse de le 28/11/2016 à 21:37 :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/26/20002-20150626ARTFIG00340-jours-de-carence-comment-ca-se-passe-dans-le-prive.php
a écrit le 23/11/2016 à 21:59 :
Le seul endroit ou l'on peut réduire la masse des fonctionnaires est dans la fonction publique territoriale : si l'on ne peut pas empêcher le recrutement en raison de l'autonomie de gestion des collectivités locales, il faudra alors réduire les dotations de l’État au prorata. Çà devrait dissuader puisque l'on ne pourra alors le rémunérer ...
Réponse de le 24/11/2016 à 8:34 :
les dotations elle sont deja LARGEMENT réduites ! (mais récupérées sur les dos des contribuables par les collectivités locales ! )
L'état se désengage de TOUT malgré un matraquage fiscal tous azimuts ! : OU passent donc tous nos impots ? : assistanat , guerres variées et autres gestions d'amateurs ?
Réponse de le 24/11/2016 à 9:39 :
OU passent donc tous nos impots ?

La plupart des hausse d'impôt ont été donné à 80¨% pour le CICE et le patronat , la droite devrait donc y être favorable.
a écrit le 23/11/2016 à 21:58 :
Merci pour cet article chiffré qui montre bien la possibilité de diminuer considérablement les effectifs administratifs, là où ils sont de plus en plus excédentaires, dans les hôpitaux, l'éducation nationale, les finances publiques, l'administration territoriale, notamment grâce aux progrès des technologies numériques. Il y a aussi tous ces milliers de fonctionnaires en attente d'affectation dont l'employabilité est douteuse.
a écrit le 23/11/2016 à 20:15 :
Ah, si les autres pays ont moins de fonctionnaires, c'est parce qu'ils font davantage appel à la sous-traitance... Un peu court et tendancieux comme explication, car ça voudrait dire qu'ils auraient à peu près le même ^niveau de dépense publique que nous, or nous devançons les pays comparables de 5 à 10 points de PIB. L'explication de la dépense d'une dépense pour la défense ne suffit pas à expliquer cet écart puisque la totalité de la dépense de défense représente 2% du PIB chez nous contre 1% en Allemagne par exemple. La vérité, c'est que le mille-feuille administratif français auto-entretient son activité. Demandez à n'importe quel directeur d'établissement scolaire ou universitaire le nombre d'enquêtes auquel il doit répondre chaque année pour ses tutelles (le dépouillement de ces enquêtes devant d'ailleurs occuper pas mal de monde) en donnant à chaque fois les mêmes informations mais formatées différemment. Demandez à n'importe quel maire quel est le volume de paperasse à dépouiller dans les réponses à n'importe quel marché public (l'informatisation a d'ailleurs paradoxalement multiplié la paperasse même si elle est devenue virtuelle). Et à n'importe quel élu local le volume de n'importe quel dossier de cofinancement. Autre chose, si l'ISF est enfin liquidé, il sera pleinement légitime de supprimer à Bercy un volume d'emplois égal à celui qui était consacré à son recouvrement et à son contrôle. Enfin, par pur clientélisme Hollande a rouvert 60000 postes à l'EN (2,5 milliards par an en année pleine), sans aucun effet puisque les résultats des tests PISA n'ont cessé de se dégrader sur la période, il est donc possible de les refermer au plus vite par non remplacement des départs. Cette seule dernière mesure permet d'économiser environ 7,5 milliards sur un quinquennat.
Réponse de le 24/11/2016 à 16:49 :
Tout à fait d'accord .
a écrit le 23/11/2016 à 18:57 :
C'est irréaliste en France une baisse de 500.000 fonctionnaires, il suffit déjà de voir les tensions dans les hôpitaux et dans la police qui manifestait encore récemment et alors que d'autres attentats sont à prévoir. Fillon est totalement à côté de la plaque. Idem dans le domaine de l'environnement, de l'énergie alors que l'ASN s'inquiète de la situation du parc nucléaire. C'est vraiment un amateur.
Réponse de le 23/11/2016 à 21:57 :
Demandez donc à Fillon le deal qu'il a passéavec son mentor Sarkosy pour -que celui-ci appelle a voter pour lui. Il faut pas avoir la mémoire courte (Justice) principalement......
a écrit le 23/11/2016 à 18:52 :
Les fonctionnaires d'état sont loin d'être des nantis cependant rien n'empêche ceux qui y croient de passer le concours . Fillon veut faire plaisir à quelques irréductibles jaloux cela va lui apporter des électeurs dont il aura bien besoin .
a écrit le 23/11/2016 à 18:42 :
Déjà, il conviendrait de s'interroger sur le pourquoi. Et ce dernier est simple : l'inflation législative dans tous les domaines...un problème = une loi. Qui dit lois, dit règlements et qui dit règlements dit circulaires d'application pour mettre en oeuvre des textes indigestes que le Conseil d'Etat gardien de l'orthodoxie légistique complique à souhait. Et en bout de chaîne des personnes pour l'application des dispositifs. Nos députés bien trop nombreux pour le pays que nous sommes doivent cesser de pondre des lois les unes derrières les autres sans jamais en mesurer l'impact ou alors 6 ans après pour dire que c'etait une mauvaise mesure mais s'en fichent car depuis nous sommes passés à autre chose....et ils ne sont plus aux affaires. Le nombre de fonctionnaires baissera si les hommes politiques deviennent eux-mêmes raisonnables. Mais avec ce que l'on entend à droite comme à gauche celà n'est guère encourageant. Les uns veulent défaire ce qui a été fait et engendrera de fait une nouvelle règlementation. Les autres ajouter des couches à l'existant. Au final nos hommes politiques sont schyzophrènes. En plus lorsqu'ils sont où ont été à la tête d'une région ils n'ont jamais été avares pour les recrutements....et je constate que les moutons bêlent avec eux....
a écrit le 23/11/2016 à 18:39 :
Fillon veut supprimer des fonctionnaires: Non. Il veut un "fonctionnariat privé", comme ce qui se fait au RU par exemple les Universités. Thatcher et Cameron sont ses mentors. Qu'on se le dise.
a écrit le 23/11/2016 à 17:58 :
Un fait qui n'a pas été beaucoup médiatisé
La ville de Grenoble vient de signer un accord avec les représentants CFDT ET CFTC de la mairie prévoyant la suppression de 150 postes de travail sur un effectif de 3000 emplois municipaux.
Pour memoire la ville est dirigé par Éric Piolle maire écologiste à la tête d'une équipe municipale VERTS et PARTI DE GAUCHE PC

Donc ce qui a été fait à Grenoble pour équilibrer les comptes est un bel exemple que la remise à plat des missions publiques peut permettre de solutionner le déficit public
Réponse de le 24/11/2016 à 6:32 :
Même un Piolle est obligé d'en passer par là pour éviter la mise sous tutelle de sa ville ce qui lui enlèverait tout pouvoir. Au niveau national, la faillite de l'état qui se profile si on ne réduit pas la dépense publique et son premier poste, l'emploi public, ce sera la tutelle d'une nouvelle troïka, FMI, BCE et UE.
a écrit le 23/11/2016 à 17:58 :
Un fait qui n'a pas été beaucoup médiatisé
La ville de Grenoble vient de signer un accord avec les représentants CFDT ET CFTC de la mairie prévoyant la suppression de 150 postes de travail sur un effectif de 3000 emplois municipaux.
Pour memoire la ville est dirigé par Éric Piolle maire écologiste à la tête d'une équipe municipale VERTS et PARTI DE GAUCHE PC

Donc ce qui a été fait à Grenoble pour équilibrer les comptes est un bel exemple que la remise à plat des missions publiques peut permettre de solutionner le déficit public
a écrit le 23/11/2016 à 17:58 :
Un fait qui n'a pas été beaucoup médiatisé
La ville de Grenoble vient de signer un accord avec les représentants CFDT ET CFTC de la mairie prévoyant la suppression de 150 postes de travail sur un effectif de 3000 emplois municipaux.
Pour memoire la ville est dirigé par Éric Piolle maire écologiste à la tête d'une équipe municipale VERTS et PARTI DE GAUCHE PC

Donc ce qui a été fait à Grenoble pour équilibrer les comptes est un bel exemple que la remise à plat des missions publiques peut permettre de solutionner le déficit public
a écrit le 23/11/2016 à 17:55 :
Dans la fonction publique avec l'allongement de l'âge de départ à la retraite, il est impératif et urgent de revoir toutes les grilles indiciaires et les échelons d'avancement.
Un exemple : dans l'armée on peut trouver un Général qui a comme adjoint un Général. J'en déduit que sa secrétaire est peut-être Colonel. Mais il faut gratter, car il y a d'autres avantages en natures, en primes qui n'ont plus lieux d'êtres à l'air informatique.
Comment va t'on pouvoir régler de telles retraites!
Une étude auprès des Notaires sur les successions réalisées par certains fonctionnaires, seraient à faire. Certains patrons ou ingénieurs et autres cadres ont tout intérêt à prendre une chaise pour ne pas tomber par terre.
a écrit le 23/11/2016 à 17:38 :
Les salaires des fonctionnaires représentent 280 milliards d'euros par an. L'état na
plus les moyens de les payer tous. Résultat , le gouvernement socialiste emprunte
100 milliards environ sur les marchés tous les ans. Cette situation n'est pas tenable.
Diminuer le nombre des fonctionnaires est donc un impératif. La pression fiscale
sur les contribuables devient insupportable, il ne reste que 47 % de contributeurs
à l'IR, ce qui est une injustice flagrante. Une dette de 2100 milliards d'euros et 6 millions de personnes en précarité nécessite de vraies réformes.
Réponse de le 23/11/2016 à 20:30 :
Vous avez oublié d'inclure les différents gouvernements de droites dans votre commentaire qui eux aussi ont largement leurs parts dans l'endettement de la France.
Réponse de le 24/11/2016 à 5:58 :
On va leur donner des allocations pour chômage et en plus sans travail en échange. cela nous coutera encore plus cher.
STOP au raisonnement à court terme, ce n'est que de la comm..
Réponse de le 24/11/2016 à 10:02 :
1- C'est Sarkosy (et Fillon 1er ministre) qui ont fait passer la dette de la France de 1300 Md d'euros à 1900 Md d'euros (+600 Md d'euros) sans relance de l'économie, en laissant la France fin 2011 avec une croissance à ...0%.

2- les USA et le RU ont des dettes similaires à la France et des budgets plus déficitaires que nous malgré l'application de la politique ultra-libérale que vante Fillon.

3 - La France à une politique fiscale pesante mais en contre-partie des services publiques forts qui lui permettent une large redistribution sociale bienfaisante. Nous sommes un des rares pays dont les inégalités n'ont presque pas augmentées depuis la crise de 2008.

4 - la France est un des pays le plus riche de la planète (le 4ème) avec un volume de patrimoine de 12 000 Md d'euros, ce qui relativise la dette (2000 Md d'euros).

5 - La France reste une puissance économique importante (6ème), exportatrice (5ème, largement devant le RU).

Il y a certainement des choses à faire pour corriger nos faiblesse mais certainement pas se tirer une balle dans la tête en votant Fillon, ni en relayant constamment la minable rengaine des fonctionnaires trop nombreux, trop payés, paresseux. Notre système c'est les soins gratuits, des hauts niveaux de retraite (2 fois + qu'au RU), l'école gratuite jusqu'au diplôme universitaire, les pompiers gratuits, les routes en bon états, etc etc.
a écrit le 23/11/2016 à 17:26 :
Ils sont F O U S ... !
Cela fait 40 ans que c'est la crise, j'arrive à la retraite, on paye, on paye toujours plus dans tous les domaines pour avoir toujours moins, social, santé, départ retardé à la retraite... Toujours les mêmes qui se serrent la ceinture, j'étais à droite mais je vais aller à gauche ou chez Marine.
Le ménage n'est pas fait là ou il devrait être fait, Messieurs Fillon et Juppé.
Ras le bol de cette droite !
Un citoyen révolté !
a écrit le 23/11/2016 à 17:05 :
5,5 millions de nantis + 3 millions de retraités . Ce n'est plus un pays mais un resto du cœur où les pauvres gavent les privilégiés . L'harmonisation des statuts avec le privé est indispensable et l'écimage des vastes surplus recrutés par idéologie et copinage ne fera pleurer que les usurpateurs .
a écrit le 23/11/2016 à 16:23 :
La bonne vieille technique du bouc-émissaire. Si la France va mal (ce que personne n'arrive à démontrer, il s'agit d'une narration collective proche de l'hystérie), c'est la faute des fonctionnaires pour LR, des étrangers pour le FN. Pour un autre, c'était la finance... Vraiment, toutes ces propositions sont aux antipodes des solutions. Il est facile d'agiter des chiffres de fonctionnaires pour monter les Français les uns contre les autres (un grand talent depuis un certan NS), plus difficile de proposer un Etat plus efficace - et cela passera par une revalorisation drastique de certains traitements, honteusement bas, ainsi que par une réduction d'effectifs dans certains domaines où les nouvelles technologies rendent l'humain superflu. Enfin, comment FF va-t-il faire pour forcer les collectivités publiques à ne plus recruter? Leur couper les dotations d'Etat? On se poile...
Réponse de le 23/11/2016 à 17:25 :
Il y a des missions incontournables à réaliser dans le cadre du service public. Si elles ne peuvent pas l'être faute de personnel et de financements, il faut en transférer tout ou partie au secteur privé, ce qui ne coutera pas moins cher (à qualité égale) .C'est la voie prise par le gouvernement actuel en ayant réduit les dotations aux collectivités de 32 % en 4 ans, et qu'un gouvernement PR prévoit d' accentuer.Tatcher-Reagan ont des successeurs !
a écrit le 23/11/2016 à 16:22 :
je veux bien croire un tout petit peu Fillon, mais vraiment peu, par contre Juppé, lui même ancien fonctionnaire, je n'y crois pas du tout. Ce type commence déjà à trouver le programme Fillon trop brutal, ça veut tout dire. C'est l'élève de Chirac, le roi fainéant, pour durer il ne faut rien faire, on voit les résultats aujourd'hui...!
a écrit le 23/11/2016 à 16:19 :
Le rapport du sénat sur les mesures Sarkozy du non remplacement d'un fonctionnaire avaient été révélatrices. Ce non remplacement n'avait rien rapporté car les économies réalisées avaient servi à "gaver" la haute fonction publique de primes. C'est ainsi que 1300 hauts fonctionnaires gagnaient plus que le président de la République. Je ne pense pas que l’énarque F Hollande ait changé quoi que ce soit et c'est avant tout dans ce domaine qu'il faut agir. De plus diminuer le nombre de fonctionnaire sans diminuer les élus et les parlementaires ne serait pas acceptable !
a écrit le 23/11/2016 à 15:12 :
Malgré tous les dénis il est facile de taper sur Fillon. Cependant les gens oublient que par un seul décret il peut les faire passer de fonctionnaires à TRAVAILLEURS DE DROIT COMMUN avec retraites de droit commun, etc .... Ainsi il pourra en supprimer plus de 5 millions d'un coup en attendant de régler les problèmes branches par branches.
Réponse de le 23/11/2016 à 17:23 :
sauf que vous ne faites pas d'économies, juste un transfert comptable de la case fonctionnaire à la case consommation intermédiare. Quand aux retraites, la aussi vous pouvez passer au régime privé, sauf que vous devez créer une caisse de retraite, l'état va devoir payer des cotisations sociales sur les salaires. autre problème et pas le moindre, actuellement les retraites des fonctionnaires étant calculées sur la moyenne des 6 derniers mois, l'administration ne conserve pas l'historique des salaires des fonctionnaires au dela de quelques années. il est donc impossible de reconstituer les carrières complètes des fonctionnaires. En plus, pour respecter l'équité entre privé et public il faudrait prendre les mêmes critères et donc integrer les primes dans le calcul de la retraite. Là aussi pas sur que ça coute moins cher. Ce type de réformes ne peut donc s'appliquer qu'aux nouveaux embauchés jusqu'à extinction des droits anciens. Les yakafonkon .......
a écrit le 23/11/2016 à 13:20 :
Années apres années, de nouvelles missions ont été créées et plus de fonctionnaire ont été embauchés. il ne reste qu'à faire machine arrière pour trouver ces places à supprimer.
Ou sous-traiter au privé avec l'obligation de cout reduit par rapport au publique des missions qu'on ne peut pas supprimer ou réduire.
Et pour les inutiles, voyez du cote des ABF, ONEMA, DDT, VNF : Il au minimum des places à supprimer si ce n'est des services entiers qui ne servents à rien.
Réponse de le 24/11/2016 à 12:00 :
Bonjour,

Je suis ravie d'apprendre que mon travail est inutile... Les problématiques environnementales sont secondaires. Aller donc dire cela à l'Europe à qui nous devons rendre des comptes ou aux personnes victimes de pollutions.
Mais bon soyons sérieux, 2 minutes. Nous sommes 1000 à l'Onema et ce n'est pas ça qui va régler le problème.
Mais bon, si cela peut vous consoler un peu, je ne suis pas fonctionnaire, j'ai un statut bien bancale comme bon nombre de mes collègues. Et nous ne sommes pas financés par l'Etat mais par les redevances des Agences de l'eau.
Et sous-traiter, parlons-en ! Les prestataires nous assassinent avec des prix ahurissants justement parce qu'ils savent que nous sommes dans l'obligation de faire certaines missions et que nous n'avons plus les postes pour le faire. Et un prestataire ça se suit, et c'est chronophage. Bilan : dépense supplémentaire de temps et d'argent.

Alors, je suis d'accord pour revoir le système en profondeur et rationaliser certaines missions. Mais tout n'est pas tout noir ou tout blanc.

Bonne journée
a écrit le 23/11/2016 à 10:47 :
Je me demande quel electeur croit vraiment que Fillon va supprimer 500 000 fonctionnaires... Comme le lmontre l artcile, les objectifs de Juppe ou Fillon sont irrealisables, surtout si on change rien par ailleurs. La seule facon de reduire le nombre de fonctionnaires c est de changer de simplifier et d informatiser. Par ex, simplification des impots et tout via internet permettra de reduire le personnel enploye a la saise et la verification. Mais ca necessite un certain courage car simplifier = supprimer des niches fiscales (apparement Fillon veut en creer une nouvelle par ex en augmentant la TVA pour tout sauf l immobilier -> exactement l inverse de ce qu il faut faire)

Sinon pourquoi personne ne parle des economies hors fonctionnaire ? l etat depense pas mal d argent autrement. Doit on par ex continuer a subventionner les corses ou l immobilier cher (PTZ, APL Pinel) ?
a écrit le 23/11/2016 à 10:38 :
Ont-ils pensé à diminuer le nombre d'élus anormalement élevé comparé à nos voisins Européens et Américains ?
Je ne crois pas...
a écrit le 23/11/2016 à 9:49 :
Croire les politiques, de tous bords, tient de l'inconscience...par contre pour ce qui est de nous emm******, là nous pouvons les croire.
a écrit le 23/11/2016 à 4:30 :
Malheureusement, en France, on paye très mal les infirmiers, les professeurs d'école collège lycée, les policiers, etc etc. C'est vraiment une honte de payer des gens aussi utiles aussi bassement. On devrait augmenter leurs salaires. Faut pas se plaindre après que plus personne ne veut faire prof ou infirmier ou policier etc, et que les écoles ou hôpitaux manquent de main d’œuvre.
a écrit le 22/11/2016 à 22:26 :
Je suis bouc émissaire d'Etat, euh pardon...Agent de la fph.
Infirmier anesthésiste...
S'agissant de l'alignement des retraites avec le privé qui est prôné par les prétendants au trône, en préambule je dirais que dans le privé un débutant touche le double voire le triple de mon salaire de fin de carrière, souvent sans garde et sans astreintes et contraintes de WE...nos contraintes ne comptent pas pour la retraite! Juste les impôts!
Dans le service public le calcul de la pension se fait par rapport aux 6 derniers mois, pourquoi?
Parce nous sommes sous-payés tout au long de notre carrière, pourquoi une progression de carrière du simple au double puisqu'en 40 ans de boulot, le boulot et la formation sont identiques, que l'infirmier ait 24 ou 62 ans.
Il serait donc parfaitement inique d'assujettir les pensions au privé puisque à travail et formation égale, lag salaire de départ est aj minimum du double.
Ce serait donc une double peine.
En ce qui me concerne, bac+5 master, pension calculée à environ 1680€, en faisant jouer la penibilité.
NB, je me suis payé 2 infarct dont un au boulot, non reconnu accident de service, car en plus l'accident de travail n'existe pas dans le sens où on l'entend dans le privé.
Moralité arrêtons les co.....,un peu de hauteur d'esprit et de connaissance de notre statut ne seraient pas du luxe.
a écrit le 22/11/2016 à 22:16 :
Je suis bouc émissaire d'Etat, euh pardon...Agent de la fph.
Infirmier anesthésiste...
S'agissant de l'alignement des retraites avec le privé qui est prôné par les prétendants au trône, en préambule je dirais que dans le privé un débutant touche le double voire le triple de mon salaire de fin de carrière, souvent sans garde et sans astreintes et contraintes de WE...nos contraintes ne comptent pas pour la retraite! Juste les impôts!
Dans le service public le calcul de la pension se fait par rapport aux 6 derniers mois, pourquoi?
Parce nous sommes sous-payés tout au long de notre carrière, pourquoi une progression de carrière du simple au double puisqu'en 40 ans de boulot, le boulot et la formation sont identiques, que l'infirmier ait 24 ou 62 ans.
Il serait donc parfaitement inique d'assujettir les pensions au privé puisque à travail et formation égale, lag salaire de départ est aj minimum du double.
Ce serait donc une double peine.
En ce qui me concerne, bac+5 master, pension calculée à environ 1680€, en faisant jouer la penibilité.
NB, je me suis payé 2 infarct dont un au boulot, non reconnu accident de service, car en plus l'accident de travail n'existe pas dans le sens où on l'entend dans le privé.
Moralité arrêtons les conneries, un peu de hauteur d'esprit et de connaissance de notre statut ne seraient pas du luxe.
Réponse de le 23/11/2016 à 11:43 :
bravo!quand je vois les petits artisans commerçants rouler en voiture allemande et partir au soleil les mois d'hiver,je me dis qu'il est injuste de taper sur les fonctionnaires bien moins payés et travaillant parfois plus.il faut sortir du discours opposant public a privé:le public est presque toujours plus mal payé...
a écrit le 22/11/2016 à 20:43 :
Petite question: l'alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime des salariés du privé concerne-t-il aussi les militaires ?
a écrit le 22/11/2016 à 20:02 :
Pour apprécier l´objectivité du jugement de cet économiste qu´est Mr. Olivier Passet, il eut été bon de prćiser ce qu´il fait. Comme cela n´a pas été fait je répare cet oubli:
Mr. Olivier Passet est directeur des synthèses économiques chez Xerfi. Il est notamment en charge du suivi des politiques économiques et des mutations de l’appareil de production. ... et Xerfi vous connaissez mieux. La Tribune laisse s´exprimer le Xerfi assez souvent.
a écrit le 22/11/2016 à 19:15 :
A périmètre constant, diminuer de 500 000 pour l'un ou 200 000 fonctionnaires pour l'autre est mission impossible, sachant qu'il est hautement improbable que ces diminutions touchent l'éducation nationale, la police, la santé comme ils l'ont annoncé. Il reste donc les ministères , les services administratifs de la santé et l'éducation nationale, et le personnel dans ces services n'est pas suffisamment pléthorique pour réaliser ces coupes sombres conséquentes . Quant aux collectivités territoriales où il y aurait effectivement matière à réduire drastiquement les effectifs, mais le recrutement de ces fonctionnaires ne relève pas de la compétence de l'état . Il est aisé d'en tirer les conclusions. Ce sont des arguments de campagne qui ne tiendront pas face à la réalité. Par contre il serait plus judicieux de réfléchir sur le champ de compétences que l'on veut allouer aux fonctionnaires, et de confier ensuite au secteur privé ce qui est exclus de ce champs de compétence. On peut par exemple imaginer que les services administratifs de la police, des hôpitaux, de l'éducation nationale et la liste n'est pas exhaustive ne relèvent pas de la fonction publique.
Réponse de le 23/11/2016 à 9:11 :
Tout à fait. L'autonomie de gestion des collectivités territoriales va à l'encontre de ce genre de mesure. Si les gens veulent faire baisser les effectifs dans les mairies et EPCI, il faut voter aux élections municipales, départementales, régionales pour un programme de réduction d'effectifs des fonctionnaires territoriaux. En la matière, le Président de la République a peu de pouvoir. Pour le reste des effectifs, la réduction du nombre de fonctionnaires sera marginale sans dégradation notable du service.
a écrit le 22/11/2016 à 17:48 :
Ce sont les directions des ministères qui sont à remplacer,et avec cette masse salariale,réorganisée,nous aurons la possibilité de travailler de façon intelligente;
car les résultats des EDF,ENGIE,AIRFRANCE,AREVA,et surtout SNCF,sont une vraie catastrophe.
Alors s'en prendre aux petits laborieux,c'est lancer un appel à la rue.
que la SNCF,nettoie son site de Sotteville,encombré de vieile locs,wagons etc qui feraient le bonheur des Afraicains,ne sera pas un luxe,
a écrit le 22/11/2016 à 17:47 :
Ce sont les directions des ministères qui sont à remplacer,et avec cette masse salariale,réorganisée,nous aurons la possibilité de travailler de façon intelligente;
car les résultats des EDF,ENGIE,AIRFRANCE,AREVA,et surtout SNCF,sont une vraie catastrophe.
Alors s'en prendre aux petits laborieux,c'est lancer un appel à la rue.
a écrit le 22/11/2016 à 17:24 :
Les CGT FO UNSA Sud Rail etc... vont se défiler avec leurs étendards pendant 1 mois disons 2 mois max et tout va être rentrer dans l'ordre. Bye bye les syndicats gaucheux à la botte de vos maitres
a écrit le 22/11/2016 à 17:20 :
Allemagne a 800.000 fonctionnaires de moins que nous! Je crois mordicus que c'est possible et même souhaitable
Réponse de le 22/11/2016 à 19:45 :
Remplacer des fonctionnaires par des CDI ça ne fait faire aucune économie!
Réponse de le 22/11/2016 à 22:09 :
Chiffre bidon car il ne comprend pas le personnel hospitalier qui n'est pas considéré comme "fonctionnaire" en Allemagne car employé par les landers.
Réponse de le 23/11/2016 à 10:17 :
En, Angleterre, la verbalisation du stationnement a été confiée à une société privée. Un journaliste en caméra cachée s'est fait embauché par la société qui lui a expliqué qu'il devait déchirer le volet destiné à l'automobiliste 1 fois sur cinq pour que l'amende soit majorée comme ça le bénéfice pour la société était plus élevé.
Idem pour certains arrondissements de Paris qui ont confié les services de la fourrière municipale à une société privée. Conséquence, il ne ramasse que les véhicules près des locaux de la fourrière pour que ce soit plus rentable. Même le maire LR a déploré la gestion de la société.
Non seulement, c'est inefficace, injuste mais pas très rentable.
A méditer
Réponse de le 23/11/2016 à 13:41 :
En Allemagne 13% de la population a moins de 15 ans, 18% en France. Les besoins en enseignants ne sont pas les mêmes ...
a écrit le 22/11/2016 à 16:55 :
Bonne analyse, merci beaucoup.

Prenons le problème sous un autre angle: Peut on croire un politicien en campagne présidentielle ?

Quel président de la république n'a pas trahi ses promesses ni son peuple ?

On peut tromper une fois mille personnes mais on ne peut pas tromper mille fois une personne.

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