Plus fort que Hamon ? Valls propose un "revenu décent" jusqu'à 850 euros

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Cette proposition n'est pas nouvelle pour l'ex-Premier ministre. Elle remonte à la fin octobre lorsqu'il était encore à Matignon : son projet de revenu universel garanti fusionnant les minima sociaux était destiné à assurer une sécurité nouvelle face aux risques nouveaux de précarité.
Cette proposition n'est pas nouvelle pour l'ex-Premier ministre. Elle remonte à la fin octobre lorsqu'il était encore à Matignon : son projet de revenu universel garanti fusionnant les minima sociaux était destiné à assurer une "sécurité nouvelle face aux risques nouveaux de précarité". (Crédits : Reuters)
N'hésitant pas à invoquer Mme Bettencourt pour appuyer son discours anti-oisiveté, l'ex-Premier ministre explique pourquoi il préfère la notion de "minimum décent" à celle de "revenu universel". Reste à trouver 30 milliards d'euros pour financer cette mesure.

Alors qu'hier soir sur France 2, la prestation du "troisième homme" de la primaire de gauche, Benoît Hamon, a été jugée convaincante, notamment sur l'instauration d'un revenu universel de 535 euros, Manuel Valls affine ce matin son idée d'un "minimum décent", qu'il situe entre "800 et 850 euros".

Donner plus, tout en s'affichant plus rigoureux

N'hésitant à invoquer l'image de Mme Bettencourt pour appuyer son discours anti-oisiveté, l'ex-Premier ministre explique pourquoi il préfère la notion de "minimum décent" à celle de "revenu universel :

"Après réflexion (...), je crois que l'idée d'un minimum décent est plus claire que la simplicité d'un revenu universel qui pourrait donner le sentiment que tout le monde va avoir un revenu, de Mme Bettencourt à celui qui est au chômage, sans travailler", a expliqué l'ancien Premier ministre au micro de RMC.

Il a précisé avoir "beaucoup parlé" de ce sujet avec l'ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

En finir avec l'usine à gaz des aides de toutes sortes

Rappelant qu'il s'agissait de "la fusion de la dizaine de minima sociaux qui existent", il a précisé que cela consisterait en une "allocation attribuée à tous les adultes de plus de 18 ans (...), résidant sur le territoire national depuis au moins quatre ans et, bien sûr, sous seules conditions de ressources, parce que le lien avec le travail est indispensable".

"Ce minimum décent peut aller jusqu'à 800-850 euros (...) pour une personne seule en fonction des ressources, avec toujours le lien sur l'insertion, sur la formation", a-t-il indiqué.

30 milliards d'euros... à trouver

Pressé de questions notamment sur la situation particulière des étudiants ou l'éventualité d'avoir à effectuer des travaux pour la collectivité, Manuel Valls a différé sa réponse : "Je vais affiner ces propositions, je les présenterai au mois de janvier."

Évoquant un coût de 30 milliards d'euros pour cette proposition, il a précisé qu'il fallait encore "trouver les financements", et souhaité que cette allocation soit "davantage individualisée".

"Je veux faire confiance à l'individu. La République, j'aurais pu dire la gauche, c'est l'alliance entre le collectif et l'émancipation de chaque personne", a-t-il argumenté.

En finir aussi avec l'injustice, l'humiliation, la précarité

"Pourquoi je dis ça? Beaucoup de gens se disent: 'Moi je travaille, y'en a qui ne travaillent pas et qui gagnent plus que moi'. Ce sentiment existe. Et ceux qui touchent les minima sociaux ont parfois le sentiment de l'humiliation. Et surtout, personne n'y comprend rien ! Il y a ces 10 minimas sociaux qui existent, c'est une jungle", a-t-il observé.

Cette proposition n'est pas nouvelle pour l'ex-Premier ministre. Elle remonte à la fin octobre lorsqu'il était encore à Matignon : son projet de revenu universel garanti fusionnant les minima sociaux était destiné à assurer une "sécurité nouvelle face aux risques nouveaux de précarité".

(Avec AFP)

+ VOIR AUSSI notre Dossier "Grand Angle" sur le Revenu de base

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a écrit le 21/12/2016 à 3:49 :
Je prendrais au sérieux VALLS et les politiciens en général lorsqu'is arriveront à FISCALISER BETTENCOURT autant que moi car la dite dame bénéficie d'une holding au Luxembourg qui lui permet de fiscaliser à 8% ces dividendes alors que moi je suis à 40% sur mon compte titre...
Mais , le top actuellement , c'est du côté de Drahi Baba et les quarante banques qu'il faut allez chercher : la HOLDING AU PAYS BAS avec la "société de droit néerlandais" pour défiscaliser complètement les dividendes , rajouter à cela la défiscalisation sur les intérêts de son LBO et la domiciliation en Suisse pour son capital personnel " non encapsulé dans l'entreprise" et la on touche le fond ...

Si le capital transnational n'est pas taxé justement , les élites en place SAUTERONT à commencer par l'union monétaire car la classe moyenne ne va pas se laisser racketter longtemps même si c'est pour sauver notre système social , la planète, les petits vieux , les migrants, la faim dans mon monde , ma tata ou les comptes de campagne de Sarkozy....

Piketty aurait mieux fait de nous expliquer comment allez chercher le capital dans des entreprises transnationales ou chez les grandes fortunes qui n'ont de NATIONALITE que le nom du paradis fiscal le plus performant dans lequel elles domicilient leur bénéfice..

Quant au minimum décent , stop à la bêtise , la seul chose qui compte c'est que les plus brillants arrivent au sommet et dégagent les incompétents qui bloquent le passage ... pour ensuite fiscaliser les retombées économiques supérieures résultant de leur performance.

Commençons donc par OFFRIR les meilleurs profs aux banlieues par rapport à Paris avec des COURS DE SOUTIEN RENFORCES et des ouvertures des collèges et lycées jusqu'à 20h et voyons si on peut inverser la logique enclenchée depuis 40 ans (à savoir 1 élève sur 2 de l'X qui a un parents prof et probablement en grande majorité de CPGE)
et cela sans truquer les choses comme à science po avec leur voie d'intégration //....
a écrit le 10/12/2016 à 19:46 :
Hamon président, Hamon président
a écrit le 10/12/2016 à 17:00 :
Ceci ne marche pas. Il fait la même erreur que Villepin lorsqu'il était candidat. C'est sympathique 750 ou 800 euros mais ça ne permet pas d'assurer la continuité avec le travail (car on ne saurait pas financer une telle somme comme revenu universel). Les gens y perdraient donc en travaillant. La seule proposition réaliste est un revenu universel proche du RSA socle comme le proposent NKM et Benoît Hamon et comme le proposait d'ailleurs Christine Boutin qui était candidate en même temps que Villepin. C'est d'ailleurs Marc de Basquiat qui avait expliqué le détail du calcul à tous ces politiques. La mise en place est possible. Partons en effet de la proposition de Fillon consistant à remonter le plafond du quotient familial. Ca veut dire que dans l'hypothèse Fillon la formule de la tranche à 30% peut s'appliquer complètement. Il suffit donc d'une part de supprimer la tranche à 14% (baisse de l'IR) et d'autre part d'introduire une allocation dégressive symétrique de la tranche à 30% pour simplifier les aides. Cela pourrait être le RSA socle moins 30% du revenu imposable, et pour les enfants de pauvre non pas les allocations familiales (qu'on supprime purement et simplement pour tout le monde) mais ce que distribue la demie part de la tranche à 30% (environ 230 euros par enfant et par mois dès le premier enfant). Le système ne coûte pas globalement beaucoup plus que ce que coûte la proposition de Valls (une trentaine de milliards) par contre ça fonctionnerait, c'est à dire que ça simplifierait à la fois l'impôt (de l'IR on pourrait ne conserver que les deux tranches les plus élevées par différence avec la tranche à 30%) et les allocations, avec une grande CSG voisine de 45 ou 50% (30% venant de l'impôt sur le revenu, le reste venant de la CSG actuelle et des cotisations non contributives) et un revenu de base (venant à la fois de l'allocation et pour les plus riches du crédit d'impôt lié au quotient familial de la tranche à 30%). Le revenu de base est nécessaire car on devra développer le temps partiel et baisser le coût horaire du salaire faiblement qualifié pour lutter contre le chômage.
a écrit le 09/12/2016 à 20:26 :
Ce que Valls propose c'est toujours une sorte de RSA. Quant à la décence, je voudrais bien voir la décence de M Valls avec 850 € de revenus mensuels.

Celui qui en aura besoin devra toujours faire des démarches humiliantes, justifier de son revenu (et de son patrimoine) et de sa situation personnelle et professionnelle, et ensuite devoir re-justifier tous les mois des mêmes choses.

Et puis il sera toujours à la merci d'un bug, d'une erreur (et il y en a beaucoup avec des sommes versées indûment par les caisses et que les victimes doivent rembourser des mois voire des années après). etc etc...

Son truc n'apporte rien de neuf ou inintéressant.
Réponse de le 09/12/2016 à 22:50 :
En fait, tu n'as rien compris au principe ! Encore un qui parle de choses qu'il ne comprend pas.
Réponse de le 10/12/2016 à 22:38 :
"tous les mois" : vous en connaissez beaucoup, vous, qui soient contraints de "justifier" tous les mois ?
a écrit le 09/12/2016 à 16:30 :
TROP TARD VALLS A PROUVE QU UN FOIS AU POUVOIR ONT VAS DEROUILLIER ??? POUR ENCHAINE LES PEUPLES ON COMMENCE PAR LES ENDORMIR ///MARAT///
a écrit le 09/12/2016 à 14:10 :
C'est juste au dessus du minimum vieillesse c'est bien calculé mais combien de gens vont pouvoir croire que valls est de gauche et que donc il peut mettre le RU en route comme ça ?

Hollande son ennemi c'était la finance hein et au final il l'a servi.

Comment croire des gens qui mentent tout le temps ?
Réponse de le 09/12/2016 à 16:20 :
La seule différence entre Valls et Sarkozy est que l'un a été premier ministre avant d'être président. J'espère que bientôt le faite que l'un a été président et pas l'autre reste la second différence entre eux... Cette personne est avare de pouvoir mais est totalement inapte à l'emploi !
Réponse de le 10/12/2016 à 22:39 :
Le problème, ce n'est pas que les gens croient.
C'est qu'ils votent...

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