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Pourquoi Macron veut "nationaliser" l'assurance chômage

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Emmanuel Macron veut mettre fin à l'assurance chômage actuelle réservée aux seuls salariés. Il prône l'instauration d'une allocation chômage ouverte à tous (commerçants, indépendants,etc.) financée par la CSG et dont le montant serait généralement revu à la baisse car ne dépendant plus des cotisations.
Emmanuel Macron veut mettre fin à l'assurance chômage actuelle réservée aux seuls salariés. Il prône l'instauration d'une allocation chômage ouverte à tous (commerçants, indépendants,etc.) financée par la CSG et dont le montant serait généralement revu à la baisse car ne dépendant plus des cotisations. (Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
Parmi ses propositions économiques et sociales, Emmanuel Macron suggère de "nationaliser" l'assurance chômage et de l'ouvrir aux non salariés. En vérité, il s'agit surtout d'instituer une allocation chômage universelle a minima.

Haro sur le système actuel d'assurance chômage ! Dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien Les Echos, Emmanuel Macron a confirmé ses propos déjà tenus en décembre 2016 sur sa volonté de réformer de fond en comble tout le système d'assurance chômage qui sera nationalisé car il souhaite « que la gouvernance soit publique ». Exit donc les partenaires sociaux, créateurs de l'Unedic - l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage - en 1958.

L'idée du candidat à la présidentielle est d'aller « vers une assurance chômage universelle (...). J'ai par exemple proposé que le bénéfice des droits à l'indemnisation soit ouvert à tous ceux qui démissionnent de leur entreprise, ainsi qu'aux indépendants, aux professions libérales et aux entrepreneurs ».

Un peu plus loin, il déclare également souhaiter que ce droit « soit ouvert aux artisans, aux commerçants et aux agriculteurs ».

L'allocation chômage financée par une hausse de la CSG

Et pour financer tout cela, Emmanuel Macron suggère de supprimer la cotisation sociale salariale d'assurance chômage (2,4% du salaire brut)  compensée par une augmentation de la CSG. Selon l'entourage de l'ancien ministre de l'Economie, cette hausse de la CSG pourrait être de l'ordre de 1,7 point. On notera que, curieusement, le candidat n'évoque pas la cotisation patronale d'assurance chômage (4%) qui resterait donc due, a priori.

La proposition d'Emmanuel Macron pose plusieurs questions et va nécessiter des clarifications car elle contient quelques contradictions.

Tout d'abord, Il va falloir que le candidat affine ses calculs sur le financement de son dispositif qu'il ouvre très largement à toutes les catégories de la population. En effet, actuellement, alors que seuls les salariés du privé sont concernés, l'assurance chômage représente déjà une dépense annuelle supérieure à 30 milliards d'euros. Ce coût sera donc mathématiquement supérieur si on ouvre le système à d'autres populations. Augmenter la CSG de 1,7 point peut se révéler un peu juste, sachant qu'un point de CSG représente environ 11 milliards d'euros. Sauf à admettre immédiatement que le nouveau système sera moins "généreux". Emmanuel Macron, à ce stade, s'en garde bien...

Ensuite, la proposition d'Emmanuel Macron signifie en réalité la mort de l'assurance chômage telle qu'elle est conçue aujourd'hui, remplacée par une allocation chômage minimale universelle. En effet, vouloir financer les allocations chômage par l'impôt (en l'occurrence la CSG, considérée comme un impôt par le Conseil constitutionnel), c'est-à-dire par l'ensemble de la population, qui n'en bénéficierait pas toujours - les retraités et les fonctionnaires par exemple -, constituerait un bouleversement majeur.

En fait, dans l'esprit d'Emmanuel Macron, il s'agit surtout, via cette nouvelle allocation,  d'assurer une sorte de filet de sécurité à l'ensemble de la population active (salariés, commerçants, indépendants, etc.), financé par la solidarité nationale. Un changement total de paradigme. On passerait d'une logique assurantielle - le modèle bismarckien- à un principe de solidarité : beaucoup plus de gens sont couverts mais reçoivent alors une allocation nettement plus faible. Il s'agit de la fameuse philosophie de Lord Beveridge, c'est d'ailleurs celle qui est toujours en œuvre au Royaume Uni, où les allocations chômage sont uniformes. A partir de 25 ans, un chômeur touche jusqu'à 73,10 livres par semaine, quel que soit son revenu antérieur.

C'est cette logique beveredgienne et anglo-saxonne que veut manifestement promouvoir Emmanuel Macron. Présentant sa proposition politique comme du pouvoir d'achat supplémentaire pour les salariés, le candidat « oublie » au passage d'en décrire les conséquences. Certes, dans l'entretien aux Echos, il se défend de vouloir démonter le système. Il explique même que les paramètres de l'indemnisation ne seraient pas modifiés : « ni la durée ni les montants ». Mais quelques lignes plus tard, il semble signifier le contraire en affirmant : « Nous sortons réellement d'un système assurantiel ou chacun se dit « j'ai cotisé, j'ai droit à être indemnisé ».

La fin de la notion d'assurance

De fait, actuellement, en France, à la différence d'autres pays européens, le système d'indemnisation du chômage est en partie basé sur la notion «d'assurance», d'où l'appellation «Assurance chômage» qui, comme son nom l'indique, garantit une prestation résultant du niveau de contribution fixé par la cotisation. C'est même pour cette raison que le plafond d'indemnisation du chômage - qui est régulièrement montré du doigt dans le débat public car jugé exorbitant - est plus élevé que dans d'autres pays. On peut en effet percevoir une allocation allant jusqu'à... 7.183 euros brut par mois (seuls 1.440 allocataires sont toutefois concernés). Effectivement, les allocations sont versées sur la base de 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (13.076 euros en 2017), lorsque l'on a cotisé à hauteur de ce plafond ! Et, de fait, quelques cadres supérieurs cotisent à l'assurance chômage parfois jusqu'à ce plafond. Ils attendent donc une prestation équivalente en retour, en toute logique assurantielle.

Respect des déficits publics limités à 3% du PIB

Avec le « plan » d'Emmanuel Macron, ce ne serait plus le cas, puisque l'allocation chômage ne serait plus financée par la cotisation salariale assurance chômage. Donc, bien qu'il s'en défende, le revenu de remplacement et la durée d'indemnisation seront modifiés car n'étant plus définis par les mêmes paramètres. Et on peut faire le pari qu'une indemnisation chômage contrôlée par l'Etat sera nettement moins généreuse que l'actuelle, sous contrôle des partenaires sociaux (patronat et syndicats).

Certes, dans son entretien, Emmanuel Macron n'y fait guère allusion. Mais, lorsqu'il était encore à Bercy, il avait explicitement réclamé un retour rapide à l'équilibre de l'Unedic qui perd actuellement environ 4 milliards d'euros par et qui « traîne » une dette cumulée de 30 milliards d'euros. Or, le candidat Macron s'est engagé à respecter le critère de Maastricht de limiter les déficits publics sous la barre des 3% du PIB. Et la dette de l'Unedic fait partie intégrante des déficits publics pris en compte pour le respect de ce critère des 3%. Ceci explique cela...

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Commentaires
a écrit le 14/04/2017 à 0:01 :
Macron a déjà prévenu qu'il veut tout étatiser et distribuer les fonds à sa convenance,construire une présidence sans opposition, un diktat presidentiel continu. Son objectif faire disparaitre l'assemblée nationale ou du moins la laisser sans action possible. Si les vrais républicains se mobilisent ils bloqueront tout en grêve générale. Tout dépendra des syndicats, de la police et de l'armée. Une destitution est toujours possible.....
a écrit le 06/04/2017 à 10:25 :
Quelque soient les tenants et les aboutissants, pour moi Macron est un produit financier.
On ne le connaissait pas il y a deux ans , et tout d'un coup il est en haut de l'affiche.
Je reste persuadé qu'il va rouler pour ceux qui le sponsorise actuellement, et nous on continuera à payer d'une façon ou d'une autre.
Réponse de le 14/04/2017 à 0:04 :
T'es pas obligé de rester, le monde est grand et les français(Jusque-là)ont la côté. Faut en profiter comme les 3 millions d'expats.... N'est-ce pas ?
a écrit le 28/02/2017 à 17:52 :
En fait tout cela n'a qu'un seul but, en finir avec les syndicats, supprimer les charges sociales des entreprises, récupérer tous les fonds sous sa direction et en faire selon son bon vouloir. La dictature prendrait forme....
a écrit le 28/02/2017 à 10:21 :
1°- il faut répartir les cotisations sociales (chomage et retraites) sur les entreprises (la production) et sur la consommation d'énergie des entreprises et des ménages. 2°- il faut une allocation universelle pour respecter l'équité de cette mesure. 3°- Il faut aussi harmoniser la fiscalité des entreprises avec l'Allemagne.
a écrit le 28/02/2017 à 9:27 :
Donc nationaliser l'Unedic sera de subventionner la feignasserie d'une partie des Français aux dépends des autres qui se tuent à la tàche.
C'est pas comme ça qu'on va sortir le pays de la crise.
Et 1,7 points de csg ça sera encore ça de moins pour faire tourner l'économie et augmenter encore le chômage et les files de rsaïtes faisant la manche aux restos du coeur.
Trop d'impôts tue le boulot suffit de se rendre compte que l'augmentation de la csg est exactement paralelle aux nombre de chômeurs, c'est une énorme connerie venant de dirigeants irresponsables.
La csg c'est s'attaquer à la partie visible de l'iceberg, celle qui est la capacité d'investir et de recruter un peu comme les taxations de la mafia milanaise.
a écrit le 28/02/2017 à 9:03 :
Les syndicats sont également les représentants élus des travailleurs et des entrepreneurs. Bref, de l’ensemble des citoyens qui vont vivre l’économie du pays. La seule difficulté a surmonter est leur manque de dialogue et de compromis. On peut parfois leur reprocher une forme de conservatisme, il n'en demeure pas moins qu'il faudra faire attention à ne pas détruire ce qui fonctionne, sans rien pouvoir mettre à la place.
a écrit le 28/02/2017 à 5:22 :
Micron ou les idees d'avant guerre. Augmentation des impots pour tous a la sauce ps.
Decidement le peuple de France n'a pas de chance d'avoir des genies de cet acabit.
Si cet opportuniste prend le pouvoir, ca va ruer dans les brancards.
Vivement les erections pestilentielles.
a écrit le 27/02/2017 à 14:13 :
Je ne vois toujours pas de réduction du train de vie de l'état ni de restructuration totale de l'administration française mais encore des taxes.
a écrit le 27/02/2017 à 13:30 :
Gros pavé dans la vitrine du paritarisme parasitaire. Les syndicats patronaux et syndicaux doivent être éjectés de tous les dispositifs nationaux. Ils n'adoptent que des postions politiques à cet échelon, alors qu ils font un travail utile et valable au niveau des entreprises ou des branches. Ils doivent s'investir dans leur coeur de métier pour fair encore mieux et laisser la gestion des organismes nationaux.
Prochaine cible la formation professionnelle, vite, très vite.
Réponse de le 07/03/2017 à 15:40 :
Les syndicats patronaux et..... syndicaux !!! faudrait quand même au minimum écrire des choses intelligentes, là on touche le fond !!!!
a écrit le 27/02/2017 à 13:20 :
Enfin ça bouge, vive Macron ! il est temps pour Fillon appeler a voter Macron !
Réponse de le 28/02/2017 à 12:59 :
Qu'est ce qui bouge ?
La fumisterie.
a écrit le 27/02/2017 à 10:47 :
La CSG va toucher les salariés et retraités et amputer salaires et pension. Double peine car cette CSG prélevée ne sera pas déductible de l'IR. Pour faire simple, on va vous imposer sur une somme que vous n'avez pas reçue. Fillon propose une augmentation de la TVA, impôt sur la consommation ce qui semble plus juste. Les français pourront choisir,un impôt sur le travail ou sur la consommation. On va avoir avec Macron le prélèvement à la source, des revenus en baisse. Tant qu'a faire, je préfère la TVA , on a toujours le choix d'acheter ou pas et en plus la TVA pénalise les produits importés.
Réponse de le 27/02/2017 à 11:16 :
@BA: totalement d'accord
Réponse de le 27/02/2017 à 12:23 :
Les intérêts des livrets bancaire sont prélevés de 15,5% de CSG mais la somme imposée à l'IRPP, c'est 100%, on paie donc des impôts sur la CSG évadée. Rien n'est parfait.
Réponse de le 27/02/2017 à 13:11 :
Complètement d'accord
Augmenter la csg signifie baisser les revenus nets mais augmenter le revenu imposable et au final augmenter l'impôt sur le revenu.
Double peine: baisse des revenus et augmentais des impôts
Aucun journaliste n'interroge macron et ses soutiens sur ce point c'est consternant.
Réponse de le 27/02/2017 à 16:26 :
La TVA n'est pas suffisante pour financer les retraites. Il faut autre chose, sur la consommation. Alors, sur la consommation de quoi? Je propose l'énergie. Qu'en pensez vous?
a écrit le 27/02/2017 à 10:25 :
Bravo à Verité pour la qualité de son orthographe: presque une faute d'orthographe par ligne!!!!
a écrit le 27/02/2017 à 10:20 :
macron s'attaque au plus facile et manque du courage on ne touche pas aux retraites spécifiques 20 millards par an ni à la fonction publique au risque de se mettre sur le dos les assistés fonctionnaires comme tous les politiciens on tape sur le plus facile sur le privé qui va se révolter dans les urnes avec des votes extr^mes triste contast
a écrit le 27/02/2017 à 10:18 :
Encore Macron ?!!!
Les faits, gestes et pensées, si emplies de transcendance, du Grand Leader se doivent, bien entendu, d'être rapportés dans les moindres détails par les quotidiens nationaux, mais La Tribune ne pourrait-elle pas faire aussi mention d'autres événements (forcément de moindre importance que les actions surhumaines du Grand Leader, béni soit son nom) ?
Par exemple, juste donner l’information que les Pays Bas (membre fondateur de l’Europe…) ont commandé une étude sur la sortie de l’Euro en vu d’un débat parlementaire à l’issue des élections législatives ?
Cette information, je l’avoue, est d’un intérêt plus que secondaire comparé aux positions du Grand Leader sur le vin français (le Grand Leader pense qu’« il n'y a pas de culture française »), l’assurance chômage, la colonisation et le chien de ma belle sœur…
a écrit le 27/02/2017 à 10:04 :
Souvenez-vous des débuts de la CSG à environ 1%. Maintenant c'est un impôt écrasant qui gonfle régulièrement, pour payer toutes les dépenses que l'état ne sait financer, justifiées (?) ou non. Son montant devient insupportable. Quant au chômage, cela ne devrait concerner que les personnes en activité. La France, à force de tout niveler, revenus, impôts, prélèvements, école, ..., par l'assistanat exagéré ou autre moyen, ressemble de plus en plus à l'ex URSS. Et cela favorisé par le banquier Rothschild, qui n'a jamais travaillé dans du réel.
a écrit le 27/02/2017 à 9:43 :
les 1,7 de CSG sont loin de financer toutes les promesses MACRON ? PAR CONTRE

c'est une baisse du pouvoir d'achat tres importante
a écrit le 26/02/2017 à 11:20 :
LE CHOIX ET DESORME ENTRELE CHOMAGE UNIVERSELLE DE MACRON ET REVENU UNIVERSEL DE HAMON? LA METHODE ET LA MEME PRENDRE DANS LES POCHES DE SE QUI TRAVAILLENT/. MACRON VEUT ELMINE LE CHOMEUR AVEC SA METHODE UN EMPLOIE SINON RIEN/ ET HAMON VEUT DONNE UN PETIT REVENUE D APOINT AUX GENS QUI ONT DES PROBLEMES POUR S INCEREZ DANS LA SOCIETE???
a écrit le 26/02/2017 à 10:03 :
Donc, on est d'accord, un chomeur n'est pas un assisté puisqu'il paie une assurance au même titre que l'assurance voiture ou maison etc. Donc il a un droit. Très bien de repréciser cette différence entre assurance et impôt, car beaucoup de démagos de droite aiment jouer sur ce terrain, chomeur = assistés, alors que chomeur=cotisations=droit.
a écrit le 26/02/2017 à 5:13 :
Quel point d'éclaircissement voulez après avoir saboter le programme économique de M. Macron? Ce dernier à parler du transfert la cotisation salarial d'assurance maladie sur la CSG. qui est 2,4 en outre ceux du patronal et une participation des retraité qu'il totalise 1,7 point sur la CSG. Arrêtez de semer la confusion.
a écrit le 25/02/2017 à 23:46 :
Avant de fliquer les chômeurs il devra virer les travailleurs détachés qui sont plus nombreux que les français sur beaucoup de chantiers et qui par la même occasion empêchent les français d'avoir accès au travail dans leur propre pays (mais ça tous les politiques n'en ont rien à faire)
a écrit le 25/02/2017 à 15:31 :
Emmanuel Macron est le seul candidat qui donne envie de "voter pour" et non pas "contre"... Rien pour cela c'est formidable.
Réponse de le 27/02/2017 à 13:14 :
Parlez pour vous
Jamais je ne voterai pour un spécimen pareil qui est capable de dire tout et son contraire selon son public et qui est soutenu pour tous ceux qui nous ont amenés ou nous en sommes: attali, minc, pour ne citer qu'eux et maintenant Bayrou qui disait mis que pendre sur macron il y a quelques semaines seulement
Réponse de le 28/02/2017 à 13:03 :
Une époque formidable.
Les vedettes de 68 qui se précipitent sur le CAC 40.
a écrit le 25/02/2017 à 9:46 :
Assurance chômage universelle, salaire universel, couverture médicale universelle, assistanat universel, .... A quoi bon aller travailler si on a "droit" à tout ? Mais payé comment et par qui ? Le FMI, la BCE, ... ???
a écrit le 25/02/2017 à 7:29 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Mais les Français n'y comprennent rien.
Réponse de le 25/02/2017 à 9:49 :
@ Gépé: il y en a marre de vous voir accuser les Français de ne rien comprendre. Répéter sans cesse depuis des années que votre note 6, sans soute obsolète, est le remède miracle = ras le bol.
Réponse de le 28/02/2017 à 9:59 :
Je maintiens ma remarque: "les Français n'y comprennent rien". En effet, il faut reporter sur la consommation d'énergie les prélèvements effectués actuellement sur la production (les cotisations sociales). Vous n'êtes pas le seul à ne pas le comprendre. C'est pourtant ce que font les Allemands et les Suédois, et ils s'en portent très bien.
a écrit le 24/02/2017 à 19:45 :
Pour son copain de club de Castries de chez Axa, j' ai bon ..?

https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/un-think-tank-liberal-se-cache-t-il-derriere-les-candidatures-macron-et-fillon_441901
a écrit le 24/02/2017 à 19:44 :
Que l'ensemble de la population active ait droit à un revenu en cas de perte d'emploi semble logique. Il faut assurer une sécurité à ceux qui, de plus en plus nombreux, travaillent en indépendant, auto-entrepreneur ou autre. Sinon on aura des millions de demandeurs d'emploi en attente d'hypothétiques CDI, contrats encore indispensables pour de multiples raisons. Mais le nombre de contrats stables se réduit considérablement, conjoncture favorable ou pas, tant qu'il y a plus de demande d'emploi que d'offre...

Autre incohérence : éjecter des demandeurs d'emploi refusant une offre régionale, c'est un peu expéditif. Sur le papier c'est simple, mais parfois il faut vendre la maison, déménager,... pourquoi pas divorcer tant qu'on y est, cela permettrait de gagner en flexibilité...
Toute plaisanterie mise à part, c'est une solution très théorique et adaptée à un contexte économique de croissance stable. Sauf qu'en général on choisit son lieu de vie par rapport à un ensemble de critères beaucoup plus complexes. La solution passe par l'adaptation au contexte économique local, qui lui même est tout aussi fluctuant et incertain qu'au niveau national. Ce qui confirme l'idée qu'il faut pouvoir se former et se réorienter en permanence.

D'un autre côté, il faut aussi essayer de maintenir un tissu économique dans des régions sinistrées, car sinon à terme, cela reviendrait à provoquer des migrations vers les agglomérations. D'où l'utilité d'un revenu minimum de survie, qui permet au moins de conserver une économie locale disons "alternative", dans des villages dont le foncier est abordable, mais qui ont peu de chances de profiter de l’implantation de sièges sociaux. Par contre si on négocie le niveau d'imposition à 2 %, on pourrait déjà se battre à armes égales avec l'Irlande.

Je ne comprends pas la logique de la nationalisation, cela va créer des fonctionnaires supplémentaires non ? Sauf si l’idée est de faire cohabiter statutaires et employés "privés".
a écrit le 24/02/2017 à 19:31 :
Sur le principe, penser que le chômage n'est plus un risque mais une donnée consubstantielle de la nouvelle économie, donc devrait sortir d'un système d'assurance (qui n'est plus équilibré depuis le chômage de masse, donc 25 ans) n'est pas idiot.

En ceci Macron rejoint Hamon, sauf que l'un préconise un système de revenu universel, l'autre une allocation chômage inconditionnel mais contrôlé sévèrement.
Tout dépend du niveau de l'indemnisation, 73 GBP ca fait 100 d'€, c'est moins que le RSA, et la moitié du revenu universel.

C'est le problème avec Macron. Il faut lui arracher les informations et elles ont toujours au moins deux interprétations possibles.
a écrit le 24/02/2017 à 18:34 :
C'est logique puisque c'est quand même le gouvernement qui par sa politique fait prospérer les affaires ou pas n'en déplaise à Hamon ou Mélanchon qui n'aiment pas les entreprises et les "patrons". Et comme tout le monde vote tout le monde doit payer le prix de son choix y compris la fonction publique.
Réponse de le 24/02/2017 à 23:37 :
D'apprendre que c'est la politique qui fait prospérer les affaires est la nouvelle du jour.
En avez vous d'autres de ce genre sur vos rayons.
a écrit le 24/02/2017 à 17:50 :
Je paye 180 euros par mois pour ma mutuelle, je veux bien les verser à la sécu contre un meilleur remboursement.
a écrit le 24/02/2017 à 17:45 :
ah enfin une bonne idée !

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