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Présidentielle : mais où est passée la thématique de l'emploi ?

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Un sondage Harris Interactive Indeed montre que les Francais sont 69% à regretter que les questions relatives à l'emploi et au chômage ne soient pas davantage abordées dans la campagne électorale. Pour autant, ils ne sont que 19% à considérer l'action du personnel politique comme déterminante pour lutter contre le chômage... contre 59% pour les entreprises privées.
Un sondage Harris Interactive Indeed montre que les Francais sont 69% à regretter que les questions relatives à l'emploi et au chômage ne soient pas davantage abordées dans la campagne électorale. Pour autant, ils ne sont que 19% à considérer l'action du personnel politique comme déterminante pour lutter contre le chômage... contre 59% pour les entreprises privées. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Selon un sondage Harris Interactive Indeed, 69% des Français regrettent que les questions liées à l'emploi et au chômage ne soient pas plus présentes dans les débats pour la présidentielle.

Mais où est donc passée la problématique de l'emploi, première préoccupation des Français ? La campagne électorale 2017 se singularise par une quasi absence dans les différents débats entre candidats des questions relatives au marché du travail ou au chômage. Plus précisément, à la différence des élections présidentielles précédentes, les candidats n'avancent plus « LA » grande mesure qui permettrait de relancer l'emploi ou de diminuer le chômage.

La fin des mesures emblématiques pour l'emploi

On se souvient du contrat de génération - disparu des écrans radar - cher à François Hollande en 2012, on se rappelle aussi des emplois jeunes de Lionel Jospin, etc... Cette fois, c'est fini. Il n'y a quasiment plus de mesures emblématiques dans les différents programmes. Ou, plutôt, elles se situent ailleurs. Ainsi, Emmanuel Macron et François Fillon, avancent des traditionnelles mesures « d'allègement du code du travail » pour faciliter les recrutements et la fluidité du marché du travail. Les deux candidats souhaitent aussi amplifier le mouvement d'allègement des cotisations sociales patronales pour « diminuer le coût » du travail. En revanche, aucune de leurs propositions n'évoque un « plan jeune » ou un « plan chômeurs de longue durée ».

A la rigueur, chez Benoît Hamon, on trouve des mesures plus classiques avec sa volonté d'encourager financièrement les entreprises à diminuer le temps de travail pour « partager » l'emploi. Il n'y a guère que chez Jean-Luc Mélenchon que l'on retrouve des mesures volontaristes et contracycliques concernant l'emploi. Au total, le leader de la France insoumise compte ainsi créer 3 millions d'emplois pérennes sur le quinquennat, dont 2 millions dans le secteur marchand, 420.000 dans le secteur public, 440.000 emplois aidés pour les jeunes, ainsi que, par ailleurs, 820.000 "contrats coopératifs" qui seront proposés par l'Etat aux chômeurs de longue durée.

     | Lire Mélenchon, ou la relance par l'investissement public

Mais ces mesures n'ont pas vraiment « fait » la Une. Et c'est ce que semble regretter les Français si l'on en croit un un sondage Harris Interactive pour Indeed, réalisé en deux vagues*.

69% des Français regrettent la faible place de l'emploi dans les débats

Début mars, la première vague avait montré que, déjà, 77% des Français jugeaient alors la thématique de l'emploi insuffisamment abordée dans la campagne électorale. Puis, début avril, Harris Interactive a donc réalisé la seconde vague d'enquête Indeed concernant une nouvelle fois la place de l'emploi dans la campagne.

Et il s'avère, encore une fois, que plus des deux tiers des Français (69%) estiment que la thématique de l'emploi n'est pas suffisamment abordée, soit une proportion toujours très largement majoritaire, mais toutefois en baisse de 8 points par rapport à l'enquête du mois de mars.

Macron et Mélenchon jugés les plus crédibles sur l'emploi

Mais, paradoxalement, de façon générale, les Français expriment toujours une confiance faible envers les responsables politiques pour réduire le chômage et font davantage confiance à d'autres acteurs pour y parvenir. Ainsi, seulement 19% des sondés accordent leur confiance à ce sujet (+3 points) aux politiques, soit nettement moins que pour les... syndicats de salariés (31%, stable), et a fortiori que pour les entreprises privées (59%, -1 point) et les citoyens (72%, +5 points).

Si l'on se concentre sur les candidats à la présidentielle, comme dans d'autres domaines, l'enquête souligne la percée de Jean-Luc Mélenchon et la progression de sa crédibilité sur la question de l'emploi. En mars 2017, parmi les personnalités candidates, aucune ne recueillait la confiance d'au moins 40% des Français. Avec la vague d'avril, deux candidats atteignent désormais précisément ce niveau de 40% de confiance : on observe ainsi une forte progression de la part de Jean-Luc Mélenchon (+13 points) et dans une moindre mesure d'Emmanuel Macron (+4 points).

Ils devancent Benoît Hamon (29%, +2 points) et François Fillon (26%, stable). Marine Le Pen est quant à elle créditée de 24% de confiance (-2 points), alors que les « petits » candidats accusent une forte progression, probablement liée à l'exposition qui leur est offerte depuis l'officialisation des candidatures: +11 points pour Philippe Poutou (23%), +7 points pour Nicolas Dupont-Aignan (23%) ou encore +10 points pour Nathalie Arthaud (20%).

Interrogés plus précisément sur la capacité qu'ils attribuent à chaque candidat pour réduire le chômage, s'il était élu Président de la République, les Français émettent à nouveau des jugements plus positifs sur Emmanuel Macron (44% le jugent capable, soit +6 points), mais également sur Jean-Luc Mélenchon qui est jugé capable de réduire le chômage par 40% des Français (+15 points). François Fillon conserve une appréciation stable par rapport à la vague précédente (30% des Français le jugent capable), alors que Benoît Hamon gagne 2 points : 29% lui reconnaissent une capacité à relancer l'emploi. En revanche, Marine Le Pen perd deux points, un quart des Français la juge capable de réduire le chômage en France si elle était élue (25%).

Il y a donc bien une sorte de paradoxe. Les Français regrettent que les questions du chômage et de l'emploi ne soient pas au centre des débats électoraux. Mais, pour autant, ils affichent une confiance très réservée dans les acteurs politiques pour influer sur les créations d'emplois...

* Enquête réalisée en ligne du 05 au 07 avril 2017. Échantillon de 1.014 personnes, représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d'habitation de l'interviewé(e).

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Commentaires
a écrit le 20/04/2017 à 11:53 :
on prévoit 3 millions de nouveaux emplois pour cette année!la politique de l'offre instaurée par Hollande commence a porter ses fruits!il faudra s'en souvenir pour les législatives
Réponse de le 20/04/2017 à 14:44 :
Toujours du rêve hors sol
a écrit le 20/04/2017 à 7:41 :
Où est donc passée la thématique de l'emploi ? Mais là où les questions et les centres d'intérêt des journalistes l'ont laissée : au vestiaire, tout occupés qu'ils étaient à nous imposer leur feuilleton des "affaires" et à nous voler cette élection présidentielle !
a écrit le 20/04/2017 à 4:17 :
69% des electeurs deplorent qu'aucun candidat n' evoque l'idee du chomage de masse. Mais ils s'en fichent, ce qu'ils veulent tout un chacun c'est la magistrature supreme. Quand l'ego devient incontrolable.
Et ils vont voter.
Troupeau de moutons et de veaux.
a écrit le 19/04/2017 à 23:19 :
ET bien , je suis un peu débordé loin sans faux , mais tranquille quand même bientôt la retraite ah.. quand même , ils m'en n'auront fait voir et tous pressés .
a écrit le 19/04/2017 à 19:25 :
L'emploi n'est qu'une conséquence du niveau de productivité de la France, qui lui-même dépend du ratio dépenses publiques sur PIB. Tout comme dans une société privée, l'administration ne doit pas dépasser une fraction des dépenses, (au risque que de devoir réduire la recherche, le mot, etc.., dans un état, la dépense publique doit être contenue pour laisser respirer l'activité privée, quasi seule en charge des gains de productivités et de la création des richesses.. Une fois que l'on a compris cela, l'état ne peut par ses dépenses jouer un rôle positif sur l'emploi, si ce n'est créer des amortisseurs tels emplois aidés. On sait que cela est tout à fait inefficace dans le long terme. Que les politique gère mieux l'argent publique, diminue les dépenses là où elles em..erdent les français (comme le disait Pompidou), et tout ira mieux pour l'emploi.
a écrit le 19/04/2017 à 19:15 :
L'emploi c'est du travail et le travail c'est de l'énergie. Il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie. Mais de toute façon les Français ne s'intéressent absolument pas à l'énergie sauf pour dire que l'énergie est trop chère. Qui arrivera à le comprendre? Tout ça est expliqué dans la note n°6 du CAE.
a écrit le 19/04/2017 à 19:00 :
En France c'est l'emploi public ou l'emploi subventionné, pour les emplois rentables il y a l'Allemagne. Restons dans l'Europe pour payer nos armées, nos DOM-TOM, notre administration et nos politiques.Les partenaires rentables financent et pas d'autres choix pour eux.
a écrit le 19/04/2017 à 18:46 :
Savez vous que pour qu'il y ait des emplois, il faut de l'autre côté des entreprises qui embauchent... ! C'est une évidence mais pas pour tout le monde, dont certains politicards sont idéologiquement complètement à côté du réel.
Vous avez en gros plus de 3,5 millions de PME en France, celles qui font vivre la France et qui créent de la richesse ! Sans elles, c'est la fin du système économique .Plus de cotisations, plus collecte d'impôts, plus de système social etc....
Que constate t on aujourd'hui, un vrai foutoir ou tout est devenu d'une complexité prégnante pour nos PME : le code du travail, la fiscalité changeante, la paperasserie administrative, les nouvelles normes à gogo, le contexte économique et international, et j'en passe.. .
Voila où nous en sommes, et il serait grand temps de mettre des gens de la société civile compétents et ne plus mettre aux manettes des politicards !!!!!!
Réponse de le 19/04/2017 à 18:56 :
La plupart des candidates ne connaissent que le service public. Il ne faut pas s'étonner du résultat
Réponse de le 24/04/2017 à 9:13 :
Le secteur public investit et fait tourner pas mal de boites privés, vous avez l'air d'oublier ça.
a écrit le 19/04/2017 à 18:07 :
"Ainsi, seulement 19% des sondés accordent leur confiance à ce sujet (+3 points) aux politiques, soit nettement moins que pour les... syndicats de salariés (31%, stable), et a fortiori que pour les entreprises privées (59%, -1 point) et les citoyens (72%, +5 points"

Les gens sont bel et bien prêt pour de la gestion populaire, c'est peut-être pour cela que nos élections sont tellement verrouillées.
a écrit le 19/04/2017 à 17:19 :
Cela montre bien que les candidats ne connaissent pas les problèmes des Français, avec en premier lieu : l'emploi ou plutôt le non-emploi.
Le second pourrait être le pouvoir d'achat / la pauvreté.

Il ne faut pas s'étonner du sucés des candidat(e )s qui abordent cette thématique de Front…

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