Quelle doit être la priorité d’Emmanuel Macron ?

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Lors de la campagne, Emmanuel Macron ne s'est pas réellement distingué des autres candidats. Lui comme les autres a placé les PME au centre de son programme mais sans délivrer une véritable vision sur le sujet. Le tir sera-t-il corrigé? Les chantiers à ouvrir sont nombreux.
Lors de la campagne, Emmanuel Macron ne s'est pas réellement distingué des autres candidats. Lui comme les autres a placé les PME au centre de son programme mais sans délivrer une véritable vision sur le sujet. Le tir sera-t-il corrigé? Les chantiers à ouvrir sont nombreux. (Crédits : GONZALO FUENTES)
Lors de sa campagne électorale, Emmanuel Macron a martelé sa volonté de transformer l’économie française. Chiche ? Le chantier est ambitieux.

Depuis qu'il s'est lancé dans la course à l'Elysée, Emmanuel Macron n'a eu de cesse d'afficher sa volonté de transformer l'économie française.

S'il est un sujet de transformation qui doit être prioritaire, c'est bien celui de la structure du tissu économique tricolore. En clair ? Le développement des entreprises.

En effet, comme l'ont indiqué la vingtaine de rapports parus sur le sujet ces dix dernières années, si l'économie française ne parvient pas à sortir durablement de la croissance molle et du chômage de masse, c'est vraisemblablement à cause de la nature même de sa structure économique. De ce point de vue, la comparaison avec l'Allemagne qui tutoie le plein-emploi - même si le nombre de travailleurs pauvres a augmenté depuis 2006 - et enchaîne les excédents commerciaux record, est très instructive.

Le Mittelstand, la force de l'économie allemande

Reprenant les données de l'Insee et de Destatis, son alter ego allemand, Natixis a récemment détaillé dans une note la structure économique des deux partenaires et rivaux. Premier constat, la France comptait 3,9 millions d'entreprises en 2014 quand l'Allemagne en affichait 300.000 de moins. Pourtant, en dépit de cet écart démographique, le PIB allemand était cette année-là plus de 40% supérieur au PIB français. Pourquoi ? Les entreprises de 0 à 9 salariés représentaient 94,8% des entreprises françaises, contre 80,7% des entreprises allemandes en 2014. Pour les entreprises de 10 à 49 salariés, les proportions étaient les suivantes : 4,3% et 15,6%. Pour les entreprises de 50 à 249 salariés, elles étaient de 0,7% et 2,9% et pour les entreprises de plus de 250 salariés elles s'élevaient à 0,2 et 0,7%.

Concrètement, l'Allemagne comptait donc 25.000 entreprises de plus de 250 salariés en 2014 - le fameux Mittelstand - contre 6.000 seulement pour la France.

Des rapports féodaux

Avec une telle structure démographique, déséquilibrée, la création d'écosystèmes vertueux est impossible. Nombreux sont les experts qui regrettent le caractère féodal des relations entre les entreprises françaises, les petites étant châtiées, pillées, par les plus grandes qu'elles, en témoignent l'allongement continu ou presque des retards de paiement qui provoquent 25% des faillites recensées chaque année.

Par ailleurs, pour combler les besoins de trésorerie que ces retards provoquent, ils doivent convaincre leurs banquiers de leur accorder des crédits à court terme que ceux-ci leur accordent avec parcimonie comme l'indiquent les statistiques de la Banque de France. Doit-on en vouloir aux banques d'accorder plus d'attention aux projets d'investissements qu'aux problèmes de liquidités des entreprises ? Est-ce à elles de supporter les mauvais traitements infligés aux TPE-PME ?

De véritables partenaires bancaires

En Allemagne, où les délais de paiement sont parmi les plus faibles de l'Union européenne, la situation est différente. Le financement de l'économie réelle est grande partie assuré par des acteurs locaux, les caisses d'épargnes régionales et les Hausbank locales. Parce qu'ils ont des responsabilités à assumer dans leurs territoires, ces établissements font de la prévention, en détectant les situations à risque, et, parce qu'elles connaissent bien leurs clients, accompagnent les stratégies de développement des entreprises locales.

Si leurs clients se portent mal, c'est leur avenir même qui est en jeu puisque leurs ressources - l'épargne locale - dépendent de la vitalité de leur bassin économique.

En France, si la plupart des banques se déclarent être - entre autres -la banque des PME, peu jouent réellement ce rôle, leur stratégie en matière de distribution de crédit étant décidée à Paris. Les antennes régionales de BPI France pourraient à terme pallier ces défaillances du marché, à condition qu'elles aient une connaissance parfaite de leurs territoires et qu'elles soient autonomes dans leurs prises de décision.

Ne pas répéter les erreurs du passé

Dans ce contexte, la seule question qui vaille est donc la suivante : comment faire grandir les TPE en PME, les PME en ETI et transformer ces dernières en grands groupes ?

Jusqu'ici, pour accélérer la croissance des entreprises, les gouvernements ont actionné les mêmes leviers, classiques : la fiscalité, les délais de paiement, la commande publique, l'export, le financement et encore la simplification.

Classiques ? Toutes ces mesures ont déjà été lancées mais, en témoigne l'état actuel de l'économie française, la plupart de ces initiatives ont été des coups d'épée dans l'eau car elles ne s'inscrivaient pas dans une politique globale de développement des entreprises françaises. Peut-être aurait-il fallu que les ministres de l'Economie ne passent pas en coup de vent à Bercy ou, à défaut, que tous ces ministres partagent les mêmes idées.... Rappelons que Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron et Michel Sapin ont occupé la fonction entre 2012 à 2016.

Des ministres apprentis sorciers

Or, là où le bât blesse, c'est que l'Etat n'a jamais eu de vision claire et assumée sur ce sujet crucial. Combien de ministres, de parlementaires ont un jour dirigé une PME ? Déconnecté de la réalité, l'Etat joue depuis trop longtemps les apprentis sorciers, créant un cadre fiscal, social, réglementaire inadapté qui bride le développement des entreprises.

Résultat, les dispositifs, les crédits d'impôts s'accumulent, naissent et parfois disparaissent avec les changements de majorité, complexifiant un peu plus chaque jour l'environnement des entreprises.

Des exemples ? Les ministres et leurs administrations ont décidé que les acheteurs publics étaient responsables pénalement de leurs choix, les empêchant donc de prendre des risques au profit des PME et en particulier des plus innovantes d'entre elles. Ils ont bridé le CICE empêchant de facto les TPE-PME d'embaucher des talents prometteurs à des salaires de marché. Ils ont multiplié les normes et règlements qui obligent les entreprises à investir pour simplement mettre leur appareil de production en conformité, les empêchant de ce fait de se moderniser réellement. Ils ont créé des niches et des dispositifs d'optimisation fiscale qui font que le taux d'IS acquitté par les TPE-PME est bien plus élevé que celui auquel sont réellement soumis les grands groupes...

Le fil rouge du gouvernement

Emmanuel Macron et son nouveau gouvernement répéteront-ils les erreurs de leurs prédécesseurs ?

Lors de la campagne, Emmanuel Macron ne s'est pas réellement distingué des autres candidats. Lui comme les autres a placé les PME au centre de son programme mais sans délivrer une véritable vision sur le sujet.

Espérons pour les millions de chômeurs que le renouvellement de l'action publique, via l'arrivée en masse de membres de la société civile au gouvernement et au Parlement, permette justement de corriger le tir.

Développer cette vision est cruciale. Elle devrait être le fil rouge de la politique économique des prochains gouvernements.

Ce n'est qu'en grandissant que les entreprises peuvent atteindre une taille critique leur permettant d'embaucher - autrement que par intérim -, d'investir, d'innover et d'exporter. Ce n'est pas un hasard si la France voit le nombre de ses entreprises exportatrices stagner aux alentours de 120.000 chaque année quand l'Allemagne en affiche plus de 330.000. Même l'Espagne (147.000 en 2015) et l'Italie (212.000 la même année) nous dépassent dans ce domaine.

Mais cette vision commande de lancer simultanément un certain nombre de chantiers - fiscalité, droit du travail, simplification, commande publique... - pour optimiser ses chances de succès. Sinon, le bricolage restera la règle. Et la croissance molle et le chômage de masse perdureront.

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a écrit le 10/05/2017 à 14:12 :
Attention, l’arrivée prévue de ministres et députés issue de la société civile ne garantit pas une embellie économique, On ne conduit pas un état comme on dirige une entreprise. Les finalités ne sont pas les mêmes.
Hormis les mesures pour les entreprises, Macron reste assez flou dans son programme. Aider les PME TPE, est une nécessité, à condition qu’il y ait contrepartie effective au niveau emploi.
Avant tout, il serait nécessaire de redéfinir la composition des structures gouvernementales et législatives, réduction sensibles des effectifs du gouvernement de l’assemblée et du sénat. Ceci revient régulièrement à chaque début de mandat, et n‘est toujours pas effectif. L’état doit montrer l’exemple et d’abord par le haut de sa structure.
Au niveau social, le travail doit s’orienter vers la conservation de notre système de sécurité sociale. C’est une demande importante de toutes les couches de la société. Des efforts doivent être réalisés, sur l’accès à la médecine dans les zones non urbaines, sur le numerus clausus de formation médicale. Le prix des médicaments, doit être décidé par un organisme réellement transparent ; ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Au niveau européen, il va falloir travailler sérieusement sur le rôle de la BCE de façon à pouvoir permettre le financement des, hors du circuit financier des marchés trop spéculatifs. Si on ne permet pas aux états de se financer à taux fixes raisonnables, et garantis, directement auprès de la BCE, le problème des dettes ne sera jamais gérable. Contrepartie il faut accepter une certaine régulation des budgets par la , d’où perte d’une partie de la souveraineté.
a écrit le 10/05/2017 à 13:20 :
précision à BA :
la CSG va passer de 6,6 points à 8, 3 points ( + 1,7 point ) soit une hausse de 25,75% pour les retraités aux revenus annuels fiscaux supérieurs à : 14375 euro pour un célibataire (soit 1198 euro mensuel ) et 22051 euro pour un couple ( soit 1838 euro mensuel ) .
d'après un article des Echos , l'enjeu global de la hausse de la CSG appliquée à tous les revenus contributeurs fait référence à un montant de 20 milliards d'euro par année pleine .

si cette hausse de la CSG est mise place dès le 1er janvier 2018 , elle rapportera près de 87 milliards sur la période du mandat de Mr Macron .
c'est l'augmentation fiscale la plus énorme qui serait pratiquée , au vu de la recette habituelle de le CSG qui est d'environ 92 milliards d'euro an.
a écrit le 10/05/2017 à 12:21 :
Quelle doit être la priorité d’Emmanuel Macron ? De préparer son départ!
a écrit le 10/05/2017 à 10:13 :
Le gros pb en France c'est la fiscalite. Quand on demarre une petite entreprise et qu'avant d'avoir les premieres rentrees il faut casquer, le fisc, les urssaf, les assurances diverse et avariees. Trop de taxes & d'impots, bref le moyen-age rien de plus.
Celui qui gagne son argent devrait pouvoir en disposer a son gre, pas de se le faire ponctionner pour etre redistribue a des gens qui ne veulent plus ou ne peuvent plus bosser. Le reste est de la litterature. Plus de 11% d'assistes, rien que ca !
Réponse de le 10/05/2017 à 17:06 :
La lourdeur normative et comptable est plus importante que la fiscalité directe.
Le montant de la fiscalité , on la "connait", elle est mesurable et anticipée.
Ce qui pollue et use c'est la lourdeur réglementaire. Par exemple, dans le cadre d'une TPE, je fais des chèques de charges sociales de 20 ou 30 euros par ci par là, pour des organismes de formation type FAFIEC etc...
Ce n'est pas le cout direct qui est pesant c'est le temps qu'on y passe (c'est quoi ce truc ? A qui j'envoie ? C'est juste ? etc...)
C'est sur que moins d'impôts serait mieux, mais moins de temps passé à s'en occupé c'est cela l'idéal.
A ce titre, les rabottages d'impots ne sont pas d'un grand gain. ON paye moins mais on payue toute de même . Le mieux est de supprimer certaines taxes et charges, de les fusionner de SIMPLIFIER
a écrit le 10/05/2017 à 9:44 :
Etre createur d'entreprise en France est suicidaire depuis trente ans. Quand ce n'est pas les charges a payer rubis sur l'ongle avant les premieres rentrees d'argent, le fisc qui vous a l'oeil 24/24 les concurents prets a vous denoncer parce que pour vous "ca marche" et qu'au bout de trois ans a force de boulot intense vous avez change votre 4L fourgonnette pourrie et usee jusqu'a plus de chassis pour un break Volvo, afin de trimballer les outils et equipements divers a installer chez le client.
Un petit controle financier du fisc de temps a autre, pourquoi pas, et j'en passe. Alors a force on fatigue et a un moment donne on se casse de ce pays, a l'etat tout puissant, ses enarques et politiques locaux qui regentent tout, y compris les appels d'offre ou, pour y souscrire, une enveloppe est requise. Corruption a tous les etages.
En admettant que Macron reussisse son "pari", il faudra a minima cinq voire dix ans pour en concevoir les premiers resultats concrets. Il a fallu 20 ans pour les allemands, qui sont pragmatiques, travailleurs et vaillants a l'ouvrage, alors qu'en France on musarde. Que sera la fiscalite durant ce laps de temps ? Continuer a emprunter pour payer vos charges ? Depasser les 3% ? Vendre ce qu'il reste de rentable ?
Celui qui n'a pas de taf, doit se prendre par la main. Ne rien attendre. S'expatrier et faire toute sorte de boulot pour enfin decrocher son autonomie. L'etat ne peut rien pour celui qui est au bord du chemin. 10 millions de chomeurs a resorber, autant dire a Sisyphe d'arreter a continuer a pousser son caillou. Se revolter contre la puissance etablie ne mene a rien, les Grecs le savaient bien avant les Francs qui en ces temps recules forgaient encore le fer, alors que la Grece etait deja une democratie.
En France on est souvent "a la bourre".
a écrit le 09/05/2017 à 22:23 :
Diminier le nombre de fonctionnaires et reduire le cout de cette fole administration francaise.
a écrit le 09/05/2017 à 21:08 :
Merci pour le passage sur les délais de paiement et la relation féodale grands groupes vs PMEs : ça, plus la dictature des acheteurs, qui n'ont rien à cirer qu'un fournisseur soit français, ça doit coûter 2 ou 3 points de chômage en plus.
2 ou 3 points en trop, surtout.
Et y'en a marre.
a écrit le 09/05/2017 à 19:11 :
Très bien il faut laisser grandir les entreprises en augmentant les seuils sociaux et facilité les mariages pour faire place aux nouvelles PMI PME !l
a écrit le 09/05/2017 à 18:23 :
Ils n'aiment pas les vieux chez en marche et ils opposent les jeunes aux vieux par électoralisme...
Réponse de le 09/05/2017 à 19:12 :
non les jeunes c'est le future tout simplement !
Réponse de le 10/05/2017 à 10:13 :
" Ils n'aiment pas les vieux chez en marche "

Les vieux l'aime bien par contre , 80% des 65 ans et + ont voté pour lui.
a écrit le 09/05/2017 à 17:18 :
La priorité de Macron , ça serait de baisser massivement les impôts trop concentrés et confiscatoires. Ce ne sera hélas pas le cas. Il va , par ordonnances, déréguler le droit du travail, étatiser l'assurance chômage qui sera universelle mais beaucoup moins avantageuse pour les salariés. Il va augmenter sérieusement la CSG ;ce qui va pénaliser les cadres et les retraités. Pour la taxe d'habitation, il faudra bien payer les 10 milliards de manque à gagner pour les collectivités locales. L'idée, revoir les bases locatives, ce qui va provoquer une très forte hausse de la fiscalité locale. Pour faire plaisir à la gauche, il va supprimer l'ISF pour les actionnaires. 29 % des inscrits ont voté pour lui, avec un tel programme, pas certain qu'il n'y ait pas d'importants mouvements sociaux d'ici la fin de l'année.
Réponse de le 09/05/2017 à 19:13 :
oui finalement il a de bonnes idées !
a écrit le 09/05/2017 à 15:38 :
La sienne semble être de me piquer des sous, la csg sur ma retraite augmente de plus de 400 E annuels, ce sera autant que je ne mettrai plus dans l' économie. Je vais revendre une voiture et j' envisage par ailleurs de passer 6 mois dans un pays moins cher, bilan, au lieu de piquer à ses copains à qui il a donné des gages, il se retourne au deuxième jour sur le peuple -bien que je n' aie pas élu- et se propose de couler mon économie.
Réponse de le 09/05/2017 à 17:27 :
Vous avez mille fois raison, des retraites gelées depuis 5 ans et Macron qui veut augmenter la CSG de 1.7 %. . Les retraités ne seront d'ailleurs pas les seuls concernés; les cadres moyens et supérieurs vont aussi devoir passer à la caisse. En plus, cette réforme de l'assurance chômage (que Macron veut étatiser ), sera beaucoup moins généreuse pour les salariés. Baisse de la durée d'indemnisation et des indemnités. Un marché de dupes , les français quand ils comprendront, vont-ils se laisser faire ? A suivre .....
Réponse de le 09/05/2017 à 18:35 :
Au lieu de résoudre l' équation comment faire disparaitre la dette au lieu de " créer de la dette et faire payer le peuple pour enrichir le « déjà gros » ..


https://www.youtube.com/watch?v=0d6_YCp5d9g
Réponse de le 10/05/2017 à 8:27 :
.......Pareil pour moi !
Inutile de dire que je suis Macrophobe et je crois que beaucoup le redeviendront sous peu mais il fallait y penser avant , la lucidité de l'électorat de ce pays n'étant pas son point fort , tant pis pour les baisés , on dit que c'est la démocratie !
Réponse de le 10/05/2017 à 8:29 :
@BA : ca existe des veaux qui comprennent ......... avant ???
Réponse de le 10/05/2017 à 11:13 :
He oui, Macron c est pas Fillon (pour lequel 60 % des plus de 70 ans ans ont voté).

Macron se soucie des jeunes et ne considere pas qu il faut les pressurer plus afin que les retraités puissent partir en vacances ou changer de voiture !

Car l argent de l augmentation de votre retraite il vient d ou ? de taxes supplementaires sur le travail des actifs ! Vous coryez que c est vraiment le moment de taxer encore plus le travail ? les retraites ont deja un niveau de vie supperieur aux actifs et il faudrait encore l augmenter ?
Les baby boomers n ont vraiment aucune honte !
a écrit le 09/05/2017 à 15:27 :
La sienne semble être de me piquer des sous, la csg sur ma retraite augmente de plus de 400 E annuels, ce sera autant que je ne mettrai plus dans l' économie. Je vais revendre une voiture et j' envisage par ailleurs de passer 6 mois dans un pays moins cher, bilan, au lieu de piquer à ses copains à qui il a donné des gages, il se retourne au deuxième jour sur le peuple -bien que je n' ait pas élu- et se propose de couler mon économie.
Réponse de le 09/05/2017 à 19:14 :
mdr oui ta CSG sera redistribuer et consommer :)
a écrit le 09/05/2017 à 15:15 :
Transformer l’économie française? Diable!! Pourquoi faire? Pour la tourner vers le moins disant social pour plus de compétitivité? Pour détruire ce qui reste de concret pour se tourner vers le virtuel? Pour éviter qu'elle est une identité, une traçabilité, une responsabilité? Avoir un PIB qui ne veut plus rien dire? Pour faire plaisir a cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles?
Réponse de le 09/05/2017 à 17:38 :
Changer l'économie française ?

Après avoi rpiloté la vente de toutes les grandes entreprises françaises qui à terme nous fera des milliers et des milliers d'emplois perdus, que fera-t-il des chômeurs.

Au lieu de faire fuir ces emplois pourquoi ne pas les avoir gardé ?
a écrit le 09/05/2017 à 15:12 :
Tout cà n'est que baratins. Les rigidités et boulets domineront toujours ce pays
Réponse de le 10/05/2017 à 10:19 :
Mais oui, vous avez touche du doigt la ou cela fait tres mal. Les corps tres nombreux en France. Surement pas decides que qui que ce soit touchera a leur gateau.
Le Colbertisme a tue l'esprit de liberte du travail.
a écrit le 09/05/2017 à 14:22 :
Première mesure,inviter Martinez et la CGT a l'Elysée,et voir comment on peut éviter de bloquer le pays!Nos retraites doivent etre assurées et on doit avoir suffisamment de carburants pour partir en week end
Réponse de le 09/05/2017 à 14:43 :
J'ajouterais aussi : maintenir le pouvoir d'achat (pour tous y compris et surtout ceux qui travaillent) et permettre de faire le plein (pour aller bosser et cotiser pour les retraites également).
a écrit le 09/05/2017 à 14:04 :
S'il n'a pas la capacité à s'opposer à la dictature financière allemande il ne pourra strictement rien faire, or sarkozy s'est écrasé, hollande s'est écrasé, lui qui vient du milieu financier en plus on le voit mal élever la voix.
Réponse de le 09/05/2017 à 21:14 :
"dictature financière allemande" : c'est du prémâché FN, et rien de plus. Les Allemands ne font rien contre la France, bien au contraire. Ce qu'ils font de mal, c'est gérer leur budget gouvernemental correctement, et avoir un taux de chômage normal. Quelle horreur !
Réponse de le 10/05/2017 à 8:54 :
"c'est du prémâché FN,"

J'arrête là lecture devant votre faible capacité à commenter et je signale bien entendu votre commentaire comme trollage.

Diffamer n'est pas commenter, merci.
Réponse de le 11/05/2017 à 10:27 :
padetric, pourriez vous arrêtez de me diffamer je vous prie ?

JE sais que vous pétés largué côté capacité à répliquer mais d'une part c'est votre problème et pas le mien et d'autre part dans ce cas abstenez vous au lieu de sans arrêt nous exposer vos puissants ressentiments stériles et surtout inintéressants au possible.

Bien entendu j'ai une énième fois signalé votre trollage.
a écrit le 09/05/2017 à 13:56 :
Démissionné
a écrit le 09/05/2017 à 13:50 :
La priorité de Macron c'est de faire le tour des marchés aux mollusques et aux crustacés pour ramasser les coquilles vides et les crustacés périmés,

il a déjà commencé avec Bayrou, le filet est prêt pour ramasser Lemaire, Balkani, Estrosi, LeFoll, Ledrian, Cazeneuve, plus les bi-nationaux Valls, Elkommerie, Belkacem

en attendant la suite ...Hollande est aussi prêt à devenir son 1er Ministre
a écrit le 09/05/2017 à 13:46 :
Ce qui pose souvent problème dans les TPE, c'est l'administratif. Il suffirait de faire des "maisons de l'artisannat" comme les maisons médicales où plusieurs artisans commerçants se partageraient les services de secrétaire-comptable ou de technico-commerciaux. Mais nombre de gens qui se mettent à leur compte le font pour "ne pas avoir de patron, être libre de décider", ceci va mal avec la mise en communs de moyens et l'organisation qui va avec.
a écrit le 09/05/2017 à 13:45 :
La priorité de toutes les priorités pour le président EM est de relancer la machine economique et le moteur franco-allemand en Europe. oui il faut que la politique economique du prochain gouvernement Macron marche et aille de l'avant: c'est un nécéssité et presqu'un devoir: si l'on reduit le taux de chômage en France de 10.6% à 7% soit reduction de 2.5 millions du nombre de chômeurs de longue durée oui le gouvernement macron aura dejà gagner une grande part de son combat pour l'economie française et pour l'EUrope et la zone euro; C'est capital pour la présidence d'EM et pour la suite : d'ici 5 ans i lfaut totalement changer la politique de l'emploi en France, relancer l'artisanat et l'industrie avec les robots, relancer tous les types d'emplois ( CDI, CDD, contrats courts,...). Oui si les équipes de EM et de la nouvelles politique d'EM le peuvent alors la France le pourra. Oui à une France industrielle dynamique, à une France de l'emploi comme au Japon et comme au USA, à une autre politique energétique et non à un repli economique sur un protectionnisme qui ferait perdre aux entreprises françaises de nombreu marchés et beaucoup plus de charges donc des pertes pour les entreprises plus importantes encore ! Oui à une politique de l'emploi dynamique et plsu proche des regions et des Français.
Réponse de le 09/05/2017 à 18:30 :
8 emplois sur dix crées sont en CDD ....vous en voulez 100%?Protectionnisme expliquez nous comment lutter contre des salariés rémunérés entre 300 et 400 e par mois aussi bien formés que les salariés Français et capables de produire les mêmes articles moyens que nous trois fois moins cher en Europe? Pologne,Hongrie,Roumanie etc etc allez aussi l'expliquez aux salariés de Whirlpool qui ont juste obtenu un plan social amélioré mais leurs emplois partiront en Pologne ...un peu de bon sens!
a écrit le 09/05/2017 à 13:42 :
Le problème est bien la vallée de la mort des PME. Mais sa cause essentielle n'est pas mentionnée dans l'article : l'attitude prédatrice des grands groupes envers les PME. Le cas emblématique est celui de la grande distribution, mais pas seulement. J'ai cru comprendre que la législation allemande était beaucoup plus protectrice, au delà de la culture différente.
a écrit le 09/05/2017 à 13:22 :
17 000 articles de journaux sur un an et demi offertes à la promotion de la gloire macronienne pour un énorme 17 % de votants par adhésion, les 17 autres l' étant par rejet du Fn et comme l' anticipait l' Upr...


Il est encore temps de prendre son temps aux législatives, de se poser et se mettre pour une fois à réflèchir...

J' ai envie de dire, tout ça pour ça, n' est-ce pas un poil surfait et pour retrouver casé chez ce petit jeunot toutes les vielles gloires responsables de la décrépitude de la France...?

N'est-ce pas un poil surjoué ...?
a écrit le 09/05/2017 à 13:12 :
"Lancer simultanément un certain nombre de chantiers", mais quels chantiers? Je propose de réduire le cout du travail en les reportant sur la consommation d'énergie et atteindre la situation de l'Allemagne en ce qui concerne le prix de l'énergie. Cela revient à appliquer la note n°6 du CAE. Qui le comprendra?
a écrit le 09/05/2017 à 13:11 :
Pour M. Macron le choix est fait.
Sa première réforme consistera à rendre caduc le code du travail et à retourner à la féodalité sociale.
Le travailleur est taillable et corvéable à merci et selon le rapport de force du moment il pourra tenter de négocier des améliorations de sa condition, mais qui seront toujours susceptibles d'être remis en question par l'employeur n'importe quand et sans justification.

Les tribunaux prudhommaux, outre le fait qu'ils ont été regroupés, pour mieux dissuader les travailleurs qui ne sont pas sur place de les saisir, seront limités dans les indemnisations aux travailleurs. Mais curieusement, il n'y a aucune limitation dans les sanctions applicables au travailleurs et aux indemnisations opposables aux employés fautifs.

Le tout enrobé d'une idéologie simpliste. Sauf que, faciliter le divorce n'a jamais boosté le mariage, surtout quand le contrat de mariage est soit vidé de sa substance, soi déséquilibré et n'a plus aucune conséquence juridique.

Et ce n'est pas en intimant l'ordre aux chômeurs de prendre des emplois qui n'existent pas qu'on va résoudre le problème du chômage, des 150 000 SDF (dont 40 000 enfant), des médecins absents, des dentiste et des oculistes hors de prix.

Et puis par pitié, arrêtez de nous présenter l'Allemagne comme le modèle à suivre !
Le plein emploi c'est quand même le minimum minimorun dans un pays qui démographiquement perd 150 000 travailleurs chaque année. Le seul effet des réformes Schroeder c'est d'avoir crée une classe de sous prolétaires sous payés, d'avoir sapé les infrastructures du pays et de condamner les allemands à travailler jusqu'à 72 ans alors que le pays est hyper rentable.
Réponse de le 09/05/2017 à 14:02 :
c'est quand même extraordinaire que chaque fois que je vais en Allemagne, je ne vois aucune trace de ce pays à la Dickens que certains décrivent à longueur de commentaires, mais un pays bien équipé, bien entretenu, plutôt opulent, avec des commerces de centre-ville qui tournent, de bons équipements publics, une kyrielle de PME exportatrices qui tournent très bien, une agriculture qui ne cesse de gagner du terrain en Europe, des logements vastes, bien équipés, des loyers et des prix du logement raisonnables, une école qui s'améliore au regard de Pisa, .... et au passage aussi, une chancelière qui a toutes chances de se succéder à elle-même pour la 3è fois en raison de son "effroyable" bilan et bien que, sur la question des migrants, elle ait pris son propre électorat à rebrousse-poil. Nos amis allemands seraient-ils masochistes ?
Réponse de le 09/05/2017 à 14:09 :
Faut arreter de fumer la moquette, c est pas bon pour vous ...
Lisez l article qui critique justement la conception feodale des relations (ici entre PME et grand groupes).
Quant a la RFA, je vous conseille d y faire un tour au lieu de vous contenter de lire la propagande d extreme gauche. Vous verrez que si tout n ets pas parfait, il y a bien moins de pauvrete qu en france et qu eglobalement les allemands sont satisfait: ils vont reelire Merkel pour la 4eme fois alors que chez nous, la derniere fois que le pouvoir en place a gagne une election nationale c est en 76 (giscard a gagne les legislatives)
Réponse de le 09/05/2017 à 15:56 :
Vu l'état de décomposition que vous nous décrivez avec les futures réformes Macron, vous devriez quitter le pays, cela va être l'enfer.
Suivez par exemple vont ceux qui fuient le véritable enfer (la syrie...), et vous remarquerez qu'ils choisissent l'Allemagne.
Bizarre non ?
Réponse de le 10/05/2017 à 23:16 :
@cd : euh... l'élection de Sarkozy à la fin du quinquennat Chirac en 2007, ce n'était quand même pas un virage politique à 180°...
a écrit le 09/05/2017 à 12:47 :
EN MARCHE... vers la dictature d' ..Extrême centre. Les électeurs auront bientôt le choix de nommer un député PS (qui rejoindra la majorité présidentielle), un député Centriste (qui rejoindra la majorité présidentielle), un député Républicains (qui rejoindra la majorité présidentielle) ou un député En Marche (de la majorité présidentielle)...

En marche doit faire demi tour ...!
Réponse de le 09/05/2017 à 13:06 :
La présidentielle se décide par le vote des électeurs âgés. Qui ont peur de quitter l'Europe. Et si l'on additionne les voix de Macron, Hamon et Fillon au premier tour, nous nous rendons compte – ô surprise – que les candidats pro-européens ont remporté la majorité. L’européisme est une forme de conservatisme. Le résultat de ce grand cirque électoral, c’est que le vote de Maastricht est reconduit au premier tour de la présidentielle. Le programme d’Emmanuel Macron est européiste… On est dans un pays qui fait semblant d’exister. Le rêve français, c’est de sortir de l’histoire. (TDG)

http://www.tdg.ch/monde/europe/emmanuel-todd-fn-veut-pouvoir/story/15850879


On est dans un pays de vieux votants qui a peur de quitter l' Union par conformisme, voilà pourquoi la moyenne d' âge est de 40 ans à l' UPR ....
Réponse de le 09/05/2017 à 13:51 :
@Visionnaire : même relayé par la tribune de Genève Todd ressort toujours la même antienne europhobe. La vérité c'est qu'après avoir hésité et failli céder en 1983 aux "visiteurs du soir" Mitterrand a fait le choix de l'UE, sans lequel la France serait devenu dès le milieu des années 80 un Venezuela sans pétrole. Le syndrome du village gaulois a fait assez de dégâts à l'heure où la mondialisation (qui n'est pas un choix politique mais un état de fait intimement lié aux progrès techniques de la logistique, des télécoms et des transports des personnes). Il n'y a à peu près que la Corée du Nord qui pour le moment y échappe...
a écrit le 09/05/2017 à 12:12 :
Quelle question ! MOI bien entendu :-)
Réponse de le 10/05/2017 à 23:18 :
excellent...

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