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Réduire le coût du travail, est-ce suffisant ?

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S'il est élu, François Fillon veut réduire immédiatement de 50 milliards la pression fiscale pesant sur les entreprises.
S'il est élu, François Fillon veut réduire "immédiatement" de 50 milliards la pression fiscale pesant sur les entreprises. (Crédits : ROBERT PRATTA)
François Fillon, le candidat de la droite et du centre veut restaurer la compétitivité des entreprises en allégeant massivement les impôts et les charges. Cette stratégie est-elle suffisante ?

François Fillon ne surprend personne. Pour restaurer la compétitivité des entreprises, le candidat de la droite et du centre veut appliquer un électrochoc fiscal aux entreprises de 50 milliards d'euros et ce, "immédiatement" comme il le précise noir sur blanc dans son programme.

Pour financer cette mesure, François Fillon reprend les recettes envisagées en 2011 et annulées (puis rétablies en partie) par François Hollande et son gouvernement une fois le palais de l'Elysée conquis. "Au regard de la situation de nos finances publiques, le seul moyen de financer cet électrochoc de croissance est d'augmenter les deux taux supérieurs de la TVA de 2% sans toucher au taux de base s'appliquant aux produits de première nécessité. À plus long terme, il est impératif de réformer l'Etat et de maîtriser ses dépenses de manière afin de ne pas faire supporter le poids de la mauvaise gestion des finances publiques aux entreprises. J'ai formulé des propositions en ce sens conduisant à 110 milliards d'économie en cinq ans ". Dont acte.

Cette stratégie a à coup sûr les faveurs du patronat qui juge dans son ensemble que le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et les allègements de charges contenus dans le pacte de responsabilité lancé en 2014 ne compensent  pas les hausses d'impôts et de taxes subies depuis... 2011.  A noter, cette volonté de réduire les charges est largement partagée, même au sein du gouvernement. Ainsi, le projet de loi de finances prévoit une baisse importante de l'impôt sur les sociétés d'ici 2020. La politique de l'offre et en particulier son volet fiscal sont donc dans l'air du temps.

Une stratégie calibrée

Mais cela est-il suffisant ? Le coût du travail est-il la seule variable qu'il faille ajuster pour relancer durablement l'activité et créer massivement des emplois ? Faire remonter le taux de marge au niveau de 2007, soit 41% de l'excédent brut d'exploitation, est certes utile pour l'investissement et l'emploi.

Mais différents travaux indiquent que cette stratégie doit être affinée. C'est notamment le cas de la dernière étude de la Fabrique de l'Industrie. Selon le think tank de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) coprésidé par Louis Gallois et Denis Ranque et entièrement dédié aux questions industrielles, appliquer une politique différenciée est nécessaire. En fonction de la taille de l'entreprise ? En fonction du secteur économique ? La Fabrique de l'industrie suggère de réfléchir différemment et de mettre de côté ces curseurs traditionnellement utilisés par les ministres de l'Economie qui se sont succédés ces dernières années. Elle propose que l'action publique en faveur des entreprises soit calibrée selon l'exposition à la concurrence internationale. "La logique sectorielle ne tient plus. Au sein d'un même secteur, une entreprise peut être confrontée à la concurrence mondiale quand une autre n'a que des adversaires locaux", a indiqué Louis Gallois lors de présentation des dernières études de ce cercle de réflexion.

Un effet multiplicateur local

Que représente l'emploi exposé ? Selon le think tank, l'emploi exposé, dont un poste sur deux appartient aux services, a reculé ces dernières années. Il est passé de 30% à 26,8% de l'emploi total entre 1999 et 2013, perdant 204.000 postes. De son côté, le secteur non exposé à la concurrence internationale a permis de créer 2,37 millions d'emplois sur la période. Dans ce contexte, faut-il privilégier l'emploi non exposé et sacrifier une partie du secteur exposé et notamment l'industrie ?

Selon la Fabrique de l'Industrie, ce serait une formidable erreur de ne pas prendre en compte cette distinction, en raison du « multiplicateur d'emploi local » de l'emploi exposé. Lorsque 100 emplois exposés ont été créés entre 2004 et 2013 dans une zone de la France métropolitaine, environ 64 emplois abrités ont vu le jour au sein de cette même zone explique le think tank.

Pas encore de solutions concrètes

Pour faire reculer le chômage, il est également nécessaire d'adapter l'action publique. Si la baisse du coût du travail permet de redresser la compétitivité-prix des entreprises exposées à la concurrence internationale, elle est assez inefficace pour améliorer la productivité du secteur non exposé, jugée moins élevée que celle du secteur exposé, comme le rappelle la Fabrique de l'Industrie. Pour atteindre cet objectif, il faut revoir la formation initiale, la formation continue pour relever leurs compétences et améliorer la compétitivité-coût de ce secteur.

Mais pour l'instant, les solutions concrètes ne sont pas encore clairement définies. " Reste à déterminer comment parvenir à cette augmentation de la productivité dans le secteur abrite. En particulier, comment combiner politiques d'intensification de la concurrence domestique au sein du secteur abrité afin d'y réduire certaines rentes inefficaces, et politiques de formation, de soutien à l'innovation et de diffusion des technologiques ", conclut la Fabrique de l'Industrie.

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a écrit le 01/12/2016 à 11:58 :
Le cout du travail c'est surtout les incertitudes indirectes.
Cela va me couter combien d'établir une feuille de paye ? Que va t'il falloir déclarer à l'URSSAF ? Quid de la médecine du travail ? Que se passe t'il en cas de rupture ? Quelle caisse de retaire complémentaire ? Quid de la mutuelle obligatoire ?
POur une TPE, tous ces sujets sont nébuleux, et engager une personne est loin d'être simple.
J'ai embauché au SMIC il y a 2 ans une personne- compte tenu des multiples dérogations/aides etc, je n'ai jamais sur le cout réel des charges, et surtout j'ai du donner 1000e à mon expert comptable pour gérer le merdier urssaf etc...
Un mois de salaire de mon smicard pour pouvoir le payer...
Ce ne sont pas les charges qu'il faut baisser, c'est le maquis réglementaire. Il faut un guichet unique GRATUIT pour nous aider à gérer cela, là la marche administrative asser pour embaucher est devenue trop élevée.
Réponse de le 02/12/2016 à 10:23 :
Il faudrait surtout que tu sois formé sur ces sujets avant de vouloir être un petit patron.
a écrit le 01/12/2016 à 9:58 :
Créer un cadre fiscal et réglementaire stable sur 3, voir 5 ans afin de donner de la visibilité aux entrepreneurs pour investir .
Donner aux administrations pour mission de faciliter et d'aider les entreprises plutôt que de les entraver et les sanctionner .
Inviter deux mondes qui s'ignorent : enseignants et chefs d'entreprises à aller à la rencontre les uns des autres ; visites d'usine d'un côté , interventions de professionnels dans l'enceinte de l'école , instauration d'un dialogue permanent pour se découvrir , se comprendre et agir ensemble ..... En un mot décloisonner notre société !!!
a écrit le 01/12/2016 à 8:21 :
L'état demande aux entreprises de réduire leurs coûts alors qu'il est incapable de réduire ses propres dépenses. Il privatise la santé alors qu'il ne privatise pas l'éducation, notre plus grand gouffre financier (17% du budget en 2015), loin derrière la catégorie AUTRES DEPENSES qui représentait plus de 41% en 2015 (seulement 3% affecté au travail et à l'emploi, c'est pour dire combien l'état accorde de l'importance à cette catégorie qui constitue pourtant l'essentiel de ses revenus).
a écrit le 01/12/2016 à 7:42 :
Quand les sans - dents n'ont pas de quoi acheter une voiture pourquoi augmenter la production : pour exporter vers Mars ???
a écrit le 30/11/2016 à 20:50 :
Et bien moi je pense que les tge n'ont aucun sens civique celles qui créeront les emplois en France ce sont les TPE et les PME les artisans et commerçants le tissu économique du bout de la rue et pas celui du bout du monde
a écrit le 30/11/2016 à 20:10 :
Certes. Il n'y a pas de crise économique pour les ... plus riches.
a écrit le 30/11/2016 à 18:00 :
Tout les gens qui ont travaillé dans le monde de l'industrie savent parfaitement que la fiscalité et le coût du travail, même si ils représentent deux paramètres importants de la compétitivité des entreprises, sont loin être les seuls éléments!
La souplesse et la simplicité du droit du travail, la suppression de normes abusives, la facilité d'embaucher comme de débaucher, la compétence et la formation des salariés sont d'autres facteurs dans les mains des politiques.
Tous ces facteurs exogènes ne sont bien sûr pas suffisant. S'y rajoutent la qualité du management de l'entreprise (bonnes décisions d'investissement, pertinence et bonne appréciation des risques dans les investissements, considération et respect envers tous les salariés, qualité du dialogue avec les OS, implication des salariés dans les décisions qui les concernent, etc...).
La compétitivité d'une entreprise, qui se caractérise par sa résilience à obtenir des résultats positifs au fil des ans, est multi-facteurs et est bien plus compliqué que le coût du travail seulement, ou la fiscalité.
Mais de grâce, que les politiques ne fassent pas encore une "Usine à Gaz" comme ils savent si bien le faire en France...
Réponse de le 30/11/2016 à 19:50 :
Je partage votre avis et avec le recul rien n'est simple, on le voit bien. Il y a aussi la confiance perdue et la fiscalité qui change au gré du vent ainsi que le droit du travail. Tout ça est déstabilisant !
Les entreprises ont besoin de visibilité sur le moyen long terme....
Ce sont des gens de la société civile qui doivent être aux manettes et je vous rejoins à 100% !
Réponse de le 30/11/2016 à 23:31 :
Le management en France est catastrophique même si il s'améliore un peu grâce a des jeunes qui importent des bonne pratiques.
Le manque de confiance, la culture du chef, l'organisation hiérarchique sont des facteurs qui expliquent la faiblesse de nos entreprises.
a écrit le 30/11/2016 à 17:07 :
Le problème est plus dans le positionnement de l'industrie française que dans les coûts excepté les avions et quelques niches
On peut rajouter la médiocrité de certains dirigeants qui ont coulé Alcatel_Alsthom, Areva, etc..la liste est longue. On peut réduire les coûts mais on sera toujours plus cher que les roumains ou les bulgares.
a écrit le 30/11/2016 à 17:07 :
Il vaudrait mieux en effet augmenter de 5 points la TVA sur les produits et ne pas augmenter la TVA sur les services. On pourrait a contrario annuler les cotisations de retraite du régime général partout et concentrer la CVAE sur le tertiaire et le BTP (en compensant sur ces secteurs la baisse des cotisations du régime général de sorte à maintenir constantes les charges de ces entreprises non exposées). Pour les transactions numériques il faudrait annuler la CVAE mais en revanche la faire payer à la transaction (et la reverser à la région concernée selon l'origine de la transaction). Au final on pourrait ainsi décentraliser et annuler les dotations aux collectivités locales car la CVAE augmenterait globalement, ce qui permettrait de financer le régime général par la TVA. Evidemment, la commission ne serait pas très contente de la manip mais en montrant les dents, ça passerait...Quant au CICE, il faut le traduire en annulation des cotisations de chômage des CDI ; on pourrait par contre augmenter les cotisations chômage des CDD et heures sup à la place des cotisations au régime général effacées précédemment. L'effet global ainsi obtenu serait me semble-t-il de nature à doper la compétitivité suffisamment et à favoriser l'embauche en CDI (au besoin en CDI interimaire).
a écrit le 30/11/2016 à 16:41 :
et si commençait par restaurer la compétitivité de l'état par une baisse du coût des élus plutôt qu'une augmentation de la TVA pour les citoyens payeurs ce serait un excellent message d'exemplarité pour les réformes suivantes
a écrit le 30/11/2016 à 15:54 :
Quand ça ne rapporte rien d'embaucher et bien on embauche pas. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.Il n'est pas nécessaire d'avoir de bas salaires,il faut juste que malgré le salaire élevé il reste un surplus pour l'employeur qui l'incite à embaucher.Dans l'absolu un employé payé 5cents ne sera pas employé si le patron n'en retire aucun bénéfice et inversement il sera prêt à payer 5000 € un employé qui lui en rapporte 10000.
a écrit le 30/11/2016 à 15:51 :
Quand ça ne rapporte rien d'embaucher et bien on embauche pas. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.Il n'est pas nécessaire d'avoir de bas salaires,il faut juste que malgré le salaire élevé il reste un surplus pour l'employeur qui l'incite à embaucher.Dans l'absolu un employé payé 5cents ne sera pas employé si le patron n'en retire aucun bénéfice et inversement il sera prêt à payer 5000 € un employé qui lui en rapporte 10000.
a écrit le 30/11/2016 à 15:45 :
laissons maintenant l équipe au pouvoir continuer son travail !!! et haro sur les médias et cette politique médiatique qui nous gave
a écrit le 30/11/2016 à 15:35 :
Pour résumer, au 21eme siecle ,éviter absolument tout les" emplois exposés" pour soi même mais aussi ses enfants dans leur education car cela amenera irrémédiablement à la misère.
a écrit le 30/11/2016 à 15:22 :
"Selon le think tank, l'emploi exposé, dont un poste sur deux appartient aux services"

Je me souviens encore qu'on nous racontait dans les années 90 que la disparition progressive de l'industrie n'était pas grave et que les services compenseraient les emplois perdu dans l'industrie ,bref pipeau répondit l'écho. Aujourd'hui même le service paie ou la RH sont délocalisé dans les pays à bas coûts en Europe.
Réponse de le 30/11/2016 à 17:37 :
EXAT? ??MEME SI ONT RENPLACE CERTAINE CHARGES PATRONALE PAR DE LA TVA? L EMPLOIES NE REPARTIRAS PAS POUR AUTANT.. POUR REUSSIR CELA ILS FAUT METTRE TOUS LES PARTENAIRES ECONOMIQUE AUTOUR DUNE TABLE ET FAIRE UN GRAND DEBAT NATIONNALE ET ENSUITE LE FAIRE APROUVE PARS UN REFERENDOME NATIONALE?LES FRANCAIS S ILS NE SONT PAS PERDANT CONPRENDRONS QU ILS FAUT EN VENIR A LA POUR LUTTEZ CONTRE LA MONDIALISATIONET FAIRE REPARTIR LA MACHINE ECONOMIQUE? QUI AURAS LE COURAGE DE FAIRE CELA???
a écrit le 30/11/2016 à 13:52 :
Vu que les salaires dans l industrie allemande (et je parle pas de la suisse) sont nettement superieur aux salaires francais, c est assez clair que le probleme en france n est pas uniquement sur les cotisations sociales. Surtout que Fillon va se retourver pris en sandwich: il veut baisser les cotisations mais sa base electorale (les retraités) ne veut pas de diminution des prestations les concernant: autrement dit retraites eleves et open bar pour la secu (on va quand meme pas ne plus aller en cure hein !)

Sinon pour en revenir a l article, il est illusoire d esperer taxer differement un emploi expose et un emploi qui ne l est pas! comment voulez vous definir ca dans une loi ?
Réponse de le 30/11/2016 à 15:44 :
" comment définir çà dans une loi ? " par une 100 000 ème usine à gaz, dont la France est leader mondial : qui malheureusement ne connait aucun succèà l'export. Ainsi avec une usine à gaz, les Hauts Fonctios des Ministères consolideront leur pouvoir. Personne ne créera ni de richesses, ni d'emplois : pas de loisir à se défoncer la tete ou payer des cabinets d'experts pour tenter de décoder. C EST " la france " profondément droguée à çà....
Réponse de le 30/11/2016 à 23:40 :
L'industrie allemande a surtout des bas salaires qui sont bien plus bas qu'en France. Alors, certes il reste une aristocratie industrielle qui gagne bien sa vie grâce a un positionnement haut de gamme, notamment dans l'automobile. Du fait de son positionnement, les salaires français de ce secteur ne seront très logiquement jamais aussi élevés.
Globalement, le salaire moyen des 2 pays sont identiques.
Réponse de le 01/12/2016 à 14:17 :
Il y a tres peu de bas salaire dans l industrie allemande (je le sais j y ai travaille). Le gros des bas salaires c est les mini job et c est dans les services (typiquement la serveuse du resto). Apres c est vrai qu il reste des exceptions ou vous allez trouver des polonais paye a coup de lance pierre (car aucun allemand ne veut faire le job) mais comme je l ecris c est une exception et c est pas du tout la dessus qu est base l industrie allemande: si vou svoulez faire une industrie de pointe il vous faut de la qualite et des gens motivés. chose impossible a avoir avec des gens mal payes
a écrit le 30/11/2016 à 13:30 :
Le Taux Supérieur de T.V.A devrait plutot passer de 20 à 27% que de 20 à 22%, Pour Moitié Affectée à Baisse de l'impot sur le Revenu et Baisse de C.S.G. Celà fait contribuer les Importations et ne touche pas l'exportation. Dans ce cas un jean's passera de 10 eur à 10.58 eur ou de 60 à 63.50 eur. LA T.V.A EST JUSTE, CAR PROPORTIONNELLE AUX MOYENS DE CHACUN. La personne qui achète un telephone à 600 eur avec T.V.A à 20%, le paiera 635eur avec T.V.A et la personne qui l'achète à 100eur avec T.V.A à 20% le paiera 105.83eur avec T.V.A à 27%. Et pas d'usine à gaz de plus !!! selon les entreprises : les pays compétitifs ont tous une fiscalité claire et SIMPLE ET LISIBLE. Un taux maximum de prélèvements obligatoires de 50% doit etre gravé dans la constitution, de meme qu'un nouveau code du travail court et simple.Tout le reste affecté à la négociation en entreprises et branche. Ainsi, fini ce frein perpétuel et infernal à l'emploi-formation- investissement sur 10-15 ans, parce que changement de pouvoir sous 2 ou 3 ou 5 ans maximum, boulversant les règles fiscales et sociales, paralysant le dynamisme économique et social.
a écrit le 30/11/2016 à 13:11 :
Il faut raisonner "à niveau constant". Si on veut baisser le cout du travail, il faut augmenter le prix de l'énergie. Vous ne comprenez pas? A niveau constant.
a écrit le 30/11/2016 à 12:32 :
Peut-on concurrencer des pays qui n'ont pas ou peu de charges sociales? Concernant ceux qui font du dumping fiscal dans l'UE, Pologne, Irlande par exemple, il est urgent
d'harmoniser la fiscalité et les charges dans la zone UE. Pour les autres, la TVA permet
de taxer les produits importés mais ce n'est pas suffisant. On pourrait interdire l'importation de produits de pays ne respectant pas un minimum de droits sociaux. Concernant la suppression de l'ISF, il faut que les contribuables qui bénéficient de cet avantage fiscal, soient obligés d'investir dans des fonds spécialisés dans le financement des PME/PMI pendant 5 ans par ex. Sans cette obligation, les capitaux vont fuir notre pays car en cas d'alternance politique, rien ne dit que l'ISF ne serait pas rétabli.
Réponse de le 30/11/2016 à 17:15 :
Le mieux est de compenser l'ISF par des droits de succession élevés au delà d'un seuil approprié : pour les héritiers, une "remise à zéro" s'impose car chacun doit faire ses preuves.
a écrit le 30/11/2016 à 11:59 :
Je ne pense pas que cela suffise. Il faut clairement retablir l'esclavage. Inconvenient on perd en productivité à cause des coups de fouet, mais gros avantage, la vie et la mort du travailleur est gratuite..... et arrêter de présenter les programmes de fillon comme liberal. C'est juste une purge patronale, soutenu par la gerontocratie.... j'espère que tous ces vieux ont une bonne retraite et un gros patrimoine? Car leurs enfants, en bossant 48 heures, ne pourront plus les aider, la maison de retraite va leur coûter une blinde. ..... aie aie aie aie aie ça va piquer
Réponse de le 30/11/2016 à 13:02 :
Le retour de l'esclavage, oui et vite! Une question cependant: le mécontentement est bien là, on le ressent quotidiennement. Mais pourquoi aucun mouvement ne se lance? Rien ne se passe... tous (moi y compris) derrière un écran.
Réponse de le 30/11/2016 à 15:14 :
"Car leurs enfants, en bossant 48 heures, ne pourront plus les aider"

ils ont les moyens de leur donner des études qui vont leur éviter un emploi exposé.C'est pour cela que ces retraités aisés sont favorable à Fillon.
Réponse de le 30/11/2016 à 15:41 :
D'un point de vue économique, il a été démontré qu'un esclave revient plus cher qu'un employé:l 'employé c'est l'ubérisation de l'esclave comme l'auto entrepreneur est l'ubérisation du salarié.
Réponse de le 30/11/2016 à 18:22 :
Non, l'esclavagisme c'est pas moderne comme type d'exploitation, ca laisse trop de responsabilités aux maitres.

Pourquoi s'embêter à avoir des esclaves qu'il faut acheter, nourrir, loger, blanchir, former, soigner essayer de revendre quand il est usé alors qu'un travailleur pauvre c'est tellement moins contraignant!

Il dort dans sa bagnole en dehors de l'usine, il bouffe aux restos du coeur, se fringue chez Emmaus. Quand il ne sert plus on le jette, et on laisse la société, c'est à dire les autres pauvres se débrouiller avec.
a écrit le 30/11/2016 à 10:57 :
Sachant que nos chefs d'entreprise ne veulent plus que devenir rentiers on peut supposer sans trop se tromper que l'essentiel de cet apport massif d'argent sera financiarisé et donc entreposés dans des paradis fiscaux qui ne profiteront à personne.

Sur 50 milliards au moins 30 seront foutus en l'air, pire ils seront nocifs à notre économie.

Mais François du Duché de Sartre n'y a pas penser à ça, c'est sûr et certain.

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