Alexis Tsipras signe l'échec du "noeud coulant" européen

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Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions.
Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
Dans une tribune publiée dans Le Monde, le Premier ministre grec montre sa détermination et place les créanciers face à leurs responsabilités.

Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias. Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard.

Dénouement imminent

La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Non seulement le prolongement du programme de soutien à la Grèce décidé le 20 février s'achève le 30 juin, mais il semble désormais certain que l'Etat grec ne pourra pas honorer les quatre échéances de remboursement au FMI pour un total de 1,6 milliard d'euros. Si le défaut n'intervient pas le 5 juin, il aura lieu le 12...

Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. Aussi ont-ils refusé tout compromis, rejetant les unes après les autres les « listes de réformes » présentées par Athènes et maintenant leurs exigences intactes. Cette stratégie a été résumée par Alexis Tsipras en mars dans une de ses rares interviews au Spiegel : « le nœud coulant. » A mesure que le nœud se resserre et que l'asphyxie financière augmente, la résistance grecque va se réduire.

La mise à jour de la stratégie européenne

C'est précisément l'inverse qui s'est produit. Dans sa tribune, Alexis Tsipras se montre déterminé. Il entame son texte par une nouvelle dénonciation de l'impasse des politiques mises en place par les précédents gouvernements et imposées par la troïka, poursuit en rappelant les concessions acceptées par le gouvernement grec et termine en rappelant clairement qu'il maintient ses « lignes rouges » : il n'y aura pas de coupes dans les retraites et il y aura bien rétablissement des conventions collectives. Et de justifier sa position : pourquoi la Grèce ne devrait-elle pas être soumise aux règles européennes en matière du droit du travail ? Comment pourrait-elle accepter de réduire encore des pensions déjà diminuées de 20 à 48 % durant les années d'austérité et qui sont nécessaires au maintien général du niveau de vie dans le pays ?

Alexis Tsipras met à jour toute l'absurdité des demandes des créanciers et toute la violence de leur stratégie du « nœud coulant. » Dès lors, il renvoie ces derniers à leurs responsabilités : « Il faut donc dire les choses comme elles sont : si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ou de positions incompréhensibles. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables en se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce ainsi qu'à l'égard des positions d'institutions européennes et internationales qui se disent prêtes à faire preuve de flexibilité pour respecter le verdict des urnes. »

Qui doit « revenir sur terre » ?

La situation est alors entièrement inversée. Ce n'est plus la Grèce qui doit venir mendier un accord, ce n'est plus le gouvernement grec qui doit « revenir sur terre », pour reprendre la formule méprisante à la mode en février et en mars dans la presse européenne, mais bien les créanciers. Ce sont désormais à eux de prendre conscience de la « réalité » des concessions grecques et de la « réalité » d'une économie grecque saignée par leur blocage. Ce sont à eux désormais que revient de prendre leur part de concession nécessaire à tout compromis en acceptant les « lignes rouges » du gouvernement grec. Alexis Tsipras ne cache pas, en effet, sa détermination.

Le refus de la zone euro « à deux classes »

Sans jamais évoquer ni le Grexit, ni le défaut (c'est sa position depuis le début et ce serait suicidaire dans le contexte économique et financier actuel), le premier ministre hellénique met au défi les partisans de la « ligne dure » d'aller jusqu'au bout. Il le fait en se plaçant non pas au niveau économique, mais au niveau politique. Pour lui, faire céder la Grèce reviendrait à créer une zone euro à deux vitesses, avec un « cœur » qui dicterait sa loi : « les règles dures d'austérité et d'ajustement » et un « super ministre des Finances » qui imposerait ces « règles », au mépris même des choix des peuples concernés. Or, Alexis Tsipras ne cache pas que cette option est pour lui « le début de la fin » de la zone euro. Autrement dit, la Grèce ne semble pas disposée à jouer dans cette partie. Comprenez à demi-mots : à rester dans une telle zone euro.

Et Alexis Tsipras de poursuivre que cette stratégie menée par les créanciers « comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte », notamment l'inauguration d'un « processus d'incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l'ensemble du monde occidental. » Très clairement, le premier ministre grec fait ici référence au Grexit et à ses conséquences. Il fait écho aux nombreuses inquiétudes de plusieurs économistes et des dirigeants étatsuniens. La conclusion de la tribune où Alexis Tsipras fait référence à l'ouvrage de Hemingway « Pour qui sonne le glas » est sans équivoque : prendre le risque de pousser la Grèce hors de la zone euro, ce serait, pour les Européens, creuser aussi le tombeau de la zone euro. Ce serait prendre un risque considérable.

 Le premier ministre grec présente donc un choix politique : construire une zone euro solidaire ou une zone euro qui exclut. Ce choix, à la lecture de la tribune d'Alexis Tsipras, la Grèce semble l'avoir déjà fait. C'est donc maintenant aux dirigeants européens de le faire. Et donc d'évaluer les risques. « La décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l'exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l'Europe. »

Le défi lancé par Athènes

Ce mouvement tactique d'Alexis Tsipras est particulièrement habile. Désormais, c'est lui qui fixe les règles du jeu. Il semble déterminer, quoi qu'il en coûte, à camper sur ses positions. Le temps joue à présent contre les créanciers qui doivent faire un choix où ils seront perdants à tous les coups : céder à Athènes sera une défaite politique, malgré les concessions grecques, mais pousser la Grèce au Grexit sera un désastre. Le « nœud coulant », par la capacité étonnante de résistance d'Alexis Tsipras s'est donc retourné contre ses adversaires. Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro, prétend le premier ministre. Certains estiment que ce ne sera pas le cas. Mais les dirigeants européens sont-ils prêts à tenter l'expérience ? Sont-ils prêts à prendre le risque de « tester » les fameux « pare-feux » qui n'ont jamais été testés ? Sont-ils prêts à créer un précédent et à mettre fin à l'irréversibilité de l'euro ? Alexis Tsipras se place dans la position du Comte D'Anteroches à Fontenoy et proclame : « messieurs les créanciers, tirez les premiers ! »

 Appel à Angela Merkel

 Cette tribune s'adresse aussi directement à Angela Merkel. La critique de l'intransigeance et des buts des créanciers est en réalité une critique de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble qui n'a jamais caché sa préférence pour le Grexit. Alexis Tsipras envoie donc ce message à Berlin : Wolfgang Schäuble peut « gagner », il peut parvenir à ses fins s'il n'est pas stoppé par la chancelière, car la Grèce ne cèdera pas au chantage. Il ne peut donc plus être utilisé comme simple « menace » destiné à effrayer. D'où cette demande d'Alexis Tsipras de régler le problème grec au niveau des chefs de gouvernement. Si Angela Merkel ne prend pas la situation en main, si elle laisse Wolfgang Schäuble décider, alors elle mettra en péril et le projet européen. Or, le premier ministre grec sait bien qu'elle ne le veut pas. Décidément, Alexis Tsipras vient de donner une belle leçon de stratégie à tous les gouvernements européens : il est possible de résister à Angela Merkel. Pour certains, comme François Hollande, la leçon est sans doute cruelle...

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a écrit le 02/06/2015 à 9:09 :
U.E. et zone euro :
ne pas confondre les 2 ;
déjà , dans la region , seule la Grece est dans l'U.E. , et ses plus proches voisins , europeens , Bulgarie et Roumanie , ne sont pas dans la zone l'euro...;
ni d'ailleurs ( entres autres ) la Grande Bretagne , le Danemark ou la Suede ...
alors ?
arretez de nous faire croire à un " cataclisme " .
a écrit le 02/06/2015 à 9:09 :
" Moi Président Je " devrait avoir la décence d'etre humble : la Grece a réformé. La France en campagne électorale durant les cinq ans de mandat, dès le soir des élections présidentielles et législatives, n'a rien réformé du tout de ce qui est vital pour notre avenir. Les Socialistes confondent le mot REFORMES et le mot Mesures.
Réponse de le 02/06/2015 à 10:04 :
N'en déplaise à Pierre62, moi Président est en train de faire les réformes que la droite d'avant n'a jamais eu le courage de faire auparavant, pourtant le gesticulant prédécesseur avait avec force voix fait des annonces qui sont tombées à plat, il pense pouvoir sans doute le refaire en 2017 mais là elles seront enfin faites
Réponse de le 02/06/2015 à 11:42 :
des réformes ?? où ça des réformes ? il faut être gonflé pour dire que mou président fait des réformes :-)
il réforme le taux de chômage et le taux d'endettement , mais à part ça ..
a écrit le 02/06/2015 à 5:14 :
A chacun de prendre ses responsabilités !
Si les pays de l'UE doivent être solidaires, en aucun cas les pays "fourmis" ne doivent payer pour les erreurs ou/et dépenses excessives des pays "cigales".
Que la Grèce sorte de l'UE si elle n'en accepte pas les règles !
Réponse de le 02/06/2015 à 9:41 :
Avez vous bien lu l'article? Connaissez vous l'histoire de la dette grecque? Si c'était le cas, vous ne seriez peut être pas aussi péremptoire. Je vous invite à aller faire un tour en grèce, peut être que vous comprendrez mieux qui est coupable et qui est victime dans cette affaire...
Réponse de le 02/06/2015 à 15:13 :
De fait, certains ne connaissent pas l'histoire de la datte grecque dont le peuple n'a jamais eu un centime. Goldman-Sachs a aidé à maquiller les comptes, mais cela semble passer complètement sous le nez de nos chers eurocrates...
Réponse de le 02/06/2015 à 16:39 :
La dette grecque: 28 milliards d'euros chaque année, 31% du PIB ... 10% de leur dette actuelle:

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120906trib000718152/28-milliards-d-euros-de-fraude-fiscale-en-grece.html
a écrit le 02/06/2015 à 0:59 :
Il faut démontre que c'est la fin de l'euro! En sortant l'Europe de renforcera
a écrit le 01/06/2015 à 23:33 :
J'adore Tsipra, enfin un qui trouve des solutions "politiques" à cette histoire de dette. Que les institutions réfléchissent bien, continuer à mettre la Grèce à genoux ou essayer l'effet de sa sortie de la zône euro, le "nœud coulant" et que les peuples disent non à la DETTE dans toute l'Europe. Nous voulons d'une Europe sociale, fraternelle et non de cette machine à tuer les peuples
a écrit le 01/06/2015 à 22:55 :
Juste une petite coquille qui s'est glissée dans l'article au paragraphe "Le défi lancé par Athenes" deuxième ligne : il semble déterminÉ
a écrit le 01/06/2015 à 21:51 :
La tribune de Tsipras est juste une manœuvre supplémentaire. Elle ne lui confère en rien un avantage sur les créanciers, et votre analyse "tombe dans le panneau".

N'oublions pas:
- la crise grecque vient d'une fraude fiscale massivement dont seuls les Grecs sont responsables.
- les gouvernements précédents -faute de pouvoir et de vouloir faire payer les riches (lisez: leurs familles, leurs amis) se sont rabattus sur des taxes pour les plus pauvres
- la Grèce bénéficie de taux d'intérêts à 0,5-0,7%, puisque les créanciers sont le Royaume Uni, la France, et l'Allemagne.
- AUCUNE réforme n'a été faite ici à Athènes depuis 4 ans, ni même depuis l'arrivée de Syriza au pouvoir.

Je vis pour ma part dans les quartiers nord d'Athènes. Je peux témoigner d'un grand nombre de BMW, de Mercedes, de Porsches NEUVES qui circulent, que conduisent des jeunes gens qui ne semblent pas souffrir de malnutrition. Beaucoup de familles grecques plus modestes possèdent tout de même 2-3 résidences (été/hiver), et ne payent pas les taxes, pensant que l'Europe payera.

Pendant ce temps, je vois ces reportages en France sur ces travailleurs pauvres qui vivent dans leur voitures.

Ce sont Eux qui payeront pour absoudre les riches, tres riches grecs qui ne seront jamais imposés.

Dès lors, Tsipras joue son ultime va-tout: faire porter le chapeau de SON échec aux créanciers ... Probablement pour sauver sa peau ici, à Athènes, le jour du Grexit, lorsque les gens seront finalement réellement impactés par LEUR crise.

Depuis Athènes, un Français de gauche.
Réponse de le 01/06/2015 à 22:57 :
J'ai bien aimé la fin...."Depuis Athènes,un Français de gauche"!! Il fallait au moins ça afin de paraitre fin connaisseur de la situation du pays...!! Rassurez vous...pas besoin de tout ce toin-touin pour se déclarer anti-Hellène..Tout ce que vous dites est faux .Visiblement vous n'avez jamais entendu parler de la Troika (wikipedia existe!) et des taux d’intérêts à 25%!!!! Vous n'avez jamais parlé avec un seul Grec qui pourra vous dire combien il paie d' impôts!!!!Je vous conseille donc de regarder des reportages sur la misère et les suicides en Grèce et de sortir de votre prison dorée d’Athènes....il suffira de faire quelques mètres....Revenez en France les pauvres ont besoin de vous!!!
Réponse de le 02/06/2015 à 9:43 :
On peut ajouter qu'une bonne partie de la dette grecque a été causée par les banques irresponsables...
Réponse de le 02/06/2015 à 16:42 :
La dette grecque: 28 milliards d'euros chaque année, 31% du PIB ... 10% de leur dette actuelle:

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120906trib000718152/28-milliards-d-euros-de-fraude-fiscale-en-grece.html

Les réalités sont claires. Sans cette fraude massive, la Grèce n'aurait aucun problème.
En acceptant de payer pour la Grèce, vous donnez une amnistie aux Grecs les plus riches qui n'ont pas acquitté leurs impôts, et ont financé la fraude sur les marchés. Les banques ne sont pas responsables de ca.
Réponse de le 02/06/2015 à 16:50 :
@falco: venez d'abord constater par vous même que les suicides et la misère sont au même niveau qu'en France.
La TVA à 25%, à combien est-elle en France ?

Et pourtant ... je viens encore de voir deux nouveaux restaurants ouvrir à Xalandri, flambants neufs offrant une nourriture assez chère ...

Je vous invite à venir en Grèce, et au passage, faites un petit tour par Larissa, la ville ou il y a la plus forte concentration de Porsches au monde, achetées avec les subventions agricoles de l'EU.

Quand à moi, je vais aller prendre un café avec mes amis Grecs qui sont au chômage et qui n'ont pas du tout la même analyse que vous. Peut être en savent ils plus sur leur pays ?

Cordialement.
Réponse de le 02/06/2015 à 19:16 :
Depuis Athenes on ne voit probablement pas tres bien qu une partie importante de cette dette va a l achat d armement que fournissent les trois pays cités,France,Allemagne et GB, qui encouragent une tension avec la Turquie permettant de faire ecouler plus d armement.
a écrit le 01/06/2015 à 20:36 :
ça fait plaisir de lire une analyse qui sort du discours prémaché manipulateur et qui regarde un peu plus loin. La conclusion est d'ailleurs très pertinente. La comparaison avec Hollande est flagrante, ce n'est pas qu'il ne peut pas, c'est juste qu'il n'est pas vraiment concerné par les problèmes de son pays mais juste de consensus et accords entre puissants pour conserver son influence et son pouvoir le plus possible.
a écrit le 01/06/2015 à 19:20 :
Cher Romaric, votre analyse, plus que l'article original de Tsipras dans le Monde, fait ce soir la une des journaux télévisés grecs (chaines privées Mega, Alpha...) .
Sans doute a-t-elle visé juste ?
Réponse de le 01/06/2015 à 23:26 :
Ca montre a quel point ces pauvres grecs sont desespérés.
a écrit le 01/06/2015 à 18:53 :
Ce article quelque peu laudateur fait la une dans les médias grecs, qui prêtent visiblement à M. Godin une influence qu'il n'a pas. "La tribune" est en ce moment même le 1er hashtag sur le twitter grec et la traduction de l'article est abondamment partagé par médias pro Syriza. Reste à savoir s'il est judicieux d'encenser la stratégie pour le moins dangereuse du gouvernement grec, qui savait sciemment que son programme n'était pas réalisable au vu de la situation financière du pays...
a écrit le 01/06/2015 à 18:43 :
Article très bien écrit !!! Merci à vous pour l'analyse, j'attends que Tsipras retourne le noeud coulant depuis son élection, ayant la certitude de sa qualité de stratège politique ! M'enfin quand même : un peuple élit un dirigeant pour un programme; on respecte et puis point barre; voila la seule réalité qui tienne la route. Sinon c'est la porte ouverte à la dictature bureaucratique européenne; et dire que y'en a encore pour dire "les grecs doivent payer", ce sont surement des bourges aigris.
Bises !
a écrit le 01/06/2015 à 18:22 :
Monsieur Godin encore une fois BRAVO pour votre analyse pertinente.
a écrit le 01/06/2015 à 17:35 :
Le parti pris du journaliste en faveur de l’extrême gauche grecque de Tsypras est inquiétante pour les pauvres contribuables français (et plus largement européens) déjà bien à la peine. Comment justifier de laisser le gouvernement grec creuser encore les déficits tout en continuant de le financer, très certainement en pure perte. Il y a un moment ou il faut savoir dire STOP.
Réponse de le 01/06/2015 à 21:30 :
La Grèce est aujourd'hui en excédent primaire, les déficits se sont donc largement réduit contrairement à ce que vous affirmé sans connaissance des faits. De plus un grexit et un possible défaut grec est le pire moyen pour les créanciers d'être remboursés.
Réponse de le 02/06/2015 à 4:14 :
Faux : la Grèce est de nouveau en récession et l'excédent primaire a disparu.
Réponse de le 02/06/2015 à 7:25 :
"La Grèce est aujourd'hui en excédent primaire": était, avant l'arrivée de Tsypras au pouvoir. Depuis, c'est beaucoup plus incertain, car, je confirme, non seulement l'excédent primaire s'est réduit (moindre croissance, moindre rentrées fiscales, quelques dépenses en plus), mais il est probable que la Grèce soit de nouveau en déficit primaire. De toute façon elle est en déficit tout court..
Réponse de le 02/06/2015 à 7:26 :
@clem
Ce que vous écrivez est faux: veuillez analyser les chiffres en détail et vous verrez que l'excédent primaire Grec n'existe que sur le papier: c'est juste une manipulation de chiffres. L'excédent primaire est une illusion créé par Bruxelles qui n'a aucun sens économique. La Grèce n'est pas une start-up.
Cordialement

Cordialement
a écrit le 01/06/2015 à 17:11 :
Si j'étais l'épicier de Monsieur Tsipras, je ne mettrai dorénavant plus rien dans son (éventuelle...) ardoise!...
a écrit le 01/06/2015 à 17:05 :
la commedia dell'arte continue : Tsipras a vite appris de la dramaturgie scénarisée des accords arrachés à la dernière minute entre pays de la CEE et la BCE ces dernières années
N'en doutons pas une seconde : un accord sera très bientôt trouvé qui réjouira toutes les parties en présence
La seule chose dont on est certain : c'est uniquement autour du cou des contribuables européens (et de la classe moyenne en particulier) que le noeud coulant a été passé
Et l'asphyxie est imminente
a écrit le 01/06/2015 à 16:34 :
Je ne sais plus qui a dit ceci...

"L'UE est un système de pays endettés, qui s'endettent encore plus pour prêter de l'argent à des pays sur-endettés qui ne rembourserons jamais"

...mais c'est tellement délicieux.
a écrit le 01/06/2015 à 16:34 :
https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance
Où est la vérité dans tout ce qui se dit ?
a écrit le 01/06/2015 à 15:59 :
Comme disait Audiard "Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent" L'Europe n'a pas à être une démocratie où la parole de ceux qui pèsent 3% du PIB (Grèce) aurait la même valeur que celle de ceux qui pèsent 30% (Allemagne). Pour la simple raison que ce ne sont pas eux qui payent et qui prennent les risques
a écrit le 01/06/2015 à 15:52 :
De la démocratie en Europe...
Cet article encense les déclarations de M. Tsipras au nom de la démocratie ; le peuple grec est souverain pour lui-même et peut décider de tous les impôts qu'il veut pour lui-même, pas pour les autres européens ; le contraire serait franchement anti-démocratique.
a écrit le 01/06/2015 à 15:49 :
La Grève fera défaut, et les Grecs vont trinquer pendant 20 ans.
Grexit fera que la Grèce deviendra la paradis touristique des Européens au détriment du Mahgreb.
Réponse de le 01/06/2015 à 18:09 :
si ils ne font pas défaut , ils vont trinquer aussi
à leur place je n'hésiterais pas une seconde.
a écrit le 01/06/2015 à 15:46 :
Faire chanter les Allemands .... heu... c'est pas gagné, se placer en tant que donneur de leçons ... non plus ! Les Allemands ne sont pas du genre à aimer recevoir des leçons !
Réponse de le 01/06/2015 à 21:41 :
il faudrait pourtant leur rappeler que ce sont les plus mauvais payeurs de dettes au monde du XXème siècle
Réponse de le 01/06/2015 à 23:29 :
On est au XXIème.
a écrit le 01/06/2015 à 15:34 :
Comme si les créanciers auraient force la Grèce de s'endetter ! Et maintenant, aux autres d'assumer leurs dettes. Quel sera le futur si tout le monde, états et particuliers feraient la même chose, Mr Godin? Vous paierez pour tous ?
Réponse de le 01/06/2015 à 16:33 :
Les riches qui prêtent ne sont pas trop bêtes. Ils ont déjà été remboursés par les énormes taux d'intérêts qu'ils imposent. Avec la diversification une ligne de perte n'est pas le mal absolu. Le faire croire aux pauvres est touchant de leur part.
a écrit le 01/06/2015 à 15:18 :
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que si le "chantage" grec fonctionne sur la base de ce qu'ils doivent déjà au reste du monde, alors il ne fera qu'empirer à mesure qu'ils emprunteront encore plus pour éponger un déficit chaque jour plus abyssal... autrement dit : l'emprunteur va entraîner avec lui son créancier de dernier recours que nous sommes devenus lorsque nous avons accepté, nous l 'Europe, de nous substituer au marché (Où les grecs ne pouvaient plus emprunter). Nous aurions dû laisser la Grèce quitter l'euro beaucoup plus tôt, quitte à renflouer les sociétés européennes non grecques en danger : cela aurait certainement évité la situation actuelle, car nous savions d'avance que les engagements d'une Grèce aux abois ne seraient pas tenus, même _et surtout_ vis à vis des pays "frères" du reste de l'Europe.
a écrit le 01/06/2015 à 15:15 :
Que les grecs aillent se faire voir chez...eux. Et passons à autre chose. Asseyons-nous sur leur dette et stoppons d'être considérés comme des vaches à lait par une nation subventionnée. Et d'une manière générale, que tous ceux qui souhaitent quitter l'Europe la quitte et laissent le champ libre à ceux qui veulent y rester. C'est ça la démocratie. On verra au bout du compte qui seront les gagnants et les perdants. Et quand ceux-là mêmes qui l'aurons quittée voudront y rentrer, il faudra ne pas se tromper et faire payer le ticket d'entrée, avec les intérêts qui vont bien. Pas certain que tous les populistes de tout bord aient bien tout compris ni d'ailleurs ceux qui les croient.
Réponse de le 01/06/2015 à 17:15 :
Ce que je trouve de déplorable, c'est de faire du fric sur un pays et surtout sur des gens qui crèvent à petit feu. La France a emprunté de l'argent en masse à la banque Européenne à un taux proche de zéro, pour ensuite le prêter à la Grèce à un taux plus de 10 fois supérieur.
Et ce procédé a été applique par d'autre pays de l'union Européenne.
Avant de tirer une analyse telle que la votre en disant que la Grèce est subventionnée, il faudrait savoir de quoi vous parlez.
Ensuite, pour ce qui concerne ceux qui veulent quitter la zone Euro, je crois que la France devrait être la 1ère à la quitter. Il me semble qu'au dernier sondage, il y avait 55% de NON.
Réponse de le 01/06/2015 à 18:53 :
Le fric prêté, voir donné, aux Grecs ... c'est le tien comme le mien ! L'argent ne tombe pas du ciel !
Réponse de le 01/06/2015 à 18:58 :
... si on te dit que tes impôts vont augmenter de 20% ... pour renflouer le tonneau des danaïdes ... ton avis change ?
Réponse de le 01/06/2015 à 19:05 :
quitter la zone euro est une chose ... mais les dettes contractées sont en euro ... Merci Nicolas au passage ... et François ne fait pas mieux ! C'est vrai on peut la quitter ... mais quel prix à payer ? QUIZZZZZZZZZZZZZZZZZ AVEC LES DÉVALUATIONS qui en découle ... pro euro ... je ne le suis pas ... mais quitter l'euro risque fort, de nous coûter tres tres cher ! à vous de choisir le moindre mal !
Réponse de le 02/06/2015 à 7:35 :
Les dettes françaises sont essentiellement de droit français et libellé en monnaie nationale (euro) donc parfaitement convertible en franc par exemple en cas de retour à la monnaie nationale.

Le défaut de paiement grec est inévitable, ça a déjà commencé. Sera t'il ordonné ou pas ? L'article ne fait que souligner le fait que pour les dettes souveraines et en cas de difficulté de remboursement, c'est bien l'emprunteur qui dicte sa loi au prêteur, et non l'inverse.
a écrit le 01/06/2015 à 15:07 :
Merci pour cet article j'ai pris un malin plaisir à le lire!
Surtout la conclusion (3dernières lignes)!
a écrit le 01/06/2015 à 14:21 :
Courage les Grecs, les peuples menacés du même noeud coulant sont avec vous !
Et merci à Romaric Godin de ne pas psalmodier bêtement la vulgate néolibérale.
Réponse de le 01/06/2015 à 14:46 :
Oui merci, et merci à Syriza.
PS. Je veux bien payer plus d'impôts si ça aide les Grecs, la démocratie n'a pas de prix.
Réponse de le 01/06/2015 à 15:37 :
Tant qu'à faire, mettez tout votre patrimoine pour les aider. Ou vous faites partie des 60% qui ne paient pas d'impôts ?
Réponse de le 01/06/2015 à 19:53 :
Salarié imposé cher tt. Locataire (à mon âge comme dit Vincent Lindon dans la "loi du marcgé"). Pas de patrimoine malheureusement à part une clio de 2007 (avec la clim quand même). Je préfère donner un peu des 4 milliards aux Grecs qu'un peu des 11 milliards à l'Ukraine, même si je n'ai rien contre les ukrainiens personnellement
Réponse de le 02/06/2015 à 21:23 :
@ tt : 60% qui ne paient pas d'impôts ! Où avez-vous ça. Ceux qui paient le moins d'impôts ne sont pas ceux que vous croyez. La part de la TVA payée par les plus modestes (pour se nourrir, se déplacer, régler leur chauffage etc...) est supérieure à ce que rapporte l'impôt sur le revenu. A moins que vous parliez de l'évasion fiscale et des milliards qui manquent à la France en raison des comportements délictueux des plus nantis.
a écrit le 01/06/2015 à 14:18 :
Ne croyez-vous pas que monsieur Alexis Tsipras est un peu prétentieux en écrivant cela:
"Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro"
Cordialement
Réponse de le 01/06/2015 à 16:44 :
Peut être mais c'est un raccourci dans le jeu de domino. Quand les règles seront enfin appliquer à la France (+ de 2000 milliards de dettes) nous verrons peut être la population concernée par les réductions imposées et faces à des prélèvements autoritaires façon Chypre finir par se réveiller. Refuser Maastricht par référendum et être pris à contre-pied par nos hommes politiques donne bien le La quand au niveau d'une certaine perception de leur démocratie.
a écrit le 01/06/2015 à 13:50 :
Le scénario est déjà écrit. La Grèce sera rapidement en défaut de paiement, et ses créanciers pourront tirer un trait sur leurs milliards.
Ayant déjà un pied en Grèce ( via le port du Pirée), les Chinois vont consolider cette tête de pont en rachetant à tout va, et prouver que travail et volonté politique peuvent avoir raison de tout. Italie, Espagne, France suivront, sauf à élire un gouvernement prêt à sacrifier de nombreux acquis.

Je suis prêt à parier ma chemise..
Réponse de le 01/06/2015 à 23:29 :
Et paf ... manquait plus que le coup du péril jaune !!!
a écrit le 01/06/2015 à 13:43 :
Je propose aux lecteurs de lire l'éditorial de Nicolas Baverez dans le point :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/nicolas-baverez/grece-suicide-mode-d-emploi-01-06-2015-1932672_73.php
Raisonnement et demonstration autrement plus pertinent que les enfantillages répétitifs et très orientés de Romaric Godin. Je rajouterai une petite idée personnelle, si les institutions européennes cede au chantage de la Grèce, alors s'en est fini de l'Euro. Aucun pays n'acceptera plus aucun effort budgétaire et l'Allemagne récupérera ses billes.
Réponse de le 01/06/2015 à 14:49 :
Herr Baverez écrit sous la dictée. Romaric Godin produit de réelles analyses. Vous préférez la dictée, c'est votre droit.
Réponse de le 01/06/2015 à 15:01 :
J'ai beaucoup ri en lisant votre commentaire. Il est vrai que l'édito de Nicolas Baverez n'est pas du tout orienté, lui...
Réponse de le 01/06/2015 à 16:23 :
Tout d'abord, merci R. GODIN pour ce nouvel article. Les "puissants" prennent effectivement une leçon de stratégie par A. TSIPRAS qui était souvent décrit comme un amateur.
Concernant votre commentaire, Cloug et d'après N. Baverez "Le populisme d'Alexis Tsipras conduit son pays à la faillite financière et met en péril la liberté."
En réalité " L'humanité et la lucidité de A. TSIPRAS, dont le pays est en faillite à cause des politiques "d'austérité" et anti-démocratiques imposées par la Troïka, va rendre la liberté au peuple Grec."
Par ailleurs, plutôt que de juger ce qui se passe en Grêce, mieux vaudrait s'occuper du bilan de nos "excellents gouvernants" depuis des décennies et notamment depuis 2007.
Pour mémoire, la dette publique de la France est passée de 1 253 Milliards fin 2007 à 2037 Milliards, fin 2014 !
Le Nb de chômeurs est passé de 2,003 Millions en janvier 2008 à 3,481 Millions en janvier 2015 !
Le Nb de personnes "pauvres" est passé de 4,281 Millions fin 2007 à 5,060 Millions fin 2014 !
A l'inverse, le CAC 40 a doublé en 6 ans entre mars 2009 et mars 2015 et les banques font des milliards de bénéfices !
Il n'y a pas à dire, en France, nous avons des gouvernants champions pour appauvrir le peuple français et enrichir l'oligarchie dominante.
Et la situation en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Irlande se produira en France si la même politique néo-libérale destructrice continue à être appliquée.
a écrit le 01/06/2015 à 13:29 :
Grâce à ce fiasco grecque mémorable ...l'on mesure mieux l'improductivité congénitale du marxo/socialisme .. ! qui ne peut exister qu' avec l'argent des autres...
a écrit le 01/06/2015 à 13:20 :
On nous rabâche les oreilles avec le projet européen ? Mais quel projet, Il est temps d'en définir les contours de ce projet dont on nous parle tant.
Projet pour la zone euro ? Je l'espère car c'est la seule fraction de l'eEurope encore réformable à condition de le vouloir.
Réponse de le 01/06/2015 à 13:37 :
Le projet européen, c'est la signature de l'accord de libre-échanger avec les USA, ACTA. L'Europe n'est qu'une colonie des USA inspiré du modèle soviétique.
a écrit le 01/06/2015 à 12:39 :
L'argent du par la Grece a ses créanciers, ce sont en fait les contribuables Européens dont nous les Francais qui continuons à payer les retraites et les salaires des fonctionnaires Grecques. Comme dirait Platini : " enough is enough" !! La sortie de la Grece de l'Euro devient la seule solution praticable. Nous tirerons un trait sur ce que la Grece nous doit mais on arrêtera l'hémorragie dont aucun signe nous dit qu'elle est proche de s'arrêter.
Réponse de le 01/06/2015 à 16:37 :
" Comme dirait Platini : " enough is enough" !! "

Sur quel bel et édifiant "exemple" vous êtes allé chercher….
a écrit le 01/06/2015 à 12:35 :
L'UE n'est qu'une union d'endettés, elle n'a pas d'autre but que la misère!
Réponse de le 01/06/2015 à 21:46 :
parce que les US ou le Japon ne le sont pas ??
a écrit le 01/06/2015 à 12:12 :
L europe est absurde et corrompue...la Grece ne pouvant payer doit sortir de l euro...dans toutes les solutions le contribuable paiera et les politiques s engraisseront...
a écrit le 01/06/2015 à 12:06 :
la dette Grecque juste pour les Français (40 Mds) c'est en gros 2000 € par foyer fiscal ( 700 € par français). ils ne rembourserons jamais....pourquoi préter plus, un défaut immédiat a le mérite de la clarté
Réponse de le 01/06/2015 à 12:43 :
L'emprunt de la Grèce n' a fait qu'enrichir les banques françaises et allemandes. Les français et allemands ont été dupés par leurs gouvernements. Qu'est devenu l'argent emprunté par l'Allemagne à la Grèce après la deuxième guerre mondiale sans oublier le vol de la trésorerie grecque de l'époque et des richesses archéologiques ?
Là, il n'y a pas de dette?
a écrit le 01/06/2015 à 11:59 :
Quelle que soit l'issue de ce dossier, ce sont encore les peuples qui vont casquer l'addition (pas ceux qui touchent 10% d'intérêts sur la dette grecque depuis des années). Et encore la Grèce dont on nous rabâche tant les oreilles pour éclipser le reste ce n'est rien mais lorsque la France, l'Italie ou autres feront faillite, là ce sera une autre paire de manche.
a écrit le 01/06/2015 à 11:58 :
application du vieux principe :" Si tu dois 100.000 euros à ton banquier tu as un problème. Si tu lui dois 100 milliards d'euros , c'est lui qui a un problème " :-)
Réponse de le 01/06/2015 à 13:45 :
L'assertion est juste, mais incomplète: "Si tu lui dois 100 milliards, c'est lui qui a un problème...et il ne te prêtera plus JAMAIS rien".
Dans ce dossier, créanciers et débiteur ont la même pérennité: même après une banqueroute, la Grèce sera toujours là demain. Idem pour les créanciers, même en cas de non remboursement ils ne disparaîtront pas.

La différence qui fait que les créanciers sont plus en position de force dans ce dossier, c'est que les créanciers absorberont bien mieux un non remboursement que la Grèce absorbera une banqueroute, en terme de conséquences réelles sur la vie des gens.
Réponse de le 01/06/2015 à 21:47 :
sauf que sans intérêts a payer, la Grèce est aujourd'hui en excédent budgétaire donc pas besoin d'emprunter :)
a écrit le 01/06/2015 à 11:54 :
En résumé, c'est une lutte entre le point de vue politique et le point de vue technocratique.
Le politique, avec tous ses défauts, gère des êtres humains. Le technocrate ne connaît que sa calculette.
a écrit le 01/06/2015 à 11:52 :
Bien sûr qu' à court terme, Merkel va triompher; mais là n'est pas l'essentiel, ce qui compte c'est qu'un, ou bientot des pays, entrent en resistance contre cette Europe qui n'est plus l'Europe (composee de pays qui combattent ouvertement la democraitie); Rappelons ce qu'etait l'Europe à l'origine : c'etait plus de richesses equitablement distribuées, c'était la paix, plus de démocratie; maintenant , c'est quoi ? la pauvreté, la guerre contre les pays refusant le modèle néolibérale, une democratie toujours plus muselée; le système peut vivre comme cela pendant 30 ans mais il ne sera pas eternel, alors courage à ceux qui entrent en resistance.
a écrit le 01/06/2015 à 11:28 :
L’agent n'a pas d’odeur, ceux qui le donne n’ont pas de cerveau, et ceux qui le prennent n’ont pas de morale – la boucle est bouclée.
a écrit le 01/06/2015 à 11:21 :
La meilleure des défenses c'est l'attaque, cependant Tsipras le démagogue qui a tant promis comprend qu'il a échoué et rejette la faute sur les autres. Par ailleurs jouer le jusque boutiste pour casser le jouer est la seule solution qu'il a pour sauver la face et faire des émules..
Mais qui sont ces émules, des extrêmes sensibles soit aux problèmes identitaires ( extrêmes droites) ou de société (, d extrême gauche). Les deux extrêmes sont connus pour leur ouverture d'esprit et la modération de leurs idées !!!!! Allez Tsipras, la realite est que les grecs ont mis la Grèce au fond du trou, et vous trouvez inhumain que les autres ne payent pas pour vous !!!! Tout simplement parceque les autres ne le peuvent pas, tout simplement parceque que la Grèce est allée trop loin dans la mauvaise gestion.
Réponse de le 01/06/2015 à 12:18 :
Arrête la caféine
Réponse de le 01/06/2015 à 12:35 :
A cafeine : Ceux qui ont foutu la grece dans cette crise , ce sont les pays européens (france et allemagne , en premier )qui ont voulu cette europe financiere sans contre partie .
A croire qu'un bon banquier est un banquier mort !!
a écrit le 01/06/2015 à 11:19 :
Le respect des urnes et de la démocratie oui, mais avec votre argent pas le mien. La France ferais mieux de s'occuper des francais
a écrit le 01/06/2015 à 11:10 :
Il a raison ce ministre Grec, on ferait mieux d'étaler les dettes(la sienne ) mais aussi celles de tous les pays européens,
ou en effacer une partie. Pourquoi les banques qui ont été renflouées par les contribuables et qui depuis sont redevenus si florissantes, ne participeraient-elles pas au financement de cette dette? Si on suit l'Allemagne , dans 20 ans, on aura encore les mêmes problèmes, chômage , salariés massacrés et faible croissance.
a écrit le 01/06/2015 à 10:47 :
La situation de la Grèce est moins grave que ce qu'on dit les médias des finances, il suffit de faire un saut chez Jacques Sapir pour s'en rendre compte. En revanche, celle de l'Ukraine en est de loin plus inquiétante, le FMI vient de déclarer que le PIB ukrainien doit se rétrécir entre 9 à 10 % en 2015. Dans ces prêts qui ont été accordés à Kiev par la BCE et d'autres banques il y a de l'argent du contribuable français aussi. Inexplicablement on ne voit plus un seul billet au sujet de l'économie ukrainienne dans un journal éminemment d'économie que La Tribune, depuis des mois déjà ! que se passe-t-il ?
a écrit le 01/06/2015 à 10:37 :
Tsipras se trompe en donnant la lecon. Hollande l'a compris. L'Allemagne est en position de force un affrontement direct est voue a l'echec. L'allemagne a les moyens de perdre pas la Grece et pas les grecs, c'est pourquoi ils doivent negocier, j'espere qu'ils en sont conscients a defaut ils seront balayes par le tourbillon qui naitra avec un grexit.
Réponse de le 01/06/2015 à 11:16 :
Pourquoi seuls les Corses, les Guadeloupéens et les Comoriens pourraient seuls disposer des transferts ?
Les Grecs y ont droit aussi : nous sommes là pour payer des impôts pour eux, comme pour les autres !
a écrit le 01/06/2015 à 10:35 :
S'agissant des "pares-feux", on ne sait toujours pas s'il sont conformes au droit europeen, en particulier, s'agissant du programme OMT (Outright Monetary Transactions). La Cour europeenne de justice ne s'est pas encore prononcee a ce sujet.
a écrit le 01/06/2015 à 10:34 :
La volonté des peuples, sortie des urnes, ne peut s'exercer que dans la limité de leurs ressources financières propres! Dès lors qu'ils ont besoin de l'argent des autres ils doivent en passer par la volonté des autres...qui n'ont d'ailleurs aucun intérêt à les étrangler s'ils veulent être un jour remboursés! Les deux partenaires ont donc toute raison de rapprocher leurs points de vue !
Réponse de le 01/06/2015 à 14:29 :
Il faut comprendre une fois pour toute que dans TOUS les cas, les grecs ne rembourseront pas le captal emprunté, au mieux les intérêts, que le pays reste ou sorte de la zone euro. Donc les créanciers sont en fait sereins, ils savent depuis longtemps qu'ils en reverront jamais leur argent.
a écrit le 01/06/2015 à 10:18 :
Pourquoi n'efface t-on pas la dette Grecque?On le fait bien avec des dictatures Africaines ou autres!...Certes la France et l'Allemagne perdrait chacune 240 millions d'euro je crois mais ce ne serait pas pire que de verser 8 milliards d'euro à Poutine pour des vaisseaux non livrés!…Au moins on saurait qu'on paient des impôts pour aider une démocratie et une population qui est tant désespérée qu'il n'y a jamais eu autant de suicides!...Bien sûr,les élections Grecques ont amenées au pouvoir l'extrême gauche et ça ne plaît pas à Bruxelles...Au vu des élections Espagnoles,l'Europe devrait réagir avant que ce ne soit trop tard...Pour moi,la solution est d'effacer leur dette et de bien les encadrer pour les aider à mettre sur pied les rentrées d'impôts à commencer par les riches car si les riches échappent à l'impôt,comment voulez-vous que le Grec de base veuille lui,le payer?...
Réponse de le 01/06/2015 à 10:38 :
Vos chiffres sont fantaisistes !! La perte pour la France serait de 40 milliards au moins avec la Grèce ..et de 1, 5 milliards avec Poutine !
En outre quel mauvais exemple pour les autres pays européens endettés !
Vous ne semblez pas comprendre, comme Mélanchon , que si quelqu'un ne paye pas ses dettes c'est toujours un autre qui les paye ...et en général c'est le con-tribuable !!
Réponse de le 01/06/2015 à 11:05 :
Juste pour corriger quelle que chiffres:
La France detient 40 Milliards d'€ et l'allemagne 80 Milliards d'€ de dettes grecques, éssentiellement détenu par les Banques donc privée.

On rembourse au maximum 1.3Milliards d'€ a Poutin et pas 8 Milliards.

L'ensemble de la dette Grecque est de 270 Milliards dont 128 détenu par la BEPC

En cas de GREXIT l'esnemble de la dette Grecque est perdu, sa fera un gros trou dans le budget Européen et risque de couler des banques. D'ou le problème du GREXIT.

Donc la prochaine fois quand vous ecrivé svp vérifier les chiffres.
Réponse de le 01/06/2015 à 13:29 :
"risque de faire couler des banques" ah ah ah !! Vu ce qu'elles vous ont coûté, les banques, on va pas pleurer sur leur sort ! "Vous ne semblez pas comprendre, comme Mélanchon , que si quelqu'un ne paye pas ses dettes c'est toujours un autre qui les paye .."re-ha haha !! n'oubliez pas alors de remercier votre banquier qui va très bien, lui !
Réponse de le 01/06/2015 à 13:51 :
Il n'y a quasiment plus de créances privées sur la Grèce: les banques ont obtenu de tout transférer sur le public. Mais cela ne veut pas dire que c'est le contribuable qui paiera: l'argent ça s'imprime!
a écrit le 01/06/2015 à 10:08 :
" Une belle leçon de stratégie " pour cela il faut qu'il gagne la bataille et à ce jour celle ci n'est pas encore gagnée . ce que ne comprend pas À T c'est qu'il a beaucoup plus à perdre en n'appliquant pas les demandes des créanciers même si c'est extrêmement difficile à faire de répondre favorablement aux demandes des dirigeants européen. Il est trop tard pour appliquer une politique de gauche en Grèce cars il n'y a plus de riche à plumer. C'est ce son véritable problème.
a écrit le 01/06/2015 à 10:07 :
Excellent article une fois encore. Bravo!
a écrit le 01/06/2015 à 10:02 :
Merci pour vos articles sur la Grèce. Lorsque ce qui se joue en Grèce sera terminé vous pourrez écrire un livre sur ces 6 mois de "guerre" entre l'UE et la Grèce, de "guerre" entre le peuple et les "zélites". A lire absolument le livre de Varoufakis "le Minotaure planétaire".
a écrit le 01/06/2015 à 10:02 :
Joli article qui défends la position grecque, et met en défaut le système européen.

Mais il est quand même intéressant de constater, en réalité l'échec de la démocratie a cause des politiques. Quand le peuple n'est pas capable de comprends les enjeux financiers de promesses électorales, on en vient à ce type de gouvernement. Ce qui n'est pas acceptable, en Grèce comme ailleurs,c'est irresponsabilité des politiques qui ont endetté leur pays jusqu'à la corde pour se faire élire.

Le Grexit et la réapparition d'une monnaie grecque allègera certes les finances d'un état mal géré pour le faire peser sur le peuple grec à travers l'inflation. Quand Tzipras refuse de réduire les retraites, en réalité, c'est pour faire plaisir à son peuple mais c'est du vent. Si la Grèce sort de la zone euro, la monnaie grecque deviendra une monnaie de singe, donc les retraites que sera (peut-être) capable de payer l'Etat ne vaudront rien... Ca reviendra donc au même.
Réponse de le 01/06/2015 à 10:30 :
la grece peut rester dans l'europe avec l'€ et des bons grec ( les tsiprasbonds ) distribués à la population grec par le gouvernement pour payer les salaires retraites etc :°)
Réponse de le 01/06/2015 à 19:21 :
Ce que vous dites est FAUX :les responsables de l'endettement de la Grèce sont 1) les gouvernements précédents de la droite et du PS (le Pasok) mais évidemment pas du gouvernement de Tsipras qui est arrivé en janvier ! 2) aux politiques d'austérité de l'UE qui l'ont considérablement augmentée 3) les spéculateurs sur la dette grecque, c'est-à-dire les banques qui ont encaissé d'énormes taux d'intérêt 3) la banque Goldman Sachs qui a validé avant la crise de 2010 des comptes bidons de l'état grec .
a écrit le 01/06/2015 à 9:38 :
Dans ces conditions le départ de la Grèce est la seule solution,sinon on ouvre la boîte de Pandore est l'économie mondiale aura du mal à s'en remettre. Les petits pays sont d'ailleurs parmi les plus opposés à ce que l'on fasse un traitement de faveur à la Grèce. Vous avez raison il faut tenir compte de l'avis du peuple, mais il faut aussi qu'il assume ses choix.
a écrit le 01/06/2015 à 9:10 :
La Grèce pourrait sortir de la zone euro et retourner au tiers monde dont l'Europe l'a sorti à coups de milliards, tandis que cette dernière s'en porterait mieux, que Godin arriverait à nous le présenter encore comme une victoire de Tsipras sur Merkel.

D'ailleurs, c'est ce qu'il va se passer.
a écrit le 01/06/2015 à 9:10 :
C'est plutôt la fin du bluff grecque ....où les grecques excellent ...pour négocier les intérêts des autres et préserver les leurs....! , mais là la ficelle est trop grosse ...va falloir payé ou partir....
a écrit le 01/06/2015 à 9:06 :
Tellement raison! Il suffit d'aller dans les 2 pays pour voir dans lequel on bosse vraiment: à 6h du matin, les grecs sont au travail, et y sont encore à 18h, malgré certes une pause les mois d'été. En Allemagne, on fait 9-16 au mieux et avec pas moins de congés qu'en France... Alors certes les Grecs devraient apprendre à payer des impôts, défiance envers l'Etat qui s'explique en partie par leur histoire, mais ils n'ont de leçons à recevoir de personne et surtout pas de Germanie!
a écrit le 01/06/2015 à 9:03 :
De toute façon, l'UE ne peut pas continuer avec de tels dirigeants. Se moquer des élections, se soumettre de façon invraisemblable aux USA, continuer sur des décisions économiques qui ont fait la preuve de leur échec, merci cela suffit !
a écrit le 01/06/2015 à 8:58 :
un peu d'air frais dans un torrent de chroniques au service du système en place. Merci pour vos écrits.
a écrit le 01/06/2015 à 8:56 :
la grece peut rester dans l'europe avec l'€ et des bons grec (le tsiprasbond ) distribués à la population grec par le gouvernement pour payer les salaires retraites etc :°)
a écrit le 01/06/2015 à 8:49 :
On peut mettre en parallèle cruel la tribune de Tsipras et l'interview de Macron dans le JDD.
Belle leçon de démocratie, de courage et d'intelligence politique.
Merci pour vos analyses clairvoyantes depuis le début.
Réponse de le 02/06/2015 à 6:32 :
un grand merci pour vos articles sur la crise grecque, de loin les meilleurs et les plus clairvoyants de la presse française et un grand merci por votre liberté de ton , si rare sous cette étouffante Vème République.
a écrit le 01/06/2015 à 8:43 :
la phrase d'introduction resume bien la situation
la grece demande juste de l'argent a gogo et estime que les pbs c'est les autres; ils vont comprendre la realite en temps reel!
allez, Schäuble n'est pas si mechant que ca vu qu'a l'avenir il partagera ses euros en chocolat avec les grecs en faillite!! ;-)
Réponse de le 01/06/2015 à 16:22 :
la commedia dell'arte continue : Tsipras a vite appris de la dramaturgie scénarisée des accords arrachés à la dernière minute entre pays de la CEE et la BCE ces dernières années
N'en doutons pas une seconde : un accord sera très bientôt trouvé qui réjouira toutes les parties en présence
la seule chose dont on est certain : c'est uniquement autour du cou des contribuables européens (et de la classe moyenne en particulier) que le noeud coulant a été passé
Et l'asphyxie est programmée
Réponse de le 01/06/2015 à 18:41 :
Avant de s'exprimer sur un sujet, il faut en être capable de le maîtriser.
Les Grecs n'ont pas touché un seul euro de l'aide européenne. Tout est parti dans le remboursement de la dette souveraine auprès des banques privées (ce qui a sauvé principalement les banques françaises et allemandes) et dans le renflouement des banques privées grecques.
Cette opération n'a rien coûté au contribuable européen car le méca­nisme européen de stabilisation financière (MESF), qui prête à la Grèce à 2%, emprunte sur les marchés à taux 0,5%.
L'Allemagne, qui saigne à blanc la périphérie (Grèce, Portugal, Irlande, Chypre), à gagne 70 milliards grâce à ses taux d'emprunts négatifs.
La France, qui se croit à l'abri grâce à ses taux d'emprunt bas, est de facto en état de faillite car il faudra réemprunter pour payer ses dettes.
Réponse de le 02/06/2015 à 12:25 :
Bravo à " l'amourdu savoir " qui rappelle quelques faits simples .
Ce sont les banques privées qui ont été remboursées.
Demain d'un jeu d'ecriture qui prend 2 secondes la BCE peut racheter à 0% le principal de la dette en creant de la monnaie. Mais l'orthodoxie des marchés financiers imposée par l'oligarchie et le manque de courage de nos politiques ne lui permet pas de le faire...
Tsipras a donc raison de politiser la question , c'est la seule façon pour que nous soyon respectés , nous les gens.

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