Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans

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L'Allemagne vieillit et s'interroge : comment payer les retraites en 2030 ?
L'Allemagne vieillit et s'interroge : comment payer les retraites en 2030 ? (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
En relançant le débat sur l'âge de départ à la retraite, le ministre fédéral allemand des Finances sape la stratégie de la chancelière et pose un problème grave pour l'avenir du pays.

Depuis quelques semaines, le débat sur les retraites a commencé à s'imposer en Allemagne comme un sujet central qui risque d'être, avec la crise des réfugiés, un des thèmes clé de la prochaine élection fédérale en septembre 2017. Non sans raison. Alors que la politique monétaire de la BCE inquiète les retraités et futurs retraités qui dépendent de fonds de pension gérés par les assureurs, un sondage rendu public par la chaîne publique ARD estime que 57 % des Allemands estiment que les retraites ne sont pas suffisamment sûres. Une inquiétude surtout forte chez les plus jeunes : elle touche 62 % des 18-25 ans. Le fondement de cette inquiétude est évidemment démographique. Selon l'office fédéral des statistiques Destatis, en 2030, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans, contre un cinquième aujourd'hui.

Problème démographique et pauvreté des retraités

Ce problème démographique, a souligné récemment Destatis, ne sera pas résolu par l'arrivée du million de migrants en 2015, quand bien même ces derniers demeureraient en Allemagne. Le « déficit naturel », solde entre les naissances et les décès, devrait, en effet, dans les prochaines années, se creuser sous le double coup d'une faible fertilité (environ 1,43 enfant par femme) et d'une mortalité renforcée par le vieillissement de la population. Cette situation pose évidemment un problème pour le système de retraite allemand, compte tenu de la baisse du nombre de cotisants au regard du nombre de retraités.

Le problème qui risque de se poser est celui de la pauvreté des futurs retraités. Selon les prévisions de l'assurance retraite allemande, plus de 25 millions d'Allemands sont menacés de toucher une retraite inférieure au seuil de pauvreté en 2030. Pour passer au-delà de ce seuil, prévoit l'institution, il faudra avoir travaillé 40 ans de façon ininterrompue et toucher au moins 2.097 euros bruts par mois. Or, la flexibilisation du marché du travail outre-Rhin et l'explosion du travail partiel qui touche près de 15 millions de salariés allemands, soit 38,3 % du total, selon les chiffres de l'institut IAB, rendent de plus en plus difficile de telles conditions.

Réformes et contre-réformes

Bref, les retraites sont clairement une menace pour l'Allemagne et la réforme de 2005, engagée par Gerhard Schröder et mise en place par Angela Merkel, qui prévoit le passage de l'âge légal de départ à la retraite à 65 à 67 ans entre 2005 et 2030 risque de ne plus suffire. Face à ce défi, la « grande coalition » entre la CDU/CSU de la chancelière et la SPD sociale-démocrate a longtemps choisi de ne rien faire, contrairement à la légende tenace en France selon laquelle ce type de coalition « permet de réformer ». En réalité, en 2014, la CDU a accepté de permettre des départs à la retraite à 63 ans pour ceux qui ont cotisé le plus longtemps afin d'obtenir l'appui de la SPD sur la politique budgétaire restrictive du gouvernement et sur sa politique européenne. Non pas dans le cadre d'un projet réel, mais uniquement pour gérer l'équilibre interne de la grande coalition.

Travailler plus longtemps ?

Pour le patronat allemand, la solution est toute trouvée : il faut travailler encore plus longtemps, supprimer l'exception des 63 ans et remonter l'âge légal de départ à la retraite en 2030 à 70 ans ou, du moins, le « flexibiliser » à l'évolution démographique. L'idée est aussi défendue par la Commission européenne et l'OCDE, mais la SPD ne veut pas en entendre parler. Pour une raison fort simple : à l'agonie dans les sondages - certains lui attribuent moins de 20 % des suffrages - la formation de centre-gauche tente de se présenter comme défenseur des salariés et des retraités. Il s'agit de corriger l'image issue de la réforme de 2005 qui a été conçue et portée par les Sociaux-démocrates. Angela Merkel, sentant le piège de ce sujet, a tenté, la semaine dernière de lancer une réflexion sur le sujet pour désamorcer le débat. Le but est d'abord de parvenir à un consensus sur une réforme pour que le débat soit clos avant l'élection de 2017. Apparemment, la chancelière n'est pas à l'aise avec ce sujet. Et pour cause : elle ne veut ni s'aliéner les milieux économiques, ni ses alliés de la SPD dont elle a le plus impérieux besoin, alors qu'une partie de la droite doute de plus en plus d'elle.

Wolfgang Schäuble relance le débat

Cette stratégie dilatoire, assez typique de la méthode de gouvernement de la chancelière, a cependant déjà échoué face à l'action concertée de deux de ses « alliés. » D'abord, le ministre-président bavarois, chef de la CSU, sœur de la CDU dans le Land du sud du pays, Hors Seehofer, qui, en début de semaine, a réclamé le passage de la retraite à 70 ans. Et surtout Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances, très populaire qui, mercredi, s'est également rangé parmi les partisans de la « flexibilisation » de l'âge du départ à la retraite. Immédiatement, le débat s'est rallumé en Allemagne. Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Economie a rejeté cette demande comme « cynique » et un appel à « une baisse cachée des retraites. » Et de conclure : « avec la SPD, cela n'aura pas lieu. »

Revoici la polémique relancée au sein de la « GroKo », la « grande coalition ». Les bras droits de la chancelière au sein de la CDU ont tenté de clore le débat, rappelé qu'un rapport a été demandé et sera rendu en octobre et qu'il faut attendre jusque-là... Mais en vain. Le patronat allemand, trop heureux de l'aubaine, a répété sa demande de report de l'âge de la retraite jusqu'à 70 ans. Dans le Rheinische Post de ce vendredi, Ingo Kramer, le président de la DBA, la fédération des employeurs allemands, a estimé que si rien n'était fait, les cotisants, patrons et employés, devront payer 60 milliards d'euros de plus qu'aujourd'hui. Le président de la fédération des assureurs allemands, la GDV, Alexander Erdland, a, lui, estimé que des « âges de départ à la retraite fixes ne correspondent plus à une espérance de vie plus dynamique. »

Des problèmes structurels

L'affaire est cependant plus complexe. L'espérance de vie est un concept commode pour les partisans d'un départ plus tardif à la retraite, mais il ne représente qu'une partie du problème. L'autre partie est évidemment la diminution de la population active qui reflète un des échecs les plus cuisants de la politique allemande de ces dernières années. Malgré 200 milliards d'euros de politique familiale dépensés chaque année, le taux de fertilité est resté très bas. Il est récemment remonté légèrement, mais pas suffisamment. L'apport des réfugiés est, de ce point de vue, une bonne nouvelle, mais ne règle pas tout, car il reste insuffisant à long terme. L'activité à temps plein des femmes devrait aussi être encouragée, ce qui n'est pas encore suffisamment le cas. Bref, le problème des retraites cachent une série de ratés de la politique allemande.

Du reste, les politiques tant vantées à l'étranger de flexibilisation de l'emploi ont conduit à un fort partage du temps de travail qui a réduit le nombre d'heures travaillés par le développement du temps partiel. Résultat : les salaires versés sont donc souvent réduits, malgré le plein emploi et les cotisations à terme insuffisantes. C'est le revers du plein emploi et c'est un modèle qui pose problème pour le financement des retraites. Les employeurs allemands ont beaucoup profité de cette situation, comme ils ont beaucoup encouragé la baisse de la couverture des accords salariaux collectifs, ce qui a conduit à réduire les hausses de salaires, mais aussi celles des cotisations.

L'espérance de vie, un bon critère ?

Enfin, l'espérance de vie est un argument qui semble peu porteur. En Allemagne, celle à un an, selon Eurostat, est de 78 ans pour les hommes et 82 pour les femmes, soit une moyenne de 80,4 ans. C'est moins que la moyenne de la zone euro (81,3 ans) et bien moins que l'espérance de vie en Espagne et en Italie (82,5 ans), mais aussi en France (82,1 ans). Cette espérance de vie n'est donc pas exceptionnelle. Surtout, elle n'est pas liée à une bonne santé. Selon les données récentes de Eurohex, l'espérance de vie en bonne santé en Allemagne pour un habitant de 65 ans n'est que de 7 ans. C'était 7,6 ans en 2006. Autrement dit, cet élément se dégrade et surtout il reste très inférieur à la moyenne européenne (8 ans). En France, cet espérance de vie à 65 ans est de 9,8 ans, contre 9,6 ans en 2006. On le voit donc : la situation se dégrade dangereusement outre-Rhin. Et l'espérance de vie à la naissance pourrait donc être le mauvais indicateur. Relever l'âge de départ sans régler ces problèmes structurels est donc une solution de facilité qui ne règlera en réalité rien.

A quoi joue Wolfgang Schäuble ?

Pourquoi alors Wolfgang Schäuble part-il à l'offensive ? Pour des raisons politiques, évidemment. Angela Merkel semble durablement affaiblie par la question des réfugiés. Tous les sondages montrent un affaiblissement préoccupant de la « grande coalition ». C'est vrai pour la SPD, mais aussi pour la CDU qui, selon la dernière enquête FGW n'est qu'à 33 % des intentions de vote, du jamais vu depuis 2011. Or le ministre fédéral des Finances semble décider à savonner la planche de la chancelière pour prendre la tête d'une opposition conservatrice interne. Pour cela, il distille savamment des petites phrases qui provoquent la colère de la SPD et la gêne de la chancelière. Il l'a fait sur la question grecque et sur celle des réfugiés, il le fait à présent sur la question des retraites.

L'objectif est simple : ruiner la stratégie temporisatrice d'Angela Merkel, la montrer incapable de contrôler la situation et l'identifier dans l'esprit des électeurs conservateurs aux Sociaux-démocrates. In fine, il s'agit de faire revenir dans le giron d'une CDU « redroitisée » les électeurs d'Alternative für Deutschland (AfD), le parti d'extrême-droite, et, surtout, de conserver la CSU bavaroise dans l'orbite de la CDU, alors que cette dernière diverge de plus en plus du parti d'Angela Merkel et penserait même à se présenter au niveau national... Le durcissement du ton face à la Grèce via le FMI va dans le même sens. Angela Merkel a des raisons de s'inquiéter : ses rivaux sont proches d'elle...

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Commentaires
a écrit le 26/04/2016 à 7:18 :
tiens c'est bizarre que leur CGT et FO ne réagissent pas .
a écrit le 25/04/2016 à 22:26 :
En termes d'espérance de vie, il existe un "gap" considérable entre les Länder de l'ouest et ceux de l'Est (ex-RDA). D'une manière générale, les habitants de l'Ouest ont une espérance de vie égale ou supérieure à la moyenne européenne.
a écrit le 25/04/2016 à 15:52 :
Et pourquoi pas la retraite lors de notre première réincarnation?
Dans cette nouvelle Europe faconnée par l'esprit allemand, la retraite ce n'est plus un droit, faut la mériter. Et si l'on est réincarné en Européen, ca veut dire que l'on mérite vraiment de recevoir trois ou quatre centaines d'euros. Sinon...
a écrit le 25/04/2016 à 14:51 :
Article en phase avec les fausses assertions constamment reprises dans les médias.
Le "déficit naturel" annuel (décès moins naissances) est une bonne chose lorsqu'il augmente : le nombre élevé de "vieux retraités" disparaissant réduit les charges de retraites et dans quelques années la vague du baby-boom sera effacée.
Augmenter l'âge de départ à la retraite va augmenter le nombre considérable de travailleurs à temps partiel, donc de pauvres actifs devenant de très pauvres retraités : merveilleuse Allemagne.
Pour les 200 Mds€ de dépenses publiques, l'article cité (en bleu) est plus modéré en ne précisant qu'une faible partie des dépenses.
La faible natalité allemande est le grand facteur des bons comptes publics allemands, car aux dépenses publiques pour les retraites il convient d'ajouter les dépenses publiques pour les jeunes : le jeune de sa conception à son arrivée sur le marché du travail coûte en dépenses publiques (réductions d'impôts, écoles, crèches, santé, équipement sportifs et culturels, formation professionnelle et supérieure...) pour les collectivités territoriales et l'état fédéral entre 200 000 et 250 000 €. Avec le taux de fécondité de la France, l'Allemagne aurait 350 à 400 000 naissances supplémentaires, ce qui impacterait ses dépenses publiques annuelles de 80 à 100 Mds€ : au lieu de cela l'Allemagne importe gratuitement de la main-d'oeuvre éduquée, formée, prête à travailler, principalement en provenance de la grande UE et de la Turquie, tout en reprochant aux états leurs dépenses excessives !!!
L'Allemagne, peut régler son problème de financement des retraites sans agir sur l'âge de départ, en utilisant les énormes économies sur le coût des jeunes pour les affecter aux caisses de retraites.
a écrit le 25/04/2016 à 13:15 :
J'avais remarqué que dans tout les sondages en France sur ce sujet ,c'est toujours la population partie en retraite à 60 ans voir pré-retraite à 55 ou offre de mise en disponibilté par l'entreprise dès 52 ans qui souhaitaient le plus que les générations suivantes se tapent un recul de l'âge de départ en retraite , égoiste en plus nos ex-peace and love.
a écrit le 25/04/2016 à 0:14 :
Si tout les futurs retraités travaillent en fauteuil roulant comme Gerhard Schröder, ils arriveront peut-être à 70 ans.
Il faudrait proposer à toutes ces personnes bien pensantes la mise en place de services funéraires à côté des lieux de travail. En plus, ça donnera du travail à quelques chômeurs.
Services funéraires pris en charge par les personnes bien pensantes, n'est pas Mr Gerhard Schröder, c'est la moindre des choses.
a écrit le 24/04/2016 à 23:19 :
Bien sûr, mais se monsieur à t il une idée de l'État physique d'un homme de 60 ans qui a toujours travailler dans le bâtiment, ou dehors, comme les agriculteurs..... Il est épuisée, usées, ce plainte de douleurs... Il est vieux tous simplement... Bon le problème ne se pose pas dans notre pays car à 50 ans si vous quitter l'emploi, il est très difficile de retrouver un travail.... Le bute de tous cela n'est ils pas de ne pas payer les retraites à une partis importante de la population.... Car après tous à 70 ans beaucoup serons morts...
a écrit le 24/04/2016 à 18:31 :
Ce monsieur qui préconise la retraite à 70 ans pour les allemans qui ont souvent 2 jobs et dont les conditions ne sont pas aussi formidables que l'on veut bien nous faire croire en France, ce monsieur donc, a-t-il déjà travaillé au sens noble de ce terme. Travailler et non même pensé mais peut-être imaginé que le vrai travailleur, ouvrier ou cadre moyen n'a pas la chance d'avoir les "fesses" sur une chaise toute la journée et penser, mal par ailleurs, pour renflouer les finances de l'Allemagne. A ce jour tout le monde sait, même le "peuple", où trouver l'argent qui manque tant à l'Allemagne, à la France, à l'Europe et je dirais plus à tous les pays du monde. J'ai honte pour ces politiques qui vivent de l'argent des impôts de ceux qui travaillent vraiment. Honte à ces individus qui se permettent de faire des propositions honteuses. HONTE à nos politiques d'aujourd'hui qui s'abaissent devant la finances, les grands groupes et qui ne sont mêmes plus crédibles aux yeux des peuples qui les ont élus. La seule chose qui est intéressant c'est l'argent qu'ils gagnent grace à nos revenus et ce jusqu'à la fin de leur vie, c'est le cas en France. Ailleurs je ne sais pas.
a écrit le 24/04/2016 à 11:09 :
LE MINISTRE DE L ECONOMIE REINVENTE LA MORT LENTE PAR L AUGMENTATION DE TEMPT DE TRAVAIL? LE PAYS LE PLUS RICHE DE LEUROPE NE RESPECTE PAS LES PERSONNE AGES QUI ONT FAIS DE L ALLEMAGNE CEUX QU ELLE ET DEVENUE RICHE ET PUISSANTE???
a écrit le 24/04/2016 à 10:25 :
Imposer un âge n'a de sens que dans un système par répartition. Dans un système par capitalisation
on part quand on veut et on touche ce que la formule actuarielle donnera compte tenu
de vos cotisations passées et de votre espérance de vie. Il est probable que si la capitalisation
était la règle, les fonds de pension proposeraient des offres avantageuses aux cols bleus qui meurent tôt.
Les cols bleus sont par contre particulièrement maltraités dans un système par répartition où en plus
on impose une contrainte d'âge identique pour tous.
Dans un système par répartition le ratio pertinent c'est le pourcentage de retraités dans la population.
Compte tenu des décès et des naissances, on sait dire chaque mois combien de personnes peuvent prendre
leur retraite si on impose une stabilité du pourcentage de retraités. Jusque là on ne parle pas de politique mais plutôt
de gestion et de mathématique. On commence à faire de la politique quand on définit une liste de personnes
triés par ordre de priorité décroissante pour la retraite (on saurait alors qui doit partir chaque mois avec
un critère de gestion correspondant à un pourcentage constant de retraités).
Pour juger de ce qu'il faut faire en Allemagne, il faut donc connaître le poids de la répartition par rapport
à la capitalisation ainsi que le pourcentage de retraités.
a écrit le 24/04/2016 à 2:29 :
Un pays qui mise absolument tout sur l'argent roi. Trimer jusqu'à 70 ans pour avoir droit à la retraite c'est tout bonnement prendre les Allemands d'en bas pour des truffes.
Et c'est la conséquence de la politique initiée ces dernières années en Allemagne : insécurité au travail et flexibilité à outrance ,combinés à la mauvaise image des mères qui travaillent, ne donne pas envie de faire plus d'enfants. L'Allemagne est prospère mais hypothèque son avenir alors tout ça pour quoi ?
La solution ? maternelle à trois ans, crèches en grand nombre, allocations incitatives, revenu universel et l'avenir s’éclaircira. Et la robotisation aidera aussi pour ne pas augmenter l'age de départ à la retraite.
a écrit le 23/04/2016 à 21:25 :
ddd
a écrit le 23/04/2016 à 20:48 :
Il est dément ce ministre ?
a écrit le 23/04/2016 à 19:46 :
Le prisme de la natalité est une erreur classique francaise: a quoi ca sert de fabriquer en masse des chomeurs comme en France ? surtout si comme certains le pensent, l informatique/internet/robotisation va faire exploser le chomage !

Quant a l argument du nombre d annee en bonne sante, c est limité. un retraite malade coute encore plus cher qu un retraite en bonen santé (pour cause de soin medicaux). il faudra peut etre en effet en revenir aux basses de la retraite: celle ci a ete cree en france en 45 pour eviter que les gens qui ne pouvaient plus travailler sombrent dans la misere, pas pour faire que pepe puisse se payer des croisieres au lieu de bosser
a écrit le 23/04/2016 à 18:47 :
Pourquoi travailler jusqu'a 70 ans alors que les migrants sont justement la pour prendre le relais et payer les retraites?
a écrit le 23/04/2016 à 17:58 :
Ha les petites phrases, de Schäuble à Macron, elles surfent sur les inquiétudes et la défiance des populations, qui elles ont du bon sens.
a écrit le 23/04/2016 à 14:34 :
bravo wolfang prenons comme l'exmple de mon(a) instiste çà fait 35 ans qu'elle est partie à la retraite ( à 52 ans!) et elle est toujours bon pied bon œil et ce sera pas demain qu'elle partira au paradis
a écrit le 23/04/2016 à 11:07 :
Résultat : les salaires versés sont donc souvent réduits, malgré le plein emploi et les cotisations à terme insuffisantes. Le problème, c'est la flexibilité et la précarisation.
La loi ElKhomri et les demandes incessantes du MEDEF sont des âneries.
a écrit le 23/04/2016 à 9:14 :
Les pauvres allemands ils passent leurs retraites en fauteuil roulant après avoir bosser jusqu'a 70 ans ! On sait qui profitera du pactole,, pas les ouvriers !
a écrit le 23/04/2016 à 7:33 :
En France, le problème du chomage et des retraites est lié au baby boom. En Allemagne, c'est différent. Il faut analyser la pyramide des ages
a écrit le 23/04/2016 à 2:16 :
Comme il faut enrichir les plus riches moi je proposerais 80 ans... Bien plus efficace
a écrit le 22/04/2016 à 22:53 :
Quand on gratte un peu, le fameux modèle allemand n'est pas beau a voir. Des retraités de plus en plus pauvres, une des espérance de vie la plus basse d'Europe et qui se réduit.
Réponse de le 23/04/2016 à 9:21 :
C'est aussi le cas en France. De manière encore plus sensible pour le régime du privé, vampirisé par des régimes plus généreux qu'il doit alimenter par ses propres cotisations !
a écrit le 22/04/2016 à 22:41 :
Au moins, le ministre allemand pose une vraie question. En France la question n'existe pas parce que la pensée unique et l'autocensure interdisent qu'on se la pose. Et notamment cette question : à cotisation égale, pension égale.
a écrit le 22/04/2016 à 20:01 :
tt le monde sait que ce que wolgang dit c'est pragmatique, meme si c'est impopulaire
par contre son pb c'est de dire ca aux allemands pendant que les grecs q'auto votent comme les francais la bonne retraite a 40 ans pour tous financee via euro bonds
donc la logique voudrait qu'il propose une bonne retraite aux allemands des 30 ans, ' financee par personne' via inflation ' payee par personne
a écrit le 22/04/2016 à 19:49 :
Ben oui, puisqu'on a dépensé l'argent des cotisations pour engraisser les politiques et aller guerroyer un peu partout, il faut dire aux sans dents que les caisses sont vides et qu'ils devront sucer des cailloux pour leur retraite :-)
a écrit le 22/04/2016 à 18:14 :
Pourquoi pas à 80 ! Sauf pour les fonctionnaires et politiques !

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