Angela Merkel change de stratégie face à la Turquie

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Angela Merkel a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdoğan ce samedi à Istanbul.
Angela Merkel a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdoğan ce samedi à Istanbul. (Crédits : Reuters)
Pressée par la question des réfugiés, Angela Merkel semble plus ouverte à une adhésion de la Turquie à l'UE. Une volte-face qui n'est pas sans poser de problèmes.

Angela Merkel semble de plus en plus désemparée dans la gestion de la crise des réfugiés. Il est vrai que sa position intérieure s'est progressivement dégradée. Depuis quelques semaines, la population allemande commence à contester sa politique d'accueil des réfugiés. Du coup, la CSU bavaroise est entrée en rébellion ouverte contre la chancelière, la menaçant même d'un recours devant la Cour de Karlsruhe si elle ne parvenait pas à stopper l'arrivée des réfugiés.

L'extrême-droite relève la tête en Allemagne

Parallèlement, l'extrême-droite xénophobe redresse la tête outre-Rhin. L'attentat contre la candidate conservatrice à la mairie de Cologne samedi, perpétré par un homme proche de l'extrême-droite, en a apporté la preuve. Et si les citoyens de la ville ont fait preuve d'une réaction salutaire en élisant la victime, Henriette Reker, à la mairie, le risque d'une montée de la violence xénophobe, déjà montrée par les nombreuses attaques cet été contre les foyers de réfugiés, pourrait fragiliser la position de la chancelière. Enfin, un dernier élément surveillé de près par Angela Merkel a son importance : le parti eurosceptique AfD, qui a pris cet été un tournant ouvertement hostile à l'immigration, est désormais donné dans les sondages à 7 % des intentions de vote, le double d'il y a un mois. Et, à la différence de 2013, ses gains se font sur la CDU/CSU qui a reculé de 42 % à 37 % d'intentions de vote. Une poussée qui renforce la mauvaise humeur de l'aile droite de la CDU et qui priverait ce parti de toute chance de gagner la majorité absolue des sièges en 2017.

La nouvelle priorité de Berlin : stopper les réfugiés

Face à cette situation, Angela Merkel semble vouloir faire flèche de tout bois, au risque de ne se montrer ni cohérente, ni prudente. Elle a accepté l'idée de « zones de transit » à la frontière comme l'exigeait la CSU et malgré l'opposition de la gauche, notamment des Sociaux-démocrates de la SPD. Elle semble, si l'on en croit la presse allemande, prête à alléger le programme du mémorandum grec si Athènes retient davantage de réfugiés sur son sol. Bref, la priorité d'Angela Merkel semble avoir beaucoup changé depuis septembre. Désormais, elle semble surtout soucieuse de réduire le flux des arrivées, afin de stopper le mécontentement interne. Et elle entend le stopper non seulement aux frontières allemandes mais aussi, plus en amont, en Grèce et en Turquie.

Pour une Turquie « stable »... et coopérative

La chancelière est donc arrivée en Turquie ce week-end avec cette seule priorité. « Nous voulons créer les conditions pour que les réfugiés demeurent prêts de leurs foyers », a-t-elle indiqué dans la conférence de presse donnée à Istanbul. Cette visite a été menée dans cette seule optique : disposer d'un gouvernement turc « stable » et coopératif pour maintenir sur son sol le plus de réfugiés possibles. Or, concernant la « stabilité », il n'y a en Turquie qu'une seule solution : le soutien au parti du président de la république Recep Tayyip Erdoğan et du premier ministre Ahmet Davutoğlu, l'AKP. Or, l'AKP n'est pas dans une position aisée. Le 7 juin dernier, le parti a enregistré son plus mauvais score depuis 2002, perdant la majorité absolue au parlement. Devant l'incapacité des partis représentés au parlement de trouver une entente, la Grande Assemblée Nationale a été dissoute. L'AKP a pour ambition de retrouver sa majorité absolue et il n'hésite pas à présenter cette option comme le seul gage de stabilité pour le pays.

Un soutien à l'AKP en campagne ?

En se rendant en Turquie deux semaines avant les élections du 1er novembre pour y déclarer que l'Europe « a besoin d'une Turquie stable », Angela Merkel apporte un soutien prononcé au gouvernement turc et à l'AKP. Certes, en se rendant à Istanbul et non à Ankara, elle a évité de se rendre dans le très controversé palais de Recep Tayyip Erdoğan, le symbole de sa « folie des grandeurs. » Certes, elle a affirmé que le retour de la paix avec les Kurdes était un élément essentiel de l'intégration de la Turquie dans l'UE. Mais ces quelques concessions n'ont pu équilibrer une visite qui semble prouver que l'Allemagne et l'Europe ont besoin d'un pouvoir fort à Ankara. Et, du reste, la chancelière l'a laissé entendre en annulant une rencontre prévue avec des personnalités de l'opposition. L'heure est clairement à la Realpolitik à Berlin.

Les conditions turques

Angela Merkel n'était cependant pas en position de force à Istanbul. Ahmet Davutoğlu a, lors de la conférence de presse, dicté ses conditions à la chancelière pour que la Turquie puisse coopérer pleinement avec l'UE sur la crise des réfugiés. Outre les 3 milliards d'euros déjà prévus, il a aussi demandé que les visas vers l'UE pour les nationaux turcs soient facilités, que les six chapitres du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, actuellement bloqués par Chypre, soit rouverts et, enfin, que la Turquie revienne au Conseil européen avec le statut de candidat. Angela Merkel a assuré soutenir le gouvernement d'Ankara, sur ces quatre points. C'est une volte-face historique, car, pour ménager ses électeurs, la patronne de la CDU avait toujours affirmé que la place de la Turquie était « dans un partenariat privilégié » avec l'UE plutôt que dans une adhésion pleine et entière. On trouve encore ce terme dans le programme de la CDU. D'une certaine façon, le blocage du processus d'adhésion par Nicosie arrangeait parfaitement Berlin qui, de ce fait, n'avait pas à prendre parti. Mais les temps ont changé.

Une aubaine pour l'AKP

Angela Merkel est prête à modifier en profondeur sa politique turque pour obtenir une réduction du flux de réfugiés partant de Turquie. L'adhésion à l'Union européenne est désormais mise dans la balance. Ceci prouve que la chancelière n'est guère en position de dicter ses conditions à Ankara, c'est bien plutôt l'inverse. Or, là encore, elle offre un appui indirect inespéré à l'AKP. Désormais, le premier ministre et le président turcs vont pouvoir se présenter comme les champions des intérêts turcs en Europe. Après des années où les autorités turques ont fustigé le « mépris » de l'UE à leur égard, ce revirement d'Angela Merkel va leur permettre de faire de l'AKP à la fois le parti de la défense de l'honneur national et de l'intégration européenne. Ce seront autant d'électeurs qui pourront finalement le 1er novembre choisir le parti présidentiel plutôt que les nationalistes du MHP ou les Sociaux-démocrates europhiles du CHP.

Une bonne stratégie pour Angela Merkel ?

Quant à Angela Merkel, elle va devoir, à présent, convaincre sa droite qu'il vaut mieux s'ouvrir à la Turquie que de voir les réfugiés continuer à arriver. Mais ce choix, s'il est réaliste sur le plan géopolitique, risque de faire encore grincer des dents à sa droite. La CSU a toujours refusé toute adhésion de la Turquie à l'UE. AfD va pouvoir encore jouer de cette nouvelle volte-face de la chancelière pour glaner des voix à la droite du parti conservateur. Bref, la situation politique d'Angela Merkel est des plus critiques et il n'est pas certain qu'un contrat « moins de réfugiés contre relance du processus d'adhésion » lui soit profitable. D'autant qu'à sa gauche, on s'interroge sur son soutien à l'AKP, malgré les problèmes liés à la liberté d'expression et à la question kurde.

En tout cas, si Angela Merkel espère gagner du temps en jouant sur l'espoir d'une adhésion turque tout en sachant que les autres pays de l'UE, notamment à l'est, refuseront cette adhésion, elle joue un jeu particulièrement dangereux. Car elle risque, in fine, de confirmer l'impression turque que l'UE est un "club chrétien" inaccessible. Et dans ce cas, Ankara n'aura aucune raison de retenir les réfugiés. Autrement dit, la relance de l'adhésion turque pourrait être un aller simple. C'est sans doute ce qui lui sera reproché sur sa droite. D'autant que la Turquie a désormais tout intérêt à rester indispensable à l'Allemagne. Et donc à ne pas "éteindre" immédiatement la crise des réfugiés.

La question chypriote reste ouverte

Cette volte-face est aussi un défi pour Nicosie. Certes, Chypre pourrait en théorie envisager désormais de lever son blocage sur les chapitres concernés de la procédure d'adhésion dans la mesure où des négociations sérieuses sont actuellement menées avec les autorités de la République turque Chypre du Nord (RTCN), zone occupée par l'armée turque depuis 1974. Mais la situation est plus complexe qu'il n'y paraît.

Le président de la RTCN, Ahmet Akıncı, a en effet été élu contre la volonté de Recep Tayyip Erdoğan, et sur une ligne de plus grande autonomie face à Ankara. C'est cette ligne qui a permis de relancer les négociations et il n'est pas certain que la Turquie de l'AKP accepte l'issue de ces discussions. Or, la république de Chypre - seul pays de l'UE non reconnue par Ankara - disposait avec le blocage des chapitres d'un levier de pression sur Ankara. Désormais, ce levier est émoussé. Si Berlin fait pression sur Nicosie pour lever le blocage, Recep Tayyip Erdoğan pourra reprendre du poids dans les discussions chypriotes. Et le risque, c'est que, comme en 2004, avec le plan Annan, les Chypriotes grecs n'y trouvent pas leur compte et rejettent à nouveau le processus. Le gouvernement chypriote a, du reste, lundi, indiqué qu'il ne changerait pas de position sur la question de l'adhésion. La stratégie d'Angela Merkel ne pourra donc pas faire l'économie de se pencher sur Chypre.

Mais cela risque de ne pas être suffisant. Les oppositions à l'entrée de la Turquie dans l'UE en Europe de l'est et du nord, mais aussi ailleurs, pourraient gêner sa stratégie. Le plus délicat sera pour elle de devoir faire face à ses alliés traditionnels du centre et de droite.

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a écrit le 21/10/2015 à 13:56 :
Hmm...ça sent la panique tout ça.
En ce qui concerne l'adhésion de la Turquie à l'Europe ce serait d'après moi l'explosion de l'UE et l'arrivée du FN au pouvoir en France presque à coup sûr.
J'ai l'impression que la chancelière Allemande est en train de perdre la tête.
a écrit le 21/10/2015 à 12:28 :
Il est clair que Merkel a totalement sousestimé l ampleur du problème. Elle est massivement critiquée de tous les cotés chez elle et je pense qu elle ne va pas faire long feu.
Elle a cru que cette marée humaine pouvait être ventilée dans toute l Europe et elle se rend compte que personne n´accepte de partager son sort.
Il semblerait même que les médias allemands soient manipulés pour ne pas devoiler l ampleur des problemes.
Maintenant ils sont là et cela va provoquer de graves problèmes en particulier pousser les foules dans les mains des partis d extrême droite ......
Pour ceux qui comprennent l allemand, je recommende la lecture d une lettre tres exhaustive publiée par un general-major de l´armée allemande et dans laquelle il supplie A. Merkel de démissioner sans attendre.
http://www.epochtimes.de/politik/deutschland/2-offener-brief-von-generalmajor-deshalb-muss-merkel-zum-wohl-des-volkes-zuruecktreten-a1275056.html
a écrit le 21/10/2015 à 2:47 :
Après avoir joué à mère Thérésa elle ne sait plus comment faire pour arrêter ce qu'elle a elle même crée, un énorme appel d'air.
Maintenant, non seulement elle met en danger l'Europe avec journées portes ouvertes pour tous, mais elle veut en plus l'adhésion de la Turquie. Si l'Allemagne, voire même l'Europe, n'arrive pas à intégrer toutes ces populations ce n'est pas certainement pas en ouvrant la porte à la Turquie que cela risque de s'arranger.
Schengen est une folie et dès le départ les hommes politiques de tous bords nous ont menti de façon éhontée. Disaient ils, plus de frontières intérieures mais les frontières extérieures parfaitement fermées et sures. On voit avec cette crise que ce n'est pas le cas, que ça fuite de partout, et que des pays tels la Grèce sont un énorme souci pour l'Europe. Le comble est que ces pays n'arrivant pas à contrôler leurs frontières, on soit obligé de demander à d'autres pays de le faire pour nous.
La leçon doit être claire. Les pays de l'UE qui n'arrivent pas à gérer leurs frontières ont vocation à quitte l'UE. Voilà la seule règle qui doit être de mise.
a écrit le 20/10/2015 à 20:06 :
Merkel peut à la rigueur décider pour son pays mais en France l' actuel article 88-5 de la Constitution indique qu'un référendum est obligatoire pour ratifier l'adhésion d'un nouvel état à l'UE.
Toutefois il convient de préciser que l’article 33 de l’avant-projet de réforme de la Constitution française actuellement examiné par le Conseil d’État prévoit qu’un référendum ne sera plus nécessaire.
Réponse de le 20/10/2015 à 23:49 :
Les dernières adhésions à l'UE ont été faites sans référendum.
Réponse de le 21/10/2015 à 16:52 :
@réponse de Réfé vous avez malheureusement raison et si l'on avait demandé l'avis aux citoyens pour l'adhésion des 10 pays de l'Europe de l'est et encore plus pour l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie sûr que les électeurs auraient certainement dit non et on en serait certainement pas là . Pour la Turquie il risque d'en être de même . L'UE sait que si elle demande l'avis aux citoyens sur l'adhésion de la Turquie la réponse sera non. Donc seule solution ne pas demander l'avis aux citoyens. Vive la démocratie européenne!
a écrit le 20/10/2015 à 18:59 :
"Angela Merkel semble de plus en plus désemparée dans la gestion de la crise des réfugiés. " Rarement vu un politique aussi dépassé par les événements... Merkel a atteint son point d'incompétence. Elle en est désormais dangereuse. Le pire étant que même si la Turquie entrait dans l'UE, je ne vois pas ce qui empêcherait les migrants de continuer de passer par son territoire. Les frontières turques sont très étendues, poreuses, montagneuses, lieu de tous les trafics. Et la voie méditerranéenne resterait ouverte. Rien ne nous épargnera de régler nos affaires par nous-même.
a écrit le 20/10/2015 à 15:56 :
Grandeur et décadence. Et oui Madame MERKEL la réalité vous a rattrapé. Tous ces réfugiés que vous voyez comme une main d'œuvre bon marché se sont transformés en un fardeau insupportable en terme de choc culturel. Ces masses composées majoritairement d'hommes recherchant un meilleur avenir économique ont fracassé la ligne de bons sentiments que vous nous avez imposé par une propagande éhonté. En plus de ce choc fracassant vous vous tournez vers le grand manoeuvrier Monsieur ERDOGAN qui les lachés sur nous, et complice des islamistes de l'EI. Demandez donc aux Kurdes et aux opposants turcs . Les conditions que ce dictateur nous impose seront préjudiciables sur le long terme notre Europe que vous engagez, Madame, dans cette voie de la soumission à l'islamisme. Alors Madame ontrez les dents. Si guerre il doit y avoir faisons la, mais cessons de courber l'échiner devant ces gens qui prétendent nous imposer leur volonté et leur façon de penser.
a écrit le 20/10/2015 à 11:44 :
Mme Merkel poursuit, en poussant à une adhésion de la Turquie, les mêmes objectifs que ceux qui l'ont conduit à inviter cette année près d'un million d'immigrants du Moyen-Orient en Europe.
a écrit le 20/10/2015 à 10:44 :
Quand on voit que la France donne des billets de train a ses migrants a Calais, on peut franchement douter que la Turquie va s'epuiser a retenir les siens.
On va donc lui donner 3Milliards et des visas pour l'UE en echange d'une promesse qu'ils n'ont aucun interet a tenir...
a écrit le 20/10/2015 à 0:20 :
Des champions des droits de l'Homme ça Angela mais oui zêtes bien informée ma bonne dame, c'est un champion du monde celui là!

Que de bêtise concentrée dans une si petite surface
a écrit le 19/10/2015 à 22:21 :
Pas de Turquie en Europe c est une invasion des musulmans hêtres très dangereux de puis 711 covadonga a 1495 stop 💥
a écrit le 19/10/2015 à 22:03 :
L affaire est pliée : la Turquie va entrer dans l Europe, et cela même si les 3/4 des européens n en veulent pas. Obama et Merkel l ont décidé , cela est suffisant pour faire autorité. En un sens c est peut-être une bonne chose : l Europe actuelle va exploser et c est tant mieux. On pourra reconstruire une autre Europe, démocratique, créatrice de vraies richeses et surtout orientée résolument vers la paix.
Réponse de le 20/10/2015 à 10:37 :
Si on ecoute les discours d'Erdogan pleins de references historiques pro-islamiques: c'est la revanche de la bataille de Lepante! Et je pense que si la Turquie rejoint l'UE, ou si les problemes de migrants ne sont pas regles au plus vite, il aura bien raison.

Pour les amateurs de Liberte qui voient un peu plus loin que les prochaines elections, ca fait un peu peur...
a écrit le 19/10/2015 à 21:02 :
Constitutionnellement toute nouvelle adhésion à l'UE d'un pays doit être soumise à référendum en France. Je ne doute pas de la réponse des français si on leur soumet la question de l'adhésion turque. De toute façon le régime Erdogan virant à l'autoritaire, il n'est pas plus fréquentable que le régime Poutine en Russie. La Turquie, qui d'ailleurs n'est pas située en Europe pour 95% de son territoire, n'a rien à faire dans l'UE. Ce qui n'interdit nullement une union douanière et économique avec libre circulation des biens et services.
Réponse de le 19/10/2015 à 23:09 :
Calmez vous avec votre obsession de Poutine et arrêtez de le comparer à un islamiste! C'est le seul en Europe et, jusqu'à preuve du contraire, qui combat l'islamisme.
Réponse de le 19/10/2015 à 23:12 :
Je comprends que votre idole Merkel vous déçoit actuellement après vous avoir tant fait plaisir sur la Grèce, mais il en est ainsi quand on admire une crypto-communiste islamophile!
Réponse de le 20/10/2015 à 13:05 :
Je n'ai d'obsession ni sur Poutine ni sur Erdogan ; je constate simplement que tous deux, pour se maintenir au pouvoir, dérivent dans une direction autoritaire et nationaliste. Pour moi ils se valent. Quant à Merkel, je pense que sur les migrants elle s'est malheureusement trompée, croyant que son opinion publique était prête à accepter cet afflux, et maintenant elle essaie de refermer les vannes qu'elle a ouverte trop largement. Ceci étant elle ne peut pas contraindre le peuple français, qui est obligatoirement consulté par référendum sur une éventuelle adhésion à l'UE de la Turquie, à approuver cette adhésion.
Réponse de le 01/11/2015 à 3:40 :
D apres les geographes, Chypre n est pas en europe et pourtant elle fais partie de l ue
Réponse de le 01/11/2015 à 3:41 :
D apres les geographes, Chypre n est pas en europe et pourtant elle fais partie de l ue
Réponse de le 01/11/2015 à 3:41 :
D apres les geographes, Chypre n est pas en europe et pourtant elle fais partie de l ue
Réponse de le 01/11/2015 à 3:41 :
D apres les geographes, Chypre n est pas en europe et pourtant elle fais partie de l ue
a écrit le 19/10/2015 à 20:59 :
Maman vient d'avoir peur de son bon coeur et change de braquet .
a écrit le 19/10/2015 à 19:51 :
Ahhh, la fameuse CSU bavaroise! Ils sont plus influent que n’importe qui en Europe, évidement, car ils ont Madame Merkel pour leurs cirer les godasses...

Cela dit, la voir essayer de se rattraper à toute les branche d'arbres possible est plutôt comique.
a écrit le 19/10/2015 à 19:22 :
Mme Merkel est elle missioné par l'Europe, où crois elle que nous sommes à sa disposition.
a écrit le 19/10/2015 à 17:24 :
Monsieur Godin, je vous prie de vous renseigner sur la nature du parti CHP. Il n'est nullement "social-democrate" comme vous le pretendez. Il est resolument kemaliste.
Réponse de le 20/10/2015 à 13:06 :
Et ? le kemalisme est quand même préférable à l'islamisme, non ?
a écrit le 19/10/2015 à 17:09 :
L'invasion de Rome par les barbares _dont cela-dit en passant nous les européens sommes tous plus ou moins les descendants directs (et oui, même des Vandales et des Huns pour les Hongrois)_ et la destruction subséquente de l'empire Romain, a commencé par la tentative d'assimilation par Rome de ses voisins, des traversées de frontières de tribus affamées et refoulées puis par une invasion rendue incontrôlable par la faiblesse des citoyens et par l'ennemi "intérieur", ces mercenaires barbares qui se retournèrent finalement contre Rome... à chacun d'y voir un paralèlle
Réponse de le 19/10/2015 à 19:23 :
Bravo c'est aussi simple que ça, pas besoin d'y mettre des larmes ou d'autres explications, le cycle est 10% comparable et "normal". Très bonne soirée
a écrit le 19/10/2015 à 16:51 :
Nous sommes déjà envahis de musulmans qui ne se sont jamais assimilés ET NE LE VEULENT PAS dans toute l'Europe alors POURQUOI EN SUPPORTER 40 MILLIONS DE PLUS ce qui par ailleurs enterait la nation dominante.
Voilà la destruction de l'Union Européenne et la montée des PARTIS DITS POPULISTES
qui se chargeront de faire marche arrière dans cette entité qui n'a plus été pensé depuis que les agents américains infiltrés ou achetés dirigent les Nations d'Europe.
Réponse de le 19/10/2015 à 17:55 :
Eh ben tu pourras attendre longtemps avant que l'on soit assimilé ( oui je suis musulman issu de l'immigration). Si tu nous le permets, on voudrait juste être intégré. Par contre pour cet aspect, pour la quasi-totalité on est sur la bonne voie (voir déja intégré) que tu le veuilles ou non.
Réponse de le 19/10/2015 à 20:12 :
La "méthode assimile" (joke), n'a jamais fait de miracles, pas plus de bons anglicistes pour le cours d'Anglais affirmant que mon tailleur est riche, que pour les populations du Maghreb venues chez nous uniquement pour raison économique, et qui prétendent à l'intégration de leurs religion, langue, coutumes vestimentaires, voire tribales à l'égard des femmes. Heureusement une autre société, intégrée et assimilée, souvent d'instruction supérieure, émerge, que nous nous devons d'aider et soutenir pour le bien de tous.
Réponse de le 19/10/2015 à 21:27 :
L'assimilation, c'est la garantie de l'égalité au quotidien. L'intégration, c'est la différence et donc l'assurance de ne jamais être considéré comme égal : dominant ou dominé, mais jamais égal.
Réponse de le 20/10/2015 à 9:38 :
60 pas 40
a écrit le 19/10/2015 à 16:36 :
Pauvre Allemagne, pauvre Europe... Vendue à un pays qui refuse de reconnaître le génocide arménien, qui massacre les Kurdes, qui occupe Chypre ( pays européen) qui maltraite les droits humains, qui traite les non musulmans en dhimmis, qui rackette le peuple européen alors qu'il est en grande partie responsable de la guerre syrienne. Les peuples vont se souvenir de leurs dirigeants et leur feront payer leur ignominie, un jour. Les dirigeants passent, la mémoire elle reste.
a écrit le 19/10/2015 à 16:35 :
l'entrée de la Turquie en europe est une idée novatrice qui peut booster la croissance.mais alors la France peut légitimement proposer l'entrée de la Tunisie en europe.cela aurait le mérite de consolider leur démocratie et d'ouvrir de nombreux marchés a nos industriels
Réponse de le 19/10/2015 à 17:09 :
Proposez vous aussi l'entrée de nos amis Russes en Europe ? Ou comment le PS nous réinvente la carte de géographie (le continent Européen). Ça va bien dans l'air du temps. Que je sache, nos amis Tunisiens ne sont pas Européens, pas plus que 97% des très démocrates voisins Turcs.
Réponse de le 19/10/2015 à 17:56 :
Quelle brillante idée ! Nos chers élus PS n'ont-ils pas déjà grand ouvert la porte du pays, et donc de l'Europe, au Qatar, à l'Arabie Séoudite, et autres pourvoyeurs de dollars recommandables, pourvu que l'on ne soit pas opposants, femmes ou migrants. Vendant sans vergogne nos aéroports et autres bijoux de famille de la France, leur attribuant de nouvelles lignes au détriment d'Air France (en attendant la vente de celle-ci aux mêmes) ...
Les migrants qui donnent des migraines à Mme Merkel après avoir fait son plan com., dont une infime partie est cloîtrée chez nous entre Calais et quelques casernes ou hôpitaux désaffectés dont on ne voit pas le devenir, auraient vocation à retourner "au pays" si l'Europe était l'EUROPE et s'attelait à chasser les rebuts de nos civilisations qui ont gangrené le Moyen Orient. Au lieu de cela, au nom du chacun pour soi, certain fait la fine bouche pour regarder le méchant Bachar, (pourtant le seul de la région qui protège encore les chrétiens, mais qui s'en soucie au PS?) et certaine maintenant au nom de sa cote de popularité s'apprête à vendre l'Europe à Erddogan. Que ne se souvient-elle du sort des Troyens !
Quand à la courageuse Tunisie, si nous devons l'aider de toutes nos forces, économiquement, politiquement et militairement si besoin est, votre suggestion d'adhésion à l'Europe est soit une blague au 2ème degré, soit une idée déplacée autant qu'incongrue, géographiquement comme géopolitiquement. Au reste personne n'a attendu ce jour pour faire fonctionner l'industrie, notamment textile, de ce pays.
a écrit le 19/10/2015 à 16:16 :
Je ne comprend pas bien: comment se fait-il que la Turquie ait le pouvoir de retenir des migrants et que nous n'ayons pas la possibilité d’empêcher leur arrivée? Il y a là une impression d'impuissance organisée et donc de mensonge politique de premier ordre, non? Il faut qu'on nous explique en quoi rapprocher les frontières de l'UE d'une zone de conflit est un avantage pour la sécurité des Européens. Le raisonnement est spécieux. Il part d'un postulat de faiblesse qui n'existe pas dans les faits mais qui arrange bien certains courants de pensée. Mais il s'agit là de prises de positions idéologiques et non d'absolu politiques.
Quand un groupe de pays n'a d'autre chose en commun que l'économie, autant dire qu'il n'a rien en commun. C'est du très très fragile, digne de l'empire Austro-Hongrois dont on connait la durée de vie. Qui pourrait prendre les armes pour défendre les Turques? Soyons sérieux, personne.
D'autre part, la voix de Mme Merkel engage Mme Merkel, éventuellement les allemands, mais pas les français, non? Il y a un angle mort dans l'article qui me surprend. Le peuple Français doit être consulté par référendum sur toute nouvelle adhésion à l'UE, il me semble que c'est un droit constitutionnel. Comment Mme Merkel peut-elle s'exprimer ainsi sur un sujet sur lequel elle n'a pas de mandat électif? Il y a de la gribouille dans cette position politique.
Les Français sont clairement opposés à l'adhésion de la Turquie à l'UE. Ce n'est pas du tout dans nos intérêts. Si la chose advenait, alors soyons claire, il y aurait peut-être l'Allemagne et la Turquie dans cette union, mais pas la France. L'UE serait une histoire fini.
Réponse de le 19/10/2015 à 17:21 :
Les potentiels réfugiés politiques syriens, s'ils s'arrêtent en Turquie comme leur 1er pays d'accueil, pourront donc en principe être refoulés en Turquie si besoin, puisqu'ils y auront été accueillis avant d'entrer (éventuellement) en UE. Tout simplement parce que la Turquie ne fait pas encore partie des pays constituant une menace pour les réfugiés.
a écrit le 19/10/2015 à 16:06 :
Après avoir ouvert les frontières de l'Allemagne aux migrants unilatéralement, elle s'aperçoit qu'il y a un os. Et elle continue à faire n'importe quoi pour rattraper la bévue.
De décision absurde en décision absurde, on retrouve une manière de fonctionner qu'on croyait finie à jamais.
a écrit le 19/10/2015 à 16:02 :
J ai toujours pensé que Merkel était une catastrophe pour l Europe......ça se précise.....aucune vision stratégique.....aucune vision de l Europe au cœur du monde.....VoLTE face en 2 semaine sur l immigration......ahurissant....et maintenant se prostitue auprès de la Turquie pour 1 million de réfugiés, que la Turquie continuera à nous envoyer d ailleurs...... L Allemagne va tranquillement vers son déclin par aveuglement......il est venu le temps pour la françe de redresser la tête.....en reprenant là leadership des idées....et d une idée européenne.....malheureusement, je crains que l atlantisme actuel ne nous fasse manque cette occasion.......il faut commencer par refuser de continuer les dû union sur le Tafta.......qui n est qu'un fantasme de nos dirigeants politiques et économiques et des dirigeant américains, mais pas du tout souhaité par les citoyens européens, no américain d ailleurs.......
a écrit le 19/10/2015 à 15:58 :
S'ils y entrent, nous on en sort! L'Otan n'aura pas le dernier mot!
Réponse de le 19/10/2015 à 21:15 :
Pas de panique. Pour désamorcer l'idée que l'adhésion de la Turquie était cachée derrière le TCE Chirac, pour tenter de sauver le référendum qu'il avait imprudemment convoqué, a eu la bonne idée de constitutionnaliser l'obligation de recueillir l'aval des français par référendum pour toute nouvelle adhésion postérieure à celle de la Croatie. Donc si la Turquie entre dans l'UE c'est que les français l'auront majoritairement approuvé. Avec la dérive autoritaire du régime Erdogan, qui n'a rien à envier à celle du régime Poutine en Russie c'est pas gagné ; la Turquie s'éloigne à grands pas du respect des critères de Copenhague. Evidemment il faudra être vigilant à ce qu'un exécutif français ne fasse pas évoluer la constitution pour revenir sur cette obligation.
a écrit le 19/10/2015 à 15:38 :
C'est enfin le début de la fin... Affaire VW, le dossier des migrants, la relance d'adhésion "turque".... il ne reste plus qu'un petit coup de pouce (la faillite de Deutsche Bank par exemple) et le vent ourra definitivement tourné.
Réponse de le 19/10/2015 à 17:12 :
Pour la Deutch Bank, tous les voyants sont déjà au rouge !...
a écrit le 19/10/2015 à 15:29 :
Cette dame commence a perdre le bon sens .. Elle doit partir au plus vite !
Jamais de turcs dans l UE !!
a écrit le 19/10/2015 à 15:29 :
Les Arméniens et les Kurdes vont s'étrangler devant cette réalpolitique de l'Angélique chancelière d'Europe. A Istanboul, ça bosse fort pour marchander au grand Souk Européen. L'angélique chancelière cherche appui comme jadis l'adversaire de Charlemagne, ce François 1er avec Soliman le Magnifique. Magnifique Erdogan, l'air de rien pour plomber les humeurs d'ombrageux européens d'ascendance white et chrétienne. Magnifique son intelligence de membre de l'OTAN, géostratégique dans un continent européen qui à force de querelles intestines a fini sous protectorat Anglo-Saxon, contraint de faire barrière à "l'ennemi" russe. La raison du plus fort étant toujours la meilleure, ça va coûter cher en perte supplémentaire de souveraineté par ces ex-Etats
indépendants d'Europe, devenus provinces soumises d'Atlantique Nord.
a écrit le 19/10/2015 à 15:21 :
L'enchainement des évènements montre ce qui s'apparente a une attaque stratégique de la Turquie Califat contre l'Europe. Comme l'a montré Orban, il faut envoyer des tanks, des helico et des mitrailleuses et du barbelé a la frontière voila ce qu'il faut faire et personne ne passe comme ca on discute pas le sabre sous la gorge.
a écrit le 19/10/2015 à 15:20 :
Il est vrai que cette idée de faire entrer dans l'U.E un pays proche-oriental dirigé par un parti islamiste a le mérite d'être dans la droite ligne des dernières initiatives de Mme Merkel.
a écrit le 19/10/2015 à 15:09 :
Erdogan:
"vends 3 milliards, une immigration Turcs pour demain contre une immigration syrienne aujourd'hui "
a écrit le 19/10/2015 à 15:01 :
Nous l'avons dit, nous l'avons déjà écrie, nous ne voulons pas de la Turquie dans l'EUROPE.... Cela est sans appel n'y discussion possible...Nous pouvons le dire plus bruyamment, voir même nous battons pour faire entendre notre volonté...
Réponse de le 19/10/2015 à 15:26 :
La prétention d'un individu qui prétend s'exprimer au nom du "peuple". Comme si 65 millions de personnes partageaient toutes son opinion...
Réponse de le 19/10/2015 à 16:18 :
@ Tom:
Oncle Sam, sort de ce corps!
Réponse de le 19/10/2015 à 21:21 :
@Tom : on verra bien, puisque de toutes façons pour qu'il puisse y avoir adhésion turque à l'UE l'exécutif français sera constitutionnellement forcé d'obtenir par référendum l'accord des français. A titre perso, je pense que le oui sera en dessous des 10%, surtout vu la direction que prend la Turquie sous la houlette d'Erdogan : recul de la laïcité, régime islamo-autoritaire...
a écrit le 19/10/2015 à 15:01 :
Bonne (not bonbe!)
a écrit le 19/10/2015 à 14:58 :
Cette femme est peut-etre bonbe chancelliere mais de facto elle fait mal a l'europe il est enps de l'arreter.
a écrit le 19/10/2015 à 14:56 :
Pas besoin de toutes ces salades on remet des frontières et on stoppe toute migration, la Turquie n'est pas peuplée d'européens.
a écrit le 19/10/2015 à 14:25 :
La possible entrée de la Turquie dans l'Europe sonnera-t-elle la fin de celle-ci ?
Je doute que les opposants à cette entrée ne réagissent pas.
Réponse de le 19/10/2015 à 14:35 :
Si l'entrée de la Turquie sonne le glas de cette Europe alors je suis pour!
Réponse de le 19/10/2015 à 15:25 :
@ iciailleurs
En tant qu'opposant, j'espère en effet que ça va réagir.
Voila toute la diplomatie à l'européenne ; puisque nous sommes incapable d'avoir un vraie stratégie en Syrie, on bombarde et on arme un peu tout le monde, ça ravage un ravager un pays et ça pousse un peuple dans l'abyme. On s'étonne alors de le voir fuir l'enfer et de traverser librement des frontières qu'on a jamais verrouillées, et on y répond en réouvrant un dossier d'adhésion, sous la pression du chantage.

J'ai été un européen convaincu et engagé, mais l'Europe est en train de me convaincre de mon erreur.

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