Attentats de Bruxelles : la Turquie dit avoir donné l'alerte sur le cas El Bakraoui

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Les frères belges El Bakraoui ont été identifiés comme deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et 270 blessés, tandis qu'un autre assaillant est toujours en fuite, a indiqué mercredi le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw. Sur la photo (capture d'écran d'une des caméras de vidéosurveillance de l'aéroport), Ibrahim El Bakraoui est au centre. A gauche, il s'agit du second kamikaze pas encore identifié. Le troisième suspect à droite est en fuite.
Les frères belges El Bakraoui ont été identifiés comme deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et 270 blessés, tandis qu'un autre assaillant est toujours en fuite, a indiqué mercredi le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw. Sur la photo (capture d'écran d'une des caméras de vidéosurveillance de l'aéroport), Ibrahim El Bakraoui est au centre. A gauche, il s'agit du second kamikaze pas encore identifié. Le troisième suspect à droite est en fuite. (Crédits : HANDOUT)
Ibrahim el Bakraoui, identifié comme l'un des auteurs des attentats de mardi à Bruxelles, avait été arrêté en juin dernier en Turquie puis expulsé. Par la suite, les autorités belges l'ont jugé "sans lien avec le terrorisme", puis relâché, a affirmé mercredi la présidence turque.

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a précisé qu'un des terroristes présumés des attentats de Bruxelles avait été arrêté en juin 2015 dans la province turque de Gaziantep, près de la frontière syrienne, puis expulsé vers les Pays-Bas.

"L'un des assaillants de Bruxelles est un individu que nous avons arrêté en juin 2015 dans la province de Gaziantep et expulsé. Nous avons informé l'ambassade de Belgique à Ankara de cette expulsion le 14 juillet 2015 mais cet homme a ensuite été relâché", a ajouté le président turc.

Bakraoui, relâché par les autorités belges, selon Ankara

Les services de la présidence ont précisé que Bakraoui, expulsé en juillet, avait ensuite été relâché par les autorités belges qui n'avaient établi "aucun lien" entre cet homme et le terrorisme.

"La Belgique a ignoré notre mise en garde sur le fait que cette personne était un combattant étranger", a-t-il souligné.

Les autorités néerlandaises avaient également été informées de la situation, a ajouté Erdogan.

Si le chef de l'Etat n'a pas précisé publiquement l'identité de cet individu, c'est un haut responsable turc, sous couvert d'anonymat qui a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'Ibrahim El Bakraoui, un des kamikazes présumés de l'aéroport de Bruxelles. Pour rappel, les frères belges El Bakraoui ont été identifiés comme deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et 270 blessés, tandis qu'un autre assaillant est toujours en fuite, a indiqué mercredi le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw. Ibrahim El Brakarou, 29 ans, s'est fait exploser à l'aéroport international de Bruxelles tandis que son frère, Khalid, 27 ans, dans le métro.

Bruxelles dément le renvoi vers la Belgique

De son côté, le ministre belge de la Justice, Koen Geens, a confirmé mercredi soir que l'un des auteurs des attentats de Bruxelles avait été renvoyé cet été par les autorités turques qui le détenaient. Toutefois, il a précisé que Ibrahim El Bakraoui avait été renvoyé vers les Pays-Bas, et non pas extradé vers la Belgique. "Il n'y a certainement pas eu d'extradition" vers la Belgique, a-t-il dit à la chaîne de télévision néerlandophone VRT.

"Lorsqu'il a été renvoyé, a poursuivi le ministre, ça aurait été, selon l'information que le parquet fédéral m'a communiquée, vers les Pays-Bas et non vers la Belgique".

Un précédent avec les attentats de Paris

Le 16 novembre, Ankara avait fait savoir que la Turquie avait par deux reprises averti la France au sujet de Omar Ismail Mostefaï, l'un des terroristes du Bataclan. Un responsable gouvernemental turc avait expliqué qu'une première alerte avait été envoyée aux autorités françaises en décembre 2014, puis une seconde en juin 2015, date à laquelle les services turcs estimaient que l'assaillant avait regagné la France.

"Nous n'avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question", avait-t-il confié.

Ankara a finalement été sollicité par Paris, sur le cas de Mostefaï, juste après les attaques du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 24/03/2016 à 18:58 :
Chez nous mis à part surveiller ceux qui portent plainte contre Valerie Trierweiler ou Julie Gayet pour recel de détournement de fonds public nos services spéciaux font quoi ???
a écrit le 24/03/2016 à 14:49 :
salut a tous ,
a écrit le 24/03/2016 à 14:27 :
Il faut supprimer nos services de renseignement, et sous-traiter le boulot aux turcs. Bonne solution, non ?
V
a écrit le 24/03/2016 à 13:29 :
On ne peut que féliciter la Turquie pour sa vigilance et sa perspicacité. Et se poser des questions sur la porosité des frontières belge et française.
a écrit le 24/03/2016 à 12:15 :
" Le 16 novembre, Ankara avait fait savoir que la Turquie avait par deux reprises averti la France au sujet de Omar Ismail Mostefaï, l'un des terroristes du Bataclan. Un responsable gouvernemental turc avait expliqué qu'une première alerte avait été envoyée aux autorités françaises en décembre 2014, puis une seconde en juin 2015..."

la Turquie fait toujours office de bouc émissaire mais là, quelle a été l'attitude de nos "supers services secrets" nationaux ????

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