Barroso rejoint Goldman Sachs : encore une mauvaise nouvelle pour l'Europe

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José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif.
José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif. (Crédits : Reuters)
L'ancien président de la Commission européenne aidera la banque d’affaires américaine à gérer l'après-Brexit. Un transfert qui envoie un message négatif de plus au débit de l'UE.

Les « portes tournantes » continuent de tourner. L'ancien président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Durão Barroso, a été recruté par la banque d'affaires étatsunienne Goldman Sachs pour l'aider à gérer les conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l'Union européenne après le référendum du 23 juin dernier. Il sera ainsi nommé président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres et, de surcroît, il aura le titre de « conseiller ».

Aider Goldman Sachs à gérer le Brexit

Selon le Financial Times, José Manuel Barroso entend « faire ce qu'il peut pour adoucir les effets négatifs du Brexit ». Les banques d'affaires américaines ont naturellement choisi Londres comme base d'opération pour leurs activités européennes. Mais si le Royaume-Uni perd son accès au marché unique européen, il leur faudra ouvrir de nouvelles filiales dans un pays de l'Espace économique européen. Quel pourrait alors être le rôle de l'ancien président de la Commission ?  Aura-t-il pour charge de faire du lobbying auprès des négociateurs européens qu'il connaît fort bien pour sauvegarder cet accès de la finance londonienne au marché unique (le fameux « passeport » européen) ? Cherchera-t-il à négocier des avantages avec un éventuel « point de chute » ? Pour le moment, il va déménager à Londres et croit que « Londres restera un centre financier mondial très important », indique-t-il au FT.

Le problème de l'indépendance

Évidemment, ce « transfert » pose une question centrale : celle de l'indépendance. Les liens entre Goldman Sachs et d'autres grandes banques et de nombreux fonctionnaires européens ou nationaux posent de véritables problèmes, notamment dans la gestion de la crise financière. Le cas le plus souvent cité est celui de Mario Draghi. L'actuel président de la BCE depuis 2011 a été vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs de 2002 à 2005. Or, Goldman Sachs n'est pas une banque comme les autres. C'est elle qui a aidé le gouvernement grec à détourner la méthode de calcul du déficit public par des produits de « swaps » qui permettaient de reporter à plus tard une partie de ce déficit. Grâce à ce tour de passe-passe, la Grèce était entrée dans la zone euro en 2002. Ce mécanisme avait été utilisé, du reste, par l'Italie, en 1997 pour rejoindre l'union monétaire à une époque où le directeur général du trésor transalpin était un certain... Mario Draghi.

Le comportement de José Manuel Barroso durant la crise

Et pour José Manuel Barroso ? Cette nomination n'est pas neutre. En tant que président de la Commission, cet homme a été un des responsables des erreurs de gestion des années 2010-2013. Partisan d'une austérité forte et d'un ajustement féroce, il a participé à la troïka dans tous les pays touchés par la crise, de la Grèce à l'Irlande. Or, le principe de ces « sauvetages » a été de sauvegarder les intérêts des créanciers des États, principalement les banques. José Manuel Barroso a notamment participé aux pressions contre l'Irlande pour empêcher le gouvernement de ce pays de réduire le fardeau porté par sa populations en faisant participer les créanciers des banques irlandaises. L'ancien président de la Commission, qui n'a jamais vraiment eu à répondre de ces choix devant le parlement européen, a donc géré au mieux les intérêts du secteur financier dans une crise causée à l'origine par des produits vendus à la Grèce par Goldman Sachs qu'il rejoint à présent.

Un combattant contre la « mauvaise finance » ?

Certes, dans son interview au Financial Times, l'ancien premier ministre portugais, chef de file lors de la Révolution des œillets en 1974 du Mouvement révolutionnaire du prolétariat portugais (MRPP, maoïste) avant de rejoindre en 1980 le parti social-démocrate (PSD) de centre-droit, se présente comme celui qui a entamé un « effort global de régulation et de supervision » de la finance. Mais son bilan, de ce point de vue, reste contestable. Le projet Barnier de séparation bancaire, assez timide, a été abandonné. L'union bancaire n'a pas été conclue sous la direction de José Manuel Barroso et montre déjà ses limites en Italie ces derniers jours. Surtout, les lendemains du Brexit montrent clairement que le risque d'une crise financière n'est pas écarté. Qu'une banque aussi fragile que Deutsche Bank puisse continuer à menacer comme une épée de Damoclès sur l'Europe prouve aussi que les efforts de l'ancien président de la Commission ont été pour le moins insuffisant.

Effet désastreux pour l'UE

En réalité, les déclarations de José Manuel Barroso, qui se dit « très impressionné par l'engagement de Goldman Sachs pour les niveaux les plus élevés en termes d'éthique » et par la « culture d'intégrité et de responsabilité » de l'entreprise, sonnent comme les reflets un cynisme parfait. De tels engagements ne peuvent manquer de soulever des questions quant à l'action présente des dirigeants européens. Voir un ancien chef de l'exécutif de l'Union européenne chercher à aider une banque à gérer au mieux le Brexit ne peut manquer de soulever des questions sur l'engagement quant à l'intérêt général européen des dirigeants de l'UE. A l'heure où le successeur de José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker est très contesté et où l'UE peine à tirer les leçons du vote britannique, cette nomination est particulièrement mal venue et pourrait avoir un effet désastreux.

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a écrit le 12/08/2016 à 14:40 :
Dragi Barosso même combat.
C'est vraiment à désespérer...
a écrit le 12/07/2016 à 20:58 :
Le départ de Barroso pour pantoufler chez Goldman Sachs témoigne d’un manque d’étique et une absence totale de déontologie qu'impliquait sa fonction passée.

Même si on n’est pas europhobe ou populiste, où qu’on ne pense pas comme il faudrait, comment continuer à faire confiance à une institution dont un de ses représentants au plus au niveau ont un tel comportement.

A moins que ce soit normal d’agir de la sorte et de ce fait il y a de quoi se poser des questions.
a écrit le 11/07/2016 à 13:59 :
Il n'y connaît probablement rien à la finance et son role consistera à ouvrir son portefeuille de connaissances à Goldman Sachs, banque ripoux s'il en est :-)
a écrit le 11/07/2016 à 11:43 :
J'ai diné avec des amis banquiers. Un monde nous sépare. Dures avec leurs débiteurs, ils ne pensent qu'à défiscaliser leur argent et celui de leurs banques. Il est inconcevable de continuer avec l'UE. Ce cercle ne fonctionne pas dans l'intérêt des habitants des pays de l'UE. Nous ne participons pas aux gains. Placer notre épargne dans les banques ne nous garantie absolument rien, car l'intérêt des banques et des membres des banques prévaut sur ceux de leurs clients. Le marché des actions et obligations est en dysfonctionnement chronique via le THF qui assure aux initiés un avantage anormal sur l'épargnant. Non, rien de bon ne peux sortir de ce machin. Je plaide pour une sortie de l'Euro et de l'UE, et pour un contrôle des capitaux, afin que les flux de capitaux correspondent mieux au monde tel qu'il est et non à une valse des chiffres hors de propos. Les capitaux doivent avoir un lien plus strict avec des activités réelles. Actuellement, ils ne sont que des bits informatiques désincarnés ayant une seule vocation: nous intimer de payer des intérêts.
Réponse de le 12/07/2016 à 10:21 :
@Math
Il en a toujours été ainsi à la différence que la technologie a aggravé les choses. L'argent physique est en voie de disparition, le nouvel argent est totalement désincarné, il n'est plus que "bits" dans des ordinateurs dont seuls les initiés (les banquiers... les voleurs?) ont l'accès.
a écrit le 10/07/2016 à 20:54 :
La plus compétente, charismatique, et la seule crédible à cette fonction : gestion saine excédentaire est Merkel, qui a accompli toutes les réformes. Moscovici le commissaire français nous fait honte : double langage. Militant rouge à Paris pour le P.S, et non politique ! hypocritement, à Bruxelles : laquelle de sa double personnalité croire. Michel Barnier, son prédécesseur français, ne faisait pas de politique durant son mandat. HONTE SUR LA FRANCE A BUXELLES : un commissaire militant gauchiste.
a écrit le 10/07/2016 à 19:48 :
Barosso, Draghi, Monti et actuellement le pire parce qu'en exercice, Juncker, le Luxembourgeois ex ministre d'un Paradis Fiscal qui veut en outre une adoption du traité de libre-échange UE-Canada sans demander l’avis des parlements nationaux !
Une fois celui-ci signé, la porte sera grande ouverte pour la signature de TAFTA!
Le pire avec l'UE, c'est que même si on "vire" ces gens là, leur pouvoir de nuisance peut se manifester ailleurs ( et le pouvoir de nuisance de GS est colossal. Leurs remplaçants seront, (issus évidemment du même moule), au moins aussi néfastes et certainement pires.
a écrit le 10/07/2016 à 17:43 :
Beaucoup donnent de l'importance au president de la commission européenne poste que Barrosso a occupé ,mais c'est oublier qu'il ne peut rien faire sans l'accord des pays majeurs de l'europe l'Allemagne et la France !On donne à ce personnage une importance un savoir ,un pouvoir qu'il n'a pas et qu'il n'a jamais eu !
a écrit le 10/07/2016 à 15:22 :
Ou est le problème ? L'argent a toujours eu une bonne odeur. Les politicards le savent bien. C'est pour ça qu'ils vivent en bandes organisées. Aux US, nous appelons cela des gangs. En Italia, des mafiosi. En France ? des "élus". Beurk !
a écrit le 10/07/2016 à 11:10 :
Rien n'empeche Barrosso de partir ou il veut aucun reglement aucune loi .On juge donc par rapport à la morale ,mais la morale c'est à chacun la sienne et personne n'a rien à y redire .........
Réponse de le 10/07/2016 à 14:19 :
Faux, la confiance dans les politiques est basé sur la moral, et c'est la base de la démocratie. Cette nomination jette un doute sur son impartialité passé. En d'autre terme, ceci pourrait ressembler à un retour d’ascenseur.
Réponse de le 10/07/2016 à 17:30 :
Reponse à''' Réponse de ***************b'''.Barrosso n'est plus un politique n'étant plus élu !Quand on quitte une fonction on a bien le droit de faire ce que l'on veut par la suite, d'ailleurs beaucoup d'élus de tout bord battus aux differentes élections retournent à leurs affaires !Est il moral que Straus Khan fasse des affaires alors qu'il a été president du FMI une place privilegiée pour savoir des choses importantes sur la finance ? Ils redeviennent des citoyens ordinaires qui n'ont plus de comptes à rendre à personne !La confiance ,les conflits d'interets c'est quand on est élu ,quand on a un mandat public ........
Réponse de le 11/07/2016 à 10:01 :
Oui, si c'était pour faire de l'import/export de boule de pétanque au Portugal pas de soucis.
Mais là, on parle de GOLDMAN SACHS. Pas de l'épicier du coin. C'est dur à comprendre ?
a écrit le 10/07/2016 à 9:37 :
L'europe le 52 ième état des US..... Je ne suis pas Européen je ne suis pas Americain
a écrit le 09/07/2016 à 23:55 :
Retour à la case départ !
 Voilà  une preuve que les banquiers internationaux ont mis en place des gars à eux en politique. Il ne faut pas s’étonner si l’Europe va mal : ces banquiers ont enfilé l’habit de politicien pour nous maintenir dans l’oppression économique en faisant voter des lois qui favorisent le système bancaire et financier actuel à nos grands dépends !
  Ces faux représentants de la population, comme Barroso, Pompidou à son époque, Giscard, ou plus près de nous Macron, ne sont pas les amis de nos républiques ni des nations. De telles doubles personnalités sont nombreuses, comme chez nous presque tous nos leaders politiques actuels : aucun ne remet en cause le système des prêts avec crédits, seules sources de nos malheurs économiques : il manque simplement de l’argent libre (non emprunté) en circulation.
a écrit le 09/07/2016 à 23:05 :
comme Premier Ministre Portugais il participa en compagnie de G W Bush, Tony Blair, Manuel AZNAR, à la conférence des azores ou le quatuor lança la deuxième guerre d'Iraq
a écrit le 09/07/2016 à 22:37 :
Il va falloir surveiller de près le TAFTA , l ' individu a très certainement conservé des connivences à Bruxelles .
Réponse de le 10/07/2016 à 9:39 :

De votre fauteuil?
a écrit le 09/07/2016 à 19:56 :
ca c est pas l'europe..... quand la démocratie des uns est la dictacture de tout les autres.....
a écrit le 09/07/2016 à 19:47 :
Ah le néolibéralisme...
Réponse de le 11/07/2016 à 14:26 :
à moins que "néolibéralisme" soit synonyme de "connivence" je ne vois pas ce qu'il y a de libéral chez cette personne là.
Engraissée sur fonds publics, et n'ayant de rendre de compte qu'à ses sponsors, cette population de dirigeants, qui forment nos élites autoproclamées composées de fonctionnaires ou d'assimilés, est la cause 1ère de la plupart des problèmes.
a écrit le 09/07/2016 à 17:54 :
ce ne sont pas les socialistes qu'on verrait passer chez l'ennemi Goldman Sachs.nous avons une déontologie!
Réponse de le 09/07/2016 à 19:32 :
C'était la petite boutade nécessaire de Mr élu PS.
Réponse de le 10/07/2016 à 15:11 :
Monsieur,en tant qu'élu PS,permettez moi de vous dire que vous ne manquez pas d'air! Dois je vous rappeler certaines affaires au sein de nos frontières ou hors de celles ci ou des élus du parti auquel vous appartenez n'ont pas fait preuve de plus de valeurs morales.Bien évidemment je comdamne le choix de Barroso et le non rôle des institutions qui autorisent ce manquement.
a écrit le 09/07/2016 à 17:19 :
Et dire qu'il s'en trouve encore pour s'étonner du Brexit... Allez vite, un référendum ici aussi, qu'on fasse le ménage.
Réponse de le 10/07/2016 à 9:42 :
Vous vous avez loupé un épisode! L'Angleterre est le 51 ieme état des US. Pour eux rien ne change vraiment?
a écrit le 09/07/2016 à 16:23 :
Encore une bonne raison de se méfier de ces technocrates européens qui profitent allègrement des avantages de l'UE. Salaires exorbitants, pas d'impôts , voiture de fonction
copinage etc....Notre Baroso qui a brillé par sa médiocrité a sûrement des atouts cachés
pour avoir séduit la banque américaine. On ose deviner lesquelles?
Réponse de le 10/07/2016 à 17:46 :
Vous votez quoi aux européennes !Parce que les salaires et avantages des deputés européens sont les memes pour tous .....
a écrit le 09/07/2016 à 16:17 :
Il y a quelques mois, le Monde diplomatique avait publié un article très intéressant sur les eurocrates et les conflits d'intérêt
a écrit le 09/07/2016 à 15:37 :
Un bon pantouflage qui va écarter encore plus les citoyens européens de l'administration bruxelloise; Et moi qui croyait naïvement que le pantouflage et les conflits d'intérêts était une spécialité bien de chez nous.
a écrit le 09/07/2016 à 15:26 :
Barroso ne fait que s'adapter aux réalités qu'une fâcheuse omerta prétend qualifier de nouvelle. La mauvaise finance est un passage obligé : l'échec du projet Barnier abandonné est une réplique de l'échec du "fameux"discours du Bourget en 2012 après celui identique de Davos le 27/01/2010. L'Union Bancaire n'est qu'une palinodie que montre l'exemple du traitement de Chypre puis de son extension géographique. L'article actuel de Libération remonte mieux à la vraie source des questions. Il s'agit tout simplement de l'Atlantisme hégémonique naturel ayant résulté du partage du monde entre les trois vainqueurs présents à Yalta. L'UE n'est qu'une obédience de cet Atlantisme organisé avec l'OTAN mais qui n'est fatalement qu'un foirail et pas plus.
a écrit le 09/07/2016 à 14:46 :
Je ne sais pas si on peut parler de conflit d'interet, mais je trouve inadmissible qu'un ancien president de la Commission prenne position dans une telle entreprise americaine qui est auusi a l'origine des deboires de la Grece et, a travers Paulsen un ancien GS, de la bulle financiere de 2008. M. Draghi n'est-il pas aussi un ancien GS?
a écrit le 09/07/2016 à 14:16 :
Les contrats, cela se négocie. Dans un contrat de travail peut être insérer une clause de non-concurrence. Dans un mandat de commissaire européen, de fonctionnaires européens... il doit être possible de prévoir des incompatibilités provisoires d'au moins six mois avec certains jobs...
a écrit le 09/07/2016 à 13:29 :
Barroso n'est plus président de la Commission Européenne, il peu bien faire ce qu'il veut. Non-évènement.
Réponse de le 09/07/2016 à 17:29 :
Sauf à cacher un retour d’ascendeur. Soupons est grand tant goldman sachs est proche des affaires Européenne (entrée de la Grèce grâce à leur Stratagème, Mario Draghi, etc).
Réponse de le 09/07/2016 à 17:55 :
D'accord. Mais comment a t'íl pavé/anticipé à cette route? Par ses competences? J'ai doute.
Réponse de le 10/07/2016 à 12:12 :
@bruno_bd 09/07/2016 à 13:29
Bien sur, monsieur Manuel Barroso peut faire ce qu'il veut.
@Réponse de @bruno 09/07/2016 17:29
Qui a nommé monsieur Mario Draghi comme président de la BCE ?
Qui a fait entrer la Grèce dans l'UE et dans la ZE ? Les banquiers ou les politiques qui sont élus ?
@Réponse de Revo 09/07/2016 17:55
Vous doutez donc, vous, des capacités managériales de monsieur Barroso et de GS
Cordialement
Réponse de le 11/07/2016 à 7:44 :
@Bernardino : qui a nommé Draghi ? Le président de la BCEest nommé, comme le vice-président et les quatre autres membres du Directoire pour un mandat de huit ans non renouvelable, d'un commun accord entre les chefs d'État ou de gouvernement des États de la zone euro, sur recommandation du Conseil de l'Union européenne et après consultation du Parlement européen et du Conseil des gouverneurs de la BCE. Donc ce n'est pas Barroso, président de la commission, qui l'a nommé...
Qui a fait entrer la Grèce dans l'UE ? Barroso avait 24 ans en 1980 quand la Grèce a rejoint l'UE, et il était étudiant en littérature. Donc non coupable aussi pour l'admission de la Grèce en 1980. Enfin pour ce qui concerne l'admission de la Grèce dans l'€, la décision remonte à l'an 2000, 4 ans avant que Barroso devienne président de la commission de Bruxelles... qui d'ailleurs ne prend pas les décisions d'admission à l'€. Au passage le principal soutien à l'admission de la Grèce a été la France (gouvernement Jospin) parce parce qu’un nouveau membre offrait un contrepoids supplémentaire contre l’Allemagne (où l'on n'était guère favorable à l'admission de la Grèce : le ministre de l’Economie Otto Graf Lambsdorff parlait d’« erreur capitale » !).
Regardons un peu la poutre que nous avons dans l'oeil avant de chercher la paille dans celui de Barroso. C'est bien la France dirigée par Jospin, soucieuse de faire de l'€ une monnaie faible qui favorise les exportations, qui est principale responsable, avec le gouvernement PASOK qui a falsifié les comptes publics grecs, qui est responsable du désastre grec.
Réponse de le 11/07/2016 à 9:55 :
Mais ce n'est plus une poutre que vous avez dans l'oeil. Il n'y a aucun conflit d'interêt, de collusion dans cette affaire ? De secret professionnel avec son ancienne activité un peu trop sensible.... Je ne sais pas, ça parait évident.
Quand on voit en plus les scandales et ce qu'est et représente cette banque.
Réponse de le 11/07/2016 à 12:21 :
@bruno_bd 11/07/2016 7:44
Nous sommes parfaitement d'accord. Ce sont bien les politiques élus qui nomment les hommes aux postes clés.
Merci pour le rappel de l'entrée de la Grèce dans la ZE.
Quant à ceux qui tapent sur monsieur JM Barroso, je crois qu'il faudrait qu'ils regardent un petit peu du coté de chez nous où le "pantouflage" est assez commun. Il y a un exemple très récent...
Cordialement
a écrit le 09/07/2016 à 13:15 :
Une honte . Toutefois j'ai fait mieux que lui en tant que Président et Vice-President de l'UPMC.
a écrit le 09/07/2016 à 12:55 :
Cette société est en piteux état. Elle a certainement besoin de relais de croissance forts pour éviter la faillite. Barroso est indemnisé ici pour ses services rendus du passé, ce qui fait référence pour tous les autres personnages, Il n'est pourtant rien moins de certain qu'il dispose d'une potion magique pour les années suivantes.
a écrit le 09/07/2016 à 11:48 :
"De tels engagements ne peuvent manquer de soulever des questions quant à l'action présente des dirigeants européens."?....Non! Ça ne soulève pas des questions. Çà donne des réponses dont il faut tirer les conséquences.
a écrit le 09/07/2016 à 11:37 :
Quel cynisme... Et un joli doigt d'honneur tendu à toute la population européenne. J'approuve cette nomination, elle aidera les eurolâtres à ouvrir les yeux.
a écrit le 09/07/2016 à 11:16 :
L'UE est entre les mains des banquiers, ils tirent toutes les ficelles. Peut-être que le Brexit leur a échappé.
a écrit le 09/07/2016 à 11:14 :
Democratie chrétienne, c'est au fruit que l'on reconnait l'arbre ...
a écrit le 09/07/2016 à 11:04 :
bonjour les dégâts ha ha
a écrit le 09/07/2016 à 10:53 :
Goldman Sachs. Si on regarde les personnes nommées aux "postes clés" de l'Europe, beaucoup sont des "ex" de Goldman Sachs. Curieux. Très curieux.
a écrit le 09/07/2016 à 10:19 :
Quel cynisme, quelle indécence, quel manque de scrupule, vite tirer la chasse !!
a écrit le 09/07/2016 à 10:12 :
Ben , en fin de compte....Barroso ne quitte pas ...l' UE....puisqu'il va chez Goldman Sachs.
a écrit le 09/07/2016 à 9:57 :
Pas trop mal pour un ancien trotskiste, "l'argent ça va ça vient mais quand ça vient, ça va". L'éthique y perdra ce que le confort y gagnera, l'honnêteté intellectuelle en moins. Que du beau monde à la Commission, dans cette UE.
a écrit le 09/07/2016 à 9:38 :
L'union européenne semble très corrompu, mince alors comme en Russie et en Afrique ?
a écrit le 09/07/2016 à 9:31 :
Il serait intéressant que la justice européenne (ou nationales ) s’intéresse a ces hauts fonctionnaires européens et a ces nouvelles forme de corruption.
Sont t'ils sur des panamas papers ?
a écrit le 09/07/2016 à 9:05 :
L'affaire Barroso démontre que l'Europe est un cancer avec des métastase ;

Les Anglais ont eu raison de se barrer, la France doit maintenant organiser un referendum pour quitter ce cancer Europe de Bruxelles.

Tous ces politiciens voyous traitre de l'europe et tous ceux de leurs propres pays, en France nous en avons et les connaissons, devraient être jugés devant une coure pénale internationale et passés par les armes dès leur jugement prononcé.
Réponse de le 09/07/2016 à 14:36 :
Malheureusement, votre posture émotionnelle confond tout !!! Barroso, c'est Barroso, un point c'est tout. L'amalgame est injuste. L'UE compte des fonctionnaires engagés et honnêtes. Barroso est un politicien qui n'en finit pas de tourner sa veste. Va-t-on sacrifier 70 de paix et de prospérité parce que les politiciens se comportent mal ? Et pas seulement au niveau de l'UE, quand on voit la demagogie et le populisme au niveau national. En bref, vous faites erreur en chargeant l'UE, alors que ce sont les politiciens qu'il faut viser.
Réponse de le 11/07/2016 à 9:48 :
WTF, vous êtes sérieux à ressortir encore et toujours les vieux dogmes en carton de l'UE. La paix n'a pas de prix, 70 ans de paix... mais lol
Comme pour tout, l'UE n'y est pour rien. Guerre froide, arme nucléaire... ne vous dit rien ??
Après, Barroso, c'est l'arbre qui cache la forêt. La plupart des hauts fonctionnaires tapent allègrement dans le pot de confiture.
Par ailleurs, il a été remplacé par qui ? Un pauvre banquier bureaucrate blanchisseur d'argent. Comment pouvez vous encore croire à cette vérole supra nationale...
a écrit le 09/07/2016 à 9:03 :
Nul besoin d'être manichéen; M.Barroso connait mieux que quiconque ce que peuvent être les conséquences du berxit, secteur après secteur. C'est évidemment financièrement une information importante.
a écrit le 09/07/2016 à 8:55 :
Pour que les pro UE continuent à croire à leur chimère, ils doivent vraiment répéter comme des mantras, en se berçant d'avant en arrière, les phrases types habituelles style "l'europe c'est la paix", "l'europe protège de la mondialisation" etc... Je ne vois que ça pour ne pas se préoccuper des faits continuellement comme ça...
a écrit le 09/07/2016 à 8:53 :
Depuis le Brexit je passais pour un débile qui ne comprend rien à ce si beau projet avec un drapeau à 12 étoiles pour 27 pays (hahaha), et là d'un coup avec cette nouvelle les mêmes me disent : "hummm tu as peut-être raison il y a un truc qui ne va vraiment pas ! " ha bon sérieux ! Tu ajoutes Juncker et c'est pourtant clair !!!
a écrit le 09/07/2016 à 8:45 :
les pilleurs de l'europe recompense par l'oncle sam
pour qui.. payons le deficit des usa
il faut juger ses personnages pour haute trahison
a écrit le 09/07/2016 à 8:35 :
ceci est un scandale
lire recruté pour service rendu
a écrit le 09/07/2016 à 0:18 :
Il perçoit une retraite énorme de l'UE pour ses mauvais services, et va nous présenter GS comme un modèle d''éthique !
a écrit le 08/07/2016 à 23:55 :
a détourné -> a détourner
a écrit le 08/07/2016 à 23:25 :
On devrait mettre dans la Constitution, au niveau National (ou Européen) qu'un si haut fonctionnaire ne peux rejoindre le Privé une fois son Mandat fini (donnant droit à une retraite, mais ça c'est déjà le cas).
Ainsi, les Ambitieux cynique se tiendront à l'écart de la Politique. Ce que décrit ce papier avait été évoqué Emmanuel Todd chez Bourdin (19/04/2013, vers la fin), en demandant des "règles d'étanchéité". Le problème est de longue date, évidement.
a écrit le 08/07/2016 à 22:55 :
C'est à vomir.
une seule solution, et ce n'est pas un choix positif, entre la peste et le choléra il faut bien choisir : le FREXIT.
L'idée d'une Europe est définitivement morte, les derniers sortis seront les plus perdants.
a écrit le 08/07/2016 à 22:48 :
-Les Grec(que)s apprécieront!

-et encore, s'ils étaient les seuls....

-......


Voilà les discussions au "Café du Commerce de l'Europe"
a écrit le 08/07/2016 à 22:24 :
C'est en paiement de ses bons et loyaux services pour cette banque et ses consoeurs lorsqu'il était président de la commission.
D'autres politiciens tels que Schröder on aussi reçu un poste de pantouflage grassement payé par une multinationale quelques années après avoir été en poste et permis aux contre-réformes d'avancer pour le plus grand bénéfice de leurs futurs nouveaux employeurs.
a écrit le 08/07/2016 à 21:49 :
Les mensonges de cet homme pour soutenir la guerre de l'empire en irak lui ont valu la nomination au poste de vice roi de l'UE. 1 millions d'Irakiens l'ont payés de leur vie... C'est sur le banc des accusés du tribunal pénal international que ce triste personnage devrait être...
a écrit le 08/07/2016 à 20:19 :
Un signal fort pour se barrer de cette galère européenne gangrenée par des prédateurs de haut vol !
C'est vomitif !
Il y a urgence à se protéger dans tous les domaines.
a écrit le 08/07/2016 à 20:08 :
Les pauvres, s'ils savaient ce qu'il va leur coûter, dans sa firme comme à l'Union Européenne... Et pourquoi pas aussi un stage d'été à proposer à tonton Juncker ?
a écrit le 08/07/2016 à 19:43 :
Bravo, excellent papier!
a écrit le 08/07/2016 à 19:07 :
Et bien voila la boucle est bouclée !!! Au moins c'est clair.....
a écrit le 08/07/2016 à 18:46 :
Barroso, Draghi, et Goldmann Sachs ( les dirigeants) devraient être poursuivis en justice...... au lieu de cela ils empochent des millions ( et des milliards pour G.S.) et ce sont les européens qui paient. Qui voudrait lancer une action en justice contre ces braves gens????? En plus vous pouvez joindre l'actuel président, le cher Luxembourgeois,....... et vous avez les 4 as......de la déconfiture de l'Europe.
Réponse de le 09/07/2016 à 13:26 :
.... intéressant : pour quel délit ?
a écrit le 08/07/2016 à 18:31 :
Si ces erreurs flagrantes de l'UE ont un mérite, c'est de montrer son pire visage.
Cela ne fait que confirmer que les critiques à son encontre sont fondées voire même que celles-ci sous-estiment l'étendue de la décomposition.
Les dirigeants européens et l'UE le perçoivent-ils ? Rien n'est moins sûr.
L'idéal européen n'est plus seulement ignoré, il est piétiné et consciencieusement détruit.
Le simple fait que Barroso puisse prétendre à ce genre de poste montre toute l'étendue de l'aveuglement.
Mais bon, puisque personne ne répond de rien et surtout pas de ses erreurs.
a écrit le 08/07/2016 à 18:26 :
Que l'on le fasse payer. Il n'a pas besoin d'un nouveau travail: Qu'il aille en prison si son bilan est aussi mauvais.
Ah non, pardon , la prisons pour ces gens là ca n'existe pas.
a écrit le 08/07/2016 à 18:03 :
Et dire que certains prétendent que les banquiers n'ont pas d'éthique... Ils administrent ici la preuve du contraire. Ce sont gens de parole qui savent remercier un fidèle serviteur !
a écrit le 08/07/2016 à 17:56 :
L'Europe est donc belle et bien gérée pour satisfaire les intérêts de la finance. Il n'y a plus aucune ambiguïté sur la filiation entre les dirigeants européens et la finance internationale.
Réponse de le 08/07/2016 à 19:09 :
Vous en doutiez.....
Réponse de le 10/07/2016 à 17:58 :
La finance en France fait partie de la finance internationnale .La finance en France ,ce sont 1800 milliards en assurance vie dont 80 % en obligations d'état le reste en unités de comptes soit en actions !Ces 1800 milliards sont trés loin d'appartenir uniquement aux 100000 familles françaises les plus riches !La finance française ,ce sont 100 milliards d'€ placés en FCPE (fond commun de placement en entreprise) appartenant à 10.5 millions de salariés qui y ont laissés interressement participation et une partie de leurs économies sur des FCPE pour la plupart cotés en bourse !La finance française c'est aussi tous les autres placements appartenant à toutes les couches sociales ,c'est aussi les fonds de pensions US en particulier appartenant aux salariés du public et du privé aux USA !La finance française ,c'est aussi le fond de pension crée par Jospin avec des ministres communistes au gouvernement fond de pension alimenté par la privatisation d'entreprises publiques ET COTE EN BOURSE !Je peux continuer la liste est longue ......
a écrit le 08/07/2016 à 17:29 :
Les "populistes" (c'est à dire en gros : ceux qui osent douter du bien fondé de la parole des "élites" "démocratiques" et "responsables" en faveur du libéralisme mondialisé) vont encore protester contre cette reconversion juteuse. Mais de fait, quel symbole ! Le propre de ces "élites" (qui stigmatisent les populistes euro-sceptiques), c'est une désinhibition complète par rapport à toute espèce de décence
a écrit le 08/07/2016 à 17:19 :
J'ai l'impression que Goldman Sachs, too big to fail, est en train de former un gouvernement suprême international. J'espère que je me trompe, mais je suis un Orwellien très circonspect vis-à-vis de ces dirigeants qui ne nous veulent que du bien :-)
Réponse de le 09/07/2016 à 8:14 :
Les portugais le considéraient comme un traître , je crois qu'ils vont trouver d'autres qualificatifs encore moins élogieux pour cet ancien président des étudiants maoïstes ,que nous a apporté cette génération de gauchistes ? (voir en France) .

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