Brexit : Barnier et Davis s'attaquent aux points clés

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Nous avons pris un bon départ le mois dernier, mais nous entrons maintenant dans le vif du sujet, a déclaré David Davis (à gauche), lundi à Bruxelles.
"Nous avons pris un bon départ le mois dernier, mais nous entrons maintenant dans le vif du sujet", a déclaré David Davis (à gauche), lundi à Bruxelles. (Crédits : REUTERS/Yves Herman)
Après une première réunion le 19 juin, au cours de laquelle les deux parties ont discuté du calendrier et de plusieurs points logistiques, le Royaume-Uni et l'Union européenne entrent dans le vif du sujet cette semaine. Sur la question des ressortissants, notamment.

"Se mettre au travail." Telle est la promesse formulée par David Davis, ministre britannique chargé de la sortie de l'Union européenne, et Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE chargé du dossier, à l'ouverture de la première session de discussions, lundi à Bruxelles. "Nous avons pris un bon départ le mois dernier, mais nous entrons maintenant dans le vif du sujet", a déclaré le premier, évoquant la réunion organisée en juin pour fixer le calendrier des discussions, à son arrivée au siège de la Commission européenne. "Pour nous, il est très important que nous fassions des progrès. Le moment est venu maintenant de nous mettre au travail et d'en faire une négociation fructueuse."

"Nous allons maintenant nous plonger au cœur du dossier. Nous devons examiner et comparer nos positions respectives afin d'accomplir des progrès", a pour sa part expliqué Michel Barnier, ajoutant qu'un point de presse aurait lieu jeudi.

Unanimité sur la période de transition

Ces discussions doivent permettre de fixer, d'ici au 29 mars 2019, les termes du divorce entre Londres et l'UE et de dessiner les contours de leurs futures relations. D'ici à octobre, elles porteront prioritairement sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne et des Britanniques établis sur le continent, sur les obligations financières du Royaume-Uni (la "facture du Brexit") et sur d'autres sujets liés au divorce comme la frontière entre Irlande et Irlande du Nord. Si elles progressent convenablement, les dirigeants de l'UE pourraient demander à Michel Barnier de préparer des négociations commerciales à l'occasion de leur Conseil européen de la mi-octobre.

Depuis un an, Bruxelles suppose que le Royaume-Uni aura besoin d'une période de transition entre sa sortie de l'UE et la mise en oeuvre d'un nouvel accord dont les grandes lignes auront été tracées d'ici mars 2019, si tout se déroule comme prévu. L'idée ne fait toutefois pas l'unanimité outre-Manche car Londres devrait continuer à respecter les règles de l'UE et contribuer au budget européen pendant cette transition.

Dimanche, le ministre britannique des Finances Philip Hammond a assuré que cette perspective faisait désormais l'unanimité au sein du gouvernement de Theresa May.

(Avec Reuters)

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Le calendrier des négociations

19 juin 2017 : début officiel des négociations ;

22-23 juin : les chefs d'Etats européens se recontrent à Bruxelles ;

17 juillet : deuxième round de discussions ;

Octobre-décembre : objectif de fin des discussions sur la procédure de divorce ; début des négociations sur le futur accord commercial ;

Octobre 2018 : date limite pour atteindre un accord, afin qu'il soit ratifié par les parlements britannique et européen ;

29 mars 2019 : date officielle de divorce entre le Royaume-Uni et l'UE.

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Commentaires
a écrit le 18/07/2017 à 7:47 :
Depuis Mme Thatcher, tout le monde dit que la GB ne contribue pas au budget de l'UE et elle ne fait que recevoir.
Dans les discussions du Brexit le plus important pour l'UE est que la GB paye un maximum, soit EUR 100 Mia en perte de cotisation à la solidarité.
Il faut savoir, soit les Anglais ne payent pas, soit ils payent énormement pour justifier les EUR 100 Mia.
a écrit le 17/07/2017 à 18:58 :
L'agenda est optimiste: il y aura des prolongations...
Cordialement
a écrit le 17/07/2017 à 17:33 :
Ces négociations cachent des arrières pensées malsaines :l' UE doit punir la GB et cela afin d'éviter l'effet domino qui sera inéluctable s'il s'avère que la sortie des britanniques a des effets positifs pour leur pays : l'enjeu c'est donc la décomposition de l'UE; mais dans cette hypothèse c'est peut-être une chance pour l'Europe
Réponse de le 18/07/2017 à 13:32 :
Pas besoin de punir, Londres perd déjà des banques , la delocalisation est lancée. La punition du marché sera impitoyable. Je suis d'avis de faire sortir d'Europe aussi la Pologne et la Hongrie qui n'ont rien à voir avec nos valeurs.
a écrit le 17/07/2017 à 12:02 :
Les anglais ont donc bel et bien acté le brexit, ils vont sortir c'est sûr et certain l'oligarchie financière n'a pas pu leur faire faire machine arrière c'est dire si leur volonté de s'échapper est immense.

Difficile de ne pas regarder avec envie ces anglais prendre leur envol, fuyant cette europe moribonde embourbée par les vieillards rentiers allemands.

L'europe allemande se meure et aucune perspective d'amélioration n'est visible, la seule solution c'est d'en sortir afin de faire exploser cette association de malfaiteurs qu'est notre union européenne.

Une europe oui mais des peuples et non du fric svp sinon voilà comment ça fini, dans la pénurie, merci.

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