Brexit et taux bas : le gendarme boursier européen alerte sur un risque de bulle

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Nous nous attendons à ce que le calendrier politique de l'UE, y compris les négociations sur le Brexit, l'évolution de la situation monétaire aux Etats-Unis et les développements géopolitiques restent les principaux facteurs de risque pour 2017, indique l'ESMA.
"Nous nous attendons à ce que le calendrier politique de l'UE, y compris les négociations sur le Brexit, l'évolution de la situation monétaire aux Etats-Unis et les développements géopolitiques restent les principaux facteurs de risque pour 2017", indique l'ESMA. (Crédits : REUTERS/Toru Hanai)
L'Autorité européenne des marchés financiers estime que les incertitudes liées au Brexit en particulier, et à l'environnement géopolitique en général, restent les principaux facteurs de risque en 2017.

La faiblesse des taux d'intérêt et les incertitudes politiques telles que le Brexit ont porté à leur plus haut niveau les risques de voir se former des bulles dans certaines catégories d'actifs, a déclaré mardi l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), employant un ton d'une fermeté inhabituelle pour mettre en garde les investisseurs.

Dans un rapport sur "les tendances, les risques et les vulnérabilités", l'institution, gendarme des marchés financiers européens, estime que "les risques de marché et de crédit sont très élevés" et évoque une menace de contagion. Elle ajoute que le "risque de valorisation", une référence aux prix des actifs, se situe à "ses plus hauts niveaux en raison des faiblesses financières et de l'incertitude géopolitique".

Les incertitudes du Brexit "parmi les plus importantes sources de risque"

Même si le discours de l'ESMA fait écho aux préoccupations exprimées ces derniers mois par certains acteurs du marché bancaire, il tranche avec le ton rassurant choisi la semaine dernière par Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), pour tenter d'apaiser les craintes de surchauffe sur les marchés.

> Lire aussi : Euro fort, inflation faible : le dilemme de la BCE

"Les incertitudes liées au Brexit continuent de figurer parmi les plus importantes sources de risque", soulignent les auteurs du rapport de l'ESMA.

"Nous nous attendons à ce que le calendrier politique de l'UE, y compris les négociations sur le Brexit, l'évolution de la situation monétaire aux Etats-Unis et les développements géopolitiques restent les principaux facteurs de risque pour 2017", poursuit le document.

La semaine dernière, le président du directoire de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé la BCE à rompre avec sa politique de fourniture de liquidités quasi-gratuites et illimitées aux banques, en estimant qu'elle favorisait l'apparition de bulles sur les marchés d'actions, l'obligataire ou l'immobilier.

(Avec Reuters)

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a écrit le 13/09/2017 à 18:05 :
Les taux bas, c'est bien, mais cela devient un problème dès que les taux remontent ! Je pense aussi que beaucoup vont se retrouver la tête sous l'eau quand les taux vont repartir à la hausse, ce qui est inéluctable. Mais bon, en France, on s'attend à ce que le gouvernement (le contribuable) couvre les pertes, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 13/09/2017 à 21:26 :
C'est bien résumé. Si prendre des risques rapporte gros et que le risque est couvert par le contribuable alors autant y aller tête baissée.
a écrit le 13/09/2017 à 16:43 :
Notre croissance moribonde oui, la continuité de bas taux d'intérêt, consécutive à cette première, en effet également mais je ne comprends pas bien en quoi le brexit pourrait générer une bulle spéculative, là faut m'expliquer.

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