Brexit : impasse dans les négociations, la situation pourrait se débloquer d'ici deux mois

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La question du règlement financier, c'est-à-dire le paiement par le Royaume-Uni de ses engagements pris en tant que membre de l'UE avant sa sortie prévue fin mars 2019, s'est révélée particulièrement problématique.
La question du règlement financier, c'est-à-dire le paiement par le Royaume-Uni de ses engagements pris en tant que membre de l'UE avant sa sortie prévue fin mars 2019, s'est révélée particulièrement problématique. (Crédits : Francois Lenoir)
Le cinquième cycle de discussions n'a pas permis de progresser de façon significative, a reconnu le négociateur en chef de l'Union européenne, Michel Barnier. Mais il garde espoir pour les mois à venir.

Confronté à une "impasse préoccupante" sur le sujet de la facture de sortie du Royaume-Uni, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a toutefois estimé jeudi que des "avancées décisives" étaient possibles dans les deux prochains mois.

"Je reste persuadé (...) qu'avec une volonté politique des avancées décisives sont à notre portée dans les deux mois qui viennent", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bruxelles après trois journées de négociations avec les Britanniques sur les conditions du divorce entre Londres et l'Union européenne.

Le cinquième cycle de discussions n'a pas permis de progresser de façon significative, a reconnu le Français.

"Cette semaine nous avons travaillé dans un esprit constructif, nous avons clarifié certains points, pour autant nous n'avons pas fait de grands pas en avant", a-t-il constaté.

L'aspect financier au cœur du problème

La question du règlement financier, c'est-à-dire le paiement par le Royaume-Uni de ses engagements pris en tant que membre de l'UE avant sa sortie prévue fin mars 2019, s'est révélée particulièrement problématique.

"Nous sommes sur cette question dans une impasse qui est extrêmement préoccupante" à la fois "pour les milliers de porteurs de projets" en Europe et "pour les contribuables", a expliqué Michel Barnier.

En conséquence, Michel Barnier a d'ores et déjà annoncé qu'il ne serait "pas en mesure" de recommander la semaine prochaine aux dirigeants des 27 pays restant dans l'UE de passer à la phase suivante des discussions. Cette nouvelle phase, portant sur la future relation entre les deux parties, est réclamée impatiemment le Royaume-Uni.

Londres se prépare à l'absence d'accord

Son interlocuteur britannique David Davis, qui s'exprimait lors de la même conférence de presse, a confirmé qu'il restait beaucoup de travail à faire. Il a ajouté que Londres se préparait à tous les scénarios, y compris celui d'une absence d'accord avec Bruxelles.

Le ministre britannique du Brexit a cependant fait part de sa confiance sur la possibilité de trouver prochainement un accord sur la question des droits des expatriés européens. Les Européens réclament des "progrès suffisants" sur les principaux contentieux du divorce (facture du Brexit, droits des ressortissants européens au Royaume-Uni et britanniques dans l'UE, frontière nord-irlandaise) avant de lancer les négociations sur une éventuelle période de transition et des futures relations commerciales entre Londres et les Européens.

Londres aimerait mener les deux phases de concert. Davis a répété jeudi que les Britanniques étaient prêts à engager les discussions sur la relation future entre Londres et l'UE.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 12/10/2017 à 16:23 :
Dans une partie de poker, celui qui gagne c'est celui qui ne joue pas!

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