Brexit : l'Ecosse osera-t-elle un référendum unilatéral sur l'indépendance ?

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L'Ecosse divorcera-t-elle sans consentement de Londres du Royaume-Uni ?
L'Ecosse divorcera-t-elle sans consentement de Londres du Royaume-Uni ? (Crédits : © Russell Cheyne / Reuters)
Theresa May refuse tout nouveau référendum écossais sur l'indépendance. Mais les Nationalistes écossais pourraient passer outre. Non sans problème.

Le gouvernement régional écossais se retrouve désormais dans une situation « à la catalane ». Depuis le 23 juin et le vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (le « Brexit »), le gouvernement écossais, dirigée par le Parti Nationaliste Ecossais (SNP), évoque la possibilité d'un second référendum sur l'indépendance. L'Ecosse a en effet massivement soutenu le maintien dans l'UE à 62 % le 23 juin, alors que l'ensemble du Royaume-Uni votait en faveur du Brexit à 51,7 %. La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a défendu l'idée d'un respect du choix des Ecossais et donc d'un maintien, d'une façon ou d'une autre, dans l'UE. Même au prix, avait-elle dit d'emblée, d'un nouveau référendum sur l'indépendance.

Le 18 septembre 2014, les Ecossais avaient choisi à 55 % de demeurer dans le Royaume-Uni. La crainte de se voir « expulser » de fait de l'UE avait joué un rôle fondamental dans ce résultat. Le SNP avait accepté l'issue du scrutin et avait enterré provisoirement l'idée d'un nouveau référendum « sauf en cas de changement majeur de circonstances ». Nicola Sturgeon considère que le vote en faveur du Brexit constitue un de ces changements et qu'il convient donc de consulter à nouveau le peuple écossais.

L'effet « hard Brexit »

La décision du gouvernement britannique dirigé par Theresa May le 17 janvier de préférer le contrôle des frontières au maintien dans le marché unique, autrement dit de privilégier un « Brexit dur », a encore alimenté la détermination de Nicola Sturgeon qui avait alors jugé que ce « hard Brexit rapprochait l'Ecosse d'un nouveau vote » sur la sécession. Cette colère n'avait, du reste, été que renforcée par une autre décision, celle de la Haute Cour, qui avait confirmé que l'accord des parlements des régions aux pouvoirs dévolus (Ecosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) n'était pas nécessaire dans le processus de séparation avec l'UE.

Le problème de la légalité de la voie unilatérale

Mais ce deuxième référendum pose de nombreux problèmes. Le premier est sa légalité. En 2014, le vote sur l'indépendance avait été le fruit d'un processus de négociation entre Londres et Edimbourg. Le gouvernement britannique avait validé le vote et s'était engagé à en reconnaître le résultat en engageant des discussions de deux ans pour achever la séparation. Mais, cette fois, un tel accord est improbable. Dimanche 26 février, la première ministre britannique Theresa May a confirmé qu'elle ne voulait pas d'un nouveau référendum sur l'indépendance. « Il y a eu un référendum. Il était clair, décisif et légal. Les deux parties ont accepté de reconnaître le résultat de ce référendum », a indiqué la locataire du 10, Downing Street. Autrement dit, Theresa May estime que la question de l'indépendance écossaise est close. Elle peut compter sur le soutien sur ce point du chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, qui a demandé au SNP ce week-end de « respecter » le résultat du Brexit et d'abandonner la « folie » de l'indépendance.

L'Ecosse comme la Catalogne

Nicola Sturgeon ne peut donc compter sur un processus comparable à celui de 2014. Elle va devoir choisir entre se soumettre à la légalité britannique, renoncer à l'indépendance et accepter le Brexit négocié par Londres ou se lancer dans un référendum unilatéral qui ne sera pas reconnu par le Royaume-Uni, mais sans doute pas davantage par la plupart des Etats de l'UE - ce qui risque de mettre en cause la capacité d'une Ecosse devenue ainsi indépendante à retourner dans le giron européen. Choix délicat, donc, qui, d'une certaine façon, était celui des Indépendantistes catalans voici quelques mois avant que ces derniers décident de se lancer dans un processus unilatéral avant le mois de juillet 2016.

La voie unilatérale pose de nombreux problèmes : celui de la reconnaissance international, du risque de conflit avec l'Etat central et de l'absence de participation des opposants à l'indépendance - donc de légitimité. Nicola Sturgeon peut-elle se lancer dans un tel processus ? En Catalogne, les Indépendantistes disposaient d'un mandat pour préparer l'indépendance et d'une majorité parlementaire. Leur décision n'en est pas moins contestée en Espagne où plusieurs dirigeants catalans sont poursuivis par la justice pour leur décision d'aller vers l'indépendance catalane.

« Nouveau référendum » ?

En Ecosse, Nicola Sturgeon peut en théorie s'appuyer sur une majorité indépendantiste en s'alliant avec les Verts écossais, qui sont favorables à la sécession, mais cette alliance sur un référendum est à construire puisque l'indépendance n'a pas été au cœur de la campagne des élections régionales de mai 2016. Certes, Nicola Sturgeon peut construire la légitimité de son référendum sur l'éclatement du statu quo le 23 juin dernier. C'est ce qu'elle tente de faire, notamment en demandant, selon le quotidien The National, à ces conseillers de ne pas parler de « second référendum » mais de « nouveau référendum » puisque les conditions sont différentes. « C'est un nouveau référendum parce qu'il s'agit d'une question de déficit démocratique et de sortir, contre notre volonté de l'UE », a indiqué aux dirigeants SNP la première ministre. Mais c'est un fondement fragile face à l'absence de légitimité.

L'UE au bout du chemin ? Pas si sûr

Surtout, Nicola Sturgeon doit redouter la réaction de l'UE elle-même. Les Européens sont confrontés au refus de l'Espagne et de la France de prendre en compte la demande de l'Ecosse d'une réintégration immédiate d'une Ecosse indépendante dans l'UE. Cette perspective avait été envisagée plus ou moins clairement après le 23 juin par la Commission européenne, puis par certains négociateurs européens comme l'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt, afin de faire pression sur Londres dans les discussions sur le Brexit. Mais, pour Madrid, ce serait un désastre car un tel processus légitimerait une sécession unilatérale et rendrait impossible le rejet du processus catalan en cours. Un des arguments du gouvernement espagnol contre l'indépendance catalane sera l'éjection d'une république catalane indépendance de l'UE en cas de sécession. L'UE a dû se plier à ces craintes.

Dans le Financial Times de ce 27 février, la Commission fait savoir que l'Ecosse devra postuler à l'adhésion, comme tous les autres candidats, en cas d'indépendance. Certes, Bruxelles reconnaît que la procédure « sera plus rapide », puisque l'Ecosse est sans doute plus proche de l'UE que d'autres pays candidats, mais elle devra se soumettre à toute la procédure qui, en réalité, est toujours longue. Et surtout, la question principale reste en suspens : une indépendance unilatérale pourrait-elle enclencher ce processus ? L'UE devra reconnaître cette indépendance. Et si l'indépendance de l'Ecosse est reconnue via un référendum unilatérale, pourquoi refuser cette reconnaissance à la Catalogne ? Madrid, immanquablement, pour maintenir l'isolement de la Catalogne, bloquera l'adhésion écossaise...

Majorité des Ecossais contre un nouveau référendum

Autrement dit, Nicola Sturgeon ne pourra pas faire miroiter facilement le retour dans l'UE au bout de son référendum d'indépendance... C'est donc l'argument principal du SNP qui est fragilisé. Certes, la brutalité de Londres, qui ignore la spécificité écossaise dans le processus du Brexit, joue en faveur de l'indépendance. Selon les sondages, l'indépendance est certes encore minoritaire, mais elle a beaucoup progressé dans l'opinion écossaise depuis la décision d'un « hard Brexit » de Theresa May. Néanmoins, selon la dernière enquête, 51 % des Ecossais pensent qu'il ne faut pas convoquer un nouveau référendum, contre 44 % qui sont de l'avis contraire. Le Brexit ne semble donc pas une circonstance décisive pour la majorité des Ecossais pour revenir sur leur vote de 2014. Tout le travail de Nicola Sturgeon sera, si elle veut parvenir à l'indépendance, de changer cet état d'esprit. Pour cela, elle peut sans doute compter sur l'inflexibilité de Theresa May et du Labour. Car une des leçons de la Catalogne, c'est que la cause de l'indépendance ne progresse jamais tant que quand le pouvoir central fait mine d'ignorer la spécificité d'une région tentée par la sécession et mise sur une forme de mise au pas et de mépris.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2017 à 20:59 :
mais coment est-ce qu'ils peuvent être si sûrs que l'UE existera dans quelques années?
a écrit le 28/02/2017 à 12:58 :
La seule différence entre le cas écossais et le cas catalan est la façon dont le Royaume-Uni et l'Espagne on fait face à une demande légitime des gouvernements autonomes respectifs (écossai et catalan). Le Royaume-Uni, à différence de l'Espagne, a fait preuve d'un esprit démocratique exemplaire, d'autant plus logique vu sa tradition et sa trajectoire historique dans ce domaine et a permis, déjà, un premier référendum. L'Espagne, elle, non seulement fait preuve de tout le contraire, mais encore est un État où la séparation des pouvoirs n'existe point et l'indépendance judiciaire est même mise en question par le Conseil de l'Europe et par l'UE dans ses derniers rapports (http://politica.elpais.com/politica/2016/04/11/actualidad/1460372868_372009.html). Les catalans ont un esprit démocratique beaucoup plus ancien que la 'sainte' Constitution espagnole de 1978. Les lois doivent s'adapter aux demandes légitimes et majoritaires d'une société qui évolue elles aussi et quand l'État fait la sourde oreille à cette clameur populaire, l'État devient un obstacle et un problème au lieu d'une solution.
a écrit le 28/02/2017 à 10:24 :
Sturgeon est habile et sait parfaitement qu il est trop tôt pour un nouveau referendum, mais il aura lieu avant 5 ans.
Je ne comprends pas bien la position de notre pays. Il est Jacobin certes, mais est ce que l 'on croit à la sécession de la Corse, de la Bretagne, de notre Catalogne ou d'une autre région? De mon point de vue non pourtant. Est ce qu'on a dealé un truc avec les Espagnols? Si oui quoi...?
J'ajoute qu'historiquement une Ecosse ou une Catalogne indépendantes ce sont de vieux rêves nationaux...Affaiblir le UK ou l'Espagne, nombreux sont les rois Français à en avoir rêvé et ça a été un long fil rouge.
a écrit le 28/02/2017 à 9:47 :
Au Royaume Uni, la longue histoire d'haine-amour entre l'Angleterre et l'Ecosse remonte au 13° siècle, époque où les écossais reconnaissent Édouard Ier comme suzerain. Depuis ce temps, on peut dire que les relations entre les deux ont été jalonnées de guerres incessantes. Jamais ces relations n'ont été parfaites et sereines. Contrairement à d'autres royaumes dont celui de France, le Royaume Uni n'a réussi à unir ses composantes et à les maintenir que par la force des armes.
Le Royaume Uni n'a longtemps été qu'un collage de confettis d'une cohésion plus forcée qu'enthousiaste.
Mais leur acte d'association librement consentie au 18° siècle les a rendu solidaires des choix majoritaires communs.

C'est d'autant plus applicable qu'une faculté d'indépendance a été offerte à l'Ecosse en septembre 2014 et a été rejetée à plus de 55% des voix.

C'était pour les écossais l'occasion de reprendre toute leur souveraineté et de conclure leurs propres accords et alliances.
Ils ont eu le choix et ont choisi. Revenir peu de temps après sur ce choix n'est une chose ni compréhensible ni admissible.
L'histoire ne s'arrêtera sans doute pas à ce référendum et il est assez probable qu'une autre occasion de divorce se présente dans un avenir lointain ou non. Que peuvent représenter quelques décennies à côté de huit siècles d'évolution.
Encore qu'ils ne soient peut être pas bien conscients des grands vices de l'UE et de son supra-nationalisme urticant, nous pouvons comprendre leur déconvenue du Brexit, mais ils doivent se faire une raison jusqu'à ce qu'une nouvelle occasion unanimement acceptée par les différentes composantes se présente à nouveau.
Il faut aussi garder à l'esprit que n'est pas en émiettant des territoires que chacun d'entre eux arrivera à se créer une situation florissante, sécurisante et enviable. Un dicton dit que l'union fait la force et un autre dit qu'il vaut mieux être un gros poisson dans un petit étang qu'un petit poisson dans un grand étang. Rien n'est figé dans le temps et le même problème de Frexit peut créer la même situation chez nous.
En conclusion c'est bien cette UE fédéraliste mortifère d'aujourd'hui qui est source de discorde.
a écrit le 28/02/2017 à 9:39 :
L'UE sera toujours en faveur des régions au dépend des États. Il est plus facile de manipuler de nombreuses zones, qui ne s'entendent pas, pour leur imposer ce qu'ils ne désirent pas!
a écrit le 28/02/2017 à 9:39 :
Oui mais comparaison n'est pas raison puisque Rajoy est un copain des allemands, donc il a le droit de faire ce qu'il veut dans son pays en UE mais par contre May n'est pas une copine aux allemands, donc si l'UE peut tout tenter pour éclater l’Angleterre elle le tentera c'est comme ça.

Vous faites comme si nous évoluions en démocratie, il suffit de regarder aux alentours pour bien voir que ce n'est pas le cas, l'oligarchie européenne répond à une logique oligarchique et non démocratique.
a écrit le 28/02/2017 à 8:35 :
Un écossexit ?!? .... et bientôt un rmake du tournoi des six nations dans le domaine ?
a écrit le 28/02/2017 à 7:40 :
A chaque fois qu un pays ou region est en difficulté economique... demande de rattachement à l'europe... On a la chasse aux prestations sociales...prestations eco....Merci l'europe. Il ne faut pas oublier qu'en France il faut aussi payer pour nos politiques corrompus...
Réponse de le 28/02/2017 à 14:46 :
Les écossais sont riches, ils ont le pétrole.
Réponse de le 28/02/2017 à 14:58 :
Pour être précis,
le PIB par habitant en 2014 de l'Ecosse est comparable à la centaine d'euro près...à celui de la France. (source Eurostat)
a écrit le 28/02/2017 à 3:37 :
L'Europe est un enfer procedural.
Réponse de le 28/02/2017 à 16:23 :
Oui mais bientôt l'UE ne sera plus : OUF !
a écrit le 27/02/2017 à 23:58 :
La majorité a déjà voté contre l'indépendance.Elle votera pour le brexit.Tout le reste n'est que gesticulations.
a écrit le 27/02/2017 à 23:22 :
Il y a une possibilité pour que l'écosse entre plus vite Dans l'UE : une union fédérale celtique avec une Irlande unifiée en utilisant la jurisprudence RDA de 1990. Les espagnols ne bloqueraient peut-être pas...
Réponse de le 28/02/2017 à 10:33 :
Option tout à fait fascinante. Reste le cas des "Loyalistes" d'Irlande du Nord...
A noter que même ceux là ont déjà le droit au double passeport (UK et Irlandais) donc au passeport européen et toujours après le Brexit. Effectivement c'est une option valable.
Encore plus fort, ça peut même donner des idées (folles!) à des régions anglaises et Londres au premier chef....
a écrit le 27/02/2017 à 22:42 :
Et pour l'Alsace ,quand peut elle demander un référendum pour quitter la France?
a écrit le 27/02/2017 à 21:52 :
La situation écossaise n'a rien de comparable avec la situation catalane. La revendication indépendantiste catalane est de la même nature que la flamande ou la lombarde, celle d'une région riche qui ne veut plus soutenir le reste du pays moins favorisée. L'Ecosse pour sa part est moins riche que l'Angleterre, et la question de l'indépendance écossaise ne serait pas revenue sur le tapis sans le brexit. Dans cette affaire le mieux est que l'UE n'intervienne pas, si l'Ecosse choisit l'indépendance et demande à adhérer à l'UE, il ne fait guère de doute qu'elle respecte les critères de Copenhague et donc il n'existera aucun obstacle de principe à cette adhésion . Par contre il est évident qu'elle ne pourra bénéficier des opt-outs dont bénéficiait le Royaume-Uni et devra donc adopter Schengen et l'€.
Réponse de le 01/03/2017 à 9:40 :
Les raisons européennes d'une opposition à l'adhésion d'une Ecosse indépendante ne sont pas d'ordre économique mais politique, comme c'est abondamment démontré dans l'article. Notons que les mauvaises raisons qui empêchent l'édification d'une véritable union politique en Europe (refus du principe des transferts budgétaires des pays riches vers les pays pauvres) sont exactement celles qu'invoquent des régions riches telles que la Catalogne par leur refus de continuer à soutenir les régions plus pauvres ; idem pour la Ligue du Nord italienne, et, pourquoi pas demain, Rhône-Alpes vis-à-vis de la région Centre en France. C'est en cela que le statut-quo et l'échec politiques de l'Europe sont dangereux car, à vouloir la disparition des Etats-Nations sans rien proposer de solide à la place, on risque tout simplement la désintégration et le morcellement des nations européennes. Le véritable risque de régression est là et pas ailleurs.
a écrit le 27/02/2017 à 21:28 :
il serait logique qu'il y ait un referendum pour savoir si les ecossais acceptent de se faire dicter des lois par des technocrates centralisateurs ( tiens, il me semble avoir deja entendu ca qque part, mais je ne sais plus ou si vous pouviez m'aider)
a écrit le 27/02/2017 à 19:29 :
1) Sturgeon est un petit poids, même écossée. 2) cela va être compliqué si la GB impose des droits de douane pour traverser son territoire. 3) Economiquement et politiquement, cela rappelle le Québec qui ne relève plus le défi tant cela est absurde dans l'absolu :-)
a écrit le 27/02/2017 à 19:17 :
Il suffit que l'Ecosse décide de révoquer the Act of Union qui rattache l'Ecosse à l'Angleterre. Et si Londres n'est pas d'accord, alors les Européens devront dire haut et fort que l'Ecosse peut adhérer de suite à l'EU, prenant la place de feu le RU. Cessons de tergiverser! le RU a décider de partir, si l'Ecosse veut rester, facilitons lui la tâche.
a écrit le 27/02/2017 à 18:54 :
Si j'ai bien compris, les écossais vont se faire avoir encore une fois de plus par l'Angleterre, et l'Europe ne viendra pas à leur secours pour ne pas créer un précédent pour les catalans, alors que ces 2 situations sont bien différentes. C'est triste pour les écossais, ils méritent mieux que ça.

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