Brexit : la croissance britannique résiste mieux que prévu

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La croissance du Royaume-Uni au troisième trimestre a été révisée en hausse de 0,1 point, à 0,6%, une nouvelle preuve que l'activité britannique est jusqu'à présent restée ferme depuis le vote pour le Brexit en juin.
La croissance du Royaume-Uni au troisième trimestre a été révisée en hausse de 0,1 point, à 0,6%, une nouvelle preuve que l'activité britannique est jusqu'à présent restée ferme depuis le vote pour le Brexit en juin. (Crédits : © Luke MacGregor / Reuters)
L'activité économique finit l'année sur une bonne note au Royaume-Uni, en particulier grâce au secteur tertiaire. En revanche, le gouvernement s'attend à un net ralentissement en 2017.

La croissance du Royaume-Uni au troisième trimestre a été révisée en hausse de 0,1 point, à 0,6%, grâce à une contribution plus forte que prévu du secteur des services, en particulier la finance, a annoncé vendredi l'Office des statistiques nationales (ONS).

Il s'agissait de la troisième estimation d'évolution du (PIB) du pays au troisième trimestre (de juillet à septembre) par rapport au deuxième. Elle est meilleure que ce que prévoyaient les économistes interrogés par l'agence Bloomberg qui tablaient en moyenne sur 0,5%.

Cette révision positive est une nouvelle preuve que l'activité britannique est jusqu'à présent restée ferme depuis le vote pour le Brexit en juin. L'ONS a toutefois annoncé avoir révisé en légère baisse, de 0,1 point, les chiffres pour le premier et deuxième trimestres, qui montrent désormais une croissance de 0,3% et 0,6% respectivement.

L'industrie financière toujours en bonne forme

Cette bonne nouvelle résulte en grande partie au dynamisme du puissant secteur des services (+1%), prépondérant au Royaume-Uni, avec en particulier une bonne performance de l'industrie financière. En revanche, la production industrielle a reculé de 0,4% sur le troisième trimestre et la construction de 0,8%.

Paralèllement, les dépenses des ménages ont été dynamiques (+0,7%) tout comme les investissements (+0,9%), alors que le commerce extérieur, déficitaire, a eu une contribution négative.

Le vote pour le Brexit n'a donc pour l'instant pas été la catastrophe annoncée pour l'économie britannique, qui finit l'année en bonne santé, comme le suggèrent les derniers indicateurs économiques portant sur le quatrième trimestre, notamment ceux liés à la consommation des ménages. L'ONS a ainsi précisé que l'activité dans les services a progressé de 0,3% sur le seul mois d'octobre.

Un net ralentissement attendu en 2017

"Les fondamentaux de l'économie britannique sont solides, mais des défis nous attendent", a réagi dans un communiqué le porte-parole du ministère des Finances. Les pouvoirs publics s'attendent à ce que la croissance atteigne 2,1% pour l'ensemble de 2016 avant un net ralentissement en 2017.

Les entreprises pourraient en effet réfléchir à deux fois avant d'investir dans les prochains mois compte tenu des incertitudes entourant le coup d'envoi des négociations sur le Brexit, prévu d'ici fin mars 2017. Sans compter que la poussée attendue de l'inflation, consécutive à la chute de la livre et au renchérissement des biens importés qu'elle induit, risque de limiter le pouvoir d'achat des ménages.

(avec AFP)

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a écrit le 29/12/2016 à 19:37 :
Enfin une bonne nouvelle, plus qu'à tous en sortir... Et après on pourrait peut être créer cette Europe qui nous avait été promise pour nous simple geux mais qui n'a jamais vu le jour...
a écrit le 25/12/2016 à 14:30 :
En même temps, ils ont pas encore fait le brexit....En vérité, comme ils ont vu que le Brexit est une catastrophe, les Anglais ont changé d'avis et ont décidé de freiner et de bloquer tout...donc ils changent d'avis comme de chemise, au gré du vent.
a écrit le 24/12/2016 à 9:39 :
y-aurait-il une vie en dehors de l'Europe? l'exemple anglais montre que oui ! Gaeon que l'UE va faire ce qu'elle peut pour pénaliser la GB . mais au moins la GB contrairement a une France alignée aveuglément sur l'Allemagne et sur l'intérêt de la Finance et des multinationales
Réponse de le 29/12/2016 à 19:44 :
La GB n'a jamais adopter l'Euro (pourtant beaucoup de boite de ce pays vendent en euro par correspondance. La dessus ils ont été très intelligent car la France elle est bloqué par sa monnaie... Quand à sa sortie que va t'il se produire? Une chute en bourse puis comme la GB ne s'écroulera pas et ne devra pas gérer sa nouvelle monnaie continuera comme avant et vendra toujours autant (Quand on achète un produit européen on paye autant de taxe qu'un de Chine...) Pour eux ça ne changera donc rien, et les valeur en bourse reprendront de la valeur...
Quand aux aides européennes... Elles seront largement compensée par les cotisations et payent des représentant qui disparaitront...
Donc à part une vie meilleure je ne vois pas ce qu'ils risquent... Vivement qu'on passe le pas avec tous les autres européens...
a écrit le 24/12/2016 à 8:03 :
Ça doit en embêter plus d'un à la commission et dans les médias...Finalement, pour avoir de la croissance il faut absolument quitter ce "machin" qu'est l'EU d'aujourd'hui.
Réponse de le 29/12/2016 à 19:48 :
C'est logique l'Europe n'a jamais été faite pour les citoyens et es travailleurs Européens mais pour favoriser la délocalisation des entreprises, enrichir les patrons des grands groupe multinationaux en coulant les petites et moyennes entreprises. Et financer cette absurdité par les citoyens des pays riches de l'Europe en finissant par leur dire merci et bienvenue à l'ANPE...
a écrit le 23/12/2016 à 18:16 :
C'est probablement l'anticipation de temps plus difficiles qui ont sans doute poussé ménages, entreprises et organismes financiers de profiter des derniers mois ou années d'appartenance du Royaume-Uni à l'UE. Et cette anticipation accentuera certainement le coup de rein qui accompagnera la vraie sortie...
a écrit le 23/12/2016 à 18:08 :
Il faut comprendre que s' il ne se passe rien...les principaux contributeurs à l' Europe , risquent de se faire la belle....revenons sur terre en juin 2017, l'inflation risque de grimper
et si le Ru joue sur la fiscalité, l' Ue taxera à hauteur du manque à gagner, bref ils sont dans une impasse .
a écrit le 23/12/2016 à 17:33 :
L'aveuglement devant le dogme de Bruxelles crée beaucoup de surprise!
a écrit le 23/12/2016 à 17:22 :
Les médias complètement paniqués le soir du vote se sont complètement plantés mais c'est pas ça qui va leur faire se remettre en question faut pas rêver.

D'ailleurs depuis ils ont refait la même avec trump et c'est pas fini...

Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que s'ils vont de plus en plus de surprises en suprises c'est parce que les gens ne les regardent plus.
a écrit le 23/12/2016 à 15:28 :
Mieux que prévu par qui ? Les gogos complètement largués qui ne voient même plus qu'évidement tout ira bien, les mêmes qui nous expliquaient la vieille que les Anglais étaient le problème de l'Europe et qui le lendemain pleurait à grande larme "le Brexit" !!!! Mais enfin c'est quoi ce cirque ridicule !
a écrit le 23/12/2016 à 14:47 :
Ouais ouais....vous verrez si elle résiste quand le Brexit aura lieu...le vrai .
Réponse de le 24/12/2016 à 8:11 :
Le Royaume Uni, l'Angleterre ont bien résisté à "Herr Hitler" pendant 6 ans. Le peuple à voté pour se tirer de ce "machin" et je voudrais qu'on vote aussi en France, juste histoire de voir si nous sommes content de cette Europe et de cette "commission" qui parle en notre nom. Les anglais s'en tirerons très bien, vous pouvez leur faire confiance.
a écrit le 23/12/2016 à 14:06 :
Pourtant les spécialistes payés à grands frais par les chaines de TV pour venir expliquer aux "gens de base" la catastrophe que serait le Brexit pour les Anglais et l'Europe, qui serait le plus impacté, etc... Finalement le Brexit, c'est un grand pschitt abracadabrantesque qui ne peut qu'encourager un Frexit en 2017 après les élections ? Certes les négociations du divorce ne sont pas entamées, mais apparemment cela n'a pas l'air d'affoler son monde.
a écrit le 23/12/2016 à 14:03 :
on en parle beaucoup mais pour l'instant la GB est toujours dans l'Union les déclarations du hard ou soft ne sont toujours pas tranchées. Quelques entreprises type Nissan semblent avoir eu des garanties de continuité. Les 27 autres membres pour l'instant n'ont pas donné beaucoup de signe du balancier enfin les élections en France et en Allemagne ne donnent pas d'indications sur ce que pourrait donner des changements de majorité. Donc rien de bien concret pour voir un changement radical ou non.
a écrit le 23/12/2016 à 12:10 :
ha bon? mais je ne comprend pas, au vue des predictions je m'attendais a ce qu'ils subissent au moins les douze plaies d'egypte et la ... rien ! bizarre nous aurait on menti ?
Réponse de le 23/12/2016 à 13:17 :
Le Brexit n'a pas encore eu lieu, le coup d'envoi des négociation n'a même pas été donné et est prévu pour mars 2017.
Dans le meilleurs des cas, le Brexit, c'est dans 27 mois...
Réponse de le 23/12/2016 à 13:17 :
Raisonnement infantile. Même un gamin peut vous dire que quand on coupe le chauffage, le radiateur reste chaud un certain temps. Il faut du recul pour prononcer un jugement, sauf au café du commerce où pullulent les sans neurones. D'ailleurs le Brexit n'a toujours pas eu lieu que l'on sache.
Réponse de le 23/12/2016 à 15:34 :
Comment imaginer une seconde une quelconque catastrophe quand on sait à quel point nous sommes engagés commercialement ! Vous avez parfaitement raison on nous vends les 12 plaies (:-) ) et on aura juste un petit urgo :-))) sinon adios, bouygue, areva, sncf, peugeot .......... la liste est trop longue ! En effet pour le moment il n'y a pas de vrai Brexit et alors ça va changer quoi ? RIEN !
Réponse de le 23/12/2016 à 17:36 :
L'Angleterre a existé bien avant l'Union Européenne!
Réponse de le 23/12/2016 à 18:12 :
@Bref : certes, mais c'est justement le fait que l'économie tournait mal qui a poussé le Royaume-Uni à adhérer à l'UE...

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