Brexit : démission du commissaire européen britannique Jonathan Hill

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Eurosceptique à son arrivée à Bruxelles, Jonathan Hill a fini par devenir un avocat de l'Union européenne et regrette le vote de ses concitoyens.
Eurosceptique à son arrivée à Bruxelles, Jonathan Hill a fini par devenir un avocat de l'Union européenne et regrette le vote de ses concitoyens. (Crédits : © Eric Vidal / Reuters)
Le commissaire européen aux Services financiers, le Britannique Jonathan Hill, a annoncé samedi sa démission, se disant "très déçu" de la décision de la majorité de ses concitoyens de quitter l'Union européenne.

Déjà des changements à Bruxelles. Jonathan Hill, commissaire européen britannique, a présenté sa démission. "Puisque nous passons à une nouvelle phase, je ne crois pas qu'il soit bien de continuer en qualité de commissaire britannique comme s'il ne s'était rien passé", a expliqué M. Hill dans un communiqué, deux jours après le référendum qui s'est soldé par la victoire du Brexit.

"Conformément à ce dont j'avais discuté avec le président de la Commission (Jean-Claude Juncker) il y a quelques semaines, je lui ai donc dit que je démissionnerai", a ajouté le commissaire aux Services financiers, à la Stabilité financière et à l'Union du marché des capitaux depuis 2014.

Un nouveau commissaire européen britannique ?

"C'est avec un grand regret que j'ai accepté" la "décision" de Jonathan Hill, a réagi M. Juncker dans un communiqué. "Je le considère comme un vrai Européen et pas seulement comme le commissaire britannique. Cependant, je comprends sa décision et je la respecte", a expliqué le chef de l'exécutif européen.

M. Juncker se dit par ailleurs "prêt à discuter rapidement avec le Premier ministre britannique de noms potentiels pour un commissaire de nationalité britannique, comme de l'allocation d'un possible portefeuille".

Le portefeuille de M. Hill sera quant à lui géré désormais par le vice-président de la Commission européenne chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis."En ce moment, la chose la plus importante est d'assurer la stabilité sur les marchés financiers", a réagi M. Dombrovskis, un Lituanien, sur son compte Twitter, après la démission du commissaire britannique.

Hill, un eurosceptique converti à l'Europe

M. Hill, 55 ans, un ex-président de la Chambre des Lords nommé par le Premier ministre conservateur David Cameron comme commissaire de la Grande-Bretagne au sein de l'exécutif européen dirigé par M. Juncker, a souhaité une "transition ordonnée" avec son successeur.

"Comme beaucoup de gens ici et au Royaume-Uni, je suis évidemment très déçu par les résultats du référendum. J'aurais voulu que cela se terminât autrement, mais le peuple britannique a pris une décision différente et c'est comme ça que fonctionne la démocratie", a-t-il expliqué.

Jonathan Hill était arrivé à Bruxelles "sceptique sur l'Europe" mais il était devenu convaincu qu'"en dépit des frustrations, notre appartenance (à l'UE) était bonne pour notre place dans le monde et notre économie", selon son communiqué. "Mais ce qui est fait ne saurait être défait et il nous faut désormais parvenir à faire fonctionner notre nouvelle relation avec l'Europe aussi bien que possible", a-t-il plaidé.

Jonathan Hill a fait une carrière dans les hautes sphères du pouvoir et le secteur des relations publiques, mais n'a jamais occupé de fonction élective.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2016 à 11:28 :
Remettre un britannique alors que leur intérêt n'est plus le même c'est dire la bêtise du gouvernement européens.
Les britanniques ont eu raison et l Europe va couler parce qu'il ne change pas de politique.
Dommage l'idée faire une Europe était superbe mais ce n'est pas possible sans le peuple
a écrit le 26/06/2016 à 11:28 :
Remettre un britannique alors que leur intérêt n'est plus le même c'est dire la bêtise du gouvernement européens.
Les britanniques ont eu raison et l Europe va couler parce qu'il ne change pas de politique.
Dommage l'idée faire une Europe était superbe mais ce n'est pas possible sans le peuple
a écrit le 26/06/2016 à 11:08 :
A la télé anglaise, Lord Hill a une autre figure. Ne l'avez-vous pas confondu avec M. Dombrowski?
a écrit le 25/06/2016 à 23:31 :
La cupidité, la cupidité, la cupidité.
a écrit le 25/06/2016 à 22:50 :
Les rats quittent le navire. Il n'y a plus d'argent à se mettre dans les poches en tant que commissaire du 258 ième bureau de la 129876 ième commission du ministère européen de la Sainte Bureaucratie. Bon vent à lui.
a écrit le 25/06/2016 à 20:08 :
Il ne manquerait plus que ça qu'on le renomme un commisaire britannique alors que leRoyaume Uni a décidé de quitter l'Europe. Que ce passe-t-il s'ils n'envoien jamais d courrier pour quitter l'Europe; Le gouvernement 'assiérait donc ur le référendum. Ils sont tous pareils cs politiques uniquement intéressés par le pouvoir et les prébendes qui vont avec.
Réponse de le 26/06/2016 à 10:22 :
Ce n'est pas s'assoir sur un référendum c'est simplement respecter la loi ! En gros, le traité prévoit qu'il faut 1 commissaire de chaque Etat membre et tant que le "divorce" n'a pas été réglé (officiellement le Royaume Uni n'a pas encore demandé à quitter l'UE, et les négociations pratiques n'ont pas commencé) il n'y a pas de raison que cela change (de même que le Royaume Uni continuera à siéger au Conseil ou au Parlement européen)... Peut être qu'éviter la précipitation serait la meilleure et plus sage manière justement de respecter le choix citoyen. C'est une situation inédite et complexe qui demande du temps et de la raison!
a écrit le 25/06/2016 à 18:33 :
"notre appartenance (à l'UE) était bonne pour notre place dans le monde et notre économie"...

Tout est dit, cet homme n'envisage l'Europe que comme une opportunité économique et une forme de prestige, rien sur les dimensions culturelles, linguistiques, démographiques géographiques, sociales et humaines.

C'est cette approche qui a éloigné les peuples du projet européen, au point de provoquer la crise que l'on vit et dont il est co-responsable.

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