Brexit : le patron de la Chambre de commerce britannique suspendu

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M. Longworth a comparé le choix du référendum à un dilemme entre "le diable" du maintien dans une UE jugée irréformable et "l'océan insondable" des incertitudes qu'entraînerait un Brexit.
M. Longworth a comparé le choix du référendum à un dilemme entre "le diable" du maintien dans une UE jugée irréformable et "l'océan insondable" des incertitudes qu'entraînerait un Brexit. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
Selon le Financial Times, John Longworth, patron de la BCC depuis 2011, a été suspendu pour avoir violé la position officielle de l'institution, qui se veut neutre dans ce débat, à l'approche du référendum du 23 juin.

Le directeur général de la Chambre de commerce britannique (BCC) a été suspendu temporairement de ses fonctions après ses récents propos en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a annoncé samedi le Financial Times. Contactée par l'AFP, la Chambre British Chambers of Commerce a déclaré qu'elle ne souhaitait "pas faire de commentaire pour le moment". Selon le Financial Times, John Longworth, patron de la BCC depuis 2011, a été suspendu pour avoir violé la position officielle de l'institution, qui se veut neutre dans ce débat, à l'approche du référendum du 23 juin.

Or M. Longworth a manifesté sa préférence "personnelle" pour un Brexit jeudi, lors de la visite du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, venu s'exprimer devant un parterre d'hommes d'affaires réuni par la BCC. Lors d'un discours prononcé à cette occasion, M. Longworth a comparé le choix du référendum à un dilemme entre "le diable" du maintien dans une UE jugée irréformable et "l'océan insondable" des incertitudes qu'entraînerait un Brexit. Il a ensuite enfoncé le clou au micro de la chaîne Sky News en déclarant: "mon analyse personnelle de la situation c'est que, avec les réformes qu'on a obtenues jusque-là, le Royaume-Uni serait mieux loti s'il décidait de quitter l'Union européenne."

Le patron de la BCC semble ainsi se placer en porte-à-faux avec la majorité des entreprises, pour lesquelles un Brexit représente un saut dans l'inconnu, face aux énormes avantages de la libre circulation des biens et de la main-d'œuvre du continent jusqu'aux îles du Royaume-Uni. Selon un sondage conduit en septembre dernier, 60% des 2000 membres de la BCC sont en faveur d'un maintien dans l'UE, 30% pour une sortie et 10% sont indécis (AFP).

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Commentaires
a écrit le 10/03/2016 à 11:43 :
Bien, ils nous tarde que se référendum soit terminé' que la position ambigus de ce pays soit réglé, avec ou contre nous.... Il n'y a pas de place pour autre chose.... Français et gaulien, je souhaiterais course pays quitter notre union... Car il n'on pas la vision d'une Europe forte, puissante, indépendante.....
a écrit le 07/03/2016 à 9:39 :
et s'il avait été contre le BREXIT on l'aurait viré aussi ? au nom de la neutralité de la fonction
a écrit le 06/03/2016 à 10:05 :
On imagine ainsi le nombre de gens tenu au silence â la City, par obligation. Comment dit-on démocratie en Russe?
a écrit le 05/03/2016 à 18:25 :
Voilà qui décrit assez bien ce qu'est l'Europe, bienvenue dans ce beau projet qui protège, développe si bien l'économie, sécurise, bref c'est génial, quelle belle aventure.
Réponse de le 05/03/2016 à 21:14 :
Vous semblez douter de la réussite du projet européen. Pourtant l'Europe est aujourd'hui un des continents les plus sûrs et les plus prospères de la planète. Et c'était pas gagné au départ.
Réponse de le 05/03/2016 à 21:14 :
Vous semblez douter de la réussite du projet européen. Pourtant l'Europe est aujourd'hui un des continents les plus sûrs et les plus prospères de la planète. Et c'était pas gagné au départ.
Réponse de le 05/03/2016 à 21:15 :
Vous semblez douter de la réussite du projet européen. Pourtant l'Europe est aujourd'hui un des continents les plus sûrs et les plus prospères de la planète. Et c'était pas gagné au départ.
a écrit le 05/03/2016 à 17:29 :
et s'il avait été défavorable au BREXIT on l'aurait viré ?
a écrit le 05/03/2016 à 17:05 :
La démocratie européenne, c'est d'être viré lorsque l'on n'est pas d'accord avec ce que l'on nous impose. Cela fait réfléchir, non ?
Réponse de le 05/03/2016 à 19:16 :
@abricot et bourdiga: encore faudrait-il connaître les dispositions de son contrat de travail. S'il est assigné à se taire, comme c'est souvent le cas dans le système anglo-saxon, tant qu'il est dans l'entreprise (et souvent même pendant au moins une année après), il n'a pas à donner son avis ou il doit avoir le courage de démissionner. La démocratie, c'est aussi ne pas cracher dans la soupe :-)

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