Brexit : les négociations débutent dans l'incertitude

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David Davis et Michel Barnier au siège de la Commission européenne, lundi 19 juin.
David Davis et Michel Barnier au siège de la Commission européenne, lundi 19 juin. (Crédits : REUTERS/Francois Lenoir)
Michel Barnier reçoit le ministre britannique chargé du Brexit lundi, à Bruxelles, pour le coup d'envoi des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. La situation fragile dans laquelle se trouve Theresa May outre-Manche rend le déroulé des discussions incertain.

Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, a ouvert ce lundi formellement avec Bruxelles les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne qui fixeront les termes du divorce et dessineront les contours de leurs futures relations.

Près d'un an après le référendum du 23 juin, et près de trois mois après le déclenchement par la Première ministre britannique Theresa May d'un compte à rebours de deux ans, l'issue de ces discussions n'a jamais paru aussi incertaine. Confrontée aux turbulences politiques qu'elle a provoquées en organisant des élections législatives anticipées qui l'ont privée de majorité absolue, Theresa May n'est pas assurée de pouvoir mener à terme ce Brexit qu'elle avait promis de conduire avec fermeté.

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David Davis rencontre le négociateur en chef de l'Union européenne, Michel Barnier, à 11 heures, au siège de la Commission européenne pour des discussions qui pourraient purement techniques, sans rentrer dans le vif du sujet, durer plusieurs heures. Les deux hommes tiendront ensuite une conférence de presse. Les diplomates européens espèrent que cette première réunion, suivie d'un sommet européen prévu jeudi à Bruxelles, permettra d'apaiser un climat alourdi par des échanges musclés.

"Le plus dur commence", a déclaré David Davis, disant vouloir un accord bénéfique aux deux parties. "Ces discussions seront parfois difficiles, mais nous les aborderons de manière constructive."

Un gouvernement britannique affaibli

Il y a encore quelques semaines, personne n'imaginait que Theresa May puisse se présenter aussi affaiblie devant ses homologues européens. C'était compter sans une crise politique majeure qu'elle a elle-même provoquée en convoquant des élections législatives anticipées.

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Loin de lui apporter le mandat populaire clair que lui promettaient les sondages initiaux, ce scrutin a vu le Parti conservateur perdre sa majorité absolue, le plaçant à la merci d'une alliance avec les extrémistes du Parti unioniste démocratique (DUP) d'Irlande du Nord pour se maintenir au pouvoir. Au terme d'une campagne unanimement jugée désastreuse, la déconvenue électorale a été telle que la stratégie du "Brexit dur" de Theresa May est publiquement critiquée par certains de ses ministres, parlementaires et alliés au moment d'entamer les négociations.

Mais c'est surtout dans le flou le plus total que Londres va entamer ces négociations cruciales pour son avenir, l'autorité de Theresa May, déjà ébranlée par son pari électoral perdu, l'ayant été un peu plus par sa gestion calamiteuse de l'incendie qui a fait au moins 58 morts dans une tour HLM de Londres cette semaine.

Le ministre des Finances, Philip Hammond, qui avait milité pour le maintien dans l'UE pendant la campagne référendaire, a appelé dimanche à une transition en douceur afin d'éviter que la sortie du marché unique et de l'Union douanière ne s'apparente à un "saut du haut de la falaise".

(Avec Reuters)

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a écrit le 19/06/2017 à 13:08 :
Un gouvernement britannique affaibli, une europe sans légitimité politique, on se doute que ça va pas être simple les négociations, déjà structurellement nous avons deux façon de gouverner distincte.
Réponse de le 19/06/2017 à 16:32 :
Nous nous sommes débarrassés des Lords depuis longtemps, chez eux ils constituent leur Chambre Haute. Différence fondamentale effectivement.
Réponse de le 19/06/2017 à 16:52 :
Avouez que c'est cocasse, ils ont toujours des Lord en effet par contre May a été élue par son peuple tandis que Barnier lui n'a été élu par personne.

D'entrée de jeu le dialogue est déséquilibré puisque cette première va se consacrer à la volonté de ses citoyens tandis que le second va se consacrer aux seuls intérêts financiers.

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