Brexit : quel impact de la baisse de la livre sur l'économie britannique ?

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La livre sterling baisse, mais l'économie britannique résiste bien.
La livre sterling baisse, mais l'économie britannique résiste bien. (Crédits : © Sukree Sukplang / Reuters)
La monnaie de Sa Majesté a encore touché un plus bas de 31 ans ce mercredi matin. Faut-il craindre des effets négatifs sur l'économie britannique ? Pas pour le moment, semble-t-il.

La livre sterling s'est stabilisée ce mercredi 5 octobre aux alentours de 1,2733 dollar par livre après avoir atteint dans la matinée un nouveau plus-bas de 31 ans à 1,2686 dollar. Depuis jeudi dernier, la baisse frôle les 3 %. Cette nouvelle faiblesse de la monnaie britannique a fait suite à l'annonce par la Première ministre Theresa May de sa volonté de lancer la procédure de sortie de l'Union européenne après le vote du 23 juin. Le chef du gouvernement de Sa Majesté semble avoir donné la priorité sur le contrôle des frontières plutôt que sur l'accès au marché unique européen. En conséquence, les opérateurs ont anticipé un « Brexit dur » avec une possible relocalisation sur le territoire de l'UE de plusieurs entreprises et de plusieurs projets d'investissement. D'où la chute de la monnaie britannique.

La livre est donc revenue sous son niveau de l'après-référendum. Mais la chute actuelle n'est pas comparable à la violente correction de l'après 23 juin lorsque la monnaie britannique avait perdu près de 15 % en quelques jours. Cette dernière avait cependant eu un impact limité sur les statistiques économiques. L'inflation n'a pas bondi suite à la hausse de la livre. En juillet, comme en août, elle s'est située à 0,6 % en rythme annuel, soit 0,1 point de plus qu'avant le référendum en juin. Cette légère accélération s'explique principalement par le poste « transport » qui, en août, a, à lui seul, apporté 1,2 point d'inflation annuelle. Cette hausse peut s'expliquer par le ralentissement de la baisse des prix mondiaux de l'énergie accélérée par la chute de la livre.

Faible impact inflationniste, mais...

Certes, ce niveau d'inflation ne s'était jamais vu au Royaume-Uni depuis décembre 2014, mais il n'y a pas de rupture de la tendance passée, ni d'envolée des prix au détail comme certains le craignaient en cas de vote en faveur du Brexit. Selon l'ONS, l'office national des statistiques britanniques, ce sont encore en août  les produits peu dépendants des importations qui ont le plus contribué à l'inflation. « La forte dépréciation de la livre depuis le début de 2016 n'a pas encore influencé l'inflation à la hausse », reconnaît l'ONS. La situation pourrait cependant évoluer, car les prix à la production sont repartis en juillet en territoire positif à +0,3 % et se sont accéléré à 0,8 % en août. Ce phénomène a mis fin à deux ans de baisses des prix à la production. L'ONS s'attend donc à une accélération des prix durant le second semestre par une transmission de cette hausse aux consommateurs. Mais le Royaume-Uni, comme le reste du monde, doit aussi lutter avec des tendances déflationnistes qui pourraient freiner cette transmission, surtout si l'activité décélère.

Le retour de l'inflation, une mauvaise nouvelle ?

Les prix britanniques devraient donc encore monter, mais sera-ce une mauvaise nouvelle ? A partir du moment où le scénario d'une spirale inflationniste semble peu crédible, comme c'est le cas, ce n'est pas certain. Si l'inflation demeure sous contrôle, ce que le faible impact de la chute de la livre en juin laisse supposer, elle peut donner un bol d'air aux agents économiques. D'abord par l'effet favorable sur la compétitivité. Cet effet, même s'il reste assez limité compte tenu de la faiblesse de la capacité industrielle britannique, est loin d'être négligeable, comme le montre la bonne réaction du secteur industriel au Brexit. Surtout, les entreprises vont pouvoir compter avec des perspectives de prix qui pourraient les inciter à investir davantage dans un pays rendu précisément plus attractif par la dépréciation monétaire. Ceci pourrait compenser en partie les incertitudes liées aux effets du Brexit. Du reste, ces investissements, qui deviennent urgents compte tenu de la faiblesse de la productivité outre-Manche, viendront remplacer positivement les investissements étrangers classiques, souvent dans des secteurs non productifs (finance ou immobilier). Quant aux salariés, ils disposeront d'un argument pour accélérer la hausse des salaires, là aussi un élément important pour construire une demande intérieure solide.

Une bonne nouvelle pour la politique monétaire

Du point de vue de la Banque d'Angleterre, une inflation plus élevée n'est pas non plus une mauvaise nouvelle. Elle va lui permettre de ne pas aller trop loin dans sa politique accommodante et donc de ne pas alimenter encore la baisse de la livre. Désormais, les marchés tablent plutôt sur un statu quo monétaire en novembre. L'ajustement de la monnaie britannique était inévitable pour prendre en compte le recul attendu des investissements étrangers et la survalorisation de la monnaie de Sa Majesté avant le 23 juin compte tenu du déficit courant du pays. Jusqu'ici, le recul n'a donc rien de dramatique. Le vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre, Ben Broadbent, a, ce mercredi 5 octobre, jugé que la baisse de la livre avait été « relativement ordonnée ».

Le risque d'un « hard Brexit » et d'une crise monétaire n'est pas écarté

Ceci ne signifie pas cependant qu'il n'existe pas de risque dans l'avenir. Ben Broadbent a jugé que si la dépréciation monétaire s'accélérait encore, il faudrait que la banque centrale intervienne et relève les taux pour empêcher la fuite des capitaux. C'est là encore le principal danger pour l'économie britannique qui prendra du temps à combler son déficit courant et donc son besoin de financement externe. En cas de forte chute de la livre, la baisse du prix des actifs entraînera un rapatriement massif des capitaux. C'est le vrai danger pour le Royaume-Uni et il est lié au Brexit. En cas de « Brexit dur », la perte de l'accès au marché unique peut provoquer des relocalisations dans l'UE de certaines activités comme les banques. Si elles sont trop importantes et n'ont pas été anticipées par la baisse de la livre, alors une spirale négative peut s'enclencher avec un emballement des fuites de capitaux, de l'inflation et une baisse de l'activité dans la foulée de la hausse des taux. La réalité de ce risque est, pour le moment, impossible à évaluer. En attendant, la baisse de la livre demeure un élément de stabilisation plus que de déstabilisation de l'économie britannique.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 21:35 :
Un libre accès au marché Européen et une livre au plus bas. Cela ressemble fortement à un plan de relance économique pour la GB. Programme basé sur la spéculation ; à vérifier entre la balance des paiements importations / exportations. Surtout si la GB ouvre ses portes au TAFTA. Attention à l'économie agricole Européenne.
a écrit le 07/10/2016 à 9:00 :
Comme je l'avais indiqué, c'est bien la "fête de la £" !!! Quelle douche !!! Quand on fait des c... , on les paye cash !!! Ca se vérifie... A € 1,1188 ce matin, UK est proche de voir son PIB sortir du club des pays de € 2000 bio...les "trolls" qui sévissent régulièrement sur ce site, avec une ignorance abyssale, devraient y réfléchir...
a écrit le 06/10/2016 à 21:18 :
La logique est qu'un pays qui importe plus qu'il n'exporte et dont la monnaie se casse la figure, ce qui est le cas de l'Angleterre, soit soumis à des effets économiques globalement négatifs. Les effets positifs, si réels soient-ils, ne peuvent pas compenser les pertes. Et comme c'est impossible de dépenser plus que ce qu'on gagne et de bien se porter (à moins de créer de la dette pour reporter le problème), la baisse est obligatoire. On peut argumenter sur les valeurs précises, pas sur l'effet.

Les effets du Brexit lui-même dépendront de l'accord que les Anglais obtiendront et on ne les connaitra pas avant longtemps, vu que même s'ils sortent un jour ce ne sera pas avant longtemps (les promesses des politiciens n'engagent que ceux qui les croient). Ces effets sont en tout cas une chose, et les effets de la baisse de la monnaie sur un pays qui importe tout ou presque, c'est une autre chose. N'évoquer que des effets positifs et des risques (alors qu'il s'agit de certitudes, même si elles sont encore semble-t-il non réalisées, faute de temps) ne me semble cohérent qu'avec un communiqué officiel de Theresa May.
Réponse de le 07/10/2016 à 9:48 :
"La logique est qu'un pays qui importe plus qu'il n'exporte et dont la monnaie se casse la figure"

La Logique est aussi que les importations diminuent, que les exportation augmentent et que la production locale augmente pour compenser. Et Désolé mais ça c'est plutôt positif pour nos amis d'outre Manche.
Réponse de le 07/10/2016 à 12:46 :
@red2

Bien sûr qu'on peut trouver des effets positifs de la baisse de la livre sur l'économie anglaise. Mais ces effets positifs compensent-ils les effets négatifs ? Non.

Les exportation anglaises augmentent, certes. Il n'y a pas de raison de se priver, les produits ayant les mêmes standards de qualité mais un prix inférieur de 15 à 20% à ce qu'on trouve dans son pays, c'est financièrement intéressant d'acheter anglais. Et l'euro est fort. Mais il faudrait que les exportations anglaises augmentent de 20% pour compenser la chute de la livre (je ne parle pas d'un enrichissement, juste de l'annulation de la perte subie). Elles ne le font pas, et il n'y a rien de plus à dire.
a écrit le 06/10/2016 à 13:05 :
La livre baisse : excellente nouvelle pour tous les exportateurs britanniques qui bénéficient ainsi d'un bel avantage sur leurs compétiteurs européens : tout bon pour l'emploi à comparer à nos 6 millions de chomeurs .L'inflation revient : excellente nouvelle pour tous les ménages endettés auprès de leur carte de crédit ( chez eux c'est une VRAIE carte de crédit et non un truc à débit au 31 du mois ).qui auront ainsi moins à payer
Bizarre aussi que tous les commentateurs oublient de mentionner les liens UK/Commonwealth ..
Réponse de le 06/10/2016 à 14:54 :
Allez-y! Vous semblez idolâtrer leur situation d'isolationnisme anticipé...
Réponse de le 06/10/2016 à 15:56 :
on oublie pas le commonwealth, mais regardez avec qui commerce le plus ces pays...je vous le donne en mille pas la GB...
Réponse de le 06/10/2016 à 20:58 :
Les rares exportations britanniques (hors services financiers) se font sur des biens peu sensibles à la compétitivité-coût (principalement des produits de luxe, Rolls Royce, Jaguar, Land Rover, Bentley, Aston Martin par exemple), lé dépréciation de la livre ne boostera pas leurs ventes mais renchérira le prix de leurs (nombreux) composants importés. Quant au retour de l'inflation, il s'agit d'une inflation importée et non provoquée par une offre insuffisante par rapport à la demande, elle ne provoquera aucune pression à la hausse de salaires et n'allègera dont pas l'endettement des ménages.
a écrit le 06/10/2016 à 10:26 :
ce que romaric Godin n'a peut etre pas compris à la lecture du discours de theresa may, c'est que le brexit dur n'est plus une simple hypothèse, c'est désormais le but poursuivi par le gouvernement britannique. Qu'on le veuille ou non, Theresa May a annoncé ce week-end que le Royaume Uni allait QUITTER le marché unique. C'est désormais inévitable à partir du moment ou elle annonce que le brexit signifierait la fin de tout eautorité de l'UE sur les législations britanniques et la fin du controle de la Cour de Justice Européenne. ces deux éléments rendent en pratique impossible un quelconque maintien du R-U dans le marché Intérieur. C'est donc le brexit dur, et un eventuel accord de libre echange mou dans quelques années (donc sans service financier). C'est pour cela que ca a commencé a dévisser.
Réponse de le 07/10/2016 à 9:53 :
l'UE a t elle une autorité sur les législations Canadienne ou Chinoise ? Fait-on du commerce avec ces pays ? Ou en sont les droits de douane ?

Le libre échange avec toute la planète est dans l'ADN de l'UE. Nous continuerons donc a commercer avec les grands britons ne vous inquiétez pas trop!
Réponse de le 08/10/2016 à 21:01 :
Mouais... il y a gros à parier que les milieux d'affaires britanniques se chargeront de remettre Theresa May dans le droit chemin...
Réponse de le 11/10/2016 à 10:05 :
@Red2:
Comme la moitié europhobe du parti conservateur, vous vous meprenez sur l'essentiel: le marché unique ca n'est pas uniquement les droits de douanes. Vous pouvez avoir un droit de douane de zero sur un produit, si votre produit ne répond pas aux normes de securité/santé publique/environnementale de l'UE, votre produit restera bloqué à la douane. C'est pour ca que l'acces au marché unique est fondamental pour le RU ;) et tout particulirement pour les servics financiers qui perdront leur droits commerciaux en zone euro.
a écrit le 06/10/2016 à 8:32 :
Pas sûr que les salaires augmentent !. Et les importations vont leur coûter cher... Ils vont rester ce qu'ils sont, un pays d'inégalités fortes.
a écrit le 06/10/2016 à 6:50 :
Et voilà le pire des scénarios pour nos dirigeants européens ........
Le brexit fait que nos voisins anglais ne vont pas si mal que ça .....
A réfléchir
Réponse de le 06/10/2016 à 10:54 :
Quand on tombe du 150è étage d'un immeuble, parvenu au 45è, on dit, "jusque là ça ne va pas si mal". Dans les faits le brexit n'a pas commencé, le Royaume-Uni accède toujours au marché unique (et s'acquitte de sa participation au budget de l'UE), pas de raison pour le moment qu'en dehors des anticipations des opérateurs, ça aille très mal.
a écrit le 05/10/2016 à 23:55 :
Mr Godin, je ne partage votre optimisme ( certes peu développé) quant à la hausse des salaires à venir pour compenser l inflation. Une fois en concurrence directe et sans aucun filtre avec le reste du monde, ça m'étonnerait bien que le travailleur britannique voit sa fiche de paie augmenter...
Réponse de le 06/10/2016 à 10:58 :
Il y a même de fortes chances que les salaires diminuent, même en £ fortement dépréciées. Les travailleurs britanniques sont relativement peu productifs, en tout cas en comparaison de la France et de l'Allemagne, et une éventuelle relance industrielle passera inéluctablement par une amélioration de la compétitivité-coûts. Or il n'y a guère de charges sociales que l'on puisse diminuer en Grande Bretagne (au contraire de la France, la protection sociale est financée par l'impôt et non par des cotisations), c'est donc par une baisse des salaires directs qu'il faudra en passer.
a écrit le 05/10/2016 à 23:21 :
Les anglais sont chanceux, ce débarrasser de cette UE technocratique est une chance.
Un peuple libre de ses choix, fiscalité, immigration , politique extérieure , normes etc..
Les français auraient pu profiter de cette sortie de l'UE en 2005 mais, ils ont été trompés.
En 2017, pour les élections présidentielles, les électeurs pourront probablement constater
que les anglais seront très satisfaits d’être sortie de cette technostructure. Toutefois, c'est dommage, l'UE aurait pu être une bonne idée mais, cette UE est un repaire de planqués , des fonctionnaires technocratiques sans vision , des politiciens recasés , de copains a placer et surtout favorable a une mondialisation destructrice des états nations etc ...
Réponse de le 06/10/2016 à 11:00 :
En 2017 les négociations sur le Brexit vont seulement commencer, je doute que nos voisins britanniques puissent apprécier les différents aspects de la sortie de l'UE qui ne sera pas effective avant 2019...
a écrit le 05/10/2016 à 21:33 :
Monsieur Romarin Gotic.
Le but du brexit est de se libérer de l'eurosystem, de dévaluer un maximum en loucedé diplomatique.
Si la France ou l'italie sortait de l'euro credit monnaie : cela serait pour dévaluer.
Le but de tout le monde est de dévaluer / d'empêcher les autres de le faire.
Le brexit est hard mais seulement pour la commission-poop : car UK a montré aux membres ce qu'il fallait faire!
Réponse de le 06/10/2016 à 11:07 :
La dépréciation de la livre (et non sa dévaluation, la parité de la £ n'étant pas liée à l'€) est un effet subi et non voulu, lié au manque de confiance des investisseurs dans l'économie britannique. Rien n'empêchait d'ailleurs la Banque d'Angleterre de favoriser cette dépréciation sans pour cela avoir besoin d'un brexit. Conjoncturellement ça peut favoriser les exportations (encore faudrait-il que le RU exporte des biens et services sensibles aux prix : il n'est pas sûr qu'une baisse de 15% du prix des Rolls Royce et Bentley change grand chose à leurs ventes à l'export) mais de façon certaine en revanche ça renchérira le prix des importations.
a écrit le 05/10/2016 à 20:38 :
Merci pour cette analyse plus mesurée que celles des alarmistes néolibéraux hystériques habituels, mais on ne pourra pas empêcher le "england bashing" qu'ont décidé les médias de masse appartenant à 7 milliardaires en France et certainement dans le reste de l'europe.

Les anglais ont survécu courageusement aux bombardements perpétuels des nazis durant la deuxième guerre mondiale et avec la possibilité permanente d'une invasion, c'est pas la sortie de l'UE qui va déstabiliser ce pays.

Il serait temps de prendre un peu de recul sur cet évènement. Par ailleurs même si le milieu financier fuyait ce pays, à court terme on est d'accord que cela secourait le pays mais à long terme c'est la reconstruction d'une économie saine et solide qui serait actée.
Réponse de le 05/10/2016 à 21:36 :
pourquoi voulez vous que les financiers se barrent alors que les masses salariales et les couts fixes viennent de perdre 20/30% ?
et alors que Uk dispose d'une stabilité inégalable grace à la monarchie?
Réponse de le 06/10/2016 à 0:14 :
Libre à vous de fantasmer sur la monarchie, il en faut pour tout le monde. Les faits sont que la Reine n'a aucun pouvoir en GB (à ma connaissance elle n a même pas fait la moindre déclaration concernant le Brexit...), ensuite ils viennent juste de changer de gouvernement juste un an après l'avoir élu, niveau stabilité on a vu mieux, enfin quitter des partenaires étroits avec qui on a construit pendant 40ans pour aller vers dieu sait quoi, c'est quand même pas rassurant. Que dire du risque d'explosion du UK au fait? Une chose ça ne ferait pas plaisir à la Reine :-)
Quant aux financiers, intéressez vous à ce que l on appelle le passeport européen, vous comprendrez pourquoi ils partiront en cas de hard brexit...
Réponse de le 06/10/2016 à 8:45 :
"pourquoi voulez vous que les financiers se barrent alors que les masses salariales et les couts fixes viennent de perdre 20/30% ?"

Parce que la city ne pourra plus se gaver grâce aux marchés financiers européens. C'est si difficile que ça à comprendre ?

Pourriez vous nous donner un lien en ce qui concerne le fait des moins 20 ou 30% de coûts fixe et masse salariale je vous prie ?

Les affirmations néolibérales ne reposant sur rien on en soupe assez sur ce forum, merci.
Réponse de le 06/10/2016 à 11:25 :
@citoyenblasé :
en un an le cours de la livre est passé de 0,70£ pour un € à 0,88£ pour un €, ça fait bien 26%, pour une banque européenne comme BNP Paribas, le coût de sa salle de marché londonienne (masse salariale + coûts fixes) a donc bien baissé de 20 à 30%....
Réponse de le 06/10/2016 à 16:44 :
Je ne vois pas pourquoi vous n'avez pas voulu valider ma réponse à la modération, votre géométrie variable dans la modération est plutôt exaspérante.

machin bd:

"les masses salariales et les couts fixes viennent de perdre 20/30%"

On ne parle pas de la livre sterling, relisez mieux et arrêtez de vous concentrez à me coller inutilement, merci.
Réponse de le 08/10/2016 à 21:12 :
@citoyen blasé : ne vous en déplaise, du simple fait de la chute de 28% de la £, les coûts fixes et salaires liés à une implantation au Royaume-Uni ont baissé d'autant. Reste à voir si ce sera suffisant pour compenser la perte d'attractivité économique due au Brexit, ou s'il faudra aller plus loin, notamment en baissant en monnaie nationale les salaires au Royaume-Uni.
Réponse de le 10/10/2016 à 16:06 :
"@citoyen blasé : ne vous en déplaise, du simple fait de la chute de 28% de la £, les coûts fixes et salaires liés à une implantation au Royaume-Uni ont baissé d'autant."

Pouvez m'expliquer comment cela est possible je vous prie ?

JE suis vraiment et profondément curieux de savoir par quel incroyable mécanisme cela pourrait arriver.

Merci
Réponse de le 11/10/2016 à 17:20 :
machin bd:

Ok mais en quoi cela à voir avec le fait que la finance va fuir ou non ce pays ?

Vu que c'est cela dont je parle et que comme d'habitude vous répondez en imposant votre sujet.

Et merci de valider ce commentaire je viens régulièrement vérifier
a écrit le 05/10/2016 à 19:19 :
Le plus dur est à venir...Tout va bien jusqu'au jour où tout ira inexorablement mal !
a écrit le 05/10/2016 à 18:23 :
Aucun! Encore des articles pour distraire les foules! La manipulation de la pensée....L'Angleterre va devenir un paradis fiscal....la City gardera sa position dominante. Le reste.....? De la littérature.
Réponse de le 06/10/2016 à 11:12 :
Effectivement, que le Royaume-Uni devienne un paradis fiscal est la seule planche de salut de la City si le Brexit n'est pas en trompe-l'oeil (c'est à dire s'il n'est pas "à la norvégienne" : la Norvège s'applique toutes les normes de l'UE, appartient à Schengen et s'acquitte d'une cotisation au budget de l'UE, ramenée à sa population, comparable à celle qu'acquitte le Royaume-Uni. Elle n'a simplement aucune voix au chapitre sur les lois et réglementations européennes).

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