Ce qu'il y a dans le nouveau plan d'économies de la Grèce

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La Grèce espère tirer le plus d'argent de l'intensification des audits sur les fraudeurs fiscaux. Cette chasse aux fraudeurs devrait rapporter entre 725 et 875 millions d'euros dès cette année.
La Grèce espère tirer le plus d'argent de l'"intensification des audits" sur les fraudeurs fiscaux. Cette chasse aux fraudeurs devrait rapporter entre 725 et 875 millions d'euros dès cette année. (Crédits : Reuters)
Athènes a présenté mercredi une nouvelle liste de réformes pour continuer à bénéficier de l'aide financière de ses créanciers. Six milliards d'euros que la Grèce compte aller chercher dans la lutte contre l'évasion fiscale, les nouveaux impôts et les privatisations.

Nouvelle vague d'économies pour la Grèce. Le gouvernement d'Athènes a envoyé mercredi 1er avril à Bruxelles sa nouvelle liste de réformes pour convaincre ses créanciers de lui verser une nouvelle tranche de prêt, équivalente à 7,2 milliards d'euros. Cette liste, un document de 26 pages entièrement publié sur le site du Financial Times prévoit un montant total d'économies fixé entre 4,6 et 6,1 milliards d'euros.

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Dans le détail, l'une des grosses sources de financement sera tirée de l'"intensification des audits" sur les fraudeurs fiscaux. Cette chasse aux fraudeurs devrait rapporter entre 725 et 875 millions d'euros dès cette année. En ligne de mire également : le contrôle accru du commerce illégal de tabac, d'alcool et de carburant. Les rentrées d'argent frais escomptées sont fixées entre 250 et 400 millions d'euros. Le gouvernement grec prévoit par ailleurs de lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA. Jusqu'à 1 milliard d'euros est attendu dans les caisses grecques.

Nouvelles taxes

Pour gonfler sa liste d'économies, Athènes s'engage à mettre en place certaines taxes. La Grèce prévoit notamment d'instaurer un impôt sur les jeux en ligne à hauteur de 175 millions d'euros. Un impôt dans le secteur du luxe est également prévu. Il rapportera 20 millions d'euros, promet le document.

Egalement sur LaTribune.fr : Grèce : Pourquoi Alexis Tsipras pourrait dire "non"

Enfin, le recours aux privatisations est mentionné. Le document ne rentre pas davantage dans les détails. Mais au total, la cession d'actifs public rapportera entre 1,5 et 1,6 milliard d'euros, annonce le gouvernement. "Tous les contrats existants seront honorés", promet le document.

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Commentaires
a écrit le 02/04/2015 à 21:44 :
Je lis des choses qui me font dresser les cheveux . effectivement, les grecs paient beaucoup d'impôts. Mon.cousin gère un bureau d'assurance et sur ces 37000 euros annuels paient 12000 euros d'impôts. Il travaille de 9h du matin à 22h. Alors les grecs fainéants, vous repasserez. En France aussi, il y a des glandeurs et ils touchent le chômage. En Grèce, tu bosses pas, tu manges pas.
a écrit le 02/04/2015 à 16:03 :
C'est cuit dans vos rêves. Pour moins de 3% du PIB de la zone, l'épaisseur du trait statistique autant dire.

Le jour où des personnes comme vous arrêteront de chercher des boucs émissaires externes à des problèmes bien français, on avancera.
Réponse de le 02/04/2015 à 18:05 :
@@loufiat L'Europe, cette créature américaine est notre problème, votre rhétorique ne changera pas nos points de vue, ni le QE dont l'économie réelle ne verra jamais la couleur mais seulement les banksters qui vont comme d'hab hypothéquer notre futur par des montages junkies... Je vous le redis, avec conviction, c'est cuit hormis la ..sortie !! Ca ira mieux le jour ou des gens comme vous ne nous vendrons plus les solutions de tjrs plus de dépendance américano atlantistes.. Nous pouvons en résumé nous passer de vous, les grecs aussi, soyez en sûr !
Réponse de le 03/04/2015 à 5:23 :
C'est vous l'atlantiste, vous confondez visiblement les 2 continents.
a écrit le 02/04/2015 à 15:44 :
L'Islande veut révolutionner le système monétaire

Le gouvernement envisage d'enlever aux banques le pouvoir de créer de la monnaie.

http://www.lematin.ch/economie/islande-veut-revolutionner-systeme-monetaire/story/11026877
a écrit le 02/04/2015 à 15:42 :
L’UPR constate donc, sans surprise mais avec tristesse, que les Grecs viennent d’être victimes des habituelles manipulations médiatiques que les forces euro-atlantistes imposent à chaque élection, afin de déjouer toute remise en cause réelle de leur dictature.

Dans chaque pays d’Europe, des politiciens combinards et retors sont présentés aux électeurs, par les médias les plus importants tous à l’unisson, comme étant des opposants « radicaux » aux politiques imposées par l’Union européenne, alors qu’il ne s’agit que de banals leurres « alter-européistes », champions du double-discours, chargés de neutraliser la colère des peuples en leur faisant miroiter de fausses solutions.

De nombreux électeurs grecs viennent ainsi de croire que M. Tsipras allait leur permettre de rester dans l’euro tout en échappant à l’austérité, au chômage et à la pauvreté de masse.

De nombreux électeurs français avaient été dupés de la même façon lorsqu’ils avaient porté au pouvoir :

Lionel Jospin en 1997 parce qu’il leur avait promis qu’il renégocierait les critères du traité de Maastricht…

Nicolas Sarkozy en 2007 parce qu’il leur avait promis qu’il allait faire baisser le chômage et la dette publique…

François Hollande en 2012 parce qu’il leur avait promis de renégocier le TSCG signé par Nicolas Sarkozy et leur avait assuré que « Mon ennemi, c’est la finance »….

C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les médias et les partis politiques français ont accueilli avec déférence et empressement la victoire de M. Tsipras, décrit comme la nouvelle terreur qui va faire trembler l’Union européenne.

L’UPR note que le Front de Gauche et le FN ont tout spécialement manifesté leur soutien à Syriza (en gardant délibérément le silence sur les partis politiques grecs – qui existent pourtant bel et bien – demandant la sortie unilatérale de la Grèce de l’Union européenne et de l’euro). Entre leurres français et grecs, on se comprend et on se soutient.

Quoi qu’il en soit, les mois qui viennent seront l’occasion, pour le peuple grec, de découvrir l’ampleur de l’escroquerie politique dont ils viennent de nouveau d’être les victimes.

Lorsque les flonflons du cirque médiatique se seront éteints, ils se rendront compte que l’élection de M. Tsipras :

ne modifie pas le moindre article des traités TUE et TFUE,
n’infléchit pas la moindre décision de la Commission européenne et de la BCE,
ne change pas d’un iota la politique économique et monétaire voulue par les gouvernements de l’Allemagne, de la Finlande, des Pays-Bas et du Luxembourg,
ne remédie en rien à la totale inadéquation de l’économie, du tissu industriel, et du corps social grecs à l’euro,
n’arrête en rien la diplomatie guerrière que Washington impose à l’UE vis-à-vis de la Russie et du reste du monde.
a écrit le 02/04/2015 à 14:57 :
robert
a écrit le 02/04/2015 à 13:42 :
concernant l'intensification sur la fraude fiscale, ca fait sourire
pour ceux qui parlent allemand, c'est par ici, le dernier passe droit officiel

http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/griechenland-erlaesst-fussballverein-paok-saloniki-steuerschuld-a-1026241.html
Réponse de le 02/04/2015 à 21:54 :
Je parle allemand, les allemands feraient mieux de la fermer. Ils embauchent des jeunes pour 400 euros sans les déclarer et sans sécurité sociale. Par pitié, pas de leçons..
a écrit le 02/04/2015 à 13:07 :
"Le risque c'est que la Grèce sorte et que ça marche."
https://www.youtube.com/watch?v=uCtfswOc1-8
Réponse de le 02/04/2015 à 13:39 :
je propose qu'on tente le coup!!!
( cela dit faut etre honnete, vu les resultats en argentine et au venezuela, c'est pas gagne d'avance, mais donnons leur cette chance car est ce utile de le rappeler ce gouvernement a ete elu democratiquement et il a promis qu'il ne rembourserait plus rien, donc... dans le meilleur des cas quand la drachme s'appreciera fortement ils n'auront plus aucun pb a honorer leurs engagements passes)
a écrit le 02/04/2015 à 12:54 :
Le problème insoluble

Voici les contraintes actuelles :

1. l’Europe a prêté des sommes folles à la Grèce

2. la Grèce ne peut pas rembourser

3. si la Grèce annonce officiellement un défaut, l’Europe perd des sommes folles, la BCE saute et obligera à des recapitalisations dantesques, ce qui entrainera probablement la fin de l’euro

4. l’Europe veut imposer des programmes de lourde austérité néolibérale à la Grèce

5. ces politiques sont le contraire du programme de Syriza, qui ne peut céder

6. si l’UE cède, d’autres pays du Sud demanderont les mêmes annulations de dette que la Grèce, et ce sera la fin de l’euro

En résumé :

si la l’UE cède, c’est la fin de l’euro ;
si l’UE ne cède pas : si la Grèce cède, c’est l’explosion politique en Grèce
on ne peut rester dans une position où UE et Grèce ne cèdent pas - c’est la situation temporaire actuelle

Reste à savoir dans ce jeu de poker qui cèdera le premier. (oui, ça semble sans issue, mais c’est normal, vu que l’euro n’a jamais été viable… !)

La réponse que j’attendais de mes contacts est qu’il semble bien que les Grecs ne cèderont pas. Ils sont europhiles, mais ils ont compris que l’Europe veut qu’ils baissent leur pantalon, ce qui serait un suicide politique pour une politique délirante et de souffrance du peuple grec qui a déjà lourdement donné.

La logique de base voudrait évidemment alors que l’UE cède, mais elle a 3 raisons de ne pas le faire :

par principe néolibéral et bêtise (mauvaise raison)
pour que cet exemple ne contamine pas d’autres pays (bonne raison – sauf que si la Grèce ne cède pas, ça explose)
pour tuer l’euro en jetant la faute sur la Grèce, ce qui pourrait être une stratégie cachée allemande (je n’en sais rien, mais ce serait alors une bonne raison).

Conclusion : Il semble donc qu’il y a 70 % de chances qu’on s’oriente vers un Grexit brutal, d’ici 2 ou 3 semaines - sauf si l’UE cède, mais ce qui aura aussi des conséquences politiques difficiles.
Réponse de le 02/04/2015 à 13:21 :
Je partage cette analyse, il semble en définitive que personne ne veuille prendre la responsabilité devant l'histoire de la fin de la zone euro voir de l'UE, puisque c'est de toute façon ce qui se dessine.
Réponse de le 02/04/2015 à 13:41 :
la bonne nouvelle c'est qu'ils se tournent vers les russes et les chinois
quand ils seront dehors ces derniers vont leur apporter de l'aide avvec des methodes qui n'ont rien de liberales, et qui sont les methodes favorites de la gauche plurielle depuis beria....
Réponse de le 02/04/2015 à 13:53 :
Apprenez le fonctionnement du SMI et ce que fait une banque centrale.

En ce moment la BCE injecte 60 milliards par mois. A ce petit jeu elle est loin de ce qu'ont fait les autres blocs. Alors votre fin de l'euro si cher a quelques ploutocrates anglo saxons, Poutine et MLP elle est aussi valable qu'au début de cette crise c'est à dire d'une proba 0.
Réponse de le 02/04/2015 à 15:05 :
@@les crises 13.53
C'est cuit et vous le verrez assez rapidement maintenant, tout ça va exploser en un gigantesque feu d'artifice, tant mieux car cette Europe américaine est bien l'origine de nos malheurs et depuis trop longtemps..
a écrit le 02/04/2015 à 12:11 :
Le problème n'est pas de proposer de nouveaux impôts, mais de percevoir ceux qui existent déjà... Quand on sait qu'actuellement seulement 20% de la TVA est perçue, il y a du travail... quand aux taxes fiscales, n'en parlons pas...
Réponse de le 02/04/2015 à 13:36 :
Autant d’erreurs, contre-vérités et mensonges en si peu de mots a de quoi faire peur ! Certes, comme je vis depuis plus de 10 ans en Grèce, j’en sais probablement moins que vous qui végétez en France et... vivez aux crochets des Grecs, mais qu’importe ! Les impôts sur le revenu ont explosé au cours des quelques dernières années. Entre hausse des taux d’imposition, suppression de beaucoup de possibilités de déduction, je constate – moi qui paye mes impôts en Grèce ! – que cette augmentation dépasse 15 % et avoisine même 20 % en moins de 5 ans. Et c’est sans même parler des autres taxes et impôts (notamment l’impôt foncier qu’il est impossible de ne pas payer) qui ont, eux aussi, explosé. D’autre part, la perception de l’impôt est de plus en plus « performante », si j’ose dire. Si les Grecs ont du mal à payer leurs impôts, ce n’est pas parce qu’ils fraudent (la fraude fiscale est MOINS élevée en Grèce qu’en France, chiffres officiels à l’appui), mais c’est parce que leurs revenus (salaires, retraites) ont été divisés par deux, que le coût de la vie augmente et que les impôts explosent ; Quand vous avez moins de revenus, que vous devez manger, vous soigner et vous chauffer, il ne reste rien pour payer ls impôts. Quelle importance, d’ailleurs ?! Ces impôts grecs ne servent qu’à faire surnager les banques françaises. Ils ne servent qu’à rembourser des intérêts d’emprunts et des échéances qui n’ont aucune raison d’être puisque la pseudo-« aide » à la Grèce – qui n’est qu’un racket institutionnalisé –n’a été imposée de force à c pays QUE pour sauver les banques françaises et, dans une moindre mesure, allemandes (dixit le fmi). Enfin la fraude fiscale est MOINS élevée en Grèce qu’en France : en Grèce, plus de 75 % de la population est fiscalement prélevée à la source. On en est loin en France. France qui, de facto, vit aux crochets des Grecs, est entièrement responsable du génocide socio-économique dont est victime la population grecque, et qui parasite ce merveilleux pays méditerranéen qui a bien des leçons de courage, de dignité, d’abnégation et de démocratie à donner. A vous donner.
Réponse de le 02/04/2015 à 17:03 :
Vous avez ecrit "vous qui vivez aux crochet des Grecs" j ai arreter de lire votre analyse apres cette phrase.. Qui a donne 300 milliards a qui?
Réponse de le 02/04/2015 à 19:59 :
@a Yves: et comme d'habitude tu inverses les roles :-) Personne n'oblige les Grecs a demander et a accepter des prets ! au cas ou tu n'aurais pas suivi, on en est a plus de 320 millards :-)
a écrit le 02/04/2015 à 11:56 :
La zone euro paye pour qu'elle reste, alors qu'il serai plus intéressant de la payer pour qu'elle en sorte!
a écrit le 02/04/2015 à 11:30 :
Je ne comprendrai pas pourquoi les "institutions" acceperaient ce plan alors qu'elles ont refuse les precedents plans qui est a peu pres similaire.

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